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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 23:02

Le 4 Septembre, le Premier ministre géorgien Bidzina Ivanishvili a déclaré que la Géorgie pourrait adhérer à l'Union eurasienne parrainée par la Russie si cela s'avérait bénéfique pour les intérêts du pays. L'influence de l'église orthodoxe, hostile à la protection des minorités sexuelles imposées par l'Union européenne pourrait avoir joué un rôle dans cette prise de distances à l'égard de Bruxelles.

 

Cette déclaration controversée en Géorgie a suivi de 24 h l'annonce par l'Arménie de son adhésion à l'Union douanière. Erevan pour sa part souhaite ainsi se rapprocher de Moscou tout en signant un accord d'association avec Bruxelles (mais sans volet commercial, une première...).

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 21:49

Ci-dessous la version française de l'interview de Frédéric Delorca qui vient de paraître dans l'e-zine de la diapora abkhaze en Turquie Altinpost (publiée en turc ici) / Cette interview a été donnée quelques jours avant la nouvelle du coup d'Etat de mardi dernier à Soukhoum.

 

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P1020531.JPG

- Il y a très peu d'intellectuels français qui se sont intéressés à l'Abkhazie et vous êtes un d'entre eux. Nous savons que vous avez écrit un livre important sur ce pays qui s'appelle "Abkhazie A la découverte d'une "République" de survivants". Pourquoi l'Abkhazie? Comment avez vous rencontré ce pays?

 

--- J'ai mené un combat contre l'hégémonisme de l'OTAN à partir de la guerre du Kosovo, et j'ai toujours voulu lutter contre la désinformation à propos des diverses guerres à travers le monde, y compris les "conflits gelés" d'ex-URSS. En 2007 je me suis rendu en Transnistrie, et, en 2009, quand des amis polonais m'ont proposé de faire partie d'une mission de contrôle électoral pour la première élection présidentielle après la reconnaissance par la Russie, j'ai tout de suite accepté de m'y rendre.
 
- Pourquoi est-ce que les pays occidentaux refusent la réalité d'une Abkhazie indépendante ?
 
- La principale raison est que les puissances occidentales ont toujours été réticentes à l'idée de remettre en cause les frontières héritées de la seconde guerre mondiale. Avec l'éclatement de la Yougoslavie et celui de l'Union soviétique, elles ont accepté l'idée de découper les frontières des anciens Etats fédéraux le long des limites des Etats fédérés, mais n'acceptent pas d'aller au delà - La suite ici
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 14:36

azer.jpgEn visite (présentée par Tel Aviv comme "historique") en Israël le 21 avril, le chef de la diplomatie azerbaïdjanaise Elmar Mammadyarov s’est entretenu avec Avigdor Lieberman, ex-ministre des Affaires Étrangères d’Israël, qui est maintenant à la tête de la commission parlementaire pour les affaires étrangères et la défense, le Président Shimon Pérès et le Premier-Ministre Benyamin Netanyahu. Les relations diplomatiques entre les deux pays ont été établies en 1992,  et les deux pays coopèrent dans des secteurs, tels que les télécommunications, l’agriculture, la technologie médicale et l’énergie (l'Azrbaïdjan fournit 40 % du pétrole israélien).

 

Cette visite serait liée à la récente montée de tensions avec l'Iran. Le différend a commencé quand une petite conférence a eu lieu à Bakou organisée par un groupe peu connu appelé le «Front de libération nationale de l'Azerbaïdjan du Sud». Quelques-uns des participants ont affirmé qu'ils étaient prêts à reprendre les provinces d'Iran peuplées d'Azéris si le gouvernement de Téhéran venait à s' "effondrer". Cette conférence a soulevé une vague de protestation en Iran et le rédacteur en chef d'un journal conservateur proche du Guide suprême Ali Khamenei - lui-même d'origine azérie - a proposé que l'Iran «sauve» le peuple azerbaïdjanais du "sionisme" en poussant Bakou d'organiser un référendum sur l'annexion du pays par l'Iran et un groupe de députés iraniens à la mi-Avril a déposé une proposition de loi qui annulerait le traité de Turkmenchay de 1828 partageat le territoire historique de l'Azerbaïdjan  entre la Perse et la Russie, en faisant valoir que le traité n'était valable que pour 100 ans... Du côté azerbaïdjanais le vice-président du Nouveau parti de l'Azerbaïdjan a pris les Iraniens au mot, afin d '«d'annexer les territoires azerbaïdjanais dans le sud de la République d'Azerbaïdjan et d'établir un seul Etat azerbaïdjanais." Le 11 avril  le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères Elmar Mammadyarov a tenté de minimiser l'affaire mais le climat entre les deux pays était définitivement  dégradé.

