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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 10:56

L'équipe pro-étatsunienne de Nicolas Sarkozy a signé le 2 novembre dernier avec le Royaume Uni deux accords secrets  visant à faire collaborer les trois armes des armées des deux pays dans tous domaines, à mettre en commun les essais, les conceptions et fabrications d’armes nouvelles, à mettre également en commun l’arme nucléaire  sous quelques réserves. Puis le 19 novembre, au sommet de Lisbonne les 28 pays membres de l'OTAN ont approuvé le principe d'un bouclier antimissile en complément de la dissuasion nucléaire, une décision présentée comme le résultat d'un compromis entre la France et l'Allemagne, puisque celle-ci, suivant le slogan du président étatsunien d'un monde sans arme nucléaire, aurait voulu que Paris renonce complètement à sa force de dissuasion (Nb : Paris a déjà supprimé ses missiles sol-sol et fermé ses usines de production de matières fissiles ce qu'aucune autre puissance nucléaire n'a fait).

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La France s'est dite prête à collaborer financièrement à ce bouclier antimissile.Le coût du retour de la France dans toutes les instances de l'OTAN était déjà évalué en septembre dernier à 80 millions d'euros par an.

 

L'alignement sur la logique euro-atlantiste des Anglosaxons est un mouvement ancien.

 

Déjà le 5 septembre 1995 le président Chirac avait décidé le retour de la France dans des structures importantes de l'OTAN, réintégration que Nicolas Sarkozy allait parachever par le retour dans le commandement intégré fin 2008. La coopération concrète entre la France et les Etats-Unis dans le  cadre de la guerre du Kosovo et de celle d'Afghanistan ainsi que l'américanisation des élites dans une Union européenne résolument ancrée dans la coopération transatlantique (il y a peu Joao Marques de Almeida, conseiller du président de la Commission européenne José Manuel Barroso, a déclaré que la meilleure solution pour le renforcement des relations entre l'Union européenne et les Etats-Unis serait l'adhésion de l'UE à l'OTAN) n'ont fait que précipiter ce mouvement (d'ailleurs facilité par l'apprentissage croissant de la langue anglaise en France).

 

Des résistances à cette emprise croissante de l'OTAN sur les peuples de l'Atlantique Nord commencent cependant à s'organiser. Au Québec, un collectif pour la fin de l'occupation de l'Afghanistan et la sortie du Canada de l'OTAN "Echec à la Guerre" s'est constitué regroupant plusieurs partis politiques, dont Québec solidaire, l'organisation des jeunes du Parti québecois et les deux partis communistes, ainsi que des syndicats importants, de nombreuses organisations de lycéens, d'étudiants, d'immigrés ou d'autochtones, des associations religieuses de différentes confessions, des comités de quartiers.

 

A Lisbonne le 19 novembre plusieurs milliers de personnes, venues d’une centaine d’organisations pacifistes, syndicats de gauche, Parti communiste et Verts, ont marché dans la capitale portugaise pour protester contre le sommet réuni dans la capitale portugaise malgré le refoulement de militants étrangers.

 

L'OTAN n'est pas dans une position confortable sur la scène internationale. Ses dépenses militaires pèsent sur les équilibres budgétaires (notamment aux Etats-Unis qui représentent plus de 40 % des dépenses militaires mondiales). La signature avec la Russie d'un traité START de réduction des arsenaux nucléaires n'est pas acquise, et il apparaît de plus en plus que le retrait d'Afghanistan annoncé pour 2014 sera loin de mettre fin à l'enlisement militaire des Occidentaux dans ce pays.

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 20:44

Y aurait-il deux sensibilités dans l'aile pro-israëlienne de la classe dirigeante française : l'une moralisatrice et l'autre plus sensible aux intérêts des milieux d'affaire nationaux ? L'une serait incarnée par les dirigeants du Parti socialiste (dans l'opposition) et Bernard Kouchner (au gouvernement), l'autre, par l'UMP et Nicolas Sarkozy.

