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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 09:31

En réplique au coup d'Etat ukrainien pro-occidental de février 2014, dont un des effets premiers a été de menacer la présence militaire russe en Crimée,le ministre de la défense russe Serguei Shoigu a annoncé le 26 février que Moscou était en négociations avec Cuba, les Seychelles, le Vietnam, Singapour, le Venezuela et le Nicaragua (CNS ajoute aussi à la liste l'Algérie et Chypre) pour installer des bases navales dans ces pays, ce qu'avait déjà laissé entendre le vice-amiral Victor Tchirkov en juillet 2012. Moscou qui a démantelé ses bases de Cuba (contre l'avis de Fidel Castro) et du Vietnam au début des années 2000 n'avait gardé jusque là que celle de Tartous en Syrie et projetait la construction d'une base en Abkhazie (Otchamtchira) ainsi que le renforcement de sa présence en Biélorussie, en Arménie, en Kyrghizie, au Kazakhastan et au Tadjikistan.

 

Au Nicaragua, la droite, par la voix notamment du journal la Prensa, a immédiatement mobilisé l'opinion en rappelant que la constitution du pays interdisait la présence de bases étrangères sur le territoire national, et accusé le président Ortega, à qui elle reproche de s'être fait réélire inconstitutionnellement, de préparer une présence militaire russe clandestine par le biais d'une disposition légale qui autorise le stationnement indéterminé de navires de guerre sans préavis de durée. Les autorités nicaraguayiennes ont finalement démenti le projet d'implantation d'une base russe dans leur pays.

 

Le ministre des affaires étrangères vénézuélien Elías Jaua a livré le 28 février le même démenti concernant son pays où la constitution interdit aussi la présence de bases étrangères.

 

A Cuba en août dernier une flotille russe autour du croiseur lance-missile Moskva avait mouillé dans les eaux de La Havane et avait pu être visité par les habitants de la ville (tout comme en 2008 le chasseur de sous-marins "Amiral Tchabanenko". Fin février, plus discrètement, Cuba a accueilli le navire espion russe CCB-175 "Viktor Leonov".

 

Le Vietnam pour sa part semble aussi circonspect que le Vénézuela. En échange d'un prêt de 10 milliards de dollars, notamment pour la construction d'une centrale nucléaire, le président Truong Tan Sang avait seulement annoncé en juillet 2012 sur les ondes de La Voix de la Russie, qu'il mettrait à disposition une partie des installations de Cam Ranh sans en faire une base permanente.

 

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:17

800px-LocationAfrica.png"Réunie en sommet, l'Union africaine (UA) a demandé, hier, l'ajournement pour immunité des procédures engagées pour crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI) contre les deux têtes de l'exécutif kényan, le président Uhuru Kenyatta et le vice-président William Ruto, qui doivent être jugés à La Haye. Le président Kenyatta a dénoncé une « chasse raciale » et qualifié la CPI d'« impérialiste ». " (Le Télégramme).

 

L'Union africaine (UA) va demander à l'ONU l'ajournement des procédures de la Cour pénale internationale (CPI) contre les dirigeants en exercice. "Loin de promouvoir la justice et la réconciliation (...) la CPI s'est transformée en instrument politique visant l'Afrique et les Africains", a accusé l'éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, dont le pays préside l'Union africaine: "ce traitement inique et injuste est totalement inacceptable" (Agences).

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 13:40

Libération (Maroc) : Après la Tanzanie, l’Afrique du Sud a accueilli mardi 26 mars le président chinois Xi Jinping pour une rencontre bilatérale et le 5ème sommet des BRICS (Brésil, Inde, Chine, Russie, Afrique du Sud) qui a annoncé la création d'une banque des BRICS dotée d'un capital de 50 milliards de dollars qui pourrait être basée à Shanghaï.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 15:59

800px-map_non-aligned_movement.png600 diplomates (de plus d'une centaine de pays) et 178 journalistes étaient rassemblés à Belgrade lundi dernier 5 septembre pour fêter les 50 ans du Mouvement des non-alignés (MNA) dont le premier sommet s'était tenu dans cette ville du 1 au 6 septembre 1961.

 

Les membres du MNA se sont réunis pendant deux jours dans les locaux du parlement serbe, en présence du président Tadic, de son ministre des affaires étrangères et d'autres membres de son gouvernement, des ministres des affaires étrangères slovène, bosniaque et monténégrin, d'un secrétaire d'Etat croate et d'un ministre adjoint macédonien. Le dernier ministre des affaires étrangères de la Yougoslavie des années 1980, le croate Budimir Loncar, a pris la parole au cours de cette réunion.

