Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 12:19

Le 15 avril  Kiev a envoyé dans l'Est du pays les divisions militaires de la Garde nationale mais aussi selon Ria Novosti et Itar-Tass, des militants du " secteur droit» (néo-nazis) et des mercenaires de Blackwater camouflés en unité spéciale du MIA "Falcon". Deux colonnes de véhicules blindés sont entrées ce matin à Kramatorsk après la saisie de la base aérienne. Six véhicules blindés auraient rejoint les protestataires. Moscou a dénoncé l'usage de l'armée pour régler un conflit intérieur et a saisi le Conseil de sécurité de l'ONU. Ioulia Timochenko chef du parti pro-occidental "La Patrie" (Batkivchtchina) a créé sa propre milice  "Mouvement de la Résistance à l'agression russe" active dans les régions de Kharkiv (Kharpov), Zaporozhye et Dnepropetrovsk. Le député Guénadi Moskal du même parti, a annoncé que le 28 avril date anniversaire de la création de la division SS Galicie pourrait être l'occasion de défilés néo-nazis dans l'Est du pays dans le but de créer des affrontements et des massacres.

 

La vidéo ci-joint donne une idée de l'état de la "nouvelle démocratie" ukrainienne lorsque, à Kiev, le 8 avril lorsque le député et leader du communiste Pyotr Simonenko (15 % aux élections) a tenté de prendre la parole.

 

 

En réponse à la dérive extrémiste de Kiev, à Kharkiv selon Vesti.ua des militants ont annoncé par haut parleur la création de la République populaire de Kharkiv  et ont fait savoir qu' "à partir de maintenant , toutes les décisions sont prises par référendum " . A Donetsk une "République populaire de Donetsk" a été proclamée, mais le principal mouvement paramilitaire "Attente" ne se reconnaît pas dans ce mouvement. A Sloviansk, la maire Nelia Shtepa a rejoint les séparatistes.

 

A Odessa selon Interfax les  "Antimaydan" ont annoncé la constitution d'une "République d'Odessa" et appelé les habitants à bloquer la circulation à Odessa cet après-midi.

 

L'ancien président de la Cour d'appel régionale de Louhansk (Lougansk) s'est autoproclamé sur You Tube président de la République du Sud-Est. Dans cette ville 200 militants ont pris d'assaut les batiments de l'administration régionale. Selon le SBU ukrainien qui s'appuie sur un enregistrement pirate les paramilitaires du Sud-Est obéissent au moins en partie à des instructions du GRU russe, mais cette thèse est controversée.

 

 

 

 

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Lundi 7 avril 2014 1 07 /04 /Avr /2014 10:44

En août 2013, les Occidentaux (notamment M. Fabius pour la France) avaient accusé le régime de Bachar El-Assad d'avoir lancé une attaque au gaz sarin sur une banlieue de Damas (La Ghouta), causant entre 322 et 1729 morts. Cette attaque fut prétexte à une menace d'intervention militaire qui ne put être interrompue que grâce à une médiation russe conduisant à un accord pour l'élimination des armes chimiques du gouvernement syrien sous contrôle international.

 

Les autorités occidentales (en particulier les Français, très en pointe sur ce dossier) n'ont cessé d'affirmer que les conclusions du rapport d'enquête de l'ONU rendues en septembre, qui pourtant n'avaient pas pour mandat de désigner des coupables plaidaient dans le sens de leurs accusations.

 

Dans le silence des médias occidentaux (sauf quelques exceptions comme L'Humanité Dimanche du 6-12 mars 2014, p. 68), un rapport a été produit par Richard Lloyd ancien expert auprès de l'ONU et Theodore Postol du Massachussets Institute of Technology souligne que les missiles GRAD porteurs de gaz toxiques ont été tirés de zones tenues par les rebelles et non pas de zones contrôlées par le régime.

