Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Texte Libre

blog-expert-public.jpg

 

Recherche

15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 11:46

Franklin Lamb l'affirme dans Counterpunch du 4 novembre dernier : un Front de libération libyen est en train de se constituer dans le Sahel. "Quand je suis entré dans la salle de conférence d’un bureau du Niger, il y a peu, écrit-il, pour rencontrer des réfugiés qui venaient d’arriver de Libye et qui, selon mes informations, se préparaient à organiser une "lutte populaire au moyen de la tactique maoïste des 1000 entailles contre le groupe qui prétend représenter la Libye à l’heure actuelle", deux choses m’ont frappées. La première, c’est le nombre de personnes présentes et le fait qu’elles n’étaient ni débraillées, ni fanatiques, ni désespérées, mais au contraire reposées, calmes, organisées et méthodiques (...)L’autre chose à laquelle j’ai pensé, pendant cette première réunion, c’est la différence que trois décennies peuvent faire.(...)disposent des derniers modèles de téléphone par satellite, d’ordinateurs portables et de tout ce qui se fait de mieux parmi toutes les innovations technologiques qu’on a vues dans les hôtels où étaient installés les journalistes à Tripoli pendant les neuf derniers mois."

 

Le Niger se montre depuis quelques mois très accommodant avec les partisans du "guide" libyen assassiné. En septembre, il a exclu de renvoyer les réfugiés libyens de son territoire."Au regard de (nos) obligations internationales, nous ne pouvons pas renvoyer quelqu’un là où il n’a aucune chance de recevoir un procès équitable et où il encourt la peine de mort", avait déclaré le ministre nigérien de la Justice, porte-parole du gouvernement nigérien, Morou Amadou. Tout comme l'Algérie qui a accordé l'asile à Aïcha Kadhafi, le Niger vient de l'octroyer à un autre rejeton de Mouammar Kadhafi l'omme d'affaires et ancien footballeur professionnel, Saadi Kadhafi, qui a par ailleurs dirigé une unité d'élite de l'armée libyenne. Il est recherché par les nouvelles autorités libyennes qui l'accusent de "s'être emparé de biens par la force et l'intimidation quand il dirigeait la Fédération libyenne de football". Interpol avait pourtant lancé une "motice rouge" invitant les Etats membres (dont le Niger) à arrêter Saadi Kadhafi sur leur territoire en vue de l'extrader.

 

La politique nigérienne de résistance aux pressions occidentales sur le dossier libyen est probablement en rapport avec les liens que cultive avec l'Afrique du Sud le chef de l'Etat socialiste Mahamadou Issoufou, toujours hostile à l'installation d'une base militaire française sur le sol de son pays. C'est en effet dans le cadre d'une conférence de presse donnée à l'issue d'une visite de deux jours à Prétoria que Mahamadou Issoufou a annoncé sa décision d'accorder l'asile à Saadi Kadhafi. Sur sa route vers Pretoria le président nigérien avait escale en Angola, pays qui comme l'Afrique du Sud a combattu l'ingérence de l'OTAN en Libye.

 

Ces décisions lui ont valu des menaces du nouveau gouvernement de Tripoli : "Le Niger ne doit pas devenir un asile pour les criminels.", a déclaré le 13 novembre le vice-président du Conseil national de transition (CNT) Abdel Hafidh Ghoga.

 

En Libye, selon des sources pro-Kadhafi "Le sud libyen a fait semblant d’être inféodé au CNT pour éviter les bombardements meurtriers de la coalition apocalyptique de l’OTAN ", et même la ville Bani Walid serait redevenue pro-kadhafiste. Des allégations difficiles à vérifier.

 

En tout cas, comme en Irak et en Somalie, les milices font la loi. Des escadrons de la mort élimineraient les opposants dans les villes, et des affrontements entre milices ont eu lieu le 13 octobre à l'Ouest de Tripoli. Autre point commun avec l'Irak : des informations apparaissent dans le Sunday Times sur le pillage de trésors archéologiques à Benghazi.

 

DC

Repost 0
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 02:49

moldova.pngDepuis plusieurs années, le parti communiste moldave (PCRM) est un obstacle à l'alignement de la petite république de Moldavie sur les standards de Bruxelles, face à une droite qui, à la chute de l'URSS, a rêvé d'une "Grande Roumanie" dont l'adhésion à l'Union européenne pouvait permettre de parachever le projet.

 

Après avoir été au pouvoir de 2001 à 2009 sous la présidence de Victor Vorodine, le PCRM a dû quitter le pouvoir à l'issue des élections législatives de d'avril 2009 (cf article sur ce blog) face à des troubles possiblement orchestrés par les Occidentaux (on a  alors évoqué les similitudes avec les révolutions colorées). Une longue période de blocage institutionnel s'en est suivie.