 

Le ministre des affaires étrangères égyptien Mohamed Kamel Amr, dont le pays préside le MNA en ce moment, dans son discours introductif a souligné l'actualité des principes du Mouvement des non-alignés et appelé toutes les Républiques ex-yougoslaves à reconnaître l'Etat de Palestine et à voter dans ce sens lors de la prochaine session des Nations-Unies le 19 septembre prochain. La majorité des membres du MNA reconnaît déjà l'Etat de Palestine. Ce fut le sujet le plus politique de la conférence. Le ministre des affaires étrangères serbe a reconnu qu'il n'était pas prévu au départ qu'il soit inscrit à l'ordre du jour, mais il semble que l'Egypte ait fait un peu le "forcing" sur ce dossier, ce qui n'est pas allé sans embarrasser les Serbes qui ont de bonnes relations avec Israêl.

 

Le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères cubain Abelardo Moreno Fernandez à la tribune a regretté l'inaction des Non-alignés face à la "manipulation du Conseil de sécurité" par les Occidentaux dans l'affaire libyenne. Son homologue iranien Mohammad Mehdi Akhondzadeh a critiqué, pour sa part, "une intervention et une politique arrogante" des Occidentaux en Afrique du Nord et au Proche-Orient.

 

Les pays européens présents étaient la Hongrie, la Finlande, l'Espagne et Chypre (qui fut avec la Yougoslavie le seul pays européen membre des Non-alignés en 1961).

 

L'initiative du président serbe Boris Tadic de commémorer les 50 ans du MNA à Belgrade a fait l'objet de critiques de la part d'atlantistes qui la jugeaient incompatible avec la candidature de la Serbie à l'entrée dans l'Union européenne. Le ministre des affaires étrangères Vuk Jeremic a cependant précisé que la Serbie resterait membre observateur et n'adhèrerait pas au MNA (en Europe seule la Biélorussie en est membre titulaire). Le président serbe dans son allocution devant le MNA a souligné la nécessité de prendre en compte l'avis de la majorité des nations de la planète que représente le MNA pour la prise des grandes décisions de notre temps, et l'engagement de son pays dans cette direction. Le petit fils du maréchal Tito, Joska Broz, fondateur du nouveau parti communiste serbe en 2010 (une fusion de trois partis d'extrême gauche), qui n'a pas été invité à ce sommet, a qualifié l'attitude de la Serbie d'hypocrite puisqu'elle peut la même année organiser une réunion avec l'OTAN et une avec le MNA. Beaucoup estiment que Belgrade cherchait surtout à endiguer la nouvelle vague de reconnaissance du Kosovo par des pays du Sud (le Bénin, la Guinée, le Niger et Sainte-Lucie cet été) et s'ouvrir des marchés dans le Tiers-monde à l'heure où ses produits ne sont plus compétitifs en Europe.

 

La ministre des affaires étrangères d'Afrique du Sud Maite Nkoana-Mashabane (qui dans son discours a surtout parlé de la prochaine conférence de l'ONU à Durban sur le changement de climat) a exprimé devant les médias à cette occasion sa volonté de renouer les liens entre son pays et le peuple serbe (ce qui s'est traduit par la signature d'un protocole de consultation mutuelle avec Belgrade), et beaucoup de représentants des pays du Tiers-Monde ont manifesté leur attachement au souvenir de l'engagement de la Yougoslavie de Tito à leurs côtés ainsi que le rôle du MNA dans la stabilité des pays du Sud. Le dernier sommet des non-alignés à Belgrade remontait à 1989, juste avant l'éclatement de la Yougoslavie. Le leader libyen Mouammar Kadhafi à l'époque était venu avec des chameaux dont il avait fait don au zoo de Belgrade.

 

La rencontre comme à l'accoutumé a permis diverses discussions bilatérales Sud-Sud (par exemple entre le Vietnam et la Tunisie, et le Vietnam et l'Angola).

 

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 20:08

800px-map_non-aligned_movement.pngLa 16ème conférence ministérielle du Mouvement des non alignés (MNA) s'est tenue à Bali en Indonésie le 25 mai à l'occasion du cinquantième anniversaire du mouvement, une réunion symbolique dont les observateurs ont supposé que l'Indonésie pourrait l'utiliser pour appuyer sa volonté d'obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU comme porte-parole des pays du Sud.