 

Aujourd'hui Seymour Hersh dans la London Review of Books du 6 avril 2014 révèle en se fondant sur le témoignage de responsables du renseignement que l'échantillon prélevé par  les Russes aux lendemains de l'attaque du 21 août et livré aux services anglais montre que le gaz utilisé ne correspondait pas à celui dont dispose d'ordinaire l'armée régulière syrienne. Dès le 20 juin 2013 un rapport de l'Agence américaine de renseignement militaire (Defense Intelligence Agency) avait fait état de la production par les djihadistes (le Front Al-Nosra) de gaz sarin avec l'aide de la Turquie et de l'Arabie Saoudite. En mai 2013 dix membres d'Al Nosra avaient été arrêtés dans le Sud de la Turquie avec 10 Kg de sarin sur eux. Les services de renseignement américains fournissaient chaque jour un rapport sur les filières d'approvisionnement des rebelles en armes chimiques et de leur utilisation, mais Denis McDonough, chef du personnel de la Maison Blanche en avaient limité la diffusion sur injonction de lobbys politiques qui avaient intérêt à ce qu'Obama accepte l'intervention militaire et abandonne sa définition de la "ligne rouge" à ne pas franchir.

 

Le montage du 21 août devait conduire à la mise en branle d'un plan de bombardement comparable à celui actionné en Serbie il y a 15 ans : attaque à partir du 2 septembre des centrales électriques, des réservoirs d'essence et des batiments militaires avec des Tomahawks et des bombes de B52, avec pour objectif la destruction totale de l'armée régulière syrienne après que la Maison Blanche ait refusé un dispositif initial de seulement 35 cibles jugé trop modeste. François Hollande avait mis ses Rafales à disposition comme pendant la guerre de Libye sous Nicolas Sarkozy. Seuls la collaboration entre les Russes et le MI6 britannique et les rapports des services de renseignement américains faisant état du fait que le bombardement de la Syrie causerait un embrasement généralisé au Proche-Orient ont pu enrayer la machine de guerre et faire changer d'avis le président Obama.

 

Seymour Hersh va plus loin dans la mise en cause des Etats-Unis et de la Turquie. Il précise qu'une voie d'approvisionnement des djihadistes syriens, "the rat line" existait sous la direction du patron de la CIA David Petraeus depuis un poste clandestin de la CIA à Benghazi (Libye) qui s'approvisionnait directement dans les arsenaux de Kadhafi, ce qui a été révélé par une annexe secrète (distribuée seulement aux collaborateurs de la rédaction et à huit membres du Congrès) au rapport de la commission du renseignement du Sénat examiné en janvier dernier à propos de l'attaque des milices contre le consulat américain et le poste de la CIA à Benghazi en septembre 2012. La Turquie et l'Arabie Saoudite finançaient les achats d'armes et leur transport. L'approvisionnement par la CIA a pris fin en septembre 2012, mais la "rat line" a continué de fonctionner sans contrôle américain. Depuis le printemps, le premier ministre turc Erdogan qui voyait les rebelles perdre la guerre avait besoin de faire bouger l'administration américaine. Selon Hersh le responsable des renseignements qui s'est confié à lui a fait état d'un dîner à la Maison blanche (en présence de Kerry, Donilon conseiller à la sécurité, Davutoglu le ministre des affaires étrangères turc, et Fidan le patron du MIT) en mai où Erdogan a insisté auprès d'Obama sur le fait que Bachar El Assad avait franchi la "ligne rouge" justifiant l'intervention américaine. Selon les confessions de Donilon, Obama dans une conversation pleine d'animosité aurait accusé ouvertement Erdogan de soutenir les djihadistes tout en le laissant poursuivre un programme d'enrichissement "pétrole contre or" avec l'Iran. La Turquie de plus en plus seule à aider les rebelles syriens après la rupture des voies d'approvisionnement par la Jordanie avait besoin de prouver que la "ligne rouge" était franchie. L'attaque du 21 août (juste au moment de la présence d'inspecteurs de l'ONU arrivés en Syrie le 18) à la Ghouta aurait donc été une opération turque sous faux drapeau. Les rapports de la DIA selon Hersh ont établi un faisceau l'indices à ce sujet, et l'enregistrement des conversations d'officiels turcs qui se réjouissaient du massacre au lendemain du 21 août tendent à le démontrer. Dans le même ordre d'idée un enregistrement de conversation sur un projet d'attaque turque sous faux drapeau près d'Alep contre la tombe de Souleyman Shah pour provoquer une guerre turco-syrienne a été révélé sur You Tube fin mars 2014 (un post qui a justifié le blocage de l'accès à You Tube en Turquie).