À la suite des élections législatives de juillet 2009, quatre partis d'opposition (Libéral-démocrate, Libéral, social-démocrate, et chrétien-démocrate) se sont unis pour former une Alliance pour l'intégration européenne (AIE) qui a remporté 53 sièges contre 48 au Parti communiste (44,7 % des voix). Cependant la coalition n'a pu élire son candidat à la présidence de la République, car selon les amendements constitutionnels votés en juillet 2000, cela nécessite 61 voix sur les 101 membres du Parlement.


Dans une telle configuration, de nouvelles élections auraient dû avoir lieu, mais la même Constitution limite le nombre d'élections pouvant être tenues dans un laps de temps aussi court, produisant une situation de blocage. Pour y pallier, la coalition de droite au pouvoir a décidé d'organiser un référendum prévoyant l'élection du Président de la République au suffrage direct.

 

Le Parti communiste a alors appelé au boycott du référendum.Le taux de participation n'a atteint que 30 %, alors qu'il aurait dû dépasser 33,3 % pour être valide.

 

De nouvelles élections législatives se sont tenues le 28 novembre 2010. Le PCRM malgré une érosion obtenait 42 sièges ce qui privait toujours la coalition sortante des 61 sièges nécessaires pour élire le président de la République. Le nouveau parlement n'a même pas pu élire son président pour assurer l'intérim de la présidence de la république prise en charge par le Premier ministre démissionnaire, Vlad Filat. ce n'est que le 30 décembre dernier que Marian Lupu a pu accéde à la présidence du Parlement le 30 décembre, et à la fonction de chef de l'État par intérim.

 

L'impasse institutionnelle vient de trouver une issue peu glorieuse le 4 novembre dernier avec la trahison de trois députés élus sur la liste du parti communiste : Igor Dodon, 36 ans, ex vice-premier ministre qui dirigeait en juin la liste communiste aux élections municipales de la capitale Chisinau (remportant plus de 48 % des voix), Zinaida Greceanii, - ex-premier ministre du gouvernement communiste - et Veronica Abramtchouk, chef du parti socialiste moldave bizarrement élue trois fois sur les listes du Parti Communiste de la République de la Moldavie (PCRM).

 

Ce coup de poignard dans le dos devrait permettre à la droite pro-roumaine d'accéder enfin au contrôle de la présidence. Au lendemain de cette défection le parti communiste a déclaré  dans un communiqué que "les conséquences politiques de cette trahison pourraient porter un préjudice sévère à l'Etat moldave. Les résultats de cette trahsion sont évidents : l'Alliance pour l'intégration européenne a déjà le nombre de voix nécessaire pour élire le président et plus de la moitié de la société moldave est complètement ignorée". L'ancien président V. Voronine à l'occasion d'une commémoration militaire le 7 novembre a estimé que les trois députés ont trahi pour de l'argent versé par des lobbys puissants, en précisant que ces lobbys n'étaient pas russes selon lui (donc que l'argent venaitd e l'Occident). Il a reconnu qu'il anticipait la trahison de Dodon mais pas celle de ses deux acolytes : " Nous ne nous y attendions pas parce que ce sont des dames. C'est plus dur pour les dames de trahir. Les dames ne trahissent pas. Elles avaient probablement des raisons plus importantes" a-t-il ajouté. Dodon pour sa part a avoué qu'il espérait comme prix de sa trahison serait que son acolte Zinaida Greceanii obtienne la présidence de la République. Il a reconnu qu'il s'était même rendu à Bruxelles spécialement pour faire reconnaître que Greceanii était la meilleure candidate pour ce poste. Il a aussi souligné qu'elle avait par ailleurs de bonnes relations avec Gazprom pour garantir la neutralité russe dans cette opération.

 

L'élection est prévue pour le 18 novembre. L'histoire devra dire un jour précisément quels organismes en Europe occidentale ou à Washington auront été derrière cette manipulation...

 

Delphine Jaen

Repost 0
Published by Atlasaltern - dans Balkans
commenter cet article
10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 16:18

nicaragua.pngLe président sortant Daniel Ortega a remporté dimanche dernier les élections présidentielles à uns eul tour au Nicaragua avec 62,66 % des voix, un score qui a confirmé l'adhésion populaire relevée dès le début de la campagne électorale.

 

Comme l'a noté le journaliste Maurice Lemoine, toujours aussi peu respectueuse de la démocratie, la droite de ce pays conteste les résultats de ces élections. "L’opposition, écrit-il, annonce ne pas reconnaître le triomphe sandiniste. D’après elle – et nombre d’observateurs –, M. Ortega n’avait pas le droit de se représenter à la présidence, l’article 147 de la Constitution interdisant deux mandats successifs. C’est oublier que, en octobre 2009, la Salle constitutionnelle de la Cour suprême de justice (CSJ) a déclaré cet article inapplicable – tout comme les instances similaires l’avaient fait en Colombie, permettant la réélection du « très contesté » Álvaro Uribe, et au Costa Rica, sans que nul n’y trouve à redire, en faveur du « très consensuel » Óscar Arias".

