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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 17:30

Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a défini cinq conditions, pour que son pays signe l'accord d'association avec l'Union européenne auquel il était censé adhérer au sommet de Vilnius le 28 novembre.

 

Il s’agit notamment de la restauration de la coopération avec le Fonds monétaire international (FMI), la révision des relations commerciales Ukraine-UE, la participation de l’Europe dans la modernisation du système de transport du gaz et la levée de contradictions dans la coopération économique de l’Ukraine avec la Russie et les pays de l’Union douanière (Pravda).

 

Le principal argument de Kiev contre l'accord commercial, c'est qu'il coûterait trop cher.Une des raisons pour lesquelles l'intégration de l'Ukraine avec l'UE coûterait tant est qu'elle empêcherait l'accès aux marchés traditionnels russes. L'Union européenne n'est pas en mesure de financer le manque à gagner.

 

Le président de la douma russe Sergeï Narychkine a dénoncé les ingérences européistes pour forcer le président ukrainien à assouplir sa position. CNN, Euronews, et la plupart des médias occidentaux ont accordé une large couverture aux manifestation des organisations pro-occidentales (telles que Freedom House Ukraine, financée par USAID) contre la position de Viktor Ianoukovitch.

 

FD

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 21:34

Le Nicaragua et la Chine sont parvenus à un accord permettant la construction d'un nouveau canal interocéanique au Nicaragua, qui doublera le canal de Panama. Montant du projet 40 milliards de dollars pris à la charge de HKND le groupe de Wang Jing, fondé récemment aux îles Caimans. Selon pourrait permettre aux BRICS de contrebalancer le bloc du Partenariat transpacifique - (12 pays, 1/3 du PMB : Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, États-Unis et le Vietnam) - (Asia Times). Le projet existait au Nicaragua depuis un siècle.  Le futur canal accélérera significativement le développement du Nicaragua, multipliant par deux ou trois son PIB. Le canal nicarayuayen prendra la relève du canal historique de Panama qui est devenu, au fil du temps, trop étroit pour laisser passer les monstres contemporains du fret maritime.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 22:11

republique_centrafricaine_carte.gifAprès la victoire des rebelles musulmans de la Séléka et l'investiture de leur chef Michel Djotodia comme président le 18 août dernier en lieu et place du président François Bozizé (devenu trop favorable aux Chinois et aux Brics), malgré la présence d'une force panafricaine, la Centrafrique s'enfonce dans le chaos. La France veut faire voter une résolution du Conseil de Sécurité pour envoyer des casques bleus - essentiellement prélevés sur nos contingents. Adama Dieng chargé de la prévention des génocides à l'ONU appuie la demande de la France, et demande même, malgré l'hostilité de l'Union africaine à la Cour pénale internationale, que des respondables centraficains soient traduits devant celle-ci."Mon sentiment est que les communautés chrétiennes et musulmanes vont finir par s'entretuer" a-t-il déclaré.Ce faisant il ne faisant il ne faisait que reprendre l'analyse des puissances occidentales et de leur allié togolais au Conseil de sécurité de l'ONU. Dans la même veine, le ministre des affaires étrangères français Laurent Fabius a estimé mercredi matin que la République centrafricaine était "au bord du génocide" et le secrétaire d'Etat américain John Kerry l'a soutenu en estimant que les États-Unis, qui ont annoncé une aide de 40 millions de dollars à cette force de l'Union africaine ne voient aucun indice laissant penser que le gouvernement de Michel Djotodia a la capacité ou la volonté politique de mettre un terme à la violence.

 

Le président tchadien Idriss Déby, principal adjoint de la France au Mali, avait obtenu les coudées franches il y a six mois pour placer les pilleurs des Séléka au pouvoir à Bangui. Au passage il travaille aussi au détournement à son profit du fleuve Oubangui qui arrose la Centrafique (voir le compte-rendu de la réunion des Amis de la Centrafique à Paris le 6 novembre). Il semble désormais que Paris ne soit plus prêt à laisser le champ libre à ces alliés encombrants. Déjà le 12 novembre la France et les Etats-Unis s'étaient opposés à l'intégration des Seleka dans l'armée régulière.

 

Cependant selon les experts, l’intervention française en Centrafrique pourrait être plus complexe qu'au Mali. Elle débuterait ainsi par une sécurisation de la capitale Bangui avant de s’étendre progressivement aux régions plus reculées du pays, mais pourrait se heurter à des éléments aussi divers que les islamistes nigérians de Boko Haram, des djihadistes chassés du Mali ou encore des milices Janjaweed venues du Darfour.