 

F. Delorca

 

 

 

 

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Jeudi 3 avril 2014 4 03 /04 /Avr /2014 09:31

En réplique au coup d'Etat ukrainien pro-occidental de février 2014, dont un des effets premiers a été de menacer la présence militaire russe en Crimée,le ministre de la défense russe Serguei Shoigu a annoncé le 26 février que Moscou était en négociations avec Cuba, les Seychelles, le Vietnam, Singapour, le Venezuela et le Nicaragua (CNS ajoute aussi à la liste l'Algérie et Chypre) pour installer des bases navales dans ces pays, ce qu'avait déjà laissé entendre le vice-amiral Victor Tchirkov en juillet 2012. Moscou qui a démantelé ses bases de Cuba (contre l'avis de Fidel Castro) et du Vietnam au début des années 2000 n'avait gardé jusque là que celle de Tartous en Syrie et projetait la construction d'une base en Abkhazie (Otchamtchira) ainsi que le renforcement de sa présence en Biélorussie, en Arménie, en Kyrghizie, au Kazakhastan et au Tadjikistan.

 

Au Nicaragua, la droite, par la voix notamment du journal la Prensa, a immédiatement mobilisé l'opinion en rappelant que la constitution du pays interdisait la présence de bases étrangères sur le territoire national, et accusé le président Ortega, à qui elle reproche de s'être fait réélire inconstitutionnellement, de préparer une présence militaire russe clandestine par le biais d'une disposition légale qui autorise le stationnement indéterminé de navires de guerre sans préavis de durée. Les autorités nicaraguayiennes ont finalement démenti le projet d'implantation d'une base russe dans leur pays.

 

Le ministre des affaires étrangères vénézuélien Elías Jaua a livré le 28 février le même démenti concernant son pays où la constitution interdit aussi la présence de bases étrangères.

 

A Cuba en août dernier une flotille russe autour du croiseur lance-missile Moskva avait mouillé dans les eaux de La Havane et avait pu être visité par les habitants de la ville (tout comme en 2008 le chasseur de sous-marins "Amiral Tchabanenko". Fin février, plus discrètement, Cuba a accueilli le navire espion russe CCB-175 "Viktor Leonov".

 

Le Vietnam pour sa part semble aussi circonspect que le Vénézuela. En échange d'un prêt de 10 milliards de dollars, notamment pour la construction d'une centrale nucléaire, le président Truong Tan Sang avait seulement annoncé en juillet 2012 sur les ondes de La Voix de la Russie, qu'il mettrait à disposition une partie des installations de Cam Ranh sans en faire une base permanente.

 

 

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Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 14:53

destrLe 9 mars, des gardes-côtes chinois ont empêché deux bateaux civils philippins d'aller approvisionner des militaires de ce pays stationnés sur le récif du "second Thomas" (Ayungin / Ren'ai) à 105 miles nautiques des côtes philippines (stratégique pour l'accès au mont sous marin de Reed, près des îles Spartly riches en hydrocarbures), de sorte que les Philippines ont dû parachuter par avion des vivres à leurs soldats. En 1999, les Philippins avaient délibérément fait échouer sur ce banc de corail inhabité sur lequel Pékin revendique une souveraineté (comme sur l'ensemble des îles de la mer de Chine méridionale mais un doute sérieux existe concernant les Spartly où Tomas Cloma créa un Etat indépendant vendu au dictateur Marcos dans les années 1970 pour un peso) un vieux navire americain (le Sierra Madre) de la seconde guerre mondiale, et Manille en a profité pour y installer une dizaine de marins, lesquels se sont ensuite employés à restaurer le navire qui commençait à rouiller. La Chine accuse les Philippines d'avoir trahi leur promesse de 1999 de démanteler ce vieux navire tandis que Manille, elle, soupçonne Pékin de préparer une annexion du banc de sable comme elle l'a fait subrepticement au printemps 2012 avec le récif de Scarborough.

 

Dès le 13 mars, le porte-parole du Département d'Etat américain Jen Psaki s'est ingéré dans le conflit en déclarant que Washington était "ennuyé" (troubled) par l'initiative chinoise. "C'est un acte de provocation qui augmente la tension" a-t-il ajouté. Officiellement Washington n'a pas de position juridique sur le tracé de la frontière maritime entre la Chine et les Philippines mais prétend défendre son allié philippin en vertu des accords de défense signés avec lui.