C'est l'impression que donnent les réactions à la venue du président libyen Muammar Kadhafi en France.

Alors que le président libyen devait rencontrer le président de l'Assemblée nationale, les députés socialistes ont refusé de l'accueillir. Sur la radio communautaire juive RCJ, le numéro un socialiste François Hollande s'est insurgé contre des propos de Nicolas Sarkozy se disant à Lisbonne "très heureux" d'accueillir son homologue libyen. Il "sera donc très heureux de recevoir un dictateur", un "dictateur qui s'est compromis dans des actes terroristes", a déploré M. Hollande, un "dictateur qui justifie encore aujourd'hui le terrorisme", "qui vient ici avec ses pétrodollars acheter des armes". Sur Canal +, l'ex-candidate Ségolène Royal a jugé "tout simplement odieux, très choquant, même inadmissible que la France aille cautionner un système de tortures en prison". "Faut-il se mettre à genoux devant les intérêts financiers?", a-t-elle demandé (AFP 9 décembre 2007). Dans la même veine le journal de centre-gauche Le Monde accuse : "M. Sarkozy profite de l'incapacité de l'Europe à adopter une position commune sur ces questions (des droits de l'homme) pour se "placer" auprès des dirigeants les moins respectueux des libertés." (éditorial de l'édition du 11 décembre 2007)

Au sein du gouvernement, le ministre des affaires étrangères issu du PS Bernard Kouchner s'est dit "résigné" à la venue du dirigeant libyen (AP 10 décembre),  et  n'a pas désapprouvé les propos de Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme UMP, qui avait déclaré à propos de la visite du chef d'Etat libyen: "Notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits". (Ce qui n'est pas un signe d'une grande  cohésion gouvernementale sur la question). 

Ces attaques rejoignent celles de la plupart des partis d'opposition qui ont aussi critiqué la venue du dirigeant libyen. "Les député(e)s communistes et républicains qui condamnent fermement cette initiative de Nicolas Sarkozy, et la réception prévue à l’Assemblée nationale, réclament une éthique de la diplomatie française" par la voix de leur porte-parole Alain Bocquet (www.bdr13.pcf.fr/Declaration-d-Alain-Bocquet,5281.html). En dehors de la représentation parlementaire, le Front national dénonce aussi les motivations financières de cette visite (http://www.frontnational.com/communique_detail.php?id=1536). 

Toutefois s'agissant du PS et de Bernard Kouchner dont la sympathie pour Israël est connue (voir sur le long terme http://pagesperso-orange.fr/shalom-salam/ps.htm, et pour la période récente divers articles de http://atlasalternatif.over-blog.com/), il n'est sans doute pas anodin que leur position coïncide avec celle du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) - une institution qui défend les intérêts d'Israël en France. Celui-ci rappelle dans un communiqué du 10 décembre 2007 qu'il "n’oublie pas que la Libye : - a organisé et encouragé de nombreux attentats meurtriers, - a déclaré, par la voix du Colonel Kadhafi, le 7 décembre 2007 à Lisbonne qu’il était "normal que les faibles aient recours au terrorisme », - a régulièrement utilisé la torture, y compris sur le personnel soignant bulgare, totalement innocent, qui a été incarcéré dans des conditions terrifiantes, pendant plusieurs années avant d’être libéré cet été, notamment grâce à l’action de la France. - Il serait scandaleux que la Libye, étant donné son « palmarès » en la matière, soit chargée de préparer la conférence dite de Durban 2, dont le CRIF espère qu’elle ne sera pas une répétition de Durban 1 en 2001, qui s’est transformé en meeting antisémite. Le CRIF demande au Président de la République et au gouvernement de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter qu’une telle situation ne puisse se reproduire. -  n’accepte pas de façon permanente l’existence de l’Etat d’Israël, une ligne de conduite encore confirmée par le propre fils du Colonel Kadhafi qui refuse l’entrée d’Israël dans l’Union méditerranéenne, ce projet de paix initié par la France."www.desinfos.com/article.php.