 

Quelques jours après la rencontre azéro-israélienne, Ramiz Mehdiyev chef du Conseil national de sécurité de son pays se rendait en Iran pour apaiser son voisin du sud et assurer que l'Azerbaïdjan (qui est à majorité chiite comme l'Iran) n'installerait pas de base sur son territoire pour attaquer Téhéran.

 

L'Azerbaïdjan est au centre de nombreuses tractations en ce moment. Le 3 mai le commissaire européen de l'Union européenne à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage Stefan Füle était à Bakou, le 3 mai Elmar Mammadyarov signait un accord de coopération avec l'Inde, tandis que le ministre de la défense azerbaïdjanais était en Turquie. A l'heure où Bakou est partagé entre la perspective d'une intégration dans l'union douanière avec la Russie et ses amitiés européennes, l'Europe assouplit ses pressions sur le thème des droits de l'homme. Le 23 janvier dernier rapport du social-démocrate Christof Strässer au Parlement du Conseil de l'Europe a été rejeté (Strässer n'a jamais pu enquêter su place faute de visa).  224 députés étaient présents (un record). Les députés de Russie, de Turquie et d'Espagne ont massivement voté contre Strässer. Les députés issus de l'UMP en France aussi. L'European stability initiative, à Berlin, a dénoncé le déversement d'uen "shower of gift" (une avalanche de cadeaux) de l'Azerbaïdjan sur les députés...

 

Au Bundestag allemand (sur lequel les associations turques et azéris d'Allemagne gardent un oeil vigilant), au cours des douze derniers mois, des motions ont été votées condamnant l'occupation du Nagorny-Karabakh et le massacre emblématique de Khojaly.

 

La député allemande Katrin Werner de Die Linke est citée par la presse azéri pour avoir critiqué le fait que le rapport Strässer ne reflétât pas la réalité sur le terrain. Elle a fait l'éloge de l'Azerbaïdjan comme Etat laïque, qui a rejoint les non-alignés en 2011, où le nombre de personnes qui gagnent moins de 1,25 dollar a chuté à 4% en 2008 et où le coefficient de Gini baisse.

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 23:30

Fin mars les garde-côtes géorgiens ont arraisonné en mer Noire le cargo turc Aydar qui faisait route d’Abkhazie vers le port turc de Trabzon.

 

georgie.pngAujourd'hui des voix à Tbilissi soupçonnent Ankara de vouloir d'ingérer dans leur province d'Adjarie en notant qu'il y a mention de la capitale de cette province (Batumi) dans la déclaration du ministre des affaires étrangères turc M. Davutoglu à Bursa : "The last century is the page that we have turned over. Now we intend to establish new relations between Sarajevo and Damascus, between Benghazi and Batumi".

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 10:49

ahmadinejad.jpgLes dernières tensions irano-occidentales (assassinats ciblés de chercheurs iraniens par les service israéliens, embargo européen, australien et japonais sur les importations de pétrole, doublement du nombre des porte-avions étatsuniens au large de l'Iran, appels de John Bolton de l'Institut de l'entreprise américaine pour la recherche sur les politiques publiques néoconservateur en faveur de frappres préventives) n'ont pas des effets déstabilisateurs seulement au Proche-Orient. Elles contribuent aussi à la militarisation du Caucase (frontière nord de l'Iran).

 

Le chef d'Etat major russe Nicolaï Makarov (grand spécialiste de la modernisation de l'appareil de défense russe qui avait souligné récemment les risques d'une doctrine russe trop centrée sur le nucléaire) a annoncé le 18 janvier dernier (dans une Russie où les manifestations contre les résultats des élection législatives se sont progressivement épuisées) que les exercices militaires qui ont lieu tous les ans dans le Sud de la Russie (strategic command-and-staff exercise) vont cette année prendre ne ampleur particulière mobilisant conjointement tout l'appareil de sécurité russe, civil et militaire, et auront lieu non seulement en Russie mais aussi en Abkhazie, en Ossétie du Sud et en Arménie. Comme le précise le politologue Sergueï Konovalov"les propos du général sont appuyés par des actions concrètes. Des sources officielles du district militaire du sud signalent l'arrivée, dans les unités stationnées dans le Caucase du Nord, d'environ deux dizaines de véhicules de commandement et d'état-major modernisés (ils sont présents dans la direction de chaque bataillon d'infanterie motorisée ou de tanks), qui à titre de système de localisation et de reconnaissance utilisent le système GLONASS (GPS russe). Ce système équipe d’ailleurs tous les nouveaux hélicoptères et avions de combat (leur parc dans la région sud est renouvelé à presque 100%), qui assurent le renseignement dans la zone de responsabilité, ainsi que les systèmes d'artillerie et de DCA. Les troupes se sont elles aussi vu fournir un nouveau système de contrôle automatisé des forces de défense antiaérienne Barnaoul-T. Ce système contrôle déjà l'espace aérien non seulement de la Russie, mais aussi au-dessus de l'ensemble du Caucase du Sud. Ceci est important, car la 102e base militaire russe, stationnée en Arménie, est séparée du groupe principal de la région sud."