 

Déjà l'administration Obama avait soutenu, avec le Vietnam, l'Union européenne et le Japon, une action de Manille devant le tribunal d'arbitrage des Nations Unie sur la convention du droit de la mer (UNCLOS), et le secrétaire à la défense Chuck Hagel en mai dernier n'avait pas fait mystère dans le cadre du dialogue de Shangri-La à Singapour de son intention de soutenir l'armée philippine dans son effort pour étendre son contrôle sur le domaine maritime. Il n'a cependant pas précisé si cela impliquait une action automatique de l'armée américaine si la marine chinoise intervenait. En 2012 lors des tension sautour durécif de Scarborough, le gouvernement américain avait envoyé un porte-avion dans la zone à titre d'avertissement lancé à Pékin.

 

Tout comme autour du récif de Scarborough, les Chinois ont montré, face au Japon, à propos des îles Senkaku/Diaoyu Islands que les menaces américaines ne les impressionnaient pas. Du coup, l'administration Obama a durci le ton par rapport à 2012, spécifiant notamment en février qu'elle s'opposerait à la création d'une zone d'identification de défense aérienne (ADIZ) par les Chinois en mer de Chine méridionale. Cette nouvelle donne a conduit le gouvernement philippin, qui avait expulsé le QG de la 7ème flotte américaine de la baie de Subic en 1992, d'accorder de nouvelles facilités de mouillage à la marine américaine à Manille, Clark, Palawan, Cebu, Nueva Ecija,et La Union.

 

Aujourd'hui la Chine a fait savoir son mécontentement devant l'action lancée par Manille devant le tribunal d'arbitrage de La Haye qu'elle estime contraire à la Déclaration sur le Code de conduite en mer de Chine méridionale signée entre la Chine et les pays de l'ASEAN en 2002 qui privilégiait le dialogue bilatéral direct pour la résolution des conflits. Pour Pékin, les manoeuvres des alliés des Etats-Unis autour des récifs inhabités, violent la ligne à neuf traits ou ligne en U qui depuis l'époque du gouvernement du Kuomintang (en décembre 1947) délimite les frontières de la Chine en mer de Chine méridionale.

 

F. Delorca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 11:16

Dans le Figaro du 28 mars, Cyrille Louis cite un rapport des 28 diplomates européens à Jérusalem sur la colonisation israélienne : "Les diplo­mates euro­péens en poste à Jéru­salem dénoncent, dans leur rapport annuel, l’« accélération sans pré­cédent de la colo­ni­sation » inter­venue depuis la reprise du pro­cessus de paix, fin juillet dernier, sous le patronage de John Kerry. Entre août 2013 et janvier 2014, les auto­rités israé­liennes ont, selon leur calcul, donné leur feu vert à la construction d’autant de loge­ments à Jérusalem-​​Est qu’au cours des quatre années précédentes." Fouilles archéologiques, création de parcs zooliques, tout est prétexte à évincer la population palestinienne qui ne possède que 13 % de la surface du plan d'urbanisme. Entre août 2013 et janvier 2014, les auto­rités israé­liennes ont, selon leur calcul, donné leur feu vert à la construction d’autant de loge­ments à Jérusalem-​​Est qu’au cours des quatre années précédentes.

 

Le gel de la colonisation comme l'échange des prisonniers était au menu des conversations entre John Kerry et Benjamin Netanyahu ce mardi. En juin dernier J. Kerry avait obtenu la mise en oeuvre de négociations israélo-palestiniennes qui devaient reposer sur la libération de prisonniers et le gel des colonisations en dehors de Jérusalem Est en échange du renoncement des Palestiniens aux démarches pour adhérer aux organes internationaux (notamment les organes de justice permettant de juger les crimes isréaliens). Mais Israël paralyse le processus en refusant de libérer un groupe de prisonniers détenu dès avant les accords d'Oslo. Les Etats-Unis seraient susceptibles de mettre la libération de l'espion Jonathan Pollard dans la balance.

 

 

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Jeudi 27 mars 2014 4 27 /03 /Mars /2014 14:47

venez.png La semaine dernière, le général John Kelly - à ne pas confondre avec le secrétaire d'État, John Kerry - la plus haute autorité du Commandement Sud des Forces Armées des États-Unis, qui comprend l'Amérique du Sud, l'Amérique centrale et la Caraïbes - a comparu devant la commission des affaires de guerre du Sénat à Washington pour évoquer la crise au Venezuela.

Kelly a exposé qu '«aucun contact» n'a pu être instauré avec les forces armées vénézuéliennes, mais qu'il suit de près l'évolution du gouvernement de Nicolás Maduro, et a suggéré que "il ya probablement des pressions, des débats et des désaccords au sein des forces armées du Venezuela sur l'état du pays " (blog du journaliste brésilien Mauro Santayana).