La position de Sarkozy à gauche n'est soutenue que par le socialiste Hubert Védrine qui a déclaré sur LCI : "Je crois que les interdictions de principe sont absurdes sur le plan de nos intérêts et même de nos idées" (AP 10 décembre 2007 - on rappellera que le CRIF s'était opposé à la nomination de Védrine comme ministre de Sarkozy. 
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La Libye a renoncé à son programme nucléaire militaire en 2003 et recherche aujourd'hui des équipements nucléaires civils. Au menu de la visite du colonel Kadhafi sont prévus «des contrats de collaboration pour une usine de dessalement d’eau de mer avec un réacteur nucléaire», «une coopération en matière d’armement, et différents contrats économiques» (Libération).

FD
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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 12:34
Le président Sarkozy s'est distingué de Bush sur deux dossiers ces derniers temps. great_seal_of_the_us-1.pngrepfraaise.png

1) Le Venezuela 

Hugo Chavez a été accueilli à Paris le 19 novembre, pour l'affichage médiatique dans l'espoir qu'il obtienne la libération de la citoyenne franco-colombienne Ingrid Betancourt détenue par les FARC, mais surtout pour raffermir les liens économiques entre les deux pays : le ministre vénézuelien de l'Energie, Rafael Ramirez, a déclaré le mardi 20 novembre à Paris souhaiter que la France devienne "le premier investisseur" dans son pays (AFP).

La rupture récente des négociations entre Chavez et Uribe pour la libération des otages est d'ailleurs soutenue avec ferveur par les Etats-Unis contre les intérêts de Sarkozy (http://www.aporrea.org/tiburon/n105370.html).

2) La Chine

Le président Sarkozy en visite à Pékin s'est montré modéré à l'égard de la Chine, rappelant que Paris était hostile à l'indépendance de Taiwan, ainsi qu'à celle du Tibet. Il a félicité Pékin pour son rôle dans le conflit du Darfour et pour son influence sur la Corée du Nord. La France a signé des contrats pour un montant de 20 milliards d'euros à l'occasion de cette visite (AFP 27 novembre 2007).

Sur d'autres dossiers l'axe Washington-Paris fonctionne bien. Ainsi Le Monde du 25 novembre félicitait-il le président Sarkozy de s'être "laissé convaincre" d'impliquer davantage l'armée française dans la guerre d'Afghanistan, que le journal qualifie à tort de "première opération de combat de l'OTAN en dehors de ses frontières" (oubliant ainsi la guerre en Yougoslavie).

Sur le cas Rumsfeld, le procureur Jean-Claude Marin, sur instruction du garde des sceaux, vient de classer sans suite une plainte d'associations de défense des droits de l'homme contre l'ex-secrétaire à la défense américain, en faisant une application extensive des règles d'immunité prônées par la Cour pénale internationale (http://www.alterinfo.net/Le-Cas-Rumsfeld-La-FRANCE-lui-offre-une-immunite-!_a14111.html).

FD
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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 10:55

Le 30 août 2007, on apprenait que la France avait décidé (sans débat public sur la question évidemment) de s'impliquer davantage dans la sale guerre que l'OTAN mène en Afghanistan en ce moment, en déployant des bombardiers à Kandahar (Afghanistan) au lieu de Douchambé (Tadjikistan) ce qui leur permettra de mener à bien des missions de plus forte intensité et "démontrer la volonté politique de la France de répondre favorablement aux appels pressants lancés par l'Alliance atlantique et Washington pour une plus grande implication militaire des pays européens en Afghanistan" (Le Monde 31 août 2007 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-949304@51-947771,0.html). 