 

Une fois de plus l'opposition trouve des soutiens à l'étranger. Le Canada qui mène une politique de plus en plus dure dans les conflits impériaux en Afghanistan et en Libye par exemple, a accusé le gouvernement d'avoir entâché ce scrutin de fraude et assure préparer une riposte au niveau de l'Organisation des Etats Américains (OEA). La très conservatrice secrétaire d'Etat canadienne aux affaires américaines Diane Ablonczy a rencontré à ce sujet le secrétaire général de cette Organisation, José Miguel Insulza, à Washington en début de semaine.

 

Daniel Ortega a reçu les féliciations de la plupart des chefs d'Etat d'Amérique latine et de son allié russe M. Medvedev.

 

DC

Repost 0
7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 16:26

b52.jpgEn juin dernier le président américain B. Obama a annoncé le retrait de 10 000 soldats étatsuniens d'Aghanistan avant la fin de l'année, et 32 000 autres en 2012. Le 22 octobre son protégé, le président afghan, Hamid Karzai déclarait lors d'une interview à Pakistani TV qu'en cas de guerre entre le Pakistan et les Etats-Unis, il soutiendrait le Pakistan. Cette déclaration résumait à elle seule l'échec politique et militaire de Washington dans ce pays.

 

Saul Landau dans Counterpunch dresse le bilan de dix ans d'occupation de l'Afghanistan. Les Etats-Unis ont dépensé plus de 120 milliards de dollars par an dans cette  guerre (plus que l'ensemble du budget de l'Etat afghan). Plusieurs milliers de civils y ont trouvé la mort. L'administration Karzai est une des plus corrompues au monde, sa police pratique la torture (New-York Times 11 octobre 2011). La production d'opium a augmenté de 60 % par an. Selon l'UNICEF 30 % des enfants de 5 à 14 ans sont contraints à travailler pour survivre ou faire vivre leur famille.

 

Le bombardement des bases arrières pakistanaises par des drones a provoqué le décès de centaines de civils au delà de la frontière. Selon le think-tank pro-guerre "New american foundation", 32 % des 1 210 morts entre 2004 et 2010. L'ONG Campaign for Innocent Victims in Armed Conflict (CIVIC) compte plus de 800 morts au Pakistan pour la seule année 2009, ce qui n'est pas sans effet sur l'alliance américano-pakistanaise.

 

Ce bilan intervient alors que chacun s'accorde à reconnaître que les Talibans n'ont pas cessé d'être une force politique et militaire de première importance qui pèsera lourdement sur l'Afghanistan après le retrait des forces étatsuniennes. Obama avait ouvert son mandat en retirant des soldats d'Irak pour les envoyer en Afghanistan où se déroulait la "vraie guerre" contre le terrorisme. Aucune des offensives menées par les troupes occidentales n'a porté ses fruits et les rebelles talibans se sont même procurés des missiles air-air qui détruisent les hélicoptères et compromettent la suprématie aérienne occidentale. Autant dire que ces dix ans de guerre coûteux en ressources et en vies humaines (y compris aux Etats-Unis : plus d'un millier de soldats morts) n'auront servi à rien.

 

Ils n'auront même pas permis aux Etats-Unis de contrôler les ressources du pays. Aujourd'hui c'est la Chine qui est en pointe pour l'exploitation des minerais afghans. Même la réalisation du projet d'oléoduc Turkmenistan, Afghanistan, Pakistan, Inde (TAPI) ne sera plus garantie après le retrait des troupes étatsuniennes.

 

 

Repost 0
Published by Atlasaltern - dans Asie centrale
commenter cet article
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 19:30

syrie.pngUn analyste qui se définit comme un "gaulliste de gauche" mais qui était en 1998 rédacteur en chef d'une revue dirigée par un sympathisant de l'extrême-droite (selon Wikipedia), estimait récemment dans une interview pour un site de géopolitique que la Russie, qui perdrait selon lui en 2017 sa base ukrainienne de Sébastopol, garde un intérêt vital à pouvoir faire mouiller sa marine dans les ports syriens, mais que, pour garder cette possibilité, elle serait prête à sacrifier Bachar-el-Assad en préparant d'elle-même, sans que les Occidentaux ne le lui aient demandé, une nouvelle résolution à l'ONU imposant sur un mode plus modéré que celle repoussée par Moscou et Pékin le 4 octobre dernier  (avec le soutien de l'ensemble des BRICS - Brésil, Inde, Afrique du Sud) une démocratisation du régime syrien - résolution que les Occidentaux pourraient utiliser et "surinterpréter" comme ils l'ont fait en Libye. L'auteur rappelle d'ailleurs que la Russie s'est depuis quinze ans toujours prêtée aux compromis qui ont abouti à la chute de ses alliés, de la Yougoslavie à la Libye

 

L'analyse géostratégique qui sous-tend cette interview est controversée ne serait-ce que parce que le bail sur Sébastopol a été prolongé en avril dernier jusqu'en 2042, mais l'existence d'un projet de résolution plus modéré est avéré : le ministre des affaires étrangères russe M. Lavrov a confirmé publiquement le 10 octobre dans le magazine Profil que Moscou travaillait sur un projet de résolution "plus équilibré" et la question de l'effectivité du soutien russe à Bachar El-Assad est effectivement posée.