 

A cette occasion le ministre cubain des affaires étrangères a dénoncé le détournement des résolutions des Nations-nies par les Occidentaux en Libye. Le débat sur la guerre de Libye a débouché sur une déclaration commune manifestant la préoccupation des participants pour les victimes des guerres "y compris celles autorisées par le Conseil de sécurité" de l'ONU. Le ministre algérien a souligné l'importance du multilatéralisme et de questions pendantes comme le Sahara occidental et les territoires palestiniens occupés.

 

Le 26 mai une commission ministérielle du MNA devait se réunir spécialement sur la Palestine. En font partie l'Afrique du Sud, l'Algeria, le Bangladesh, la Colombie, Cuba, l'Egypte, l'Inde, l'Indonesie, la Malaisie, la Palestine, le Senegal, la Zambie et le Zimbabwe

 

En marge de ce sommet les ministres des affaires étrangères iranien et égyptien (deux pays qui n'entretiennent plus de relations diplomatique depuis 1979) se sont rencontrés pour rapprocher leurs points de vue (l'Egypte, actuelle présidente du MOAL, ayant sensiblement amélioré ses relations avec Téhéran depuis le renversement d'Hosni Moubarak). L'Iran accueillera la prochaine réunion des ministres du MNA.

 

Les îles Fidji (qui viennent de signer leur premier contrat d'exploitation de mine avec la Chine pour de la bauxite) et l'Azerbaïdjan viennent de rejoindre les non-alignés, signe de l'attraction que continue d'exercer ce forum dans les pays du Sud. Les participants du MNA ont signé une déclaration commune pour développer la coopération sud-sud en lien avec le G77 et la Chine (qui était présente à ce sommet), dans le cadre d'une "vision commune de la contribution du Mouvement des non alignés dans les 50 ans qui viennent" (Shared Vision on the Contribution of NAM for the Next 50 Years). Outre les 120 membres du MNA, étaient présents 18 pays observateurs (comme l'Argentine, la Bosnie, Brazil, la Chine, la Serbie, le Mexique et l'Ukraine), 10 organiations observatrices (Union africaine, ONU, Organisation de la conférence islamique etc), 26 pays hôtes (dont les USA, la Russie et le Japon), et 23 organisations hôtes (UNIDO, UNESCAP, ICRC etc).

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 11:04

Les derniers mois ont été marqués par quatre basculements politiques dans des contextes politiques et sociaux très différents mais qui ont eu pour effet de contrer l'ingérence économique ou militaire des puissances étrangères et/ou des organismes multinationaux :

 

marcha_indigena_en_ucayali.jpg

- La révolution islandaise

 

Fin 2008 alors que les banques s'effondraient le gouvernement nationalisait les principales banques du pays. Après avoir accepté un plan du FMI, il était contraint face aux protestations populaires de démissionner en janvier 2009. Aux élections d'avril une coalition de gauche (social-démocrates et alliance de gauche verte) arrivait au gouvernement mais faisait adopter une loi de remboursement à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas des dettes accumulées les banques. De nouvelles manifestations citoyennes forçaient en janvier 2010 le président de la République à soumettre la loi à référendum. Elle était rejetée à 93 % en mars. Fort de ce soutien le gouvernement lançait des poursuites pénales contre les responsables des banques à l'origine de la crise, tandis que le FMI suspendait son aide. En novembre dernier les Islandais ont élu une assemblée constituante qui doit commencer à rédiger une constitution plus démocratique ce mois-ci, tandis que le gouvernement faisait adopter une loi de protection des médias alternatifs.

 

- La révolution tunisienne

 

Après un mouvement social qui a duré presque un mois, le 14 janvier 2011 le peuple tunisien avec le soutien de l'armée est parvenu à faire fuir à l'étranger le dictateur Ben Ali, puis, dans les jours qui ont suivi, à faire échouer son projet de semer le chaos dans le pays en infiltrant des snipers dans les villes et les villages, et d'organiser un intérim qui lui permettrait de revenir en pacificateur. Les Etats-Unis ont dû reconnaître l'aspiration du peuple au changement et la France, qui avait proposé au dictateur son soutien pour faciliter la répression, a admis son erreur et refusé de l'accueillir sur son territoire.