Cette décision intervient alors que le ministre des affaires étrangères italienne a exprimé publiquement son inquiétude devant le grand nombre de victimes civiles que causaient (dans l'indifférence générale) les bombardements de l'OTAN dans ce pays. "Ce n'est pas acceptable d'un point de vue moral et désastreux d'un point de vue politique" a-t-il déclaré le 25 juillet 2007, selon un communiqué d'un mouvement de gauche anti-impérialiste afghan (http://www.antiimperialista.org/index.php?option=com_content&task=view&id=5270&Itemid=55).

Mais la presse atlantiste maintient la pression sur le président Sarkozy. Dans son éditorial du 2 septembre 2007, Le Monde félicitait celui-ci pour son "raidissement" à l'égard de Moscou, qui selon lui rompt avec la "complaisance" de Jacques Chirac à l'égard de Vladimir Poutine, mais lui demande de ne pas limiter sa critique de la Russie à la politique étrangère et de s'ingérer aussi dans les affaires intérieures de ce pays. En se gardant "d'évoquer l'évolution interne de la Russie", M. Sarkozy n'aurait "fait que la moitié du chemin." (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-950121,0.html). A quand les bombardiers français au dessus de Moscou ? 

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 18:26

L'Union européenne, déçue de voir la Russie dicter ses règles en termes de politique gazière, regarde vers l'Afrique, et notamment vers la Libye, aux riches ressources pétrolières, où vient de se rendre Nicolas Sarkozy. La France (Total) est bien implantée dans le pays à la différence des Etats-Unis entravés par l'embargo.

Au passage la France renoue avec sa politique de dissémination nucléaire qui dans les années 1970 l'avaient conduite à transférer des technologies au profit de l'Irak et de l'Iran (et dans les années 1950 au profit d'Israël) et prône une généralisation des traités de coopération nucléaire avec les pays arabes.

La politique de Sarkozy sur la Libye n'est pas en contradiction de celle du Royaume-Uni (British Petroleum a décroché un contrat de 900 millions de dollars pour des forages après 33 ans d'absence http://english.alarabonline.org/display.asp?fname=200777-25zalsoz928.htm&dismode=x&ts=25/07/2007+01:39:44+%C3%A3), avec qui elle est d'ailleurs en partenariat sur le Darfour, ni avec celle de l'Union européenne qui avait signé avec la Libye un mémorandum de normalisation des relations diplomatiques. Mais la méthode de Sarkozy a été critiquée à Bruxelles (http://www.time.com/time/world/article/0,8599,1646141,00.html).

Elle est plus gênante pour Israël car l'UE et la France réintégrent la Libye au processus de Barcelone (coopération euroméditerranéenne) sans que la reconnaissance par elle de l'Etat sioniste ne soit plus exigée (http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/07/sarkozy-et-les-.html).

Washington va suivre les pas de l'Union européenne, mais avec un temps de retard. Condolezza Rice a annoncé son intention prochaine de se rendre à Tripoli. “I know that American companies are very interested in working in Libya,” a déclaré la secrétaire d’Etat américaine dans une interview à Radio Sawa (http://www.ft.com/cms/s/e2178eec-3a7c-11dc-8f9e-0000779fd2ac,_i_rssPage=6700d4e4-6714-11da-a650-0000779e2340.html). La normalisation des relations diplomatiques est en cours, mais le lobby israëlien au Sénat de Washington freine le processus (http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1184168552174&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull) – le Jerusalem Post cite notamment Charles Schumer, sénateur démocrate de New-York et membre du Congressional Israel Allies Caucus. Une rivalité euro-états-unienne autour du pétrole libyen n'est pas à exclure, tout comme en Algérie où s'est rendue la conseillère pour la sécurité intérieure de George W. Bush  Fran Townsend au mois de juin (http://www.algerie-dz.com/article5684.html). 