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Les officiels russes ne cachent pas que ce déploiement de force s'inscrit en partie en prévision de scénarios d'attaque de l'Iran pour protéger les intérêts russes dans la région. Il s'agit notamment de prendre en compte le fait qu'en cas d'attaque contre l'Iran, l'Azerbaïdjan pourrait être mobilisé comme base pour l'armée américaine  (puisque la Turquie refuse de jouer ce rôle), et faire l'objet à ce titre de représailles de Téhéran (sur la capacité de représailles de l'Iran en cas de guerre voir notamment Strategic Culture Foundation).

 

Ces manoeuvres russes sont programmées parallèlement  à un vaste plan de reprise en main politique du Caucase par Moscou, plan qui s'inscrit dans le projet plus vaste de Vladimir Poutine d'Union eurasiatique (et qui s'accompagne aussi d'un volet financier, la Russie cherchant à remettre de l'ordre dans ses aides à l'Abkhazie et à l'Ossétie du Sud comme elle l'a fait en Transnistrie). Un des aspects intéressants de la politique russe envers le Caucase pourrait d'ailleurs se porter sur l'accueil des Circassiens de Syrie qui ont saisi M. Medvedev d'une demande de rapatriement au Caucase nord (mais qui laisse Moscou dubitatif à cause des problèmes de coexistence religieuse).

 

georgie.pngMais l'annonce des manoeuvres militaires a été immédiatement interprétée par Tbilissi comme une menace contre la Géorgie (qui elle même a organisé des opérations militaires d'entraînement conjoint avec les Etats-Unis en 2011). Les relations avec la Géorgie ont déjà été passablement aggravées ces derniers mois par le projet de Saakachvili de ruiner économiquement le port de Soukhoumi et par la possible implication de Tbilissi dans le projet de bouclier antimissile américain. La Turquie a déjà mis en fonction vers mi-janvier au service de l'OTAN un radar d'alerte qui inquiète Moscou. La Russie aujourd'hui menace d'installer des missiles Iskander tournés vers le Caucase pour dissuader la Géorgie de continuer à s'armer auprès des Etats-Unis et d'Israël. D. Medvedev avait fait de même sur sa frontière occidentale en annoncé l'installation de ces mêmes missiles à Kaliningrad en réplique à l'installation du bouclier de l'OTAN en République tchèque. Les précautions de Moscou ne sont pas un luxe en ce moment. Hier l'ex-président géorgien Chevardnadze dans Gruzyia Online a explicitement accusé Mikheil Saakachvili d'être prêt à pousser à une guerre contre l'Iran pour garder son siège présidentiel, tout comme il avait provoqué la guerre contre la Russie en août 2008. Déjà le président géorgien a accepté la construction d'hôpitaux militaires sur son sol directement destinés à soigner les blessés après le déclenchement du conflit avec Téhéran. La surenchère belliciste des néo-conservateurs américains et de Mikheil Saakachvili entraînent ainsi mécaniquement le développement de la stratégie de dissuasion russe basée sur le déploiement de missiles Iskander et la mise en place de nouvelles forces d'intervention militaire.

 

Dans ce contexte de montée des tensions caucasiennes, le vote par le Sénat français le 23 janvier d'une nouvelle loi de censure mémorielle à la demande d'organisations arméniennes (et conformément à une promesse de M. Sarkozy faite en octobre) affaiblit les chances de la France de concourir à la paix dans la région. Outre les pertes économique chiffrées en milliards d'euros que le vote de cette loi pourrait provoquer si Ankara prenait des mesures de rétorsion économique, celui-ci compromet d'ores-et-déjà le rôle de médiation de Paris dans le conflit du Haut-Karabakh (au sein du groupe dit de Minsk). Ali Ahmedov, secrétaire exécutif du Parti de Nouvel Azerbaïdjan (YAP) au pouvoir à Bakou a déclaré à ce sujet mercredi 24 janvier : "Une loi tellement absurde et infondée montre que la France se présente ouvertement comme un défenseur de l'Arménie (…) alors qu'elle devrait garder sa neutralité en tant que coprésident du Groupe de Minsk de l'OSCE (…) La France a trahi sa mission et perdu le droit moral d'y rester".  Les responsables azerbaïdjanais voient dans cette loi une atteinte à la liberté d'expression en France. A l'issue de la première adoption de cette proposition de loi en décembre par l'Assemblée nationale, le ministre azéri des affaires étrangères Elmar Mammadyarov avait estimé que si la France s'intéressait aux génocides, elle devrait aussi s'intéresser au massacre de Khojaly en février 1992 au cours duquel les forces arméniennes auraient tué entre 500 et 1000 civils azéris selon Human Rights Watch, ce que Bakou considère comme un génocide. L'initiative anti-turque de la France est mal vue en Azerbaïdjan qui partage avec Ankara le même substrat culturel. Ce matin, le Centre de la la diaspora internationale d'Azerbaïdjan et l'Organisation pour la Liberté du Karabakh manifestaient devant l'ambassade de France à Bakou pour exiger le retrait de la France du Groupe de Minsk, pour le gel de relations économiques franco-azerbaïdjanaises et pour le retrait de Total des puits de pétrole de ce pays.