 

La Russie a présenté son vote du 5 octobre comme un encouragement au dialogue entre le régime baassiste et l'opposition "intérieure", tandis que l'autre opposition, soutenue par les Occidentaux, est considérée comme fabriquée de toute pièce.

 

Une des figures de cette opposition intérieure est Qadri Jamil du Parti communiste syrien (PCS) qui a rencontré il y a un mois à Moscou le chef adjoint de la diplomatie russe Mikhaïl Bogdanov et le président de la Commission pour les Affaires internationales du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), Mikhaïl Marguelov. Le PCS, fondé en 1943, a connu de longues périodes d’interdiction et de répression, y compris dans les premières années du régime bassiste. En 1970, Hafez al-Assad l'a réintroduit dans le jeu politique syrien, en en faisant une composante du Front national progressiste. A la fin des années 70, l’hostilité du PCS à la politique libanaise d’Hafez al-Assad l'a contraint à renouer avec la clandestinité, puis il a pu siéger à nouveau au parlement dans les années 1990.Qadri Jamil est le responsable d'une "Commission nationale d'unification des communistes syriens" chargée de réconcilier les factions du PCS. Il dénonce aussi bien le soutien étranger à l'insurrection que la gestion purement policière des manifestations par le gouvernement.

 

L'ancien diplomate Ignace Leverrier favorable à l'insurrection syrienne estime toutefois que Qadri Jamil n'a pas de légitimité pour incarner une opposition au régime et la possibilitéd'exclure du jeu les "oppositions modérées" ont déjà été souvent exploitées par les Occidentaux.

 

En tout cas le 7 octobre dernier le président Medvedev a demandé à Assad de démissionner s'il ne se sentait pas capable de réformer son régime, ce qui est le signe des limites du soutien russe au gouvernement syrien dorénavant.

 

Indépendamment de sa relation avec la Russie, Bachar el-Assad a sans doute obtenu un ballon d'oxygène en acceptant à Doha le 1er novembre un plan de la Ligue arabe prévoyant le retrait des chars de toutes les villes syriennes et le lancement de négociations entre le gouvernement et l’opposition.

 

Mais des manifestants ont été à nouveau tués les fiefs islamistes de Hama et de Homs.Le gouvernement de Damas lui souligne que 22 soldats et policiers sont morts ce weekend dans des combats (leurs noms sont cités par l'agence Sana) soit 72 depuis le 29 octobre, principalement à Homs, met en cause des éléments liés à Al-Qaida et aux Frères musulmans et dénonce des trafics d'armes aux frontières de la Turquie, du Liban et de la Jordanie.

 

Le gouvernement baassiste garde des appuis importants dans la population. Le 12 octobre des dizaines de milliers de personnes selon les agences de presse occidentales, un million selon les partisans du régime (les mêmes querelles de chiffres ont existé en juillet autour des manifestations de l'opposition), sont descendues dans les rues de Damas pour remercier la Russie et la Chine d'avoir opposé leur veto, le 4 octobre dernier, à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui condamnait la répression (une manifestation qui rappelait celle organisée par Kadhafi à Tripoli quand il contrôlait encore la moitié Ouest de son pays). Selon l'agence syrienne Sana (photos à l'appui) ils étaient à nouveau un million à Damas le 26 octobre à rejeter l'ingérence occidentale. Les tensions entre pro- et anti-Assad se récpercutent jusque dans la communauté syrienne de Paris (voir le recit de l'occupation violente du centre culturel par des opposants à l'occasion d'une conférence le 27 octobre dernier).

 

Les pressions et ingérences occidentales restent constantes. Le 4 novembre la porte-parole du Département d'Etat Victoria Nuland a dissuadé les opposants d'accepter les mesures d'amnistie offertes par le gouvernement syrien. Le sénateur américain néo-conservateur républicain McCain a appelé le 27 octobre Washington à lancer une attaque militaire contre la Syrie. Le ministre des affaires étrangères français rallié à l'ingérence impériale Alain  Juppé (sous les ordres d'un président de la république qui a menacé l'Iran de frappes militaires préventives dès le mois d'août dernier) avait pour sa part exprimé quinze jours plus tôt de son intention de prendre contact avec le Conseil national de transition syrien, un organe créé sur le modèle libyen. Créé à Istanbul fin août sous les auspices des Frères musulmans turcs de l'AKP, dirigé par le sociologue Burhan Ghalioun, il comprend parmi ses pères fondateurs Moulhem Droubi, haut membre des Frères musulmans syriens, Cheikh Muteih al Butain, responsable du mouvement de contestation dans la ville de Deraa (sud), l'ancien prisonnier politique Khaled al Haj Saleh et l'écrivain Hazem Nahar.