Même rivalité en Afrique subsaharienne. Nicolas Sarkozy après avoir annoncé en mai 2006 sa volonté de rompre avec la Françafrique (http://www.loccidental.net/spip.php?article188), s'est hâté d'en reconstruire les réseaux (http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=929&var_recherche=+fran%E7afrique ). A l'occasion de son voyage en Afrique subsaharienne, après avoir imaginé de visiter d'abord Kinshasa et Le Cap, il a dû passer par les étapes incontournables (Dakar-Libreville), http://www.loccidental.net/spip.php?article615 . Le régime gabonais a reçu une remise dette du Club de Paris le 19 juillet (http://www.liberationafrique.org/spip.php?article1875) et N. Sarkozy a reçu le dictateur congolais Sassou N'Guesso à l'Elysée le 4 juillet (http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=971).  Ce retour aux alliances traditionnelles pourrait être dicté par la rivalité économique avec les Etats-Unis qui s’implantent de plus en plus dans le pré-carré de la France : "Vu le long compagnonnage entre Français et Noirs d'Afrique, les sacrifices qu'ils ont ensemble consentis, on ne voudrait pas, un jour, dire ceci : "Sarkozy Go Home ! Bush Welcome !"  écrivait Cheikh Aliou Amath dans Le Soleil de Dakar le 8 mai (http://www.africatime.com/benin/nouv_pana.asp?no_nouvelle=324945&no_categorie=1 ).

Sur le dossier proche-oriental, La France a accueilli récemment une conférence sur l’avenir du Liban, à laquelle participera le Hezbollah. L’invitation du Hezbollah mettait fin aux espoirs, formulés à Jérusalem après l’élection de Sarkozy, de voir le nouveau président placer ce mouvement sur la liste européenne des organisations terroristes. Des sources diplomatiques à Jérusalem affirmaient alors que la France a informé Damas de sa volonté d’ouverture (http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=2217).

En ce qui concerne l'Amérique latine, le vice-ministre des affaires étrangères en charge de l'Europe du gouvernement du Venezuela Rodrigo Chaves était en visite à Paris hier, où il a rencontré le secrétaire d'Etat Philippe Faure, ce qui pourrait déboucher sur une rencontre Sarkozy-Chavez en décembre à Caracas ainsi que sur la création d'un goupe latino-européen entre la l'Amérique latine, l'Espagne, l'Italie et la Roumanie. La France s'est dite satisfaite de la façon dont Total a été traitée dans le cadre des nationalisations de l'Orénoque (le vice-ministre a également rencontré des responsables du PS, du PCF et du Monde Diplomatique) - http://www.aporrea.org/venezuelaexterior/n98557.html.

Ces éléments soulignent pour le moins l’existence de nuances, voire de contradictions, malgré l’amitié de façade, entre Paris et Washington.

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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 03:52

Après avoir songé à choisir l'ex-mitterrandien Hubert Védrine comme ministre des affaires étrangères, le nouveau président français Nicolas Sarkozy a finalement opté pour Bernard Kouchner, star médiatique, ex-ministre socialiste, fondateur de Médecins du monde. B. Kouchner, chantre de l'interventionnisme occidental, notamment au Darfour (http://www.reunir.asso.fr/article.php?id_article=57) a été également administrateur de l'ONU au Kosovo de juin 1999 à janvier 2001. Affichant sa sympathie pour les nationalistes albanais de l'UCK, qui oeuvraient par la violence à la création d'un Kosovo monoethnique, il les avait à cette époque intégrés au système institutionnel, notamment au sein de la police créée par la MINUK sous le nom de Corps de protection du Kosovo, conformément aux voeux de Washington (http://www.assemblee-nationale.fr/11/cr-cdef/99-00/c9900034.asp). Bernard Kouchner a ensuite approuvé toutes les guerres états-uniennes, notamment celle d'Irak (AFP 14 mai 2007 http://209.157.64.200/focus/f-news/1833531/posts).

Selon Le Canard enchaîné, la nomination de M. Kouchner résulterait d'une intervention directe de Roger Cukierman, président sortant du Conseil représentatif des institutions juives de France, auprès de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée (http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2634).