 

Mais, paradoxalement, le vote de la loi française et ses effets sur les tensions nationalistes dans le Caucase pourraient bénéficier à la paix du peuple iranien, car, non seulement il complique les relations franco-turques et franco-azerbaïdjanaises, mais il relance aux Etats-Unis le débat sur la reconnaissance du génocide turc promise par Barack Obama. Le Comité national arménien d'Amérique (ANCA) a demandé par la voix de son directeur Aram Hamparian hier à Washington d'imiter la France en reconnaissant à son tour le génocide. Si leur demande était suivie d'effets, au moins sous la forme d'une proposition de résolution au Congrès, la position de Barack Obama - déjà enclin ces derniers temps à avancer des offres de négociation à Téhéran plutôt que de suivre les néoconservateirs - aurait en plus à gérer les effets d'une dégradation de ses rapports avec Ankara, ce qui donnerait un répit supplémentaire à l'Iran.

 

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 15:34

georgie.pngSi les conflits "gelés" dans le Caucase autour de l'Abkhazie (qui a élu un nouveau président en novembre), de l'Ossétie du Sud (qui vient d'avoir des élections présidentielles plus mouvementées) et du Nagorny-Karabakh (sur lequel les négociations se poursuivent, avec les pressions diplomatiques que cela implqiue) ne font plus la "une" de l'actualité, les puissances occidentales gardent un oeil sur cette région et continue d'y avancer ses pions.

 

Le 7 octobre, le président français M. Sarkozy était à Tbilissi (Géorgie) pour rappeler la vocation européenne de la Géorgie et reprocher à Moscou d'accroître son implantation en Abkhazie  et en Ossétie du Sud. Un mois plus tard le 17 novembre, le Parlement européen adoptait une résolution défendant l'intégrité de la Géorgie et qualifiant les Républiques sécessionnistes (qui après plusieurs guerres n'ont aucune envie de réintégrer le giron géorgien) de "territoires occupés" suscitant une lettre de protestation du ministère des affaires étrangères abkhaze, mais cette résolution a valu à son rapporteur Krzysztof Lisek d'être décoré à Tbilissi de l'ordre de Saint Georges huit jours plus tard.

 

 

Le soutien européen donne des ailes au bouillant président M. Saakachvili qui vient d'annoncer son intention de créer ex-nihilo une ville nouvelle sur les bords de la Mer noire, Lazica, à deux pas de la frontière abkhaze qui devrait devenir un très grand port de et une cité de 500 000 habitants d'ici dix ans. Le but déclaré de Saakachvili est de concurrencer la capitale Abkhaze Soukhoumi. "En dépit des plans échaffaudés par l'ennemi, nous allons créer cette nouvelle grande ville, qui sera bien plus grande que ne l'est actuellement Soukhoumi, et qui sera une base ferme pour permettre à la Georgie de définitivement retourner dans ses territoires perdus car la Géorgie n'est bien sûr pas envisageable sans l'Abkhazie" a affirmé Saakachvili. Peu de temps après l'élection d'Obama le vice-président Biden avait incité Tbilissi à jouer la carte économique pour créer un pôle d'attraction qui destabiliserait l'Abkhazie, en l'absence de possibilités de la reconquérir militairement (cf le livre Abkhazie).