 

Le 31 octobre le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rassmussen a jugé utile de préciser qu'une intervention militaire de l'Otan en Syrie était totalement exclue... mais ce genre de déclaration n'a généralement qu'une valeur provisoire.

 

Delphine Jaen

Repost 0
Published by Atlasaltern - dans Proche-Orient
commenter cet article
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 12:05

Selon le Canard Enchaîné du 26 octobre dernier, à l'occasion du trentième anniversaire de l'abolion de la peine de mort en France, notre gouvernement se serait offert le luxe de la rétablir à l'encontre de son ancien allié, le colonel Mouammar Kadhafi, puisque le président Sarkozy serait directement à l'origine de l'ordre donné aux avions de l'OTAN de tirer sur son convoi qui quittait la ville de Syrte, le 20 octobre dernier, après que les services de renseignement français l'aient localisé. Il se serait agi d'éviter que l'ex-leader libyen puisse "rappeler ses excellentes relations avec la CIA ou les services français, l’aide qu’il apportait aux amis africains de la France, et les contrats qu’il offrait aux uns et aux autres". Pendant les jours qui ont suivi sa liquidation la plupart des médias s'en sont tenus plutôt à la version selon laquelle le tire d'une balle dans la tempe du guide de la révolution aurait des miliciens de Misrata après l'immobilisation de son véhicule par les forces de l'OTAN, sans que les dirigeants occidentaux soient directement intervenus dans la décision. Le fils de Kadhafi Mouatassim, 36 ans, président du Conseil national de sécurité, a subi le même sort après avoir été fait prisonnier en violation des conventions de Genève.

 

Peu de voix en France se sont élevées contre cette pratique. Le Monde soulignait le 20 octobre 2011 que toute la classe politique s'est réjouie de l'élimination du leader libyen. L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac Dominique de Villepin qui avait mené une politique non-alignée pendant la guerre d'Irak a jugé sur Radio France Politique le 30 octobre (min 35.25) que ce qui avait été fait par la France en Libye avait été "bien fait".

 

Le dernier fils survivant du colonel Kadhafi Seif-Al-Islam pourrait subir le même sort que son père. Selon le journal d'Omar al-Bachir (président soudanais inculpé par la cour pénale internationale) al-Intibaha il serait protégé par des sécessionnistes du Darfour en lutte contre le gouvernement de Khartoum qui lui, soutient ouvertement les anti-kadhafistes du CNT.

 

Le bilan des morts civils dûs à l'intervention militaire de l'OTAN reste à faire (alors que les preuves de la répression massive de la population libyenne par Kadhafi au printemps dernier n'ont pas été apportées).

 

Le nouveau régime libyen a éveillé la méfiance en octobre en annonçant son intention d'abroger toute mesure légale incompatible avec la Charia, notamment la loi sur la loi sur la monogamie et tout ce qui touche à l'égalité entre hommes et femmes. Mais pour l'heure seuls les enjeux économiques semblent préoccuper les responsables des pays de l'Alliance atlantique. Le ministre de la défense britannique Philip Hamond dès le 21 octobre a demandé aux grandes entreprises britanniques de "faire leurs valises" pour se hâter de prendre leurs parts dans le marché de la reconstruction de la Libye.

 

Dgibril Cissoko

 

 

Repost 0
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 10:07

iran.pngMercredi 2 novembre la commission des affaires étrangères de la chambre des représentants des Etats-Unis a adopté un projet de "loi pour diminuer la menace iranienne" pour 2011 (Iran Threat Reduction Act). Cette loi punira sévèrement des entreprises étrangères ou des filiales étrangères des compagnies d'USA si elles ne soumettent pas à l'embargo commercial des USA sur l'Iran.Le député conservateur Ron Paul a notamment souligné que ce texte pourrait sanctionner directement les entreprises russes et chinoises qui commercent avec Téhéran et, de ce fait, augmenter les tensions au niveau international.

 

Parallèlement Israël, par la voix de son président Shimon Peres vendredi, a fait part de son intention d'infliger à l'Iran des frappes militaires "préventives" après la révélation dans un rapport de l'AIEA non encore publié de nouvelles preuves de l'existence d'un programme nucléaire militaire secret mené par le gouvernement de Téhéran. Toutefois selon le journal israélien Haaretz (qui reprend les propos de CNN), l'armée américaine a souligné l'inquiétude ("concern") que cette menace lui inspire, notamment en ce qui concerne les risques de chaos dans la région, et les conséquences prévisibles pour la flotte militaire étatsunienne qui patrouille au large de l'Iran ainsi que pour leurs bases dans le Golfe arabopersique et en Irak.