 

FD

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 17:12

Au moment même où l'armée syienne reprenait la ville stratégique de Qara, dans le Qalamoun, deux kamikazes hier se faisaient sauter devant l’ambassade d’Iran à Beyrouth au Liban. L'attentat a été revendiqué par  une cellule autoproclamée d'Al -Qaida Abdullah Azzam, aui exige le retrait du Hezbollah de Syrie, en pleine commémoration de la fête chiite d'Achoura. Le journal libanais Al Akhbar accuse l'Arabie Saoudite d'avoir perpétré cet attentat. C'est la première fois depuis 1983 qu'un attentat suicide a lieu au Liban. Le quotidien l'Orient le jour redoute qu'il ne s'agisse que du début d'une vague qui pourrait aussi toucher la Russie.

 

Dans les semaines précédentes plus d'une soixantaine de chiites et de sunnites ont été assassinés dans des conflits interconfessionnels au Liban

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 12:08

Voici un article du contributeur du livre "Atlas alternatif" Raul Zibechi, publié dans le journal mexicain de gauche "La Jornada" aujourd'hui sous le titre "El petróleo brasileño y la desestabilización de Bolivia" (Traduction en français Frédéric Delorca)

 

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Le pétrole brésilien et la déstabilisation de la Bolivie

 

latinamerica.jpgLe 12 Novembre dernier, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a publié à Londres un rapport Perspective pour l'énergie mondiale, qui prévoit que la demande énergétique va croître d'un tiers à 2035 du fait de l'expansion de la consommation de la Chine, l'Inde et le Proche-Orient. Parmi les nombreuses questions, le rapport aborde les différences régionales de prix de l'énergie et comment ce facteur peut contrarier la croissance des économies.

Le pays vedette du rapport es Brésil, auquel il consacre un chapitre qui assure que cet Etat est à l'avant-garde de l'exploration en eaux profondes et en énergies qui proviennent d'hydrocarbures, en raison ses vastes ressources hydroélectriques. Selon lui d'ici 2035, le Brésil va devenir un grand exportateur de pétrole et un producteur majeur de l'énergie dans le monde , ce qui représente un tiers de la croissance de l'offre mondiale de pétrole .

L'agence internationale estime que les ressources du Brésil sont abondantes et diversifiées , un endroit où se trouvent à la fois les énergies renouvelables et les principales découvertes mondiales de pétrole de la dernière décennie. Selon les estimations de l'AIE, conformément aux projets annoncés par Petrobras, la production pétrolière brésilienne passera de 2,2 millions de barils par jour aujourd'hui à 4,1 millions en 2020 et 6,5 millions en 2035, ce qui le place au sixième rang des producteurs .

Il n'y a pas que le potentiel de l'énergie du Brésil. L'AIE assure que d'ici 2035 le Brésil sera responsable de 40 pour cent du commerce mondial des biocarburants, puisqu'il possède a assez de terres pour étendre la culture de la canne à sucre pour l'éthanol, qui couvrira un tiers de la demande intérieure pour les carburants de transport. Le Brésil est un leader mondial dans les énergies renouvelables et est en passe de doubler sa production de carburants renouvelables d'ici à 2035, selon le rapport, pour atteindre un million de barils de pétrole.


La réalisation de ces projections nécessite d'énormes investissements pour l'extraction de l'eau profonde d'environ 60 milliards de dollars par an. Cette année, Petrobras a installé neuf plateformes offshore et a investi près de 50 milliards de dollars. L'agence de l'énergie estime que d'ici 2035, Petrobras sera le leader mondial, avec 60 pour cent de l'extraction mondiale de pétrole en eau profonde. Ainsi, le Brésil est le seul membre des BRICS, qui combine une industrie puissante, une énorme secteur agro-alimentaire et une production d'énergie élevée, ce qui le rend moins vulnérable que, par exemple, la Chine.

Qu'envisagent de faire le Pentagone, le Commandement Sud et le secteur financier des  des Etats-Unis devant cette situation qui, de fait, constitue un défi à l'hégémonie de la superpuissance dans la région? Nous ne savons pas exactement, mais tout va dans le sens d' une déstabilisation croissante du Venezuela et d'autres pays qui sont essentiels pour encercler le Brésil de conflits, comme cela se fait pour tenter de freiner la Chine et la Russie.