 

Cette audition devant le Sénat américain montre l'intérêt des Etats-Unis pour diviser les forces armées, dans un contexte où le sabotage économique provoque de nombreuses manifestations de rue. Mardi le président vénézuélien annonçait d'ailleurs l'arrestation la veille de trois généraux de l'aviation pour tentative de soulèvement militaire (Prensa latina).

 

Mercredi les Forces armées nationales bolivariennes ont publié un communiqué réaffirmant leur fidélité à la constitution et au gouvernement légal. Toutefois même si l'armée reste fidèle, le danger vient aujourd'hui des paramilitaires. Le député du Parti socialiste uni du Venezuela, Andres Eloy Mendez lors d'une interview sur la chaine VTV, a déclaré qu'une descente de police avait révélé que la résidence de Jack Martinez Streignard, père de l'actrice Natalia Streignard, fonctionnait comme un centre d'armes clandestins pour les snipers et les paramilitaires. Il a également révélé un enregistrement relatif à des commandes d'armes de Carlos Yanez, ancien employé de Radio Caracas Television (RCTV). En début de semaine des cocktails Molotov ont été lancés contre  l'Université Rafael Belloso Chacin (URBE) à Maracaibo, Etat de Zulia. Au total une quinzaine d'universités ont fait l'objet de tentatives d'incendie par les étudiants d'extrême-droite selon le professeur Vladimir Acosta. Même si l'extrême droite est sur le déclin, des barricades subsistent à Caracas.

Lundi le président Maduro a convoqué une Conférence nationale de Paix qui devait se réunir mercredi, mais l'opposition a refusé d'y participer.

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Lundi 10 mars 2014 1 10 /03 /Mars /2014 18:43

Le candidat du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN), Sanchez Ceren, ancien guérillero, a remporté l'élection présidentielle qui s'est tenue dimanche au Salvador, avec 50,11% des voix sur 99,9 pour cent des voix bulletins dépouillés.

 

Son adversaire Norman Quijano, ancien maire de la capitale, San Salvador candidat de l'Alliance républicaine nationaliste (Arena, droite dure) a aussi revendiqué la victoire. Largement distancé par la gauche au premier tour, Quijano avait fait campagne sur le thème que le Salvador (où la pauvreté recule grâce à des programmes sociaux depuis quelques années sous le mandat de Mauricio Funes, journaliste autrefois sympathisant du FMLN élu en 2009), sous une présidence de Sanchez Ceren risquait de devenir comme le Venezuela. A l'issue du second tour, il n' a pas hésité à en appeler aux forces armées contre la "fraude" du FMLN rallumant ainsi le fantôme de la guerre civile qui a ravagé le pays dans les années 1980.

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Lundi 10 mars 2014 1 10 /03 /Mars /2014 17:32

Alors que la Crimée (rattachée à l'Ukraine en 1954) et où vit une majorité de Russes, menace de faire sécession le 16 mars par référendum face au nouveau pouvoir putschiste de Kiev lié à l'extrême droite qui a menace de lancer un processus d'adhésion à l'OTAN, la Turquie se pose en défenseur des 15 % de Tatars musulmans qui vivent dans la péninsule.

 

"Ne laissez pas dans vos esprit l'idée que notre président et notre premier ministre seront indifférents à ce qui arrive aux gens de notre famille en Crimée ou ailleurs dans le monde" ("Don't let it cross your mind that our prime minister and president will be indifferent to any issue affecting our people of kin in Crimea and anywhere in the world") a déclaré le 3 mars le ministre des affaires étrangères turc Ahmet Davutoglu devant des responsables d'associations tatares dont qui avaient organisé des manifestations en Turquie la veille. "Ce qui se passe en Turquie aujourd'hui nous terrifie tous" a déclaré sur la CNN turque Zafer Karatay, représentant du Parlement national tatar.

 

Attaqué sur des affaires de corruption et d'écoutes illégales, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan (qui a récemment resserré les liens économiques avec l'Ukraine) pourrait se sentir obligé de continuer à tenir un discours de fermeté sur la question de la Crimée. Le 6 mars 2014 , dans une conférence de presse à Simferopol (Crimée) le leader tatar Mustafa Jemiliyev a déclaré que M. Erdogan lui a assuré que la Turquie serait "immédiatement impliquée" si les Tatars étaient menacés par les Russes. Pourtant le premier ministre turc, dont le pays dépend en partie sur le plan énergétique des approvisionnements en gaz russe, garde de bonnes relations avec Vladimir Poutine. Jusqu'à quand ?