 

- Le changement de gouvernement au Liban

 

Le milliardaire libano-saoudien Najib Mikati vient de nommer un gouvernement affranchi de la tutelle occidentale regroupant une vaste majorité de la classe politique (dont le Hezbollah) en remplacement du milliardaire Saad Hariri, abandonné par l'Arabie Saoudite, qui s'était discrédité en approuvant de manière inconditionnelle les ingérences judiciaires étatsuniennes au pays du Cêdre.

 

- La révolution égyptienne

 

Bien que la classe moyenne égyptienne soit moins nombreuse qu'en Tunisie, que le gouvernement de Moubarak ait laissé plus de marge à la liberté d'expression depuis 6 ans que celui de Ben Ali et qu'il ait bénéficié d'un soutien plus actif des  Etats-Unis et d'Israël, l'Egypte a aussi pris le chemin de la Tunisie avec des immolations par le feu vers mi-janvier et une vague de manifestations de grande ampleur à partir du 24, conduisant le président Moubarak, après avoir organisé une répression brutale, à nommer un vice-président, tandis que l'armée en venait à s'engager à ne plus tirer sur la foule. Le 1er février des centaines de milliers de personnes étaient rassemblées, place Tahrir au Caire, pour exiger le départ d'Hosni Moubarak

 

Ces mouvements ont eu des répercussions à travers le monde. Le vendredi 28 janvier en Jordanie des milliers de personnes ont protesté pacifiquement dans les rues, mais sans remettre en cause la légitimité du roi Abdallah, dont le gouvernement a annoncé des mesures pour calmer le mouvement social. Au Sénégal des émeutes provoquées par les coupures d'électricité ont éclaté dans la nuit du 20 janvier à Dakar. Au Yemen au terme d'une semaine de troubles le 27 janvier des 16 000 manifestants descendaient dans la rue à Sanaa pour manifester leur solidarité avec les Egyptiens et demander un changement de régime dans leur propre pays. Des pourparlers entre le parti au pouvoir et l'opposition ont été initiés tandis que les régions montagneuses du pays manifestaient aussi, mais certains analystes expliquaient que le pays n'avait pas une classe moyenne suffisante (et notamment pas d'accès à Internet pour la coordination du mouvement social) pour obtenir la même efficacité qu'en Tunisie ou en Egypte.

 

F. Delorca

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 17:05
Selon un article récent de Robert Fisk, les pays arabes ont lancé des initiatives secrètes conjointement à la Chine, à la Russie et à la France, qui visent à cesser d’utiliser la monnaie américaine pour le commerce du pétrole.

En septembre, l’Iran a annoncé que ses réserves de devises étrangères seraient, dorénavant, libellées en euros, et non pas en dollars. Les pays arabes du Golfe sont en train de préparer – avec la Chine, la Russie, le Japon et la France – la cessation du recours au dollar pour les transactions pétrolières, au profit d’un panier de devises comportant le yen japonais, le yuan chinois, l’euro, l’or et une nouvelle devise unifiée préparée par les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe, qui regroupe notamment l’Arabie saoudite, Abu Dhabi, le Koweït et le Qatar. Des réunions secrètes ont d’ores et déjà été tenues entre ministres des finances et gouverneurs des banques centrales, en Russie, en Chine, au Japon et au Brésil, afin de travailler à ce projet, qui aura pour effet que le pétrole ne sera désormais plus échangé contre des dollars.

Cette évolution pourraît intensifier la guerre économique entre les Etats-Unis et la Chine, pour la conquête du pétrole moyen-oriental – transformant, de surcroît, les conflits endémiques de cette région en une bataille pour la suprématie de la première puissance mondiale. La Chine consomme plus de pétrole que les Etats-Unis, et elle en consomme de plus en plus, sa croissance économique étant moins efficace énergétiquement. La monnaie de transition, dans le mouvement prévu d’abandon du dollar, pourrait fort bien être l’or, laissent entendre certaines sources des milieux bancaires chinois. 