Un récent éditorial dans le Wall Street Journal révèle certains objectifs non déclarés mais plausibles. Dans sa chronique hebdomadaire l'éditorialiste Mary Anastasia O'Grady  demande Bolivie est-elle le nouvel Afghanistan? ( The Wall Street Journal, 27 Octobre 2013).L'éditorial est incroyable et il serait hilarant s'il n'était pas publié dans l'un des journaux les plus influents du monde, reflétant la vision des élites du secteur financier et du secteur le belliciste des forces armées.

 

"Le pays andin est devenu un centre de crime organisé et un refuge pour les terroristes" , indique le sous-titre. Rappelez-vous que, après l'occupation soviétique de l'Afghanistan est devenu "un incubateur de crime organisé" , devenant un repaire propice pour des gens comme Ousama Ben Laden. "Quelque chose de semblable peut se passer en Bolivie. Le gouvernement est undéfenseur des producteurs de cocaïne, et la présence iranienne s'y accroît" . Il ajoute qu'Evo Morales et Álvaro García Linera "a commencé à construire un narco-Etat quand ils ont pris le pouvoir en 2006. "

L'éditorial ajoute de supposées informations à des déclarations dignes d'une agence d'espionnage: "l'Iran est susceptible d'avoir financé totalement ou partiellement la construction d'une nouvelle base d'entrainement militaire dans la région Alba de Santa Cruz" . Il n'y a rien qui garantisse ce "est susceptible de" , à part le le fait que l'ambassade d'Iran à La Paz aurait beaucoup de fonctionnaires.

La colonne de la semaine prochaine était dirigée contre le Brésil et son "pur théâtre" dans la manière qu'il a eu de dénoncer l'espionnage américain. « L'appui de Cuba - soutient O'Grady - situe le Brésil sur le mauvais côté de la géopolitique" ( The Wall Street Journal, 3 Novembre). On peut toujours penser que ces affirmations proviennent d'une personne peu sérieuse et, peut-être, comme le suggère le magazine NACLA, qu'il s'agit presque de propos délirants. Mais O'Grady n'est pas un quidam qui écrirait dans un petit journal de province. Il a travaillé pendant dix ans pour le groupe financier Merrill Lynch et il fait partie du comité de rédaction restreint du journal le plus diffusé aux Etats-Unis.

Serait-il délirant de penser que certains secteurs du pouvoir sont en train d'échafauder des opérations plus ambitieuses que celles qui a renversé Manuel Zelaya et Fernando Lugo, anciens présidents du Honduras et du Paraguay? Impossible de le savoir précisément, mais il est bon de rappeler que l'un des points nodaux de la stratégie des Etats-Unis pour rester une superpuissance est d'empêcher l'émergence de puissances régionales qui puissent contester leurs place dominante.

Les analystes brésiliens admettent que la stratégie du Pentagone est de mettre la pression sur les frontières du Brésil pour transformer ses voisins en "États défaillants" (failed States), une catégorie dans laquelle pourraient être placés un jour des pays comme la Bolivie, et peut-être l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay avec le prétexte du trafic de drogue (Defesanet, 1er Novembre). Nous vivons actuellement une période de changements qui inclut des convulsions de toutes sortes. Il est nécessaire que nous nous préparions à les affronter.

 

Raul Zibechi

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 18:59

b52.jpgAu milieu de rumeurs véhiculées par son ministre Laurent Fabius d'une attaque imminente d'Israël sur l'Iran, et à huit jours de son voyage à Tel-Aviv, le président français François Hollande a profité de l'occasion pour saboter les pourparlers entre l'Iran et le groupe P5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) afin de pouvoir vendre des armes au gouvernement saoudien .

 

Lors de trois jours d’intenses négociations à Genève , les Français à plusieurs reprises exposé publiquement les points de blocage et le manque de garanties dans l’accord intérimaire en préparation pour compromettre cet accord la semaine dernière.

hollande.jpg

 

Cette initative a valu à la France le triste privilège de recevoir les félicitations du sénateur républicain belliciste John McCain. "Vive la France", s'est écrié, en français dans le texte, le sénateur sur son compte Twitter. "La France a eu le courage d'empêcher un mauvais accord sur le nucléaire iranien", a-t-il déclaré (Agences).