 

La Turquie n'est pas le seul pays de culture turque susceptible de s'ingérer dans la crise de Crimée. Aujourd'hui deux responsables azerbaïdjanais du parti d'opposition panturquiste Musavat (Egalité, 1,8 % aux élections législatives de 2010) Gulaga Aslanli et Arif Hajil ont été interceptés au niveau du Daghestan russe alors qu'ils se rendaient en train en Crimée, et reconduits de force dans leur pays d'origine. Les autorités russes et azerbaïdjanaises s'abstiennent de tout commentaire (Kavkaz knot).

 

Les régions de Russie aussi bien orthodoxes que musulmanes mobilisent quant à elles de l'aide humanitaire pour la Crimée sécessionniste. Le 6 mars par exemple, un convoi humanitaire de 80 tonnes est parti de Makhachkala (Daghestan russe, dans le Caucase, musulman) pour la Crimée. Le président du gouvernement du Daghestan Abdusamad Hamidov, dans son discours au moment du départ du convoi, a rendu hommage à Magomed-Zagid Abdulmanap, soldat soviétique arrêté pendant la seconde guerre mondiale après avoir participé à la défense de Simferopol. Après que les nazis aient découvert qu'il était d'origine tatare et aient proposé de le libérer, celui-ci préféra mourir avec ses camarades russes, a rappelé Hamidov, montrant ainsi que les pouvoirs officiels des régions russes musulmanes restent sur une ligne soviétique traditionnelle d'exaltation de la solidarité trans-ethnique contre le fascisme.

 

 

 

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Mercredi 5 mars 2014 3 05 /03 /Mars /2014 10:55

baghdad-bank.jpgLe gouvernement à majorité chiite de Nouri Al-Maliki autrefois proche des Etats-Unis et maintenant surtout lié à l'Iran est engagé dans un combat sectaire contre une grande partie de la population sunnite. En un peu plus de quatre semaines, plus de 300 000 personnes ont été déplacées en janvier-février par les affrontements dans la province d’Al-Anbar en Irak (la plus grande province du pays). Falloudjah est devenue à nouveau une ville martyr comme au temps de l'occupation américaine (en 2004).

 

Officiellement, le gouvernement déclare agir contre le courant djihadiste de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL, également puissant en Syrie) qui a tué cinq hauts gradés des forces de sécurité irakiennes le 21 décembre 2013. En fait les tensions résultent d'une mobilisation des sunnites à l'Ouest de l'Irak (parmi lesquels il n'y a pas que des combattants d'EIIL) après l'arrestation des gardes du corps du ministre des finances et d'un député.

 

Selon le Wall Street Journal du 2 mars, pour briser le soulèvement de la région d’Al-Anbar, Nouri al-Maliki a acheté pour 6 milliards de dollars d’équipements militaires aux Etats-Unis -  dont 24 hélicoptères de combat Apache et près de 500 missiles Hellfire – et le gouvernement de Barack Obama a donné le feu vert au mercenariat. Plus de 5000 spécialistes – analystes, instructeurs militaires, agents de sécurité, traducteurs et même  cuisiniers - sont sous contrat avec les Irakiens et parmi eux, 2000 sont Américains ». Ils s’ajoutent au 12 500 contractors qui, fin 2013, assuraient la protection des intérêts US en Irak. Principales sociétés étasuniennes de défense présentes : Triple Canopy et L-3 Communications Holdings (cf infos ici). Des livraisons de nouveaux hélicoptères Apache, de drones  et même d'avions F16 sont attendues, bien que le secrétaire d'Etat John Kerry déclare officiellement désormais que ce conflit ne concerne que les Irakiens (Huffington Post).

 

 

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Mardi 4 mars 2014 2 04 /03 /Mars /2014 15:45

A la suite du scandale du système d'espionnage Prism révélé en 2011  par Edward Snowden, la présidente Dilma Rousseff a signé le 24 février un accord de coopération avec l'Union Européenne qui comprend notamment la mise en place d'un câble sous-marin direct de communications contournant les écoutes américaines. Le projet coûtera 185 millions de dollars.

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