 

Selon un sondage publié jeudi dernier l'opinion publique israélienne est divisée pratiquement à égalité entre partisans et opposants à une attaque contre les installations nucléaires iraniennes en activité (qui aurait des effets collatéraux dévastateurs pour es populations de la région et pour la paix au Proche-Orient). Quelque 41 % des personnes interrogées sont favorables à une attaque contre l'Iran, 39 % sont opposés et 20 % ne se prononcent pas. La menace israélienne, tout comme diverses fuites sur le test de missiles israéliens, ainsi que les opérations militaires occidentales en Sardaigne pourraient cependant, selon l'écrivain pacifiste israélien Uri Avreny, relever de la simple gesticulation.

 

Selon le journal français le Figaro du 13 octobre, la nouvelle montée de la tension aurait pour cause les échéances de 2012 : en Russie l'éventuel retour de Vladimir Poutine à la présidence, et en France la possible non-réélection de Nicolas Sarkozy (proche des néoconservateurs américains) pourrait affaiblir le camp belliciste en Occident, ce qui encourage celui-ci à plaider pour un changement de régime (regime change : c'est-à-dire son renversement par une opération militaire extérieure comme en Libye) dès maintenant en Iran.

 

En 2010 le programme d'enrichissement de l'uranium avait été ralenti par l'introduction d'un virus informatique américano-israélien Stuxnet dans les réseaux iraniens, ce que le président iranien avait reconnu à demi-mots il y a quelques mois. Mais les pressions, menaces et actions de sabotage contre le régime des mollahs ont très vite repris. Début décembre 2010, Shahid Beheshti, physicien de l'université de Téhéran était tué dans un attentat à la voiture piégée. Le chercheur Massoud Ali Mohammadi avait connu un sort similaire onze mois plus tôt. On apprenait ensuite en août dernier, que les Etats-Unis ont demandé en vain aux autorités pakistanaise la possibilié d'ouvrir un consulat au Balouchistan, région limitrophe de l'Iran où ils sont soupçonnés de mener des opérations de déstabilisation. Puis en octobre, l'attorney général américain Eric Holder dénonçait un soi-disant complot iranien contre l'ambassadeur d'Arabie saoudite aux Etats-Unis en mettant en cause un vendeur de voiture d'occasion du Texas d'origine iranienne qui aurait loué les services de mafieux mexicains - hypothèses que des sites de gauche américains comme Counterpunch jugent aussi peu crédible que la théorie du viol systématique de femmes par les troupes de Kadhafi utilisée par la propagande de guerre occidentale il y a quelques mois, mais qui n'avait pas empêché Washington le 11 octobre de lancer une "alerte mondiale contre le terrorisme" sur cette base. Le lobby néoconservateur et Mme Clinton au département d'Etat joueraient un rôle très important dans l'entretien de ce climat anti-iranien. Mme Clinton dans une interview le 26 octobre dernier dans une interview à la BBC a même appelé le mouvement "vert" iranien (réformateurs vaincus lors des dernières élections présidentielles dans ce pays) à solliciter ouvertement l'aide occidentale (une attitude d'ingérence que l'opposition iranienne a fermement condamnée).

 

La réalité du danger que représenterait un programme nucléaire militaire iranien fait pourtant l'objet de controverses. En janvier 2007, le résident français Jacques Chirac avait fait scandale en déclarant dans le Herald Tribune : «Où l’Iran enverrait-il cette bombe? Sur Israël? Elle n’aura pas fait 200 mètres dans l’atmosphère que Téhéran sera rasée». En outre beaucoup de voix s'élèvent pour que la question du désarmement  nucléaire de l'Iran soit traitée globalement avec celui d'Israël et de la flotte militaire étatsunienne qui patrouille dans la région.

Repost 0
Published by Atlasaltern - dans Proche-Orient
commenter cet article
17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 13:14

usmarine.jpg"J'ai autorisé un nombre restreint de forces combattantes équipées américaines à se déployer en Afrique centrale pour fournir une aide aux forces régionales qui travaillent à évincer Joseph Kony du champ de bataille "a indiqué le président Obama dans vendredi dernier dans une lettre envoyée aux présidents de la Chambre des représentants et du Sénat en se fondant sur une loi d'assistance votée par le Congrès en 2009 (Northern Uganda Recovery Act of 2009).