 

Le prince Bandar-ben-Sultan-ben Abdoulaziz, responsable des services secrets saoudiens, quant à lui n'a pas hésité à confier à un diplomate occidental qu'il envisage de remettre en cause sviceon partenariat stratégique avec les Etats-Unis depuis leur refus de bombarder la Syrie, et de s'engager plutôt dans une alliance avec la Jordanie et la France. En attendant, elle refuse d'occuper son poste au Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Selon des sources iraniennes, Bandar aurait rencontré les services du Mossad israélien à Aqaba en Jordanie, scellant ainsi son alliance avec Israël mais suscitant des désaveux dans la famille royale (information à prendre avec prudence car non confirmée par d'autres sources)

 

saoudi.jpg

L'agence russe Ria Novosti rappelle que "Le conflit avec l'Arabie saoudite pourrait marquer une grave défaite géopolitique de la Maison blanche. Car ce pays abrite la plus grande base américaine du Golfe et joue un rôle clé dans la sécurité énergétique de l'Amérique en empêchant l'effondrement des cours pétroliers mondiaux. De plus, la majeure partie des actifs saoudiens - pour le montant astronomique de 690 milliards de dollars - est libellée en titres de valeur américains."

 

F. Delorca

 

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 20:53

 

 

 

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 13:20

 oil_well.jpgLe président Rafael Correa a dénoncé en séance plénière de la 37e Assemblée générale de l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'éducation), la catastrophe écologique provoquée par la compagnie pétrolière Chevron.

 

Chevron n'a jamais travaillé directement en Equateur mais a hérité d'une plainte pour pollution lorsqu'elle a acquis Texaco en 2001, et n'a pas encore payé l'amende de 19 milliards de dollars à laquelle la justice équatorienne l'a condamnée. Texaco avait été poursuivi par des groupes indigènes locaux après l'arrêt de ses opérations en Amazonie équatorienne en 1992.

 

Le géant pétrolier a annoncé début septembre avoir été exonéré par le tribunal d'arbitrage de La Haye en raison de clauses exonératoires incluses dans un traité signé avec Quito, ce qu'a démenti Diego Garcia. Il impute la pollution à la compagnie publique équatorienne Petroecuador. En réponse Rafel Correa avait alors appelé au boycott international de Chevron. Le mois dernier les ministre des affaires étrangères Ricardo Patiño a fait savoir que si le tribunal d'arbitrage dans sa décision finale mettait le paiement de l'amende pour pollution à la charge de l'Etat équatorien et non de Chevron, celui-ci serait ruiné car l'amende représente 20 % du PIB.

 

Par ailleurs au terme d'une conférence de presse à Paris, Correa a condamné les positions d'une partie de la gauche radicale équatorienne qui veut éradiquer l'extraction minière du pays en l'accusant d'être de ce fait complice de la droite. Il a aussi reconnu que le processus d'intégration en Amérique latine connaît un ralentissement dû à une restauration conservatrice, malchance et parce que certains pays ne sont plus aussi enthousiastes.

"Il y a eu un ralentissement, peut-être à cause d'une certaine inattention de notre part, nous sommes tous accaparés par des problèmes internes, remarquez le cas du Brésil, Dilma Rousseff et toutes les manifestations qui ont eu lieu, mais il y a eu aussi un peu de malchance", at-il déclaré, se référant à la mort de Nestor Kirchnner (premier secrétaire de l'UNASUR) et du président vénézuélien Hugo Chavez.

 

F. Delorca

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 04:39

Lundi le secrétaire d'Etat américain John Kerry lors d’un point de presse lundi avec son homologue le prince Saoud al-Fayçal  en Arabie Saoudite (pays qui forme des djihadistes au Pakistan pour combattre en Syrie et a ouvertement condamné le non-engagement d'Obama sur ce dossier) a rappelé l'hostilité de Washington à la puissance militaire et politique du Hezbollah au Liban. "Il ne faut pas permettre que le Hezbollah décide pour l'avenir du Liban" a-t-il déclaré.

 

En réponse le ministre libanais des affaires étrangères Adnane Mansour (lié au mouvement chiite Amal et souvent jugé pro-syrien) a qualifié ces propos « d’ingérence inadmissible ». «  Le diktat venu de l’étranger n’aura aucun effet sur la scène libanaise sauf s’il sert à perturber la stabilité du pays », a ajouté é Mansour au cours d’un entretien télévisé sur al-Mayadeen . Et de conclure : «  Le Liban ne peut supporter aucune immixtion venue de l’étranger ; la politique intérieure ne peut être décidée que par les Libanais. Le Liban n’est sous aucune tutelle ni occupation. Aucune partie ne peut décider à la place des Libanais ».