 

On apprenait par ailleurs la semaine dernière que le Centre de la politique européenne, la Eurasia Partnership Foundation et “Robert Bosch Stiftung” organiseront demain 14 décembre à Bruxelles une conférence intitulée “La lutte pour l'influence dans le Caucase du Sud: Quel rôle pour l’Union européenne” (un titre qui pose clairement l'enjeu en terme de rivalité avec Moscou). Robert Bosch Stiftung est une fondation financée par la société d'ingénierie multinationale et d'électronique du même nom (mais plus connue sous le nom de Bosch) basée près de Stuttgart. Bosch joue un rôle important dans les pipelines d'Azerbaïdjan, et possède aussi des intérêts industriels en Géorgie. Eurasia Partnership quant à lui, créé en 2008, sous des airs "européens" fait partie en réalité d'un réseau basé à Washington, la Eurasia Foundation. A l'origine financée uniquement par le gouvernement étatsunien, elle reçoit aujourd'hui des fonds diversifiés des agences des Nations Unies, de la « Swedish International Development Cooperation Agency (Sida) », des gouvernements de la Norvège et de la Finlande, de l’Ambassade de Grande-Bretagne et l’Ambassade de Pologne, d' une institution danoise, des fondations allemandes ainsi que d’un certain nombre de firmes privées (Chevron, Microsoft, Philip Morris etc, elle semble d'ailleurs liée à la Fondation Soros puisque une des membres de son conseil d'administration fait partie de l'International Crisis Group). Le président du conseil de gestion est Jan Kalicki, ancien conseiller de Bill Clinton (proche donc des démocrates américains comme Soros) et aujourd'hui attaché à la compagnie pétrolière Chevron.

 

Sanaa Amrani

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 16:26

M. Kouchner vient de le déclarer : les missiles S-300 russes déployés en Abkhazie (que Ria Novosti situe à tort dans le Caucase du Nord) ne déséquilibrent pas la région et ne présentent de menace pour personne, puisqu'il s'agit d'un dispositif défensif. Faut-il voir là une opération de charme des alliés de Washington à destination du gouvernement de Soukhoumi, à l'heure où l'expert ancien collaborateur de la CIA Paul Goble, conseille aux USA et à la Géorgie de reconnaître l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud pour déstabiliser le Nord du Caucase (russe) où les violences se poursuivent ?

 

Les Etats-Unis sont enclins aux revirements d'alliances en ce moment : à la recherche d'une alliance stratégique avec le gouvernement communiste du Vietnam (où ils ont tué deux millions de personnes) dans leur stratégie d'encerclement de la Chine, les responsables de l'administration Obama sont prêts à vouer aux gémonies leur allié serbe Tadic, qu'ils avaient soutenu pendant des années à Belgrade, depuis que celui-ci déploie une diplomatie un peu trop efficace contre la reconnaissance du Kosovo.

 

Les mêmes revirements seraient-ils envisageables dans le Caucase.

 

En mai 2010 le président Obama avait estimé que la situation de la Géorgie (qui voudrait récupérer ses deux républiques sécessionnistes) n'était plus un obstacle à la signature d'un traité nucléaire avec la Russie. Selon Simon Shuster il y aurait un véritable lâchage de la Géorgie par Washington qui n'a pas apprécié l'émission télévisée du 13 mars au cours de laquelle une fausse information sur une invasion russe a provoqué la panique dans le pays.

 

Le président russe Dimitri Medvedev quant à lui,est identifié depuis longtemps comme plus favorable aux Etats-Unis que son premier ministre Vladimir Poutine, ce qui s'est traduit par un rapprochement russo-américain sur le dossier du nucléaire iranien et la signature d'un accord de défense entre la Russie et Israël aujourd'hui 7 septembre.

 

La possibilité d'un évolution des alliances autour du Caucase reste cependant limitée la place capitale de la Géorgie dans les divers dispositifs stratégiques occidentaux, notamment pour mener la guerre en Afghanistan et pour une éventuelle attaque contre l'Iran.

 

F. Delorca

 

Célébration du 2ème anniversaire de la reconnaissance
de l'indépendance de l'Abkhazie par la Russie.
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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 23:28

stbasile_spasskayatower_red_square_moscow.hires.jpgTrente-huit personnes, en plus de deux femmes kamikazes, ont été tuées dans le double attentat suicide commis lundi 29 mars dans la matinée dans le métro de Moscou. Par ailleurs douze personnes, dont neuf policiers, ont été tuées dans deux attentats-suicide mercredi à Kizlyar, près de la frontière avec la Tchétchénie le1er avril.

 

L'attentat a été revendiqué par Doukka Oumarov, "Emir du Nord Caucase", ancien président de l'Ichkérie qui revendique avoir des bases de l'Abkhazie jusqu'en Azerbaïdjan, une zone de première importance pour les routes du pétrole. La guérilla reste active dans les zones musulmanes du Caucase russe. En juin et en septembre dernier le président tchétchène Ramzan Kadyrov a accusé la CIA et la MI6 d'être présents aux côtés des rebelles islamistes. Par ailleurs l'American Committee for Peace in Chechnya est souvent désigné comme un organe de propagande américaine anti-russe tourné vers la Tchétchénie.