Selon le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick : « Un des legs de cette crise sera sans doute la prise de conscience d’un bouleversement total dans les relations entre puissances économiques »

Par ailleurs on apprenait cette semaine que, à plus petite échelle, les membres de l'Alternative bolivarienne pour les Amériques - ALBA (Equateur, Venezuela, Cuba, Bolivie, Nicaragua, Honduras, Dominique, Saint Vicent et Grenadines, et Antigua et Barbuda) ont décidé de remplacer le dollar comme monnaie de leur commerce extérieur extérieur entre eux par le sucre dès 2010, cette monnaie pouvant devenir à terme commune à ces pays pour l'ensemble de leurs transactions.
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 16:15

Hugo Chavez accueille ce week-end sur l'île de Margarita le second sommet Afrique-Amérique latine, dont il espère que sortira un front "anti-impéraliste" des pays du Sud.

Un des rares médias dominants à en parler, Reuters insiste sur le fait que le leader venezuélien attire à lui des leaders assez radicaux tels que les présidents libyen, zimbabwéen et soudanais, alors que l'Afrique du Sud serait davantage sur la ligne du Brésil et que beaucoup d'Etats africains seraient maintenant plus favorables aux Etats-Unis (depuis que le président Obama affiche une ligne "modérée").

Il faut noter tout de même que 61 pays (49 africains et 12 latino-américains) sont représentés, la plupart d'entre eux à un niveau présidentiel (Algérie, Burkina Faso, Gambie, Ghana, Libye, Mali, Mauritanie, Equateur, Namibie, Niger, République centrafricaine, Soudan, Sao Tomé et Principe, Swaziland, Afrique du Sud, Togo, Argentine, Bolivie, Chili, Brésil, Paraguay, Uruguay et Zimbabwe). Les absents sont les alliés des Etats-Unis (Colombie, Pérou, Guyana, Surinam). Le 1er sommet afro- latino américain s'est tenu les 30 novembre et 1er décembre 2006 à Abuja (Nigéria).

En marge du sommet de cette année divers accords bilatéraux seront signés entre pays africains et sudaméricains. Le Vénézuéla a notamment signé 7 accords de coopération avec la Libye. "La Libye, a déclaré l'ambassadeur vénézuelien à Tripoli Afif Tajeldine, pour nous est la porte de l'Afrique, car c'est un pays qui a un comportement socialiste reconnu par tous".

Dans son discours inaugural le président Chavez a annoncé la fin du monde unipolaire. Le président libyen qui s'exprimait juste après lui a estimé : "Les puissances mondiales veulent continuer à préserver leur pouvoir. Quand ils ont eu l'occasion de nous aider, ils nous ont traités comme des animaux, ils ont détruit nos terres. Nous avons aujourd'hui la chance de construire notre propre puissance."  Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a proposé samedi la création d'une alliance militaire du Sud, calquée sur le modèle de l'Otan et sans objectifs "bellicistes",  opérationnel à l'horizon 2011. La présidente argentine Cristina Kirshner Fernández a promis l'instauration de nouvelles relations internationales basées sur "la coopération et non plus la subordination" et offert l'aide de l'Argentine aux pays africains.

Les membres du sommet ont aussi dénoncé l'usage de la part des putschistes honduriens de gaz toxiques dans les locaux de l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa où le président légal du pays s'est installé.

F. Delorca

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 11:32

Une réunion du Conseil des chefs de gouvernement des pays membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), notamment consacrée à la crise financière mondiale, s'est tenue les 29 et 30 octobre à Astana (Kazakhstan). L'OCS regroupe la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan. L'Iran, le Pakistan, l'Inde et la Mongolie ont le statut d'observateurs.

Le Premier-ministre russe Vladimir Poutine s'y est fait l'avocat d'un monde multipolaire en train de se constituer : selon lui, la confusion qui règne dans l'économie mondiale et sur les marchés financiers témoigne du changement dans les relations internationales. "Le déclin de la politique d'égoïsme économique s'est dévoilé dans toute sa splendeur", a-t-il conclu (http://fr.rian.ru/world/20081030/118026599.html).

Le chef du gouvernement chinois Wen Jiabao pour sa part a dévoilé une série de propositions en vue d'intensifier la coopération avec les Etats membres de l'OCS, visant à simplifier le commerce et les investissements, à créer un réseau régional d'infrastructures (énergie, transports, communications) et à resserrer les liens entre les cercles d'affaires (http://fr.rian.ru/world/20081030/118028547.html). La Chine, dont les échanges avec les pays de l'OCS entre janvier et août ont atteint 55,8 milliards de dollars (+35% en glissement annuel), espère que cet indicateur atteindra 80 à 100 milliards de dollars à la fin de l'année. Il existe une l'Union interbancaire de l'OCS qui devrait se réunir dans quelques jours en Chine pour étudier une stratégie commune de résistance à la crise financière mondiale (http://fr.rian.ru/business/20081030/118029435.html). Un des apects de cette stratégie pourrait être le renoncement progressif au dollar comme monnaie de réserve et d'échange (http://fr.rian.ru/world/20081030/118032387.html).