 

Le Hezbollah chiite détient 13 sièges sur 128 au parlement libanais, vainqueur de la guerre contre Israël dans les années 2000, et combattant en Syrie aux côtés du gouvernement, il détient une force militaire autonome et contrôle une grande partie des hôpitaux au Liban.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 11:02

flagcongo.png«Presque toutes les positions du M23 (guérilla qui ravage l'Est du Congo sans doute avec les financements du Rwanda) ont été abandonnées hier», a déclaré Martin Kobler, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC) au Conseil de Sécurité par vidéo-conférence. «Cela marque quasiment la fin militaire du M23 », a-t-il soutenu. C’est donc après 4 jours d’intenses combats menés à l’arme lourde que les positions du M23 ont été récupérées, les unes après les autres, par les forces loyalistes (FARDC). En série, les verrous ont tous sauté durant les opérations menées respectivement, dans le territoire de Rutshuru-centre ainsi que dans les localités de Kibumba, Kiwanja, Rumangabo et Bunagana dans la province du Nord-Kivu. (Journal La Prospérité)

 

Remarque de Tony Busselen du journal belge Solidaire sur sa page Facebook :

"Pour le moment le M23 reste à Bunagana et probablement ils ont encore des petites équipes au parc Virunga. Un contre-offensive de l'armée Rwandaise reste donc possible. Il y aura donc une immense pression de la "communauté internationale" pour reprendre les négociations à Kampala. Ce qui signifierait que le président du Congo Joseph Kabila sera pour la énième fois accusé de haute trahison, religieusement par les habituels fanatiques anti-Kabila, mais aussi spontanément par une partie de victimes de cette guerre qui en a marre de cette guerre, tolérée et imposée par l'Occident à la RDC.

Comment les grands experts occidentaux très influents pour ne pas dire "faiseurs d'opinion publique en Occident et partiellement en RDC", voient la situation actuelle?

Dans son article du 24 octobre Jason Stearns dit sur les négociations à Kampala : "it is difficult to imagine the M23 accepting the exclusion of even its top 20 officers." et il dit aussi : "There is still hope for a deal".

Un autre expert, Thierry Vircoulon d'International Crisis Group, conclut que les victoires militaires ont été annoncées par Kabila et que "Joseph Kabila voulait une victoire militaire". Ce qui est clairement très dangereux pour Vircoulon car "Le M23, c’est l’arbre qui cache la forêt : il y a une vingtaine de groupes armés dans l’est de la RDC."

Un troisième grand expert, Christophe Rigaud (Afrikarabia) du Courrier International, explique de son côté que les résultats militaires des FARDC sont le résultats de tout sauf Kabila, le gouvernement congolais ou les FARDC : c'est la brigade internationale, c'est l'attitude changée du Rwanda et des Etats-Unis etc... En même temps, Rigaud annonce déjà la vengeance du M23 sous la forme du retour de Laurent Nkunda.

Dans cette cacophonie des grands experts, il y a l’unanimité : "il faut une solution politique car sinon on risque la prolongation de la guerre". Pour Rigaud, qui nie le fait que le M23=armée rwandaise, ce sera la vengeance et le retour de Nkunda. Pour Vircoulon ce sera une intervention directe du Rwanda combiné avec les forces des 20 milices dont il parle.

Et, comme par hasard, "la communauté internationale" est d'accord. Vircoulon cite : "L’envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs, Russell Feingold, a parlé lundi d’une "poudrière" qui menace de provoquer une guerre régionale."

En contradiction avec les guerres impérialistes (Libye, Iraq, Kosovo etc...) où les victoires militaires sont la règle, en RDC la victoire militaire est donc exclue pour les Occidentaux. Et cela pour la seule et simple raison, qu'une défaite du M23 rendrait la survie du président rwandais Paul Kagame, chéri de la classe dirigeante dans le monde anglo-saxon, extrêmement difficile. En plus, la solution politique, n'importe laquelle, fragiliserait et affaiblirait le gouvernement central à Kinshasa, ce qui est le vévritable enjeu de toute la stratégie occidentale en RDC. "

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