 

Dans cette région, outre l'activisme religieux au Daghestan et en Tchétchénie, le nationalisme circassien est aussi encouragé par des lobbys occidentaux. Comme le note Frédéric Delorca dans son dernier livre, "Abkhazie, A la découverte d'une "République" de survivants" (Ed. du Cygne 2010), un travail de promotion du nationalisme circassien (dans le Nord Ouest du Caucase) se développe dans la perspective des jeux olympiques de Sotchi de 2014, qui rappelle l'insurrection des moines tibétains à la veille des jeux olympiques de Pékin : "Sotchi était le port de départ de milliers de Circassiens déportés vers la Turquie.  2014 marquera la 150ème anniversaire de la victoire russe contre eux. Des voix s’élèvent au Caucase Nord, comme celle de l’Association circassienne internationale basée en république kabardino-balkarienne, et dans la diaspora des peuples déportés, pour que des symboles circassiens figurent dans ces jeux au même titre que les jeux de Vancouvert au Canada ont accordé une place aux Indiens victimes de génocide, ou ceux de Melbourne aux Aborigènes d’Australie . A défaut de pouvoir satisfaire les revendications circassiennes, les jeux de Sotchi pourraient être compris comme une provocation par les peuples du Nord-Ouest du Caucase et enflammer le ressentiment anti-russe. Des analystes russes début 2010 pointaient du doigt la décision récente de l’administration Obama d’augmenter les effectifs de USAID, l’agence des basses œuvres interventionnistes étatsuniennes, et accusait les associations adyguiennes comme Adyghe-Khasa, le Congrès circassien ou l’Association circassienne internationale qui réclament la reconnaissance du « génocide » de leur peuple d’appliquer en fait le programme de thinks tanks américains comme Rand Corp. et la Jamestown Foundation. Selon ces analystes cette activité qui joue sur des cordes tantôt ethniques tantôt religieuses contribue à la dé-russification rampante du Nord-Caucase . On peut d’ailleurs noter que la Fondation Carnegie à travers le Program on New Approaches to Research and Security in Eurasia (PONARS) finance publiquement des recherches très orientées vers le soutien aux revendications circassiennes."

 

Face à cette conjonction entre islamisme et nationalisme sur fond de fort taux de chômage, le Kremlin depuis quelques mois mise sur la répression. En février, le président russe Medvedev a nommé un « consul du Caucase », représentant du président de Russie, et vice-premier ministre, Alexandre Khloponine, 44 ans, ancien directeur de combinat, qui a déjà mis de l’ordre dans la région de Krasnoïarks en Sibérie en y intégrant  les territoires d’Evenk et Taïmyr. A cette occasion une grande région a été créée englobant le territoire de Stavropol et les Républiques autonomes de Karatchaevo-Tcherkessie, Kabardino-Balkarie, Ossétie du Nord, Ingouchie, Tchétchénie et du Daghestan, toutes ces entités pouvant à terme être absorbée par le territoire de Stavropol. Cette mesure, qui s'ajoute aux actions militaires et policières, passe pour un acte de méfiance à l'égard des autorités locales caucasiennes, et a été notamment critiquée par le président de l'Ingouchie

 

La spirale de la répression et du terrorisme pourrait, si elle se developpe, compromettre le retour récent de la Russie sur la scène internationale.

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 14:57

Le vice-président américain néo-conservateur Dick Cheney, un des pères spirituels du projet "Grand Proche Orient", de Guantanamo et de la guerre en Irak, a commencé par l'Azerbaïdjan un voyage d'une semaine, qui l'a conduit ensuite en Géorgie, en Ukraine. Au menu des discussions à Bakou figurait la "sécurité des couloirs énergétiques pour les livraisons" de gaz et de pétrole de la Caspienne vers l'Occident. Il s'agissait notamment pour Washington de défendre la mise en oeuvre du projet Nabucco, en particulier du secteur qui doit passer par le territoire de l'Azerbaïdjan et de la Géorgie. Le vice-président des Etats-Unis avait dirigé jusqu'en 2000 la compagnie pétrolière américaine Halliburton,est susceptible dans cette entreprise à la fin du mandat de George W. Bush et préparait peut-être par la même occasion son avenir personnel. 