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 13:00

Offensive pro-israëlienne en Espagne : plusieurs élus du parti socialiste "ouvrier" espagnol figurent parmi les  237 signataires du manifeste publié par l’Association Solidarité Espagne-Israël (ASEI) qui dénonce le « silence lourd » de la gauche espagnole dans la défense d’Israêl. Le document dénonce le discours « confus » , « antisémite, antijuif et anti-israëlien » qui, «paraît prédominer dans la gauche espagnole ». Le texte qui souligne les qualités d’Israël en termes de valeurs démocratiques, expose que la situation actuelle de l’Espagne (au sein de l’Union européenne) n’aurait pas été possible sans le rétablissement de ses relations diplomatiques avec Israël en 1986 et demande que la droite espagnole ne soit pas la seule à défendre cet Etat. (http://larepublica.es/spip.php?article5164). 

Il est vrai que la gauche est assez dynamique dans ce pays sur les questions du Proche-Orient. En ce qui concerne l’Irak, on apprend que la direction du Parti communiste espagnol a annoncé son intention de mobiliser ses juristes pour obtenir la condamnation de José Maria Aznar devant la Cour pénale internationale pour son rôle dans la guerre de 2003, après que l’Audiencia nacional ait classé sans suite une plainte similaire. Tony Blair et George W Bush ont déjà fait l’objet de plaintes devant la cour de La Haye ( http://larepublica.es/spip.php?article5141 ).

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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 21:24

Le trés pro-américain chef du gouvernement de centre-gauche Romano Prodi vient de donner sa démission au président de la République après avoir été mis en minorité sur sa politique étrangère au Sénat par l'aile gauche de sa majorité. Il paye ainsi son refus de retirer les 1 900 soldats italiens présents en Afghanistan et son accord à l'extension de la base de l'OTAN à Vicenza où 100 000 personnes ont manifesté samedi dernier (Reuters).

En Espagne aussi la bataille contre l'OTAN se poursuit. Le coordinateur général d'Izquierda Unida hier a accusé le gouvernement socialdémocrate de vouloir installer sans vote du parlement l'Ecole des pilotes de chasse de l'Alliance à Albacete (Castille-la-Manche) et de vouloir augmenter les effectifs espagnols en Afghanistan. Un engagement atlantiste peu compatible avec les promesses pacifistes de Zapatero au début se sa législature (http://larepublica.es/spip.php?article4197  ).

Selon un rapport du Sénat canadien, sur les 37 000 soldats de l'OTAN stationnés en Afghanistan seuls les Etats-uniens, les Néerlandais, les Britanniques et les Canadiens sont engagés dans les combats, les autres se consacrant plutôt à des tâches de reconstruction. Une douzaine de membres de l'OTAN derrière l'Allemagne préfèrent ces missions civiles à l'action militaire face à des Talibans renforcés par la crise économique du pays (http://www.radionetherlands.nl/currentaffairs/nat070220 ). La coalition occidentale est profondément divisée sur cette question.

Sur le front irakien, les affaires ne vont pas mieux pour les atlantistes. Pour faire face à la chute de sa popularité au Royaume Uni, le premier-ministre Tony Blair a annoncé à la Chambre des communes le début du retrait du contingent britannique déployé dans le sud de l'Irak, dont les effectifs passeront en 2007 de 7100 à 5 500 soldats environ. Les Danois ont annoncé le retrait de leurs troupes basées dans le sud de ce pays (Reuters - http://fr.news.yahoo.com/21022007/290/tony-blair-va-reduire-les-effectifs-en-irak-les-usa.html ).

Cet affaiblissement du parti de la guerre en Europe comme aux Etats-Unis pourrait bien encourager a contrario, dans une logique de fuite en avant, l'administration Bush à allumer un nouveau brasier en Iran. Nombre de ses soutiens dans l'opinion publique européenne s'emploient à légitimer cette perspective (cf par exemple http://www.denoel.fr/Denoel/collections/meilleur_edito_n2.jsp ou http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=8339&returnto=accueil/main&artyd=2 ).

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