Le premier ministre kirghiz Igor Tchoudnov a proposé quant à lui d'élaborer une Stratégie de sécurité alimentaire de l'OCS - http://fr.rian.ru/world/20081030/118026787.html.

En marge du sommet le Premier ministre chinois a rencontré le premier vice- président iranien Parviz Davoudi (http://www2.irna.ir/fr/news/view/menu-374/0810313421174450.htm).

FD

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 10:54

Après l’agression géorgienne contre l’Ossétie du Sud, les relations entre Washington et Moscou se tendent. Les États-Unis ont renoncé à participer aux exercices antiterroristes russo-américains Active Endeavour en Méditerranée, qui ont lieu régulièrement depuis 2005, a annoncé vendredi à Sébastopol un responsable de l'État-major de la flotte russe de la mer Noire (http://fr.rian.ru/world/20080822/116217546.html ). Les Russes eux ont suspendu leur coopération avec l’OTAN. Le représentant spécial de l'OTAN dans le Caucase Sud Robert Simmons a promis que son organisation soutiendrait la candidature de la Géorgie à son entrée dans l'Alliance atlantique et le général John Craddock qui l'accompagnait a promis l'aide américaine à la reconstruction de l'armée de ce pays (http://www.kommersant.com/p1014239/Russia_Georgia_South_Ossetia_conflict/). Divers pays ralliés à l’OTAN à la périphérie de la Russie comme la Pologne et la Roumanie se sont rendus au chevet du régime de Saakachvili ces derniers temps.


La réplique russe aux pressions exercées à ses frontières pourrait avoir des effets dans diverses régions de l’Eurasie, à commencer par le Proche-Orient.


La Syrie, dont le président est en visite à Moscou, a annoncé son intention d’inciter la Russie à baser des missiles défensifs Iskander sur son territoire. "Notre position est la suivante : nous sommes prêts à collaborer avec la Russie dans le renforcement de sa sécurité. J'estime que la Russie doit penser à sa réponse lorsqu'elle sera encerclée" a déclaré le président Bachar El-Assad au quotidien Kommersant. Ce pourrait être la réplique russe à l'installation du dispositif antimissile américain en Europe de l'Est (http://fr.rian.ru/world/20080820/116150189.html). Il avait été question quelques semaines plus tôt  d’installer des missiles russes à Cuba, mais le gouvernement cubain a refusé, se disant mécontent de la façon dont les Russes en 2001 ont fermé sur leur sol la station radar Lourdes sans les consulter (http://fr.rian.ru/world/20080804/115675726.html).


Le renforcement du dispositif défensif de la Syrie ne sera évidemment pas sans conséquence sur le rapport de force entre alliés et adversaires des Etats-Unis dans la zone.


Le déploiement des missiles Iskander comme réplique possible au bouclier anti-missile (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-5776544.html) américain (ABM) est également envisagé par certains commentateurs russes en Europe de l’Est.
Vladimir Zaritski, commandant des Troupes de missiles et d'artillerie des forces armées russes, avait avancé l’hypothèse en novembre dernier d’un déploiement en Biélorussie, ce qui supposait la dénonciation du Traité sur l'élimination des missiles à portée intermédiaire et à plus courte portée (FNI) - http://fr.rian.ru/analysis/20071116/88413280.html .  

Pas de vente de missiles en vue en Asie centrale, mais la poursuite d’une coopération militaire : le ministre de la défense russe s’est rendu à Tachkent cette semaine à l’occasion d’exercices de défense antiterroriste russo-ouzbeks. A Tachkent se tient en ce moment le procès controversé du groupe Akramia accusé d'être responsable de l’insurrection d'Andijan en Ouzbékistan en 2005 (un procès qui fait quelques victimes collatérales parmi divers opposants au gouvernement ouzbek si on en croit le journal Kommersant http://www.kommersant.com/t611084/r_2/n_20/A_Trial_Is_Executed/, voir sur ce dossier http://www.voltairenet.org/image/article17291.html et http://www.carnegieendowment.org/publications/index.cfm?fa=view&id=18453&prog=zru).

FD

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