L'avenir du GUAM (une association d'Etats qui regroupe la Géorgie, l'Ukraine, l'Azerbaïdjan et la Moldavie contre la Russie) était aussi un sujet important de la visite (http://fr.rian.ru/world/20080904/116541823.html). Le conflit géorgien a fait apparaître de sérieuses nuances entre les membres de ce groupe, l'Azerbaïdjan ayant fait preuve de neutralité tandis que la Moldavie manifestait un soutien à Moscou (http://delorca.over-blog.com/article-22255225.html). D'autant que l'évolution de l'Ukraine est loin d'être univoque. Alors qu'on s'attendait à ce que la visite de Cheney à Kiev, le 5 septembre, après Bakou et Tbilissi, marque encore un point dans la pression exercée contre la Russie, le vice-présenté est tombé au milieu d'une crise politique entre le Premier ministre ukrainien Ioulia Timochenko et le président Viktor Iouchtchenko, la première étant semble-t-il sur le point de se rapprocher du "Parti des régions" (hostile à l'OTAN). Les atlantistes déploient un activisme offensif en Ukraine en ce moment tandis que beaucoup de navires militaires de l'OTAN patrouillent en Mer Noire. Le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères britannique David Miliband en visite à Kiev le 27 août 2008 appelait à créer « la plus large coalition possible contre l’agression russe ». L'Ukraine a annoncé son intention d'augmenter le montant du bail de la base navale de Sébastopol, mise à la disposition de la flotte russe de la mer Noire. Tony Barber dans le Financial Times du 25 août pronostiquait que l'Ukraine serait le prochain point de crise avec la Russie (http://blogs.ft.com/brusselsblog/2008/08/wanted-a-plan-for-ukraine/).

Jetant toujours de l'eau sur le feu, Cheney à Tbilissi s'est engagé à ce que les Etats-unis versent un milliard de dollars au régime de Saakachvili - soit exactement le montant de son budget de défense, et a appelé le "monde libre" à soutenir ce gouvernement.

Moscou, de son côté, placée sur la défensive tandis qu'à Avignon les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne décidaient de geler le projet d'accord de partenariat renforcé avec elle (une mesure plus modérée que ce qu'espéraient les atlantistes), obtient des cautions de ses voisins. Déjà l'Organisation de coopération de Shanghaï, le 28 août (http://www.sectsco.org/news_detail.asp?id=2341&LanguageID=2) avait apporté un soutien diplomatique "au rôle actif de la Russie en aidant à la paix et à la coopération dans cette région"  (sans toutefois s'engager à reconnaître les républiques sécessionnistes du Caucase). L'Organisation du Traité de sécurité collective (Arménie, Biélorussie, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Tadjikistan et Ouzbekistan) réunie à Moscou le 6 septembre a condamné l'agression géorgienne (http://www.russiatoday.com/news/news/29953 et http://www.russiatoday.com/news/news/29996/video).

Par ailleurs cette semaine le président nicaraguayen Daniel Ortega, à l'occasion du 29ème anniversaire de l'Armée nationale, a annoncé qu'il reconnaissait l'indépendance des Républiques séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. Son pays est ainsi le premier à emboîter le pas à l'initiative prise dans le même sens par Moscou le 26 août (http://actu.voila.fr/Article/mmd--francais--journal_internet--une/Nicaragua-le-president-Ortega-reconnait-l-Ossetie-du-Sud-et-l-Abkhazie.html).

FD

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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 14:45

A près avoir favorisé les incidents frontaliers dans les zones de "conflit gelé" en juillet (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-21143606.html), le gouvernement nationaliste géorgien a attaqué l'Ossétie du Sud dans la nuit du 7 au 8 août 2008, provoquant en une seule nuit entre 1 600 et 3 500 morts dans une population civile de seulement 95 000 habitants et dont un tiers avait pourtant déjà fui vers la Russie (voir le blog http://ossetie.canalblog.com/).

Les gouvernements occidentaux, prompts à soutenir les sécessionnistes contre les pays qu’ils n’aiment pas (celui du Kosovo contre la Serbie, celui du Tibet contre la Chine) avaient refusé 1991 d’approuver l’indépendance des minorités opprimées de Géorgie comme les Abkhazes, et les Ossètes du Sud, fidèles à l'URSS (qu'elles ont soutenue dans un référendum de 1991), puis constitués en Républiques autoproclamées (ratifiées par référendum en Ossétie du Sud en 1992 et 2006, et en Abkhazie en 1999). Après avoir renversé le régime de Chevarnadze en 2003 à l'aide d'une "révolution des Roses" financée par les ONG étatsuniennes, ils ont massivement armé la Géorgie. Parmi les principaux fournisseurs d'armes au cours des derniers mois figurent les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Grèce, la Turquie, Israël, la Lituanie, l'Estonie, l'Ukraine et même le gouvernement pro-occidental de la Serbie qui espérait probablement que l'action militaire géorgienne légitime son propre souhait de récupérer le Kosovo, au risque de se brouiller avec Moscou qui, pourtant, soutient sa position à l'égard de Pristina, à moins qu'il ne sagisse comme l'affirme le ministre de la défense serbe de munitions acheminées via la Croatie sans l'accord des autorités de Belgrade (http://www.b92.net/eng/news/politics-article.php?yyyy=2008&mm=08&dd=15&nav_id=52722)

La désinformation pour présenter ce conflit comme le résultat d'une "agression russe" a fonctionné à plein régime dans les grands médias, qui n'ont pas dit un mot des exactions géorgiennes contre les civils.