 

L'envoi d'une centaine de soldats américains  en Ouganda pour combattre l' Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army - LRA) a surpris. Certes la LRA a ravagé l'Ouganda pendant 25 ans avec ses milices d'enfants tueurs mais elle ne s'est jamais opposée aux Etats-Unis et l'affirmation selon laquelle l'engagement de Washington contre elle correspond à « un intérêt de sécurité nationale » pour les Etats-Unis en a laissé plus d'un perplexe. Dans les milieux conservateurs américains le chroniqueur Rush Limbaugh a mis en cause cette décision en jugeant inopportun que les Etats-Unis s'attaquent à une guérilla chrétienne, et le libertarien Ron Paul que cet envoi de troupes est inconstitutionnel. L'un et l'autre ont en commun de souligner que cet engagement cache sans doute un projet belliciste plus ambitieux. La LRA compte en effet environ 500 combattants et l'envoi de 100 soldats américains face à eux paraît disproportionné.

 

En réalité il s'agit d'une opération qui permettra à l'Ouganda de devenir une base de projection de l'armée américaine dans les pays voisins, notamment au Soudan et au Congo.

 

L'Ouganda voit ainsi consacrer son rôle de partenaire privilégié de Washington dans la zone. Il est déjà lourdement impliqué dans la répression des milices islamistes Shebab en Somalie et fonctionne comme un sous-traitant des Etats-Unis dans ce pays (ce qui lui a valu de subir un attentat islamiste dans sa capitale récemment). En juin dernier le Pentagone lui a octroyé 45 millions de dollars d'équipement militaire (malgré la crise financière) ainsi qu'au Burundi (équipement de vision de nuit, drones etc).

 

Le Kenya (où se trouveraient des bases secrètes américaines de drones pour des assassinats ciblés en Somalie) est aussi impliqué dans cette guerre : hier dimanche, à la suite d'enlèvements perpétrés sur le territoire de ce pays, une quarantaine de véhicules militaires kenyans sont entrés dans la ville somalienne de Dhobley,  une ingérence qui a été désavouée à demi-mots par le porte-parole du gouvernement somalien Abdirahman Omar Osman qui a dit apprécier l'aide kényane mais ne pas souhaiter de présence militaire de son voisin sur le sol somalien.

 

Les Shebab contrôlent la plus grande partie du sud et du centre de la Somalie, mais ils ont perdu l'essentiel de la capitale, Mogadiscio, et reculent en ce moment devant les forces gouvernementales qui ont conquis la semaine dernière Qoqani, une ville de la région de la Basse Juba, à la frontière kenyane.

 

Le président ougandais Yoweri Museveni a insisté hier sur le fait que les GIs étatsuniens sont de simples "conseillers militaires" qui ne participeront pas aux combats. Le site Antiwar.com rappelle cependant qu'il s'agit de forces spéciales qui se tiennent rarement en marge du champ de bataille, et que la guerre du Vietnam elle aussi avait commencé par l'envoi de soldats censés uniquement "conseiller" l'armée du Sud-Vietnam.

 

Francis Dourègue

Repost 0
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 20:31

choumaly.jpgLe président laotien Choummaly Sayasone était en visite aujourd'hui à Moscou. "Les sociétés russes souhaitent collaborer avec le Laos dans les domaines les plus prometteurs: le secteur hydroénergétique, les télécommunications, la production et la transformation des ressources minières", a indiqué à cette occasion le premier ministre russe Vladimir Poutine. Déjà en ce moment plus de  7 000 étudiants laotiens font leurs études dans les universités russes (contre 4 700 étudiants laotiens au Vietnam, qui est pourtant un "pays frère" pour le Laos).

 

M. Sayasone a pour sa part noté que le Laos considérait la Russie comme "un ami de longue date", et qu'il appréciait la contribution du "peuple soviétique à la libération du Laos".  La citation est révélatrice de l'attachement des cadres du Parti révolutionnaire du peuple (LPRP), qui dirige le Laos, à l'héritage de l'époque soviétique. C'est sans doute aussi au nom de cet héritage que le président laotien était en visite en Corée du Nord le 23 septembre, juste après la rencontre de Kim Jong Il avec le président Medvedev. Le Laos entretient également des relations privilégiées avec Cuba et la Chine avec lesquelles il partage l'objectif de maintenir un système socialiste ouvert à la libre entreprise (en juin 2009, le président américain Obama a jugé que le Laos a "cessé d'être un pays marxiste-léniniste" et l'a retiré d'une liste noire des pays portant atteintes aux règles du commerce international, le pays envisage d'intégrer l'Organisation mondiale du commerce et a ouvert une petite bourse en janvier dernier, mais dépourvu d'industrie à part la fabrication d'électricité il n'a soumis à cotation pour l'instant que des organismes para-étatiques et ne devrait pas éveiller trop d'appétits capitalistes dans les années qui viennent selon les Agences de presse occidentales).