L'attaque géorgienne présentait plusieurs avantages pour les Occidentaux. Outre celui de mettre la Russie en difficulté diplomatique, elle offrait une chance de sécuriser le projet de pipeline Bakou-Tbilissi-Ceyhan qui amènerait le gaz d'Azerbaïdjan et le pétrole du Turkménistan en Israël et en Europe occidentale via la Géorgie et la Turquie (http://www.debka.com/article.php?aid=1358) et de montrer aux puissances eurasiatiques tentées de collaborer entre elles (la Russie, l'Iran, l'Inde) que les alliés des Occidentaux restent en position de force dans la zone.

La contre-attaque russe s'est révélée particulièrement efficace. Malgré l'aide des avions de transport états-uniens qui ont rapatrié en Géorgie 2 000 soldats de ce pays stationnés en Irak(http://fr.rian.ru/world/20080811/115952146.html), les Géorgiens ont dû très vite battre en retraite. Comme l'a souligné le cabinet de conseil Stratfor Washington avait sous-estimé l'armée russe (http://www.stratfor.com/memberships/121623), le conflit en Ossétie du Sud a démontré la capacité de Moscou à mener des opérations militaires et à s'imposer face aux troupes formées par des instructeurs américains, ce que les Etats-Unis n'avaient pas cru possible. C. J. Chivers  du New-York Times parlait le 11 août d'une possible catastrophe pour les USA et faisait état des doutes de certains spécialistes sur le soutien apporté à Saakachvili (http://www.iht.com/articles/2008/08/11/europe/11ticktock.php?page=1), une situation qui rappelle la position des Occidentaux après l'échec de la Blitzkrieg israélienne au Liban en 2006.

Poussant leur avantage au delà de la simple réconquête de l'Ossétie du Sud, les Russes ont empiété sur le territoire géorgien, donnant l'occasion aux Occidentaux de multiplier les condamnations, et les menaces de représailles diplomatiques. La rhétorique des pays de l'OTAN a toutefois subi quelques nuances de la part de certains pays comme l'Italie : Franco Frattini, le ministre italien des Affaires étrangères dans La Stampa du 11 août 2008 mettait en garde contre la constitution d'une "coalition anti-russe".  Certains spécialistes estiment que la victoire russe donne raison à l'Allemagne et la France qui avaient refusé l'adhésion de la Géorgie à l'OTAN au printemps (http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/7557915.stm).

A l'occasion de l'investiture du président paraguayen Fernando Lugo à Asuncion, le président vénézuélien Hugo Chavez a accusé les Occidentaux d'avoir ordonné aux Géorgiens d'envahir l'Ossétie du Sud. "L'administration des Etats-Unis, à laquelle les dirigeants géorgiens sont totalement soumis, a provoqué l'incendie qui a embrasé le Caucase. Le président américain, l'impérialiste Georges Bush, a sans aucun doute donné l'ordre aux forces armées géorgiennes d'envahir l'Ossétie du Sud en brûlant les villes et les villages et en tuant des innocents. La partie russe avait toutes les raisons d'agir comme elle l'a fait", a t-il déclaré (http://fr.rian.ru/world/20080815/116063740.html).

Les liens entre les dirigeants occidentaux et le régime de Saakachvili à Tbilissi commencent à faire l'objet d'investigations. Seumas Milne dans The Guardian du 14 août 2008 révèle que le néo-conservateur Randy Scheunemann, ancien conseiller de  Rumsfeld et président du Committee for the Liberation of Iraq, maintenant conseiller pour les affaires étrangères du candidat républicain John McCain a reçu 900 000 dollars du gouvernement géogien depuis 2004 (http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2008/aug/14/russia.georgia). Milne souligne que si la Géorgie avait fait partie de l'OTAN, l'agression déclenchée par le gouvernement de Saakachvili aurait été susceptible de conduire, en vertu des closes-mêmes du Traité de l'Atlantique nord, tous les pays occidentaux à intervenir militairement au soutien de Tbilissi.

 

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Published by Atlasaltern - dans Caucase
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