 

A l'ONU le Laos s'est fermement engagé en septembre dernier pour la reconnaissance de l'Etat palestinien et contre l'embargo américain sur Cuba. Néanmoins la latitude d'action du Laos reste des plus limitées. C'est un petit pays très pauvre (revenu par habitant 1 800 dollars par an, malgré une croissance assez dynamique) de 6,7 millions d'habitants (principalement des paysans) dont le développement est largement grevé par les munitions non explosées (UXO) que les Etats-Unis ont laissées sur son sol pendant la guerre du Vietnam. Environ un quart des villages laotiens sont touchés par ces bombes, mines, grenades etc soit 80 millions d'engins. Le Laos est le pays au mode qui a reçu le plus de bombes par tête d'habitants. Entre 1964 et 2008, 50 000 personnes au Laos sont mortes à cause de ces engins qui explosent accidentèlement, soit plus d'un millier par an.

 

 

 

 

Repost 0
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 18:28

Selon l'agence de presse chinoise Xinhua, aujourd'hui 13 octobre, des colons israéliens auraient agressé à coup de pierres et de bouteilles villes des petites élèves de l'école de filles de Kortoba à Hébron. L'Autorité palestiniene dénonce l'existece d'un plan israélien d'agitation en réplique à la demande de reconnaissance de l'Etat palestinien présentée par Mahmoud Abbas à l'Organisation des nations unies le 23 septembre dernier.

 

800px-palestinian_flag_svg.pngHier le Haut commissaire de Nations Unies pour les droits de l'homme (UNHCHR) a demandé au gouvernement israélien d'arrêter ses attaques contre les civils palestiniens en Cisjordanie. Il a cité quelques exemples récents de la connivence du régime de Tel Aviv avec des colons, tels que le meurtre d'un homme palestinien dans le village occupé de Qusra au sud de Naplouse le 23 septembre, les violences contre deux enfants palestiniens arrêtés par les troupes israéliennes le même jour, et la destruction de 200 oliviers dans le village le 6 octobre.

 

Au cours des dernières semaines, les territoires occupés ont subi une hausse de la violence israélienne, avec l'arrachage de centaines d'oliviers palestiniens, la destruction des récoltes, la profanation de mosquées et de cimetières.

 

Ce durcissement intervient alors que le gouvernement israélien a décidé de remettre en liberté plus d'un millier de militants du Hamas en Cisjordanie en échange de la libération du soldat Gilad Shalit. Selon divers analystes cet échange de prisonniers permettrait au premier ministre israélien d'affaiblir politiquement le Fatah en renforçant le Hamas dans les territoires occupés.

 

Le choix de la tension pourrait être une réplique au contexte international de plus en plus incertain pour Israël. Le régime syrien qui vient d'échapper à une condamnation internationale grâce au double véto de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité de l'ONU a organisé hier une manifestation de soutien à sa cause dans les rues de Damas, réunissant entre quelques dizaines de milliers et un million de personnes selon les sources derrière des slogans du genre « Amérique, dégage, la Syrie restera libre ! ». En Egypte les prochaines élections pourraient amener les Frères musulmans au pouvoir, avec le risque de rupture des accords de Camp David que cela peut impliquer, et la Turquie a ouvertement menacé Israël de lui opposer sa flotte de guerre le mois dernier (encore que les dernières prises de position de la Turquie contre Damas et pour l'installation d'un dispositif antimissile de l'OTAN, susceptible de protéger aussi Israël, sur son sol ait pu apparaître aux yeux de l'Iran notamment comme un signe de double langage...)

 

Au niveau des Nations-Unies, les tractations autour de la question de la reconnaissance de la Palestine se poursuivent.

 

La position de la France aura son importance puisqu'elle peut influencer, au Conseil de sécurité, des pays hésitants comme le Gabon et la Bosnie Herzégovine. Le président N. Sarkozy pour éviter aux Etats-Unis  d'opposer un véto unilatéral tente depuis plusieurs semaines de dégager un compromis en faveur de l'adoption d'un statut d'observateur pour la Palestine. L'Unesco, elle, a d'ores et déjà reconnu cet Etat.

 

Les partisans du gouvernement israélien continuent de mener la bataille politique aussi dans l'opinion publique française. Alors qu'un groupe de députés français a signé une pétition pour la reconnaissance de l'Etat palestinien, un autre groupe inspiré par le CRIF recommandait au contraire la "poursuite des négociations" en lieu et place de la reconnaissance (les internautes peuvent écrire aux députés signataires de ces pétitions pour leur dire ce qu'ils en pensent). Le Jerusalem Post en ligne publie une article dénonçant une "troisième Intifada" que la chaine publique de télévision française France 2 aurait lancée contre Israël du fait d'une "désinformation" sur la situation en Cisjordanie.  Le Syndicat national des journalistes, pour sa part, accuse l'ambassade d'Israël et le CRIF de faire obstacle à la liberté d'information de cette chaîne et lance une pétition sur ce thème.

Repost 0
Published by Atlasaltern - dans Proche-Orient
commenter cet article