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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 22:55

balkans.jpgDeux symboles de la progression de la Turquie en Europe de l'Est :

 

1) Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch à Ankara a annoncé le 12 octobre la signature d'un accord de libre échange, qui, parallèlement à l'adhésion de l'Ukraine à la zone de libre-échange de l'Union européenne porterait les échanges commerciaux turco-ukrainiens de 6 à 20 milliards de dollars par an en 2015, ce qui permettrait aux produits turcs de remplacer en partie les produits russes (montant d'échange 60 milliards de dollars actuellement), Moscou ayant fait savoir que Kiev ne pouvait à la fois commercer sans barrière avec l'Union européenne et adhérer à l'Union douanière eurasiatique qu'elle promeut

 

2) Le 26 octobre le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan était à Prizren, au Kosovo (où se préparerait la création par l'Union européenne d'un nouveau tribunal pénal international chargé des crimes commis par les dirigeants albanais autour des trafics d'organes), et déclarait « La Turquie, c'est le Kosovo et le Kosovo, c'est la Turquie. Nous sommes tous les enfants du même pays, forts et unis comme des frères. Nous partageons la même histoire et la même civilisation. » (Ces propos ont cependant par la suite été édulcorés par le ministre turc des affaires étrangères après la colère suscitée à Belgrade).

 

La Turquie est aujourd'hui le troisième investisseur au Kosovo derrière la Grèce et l'Italie. Elle est le quatrième en Bosnie-Herzégovine. Elle rénove les vestiges du passé ottoman, finançant la rénovation de mosquées, de hammams et d'écoles coraniques bâtis par les sultans en Macédoine, en Bulgarie ou en Albanie.

 

Sur Strategic-Culture.org, Piotr Iskenderov montre que les Occidentaux laissent carte blanche pour une nouvelle pénétration de la Turquie dans les Balkans, en échange de sa non adhésion à l'Union européenne, ce qui répond à un besoin de la Turquie (où vivent, outre les descendants des Turcs d'Europe chassés au XXe  siècle, 1,2 million d'Albanais) aussi d'assumer son héritage balkanique. 

 

F. Delorca

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 17:38

L'ancienne guérilla terroriste au Zimbabwe financée au temps de l'apartheid par l'Afrique du Sud et les Etats-Unis et devenue depuis lors un parti politique d'ooposition au gouvernement issu du Frelimo (autrefois marxiste), le Résistance nationale mozambicaine (Renamo) refait parler d'elle. En octobre dernier, son leader   Afonso Dhlakama, 59 ans, a annoncé qu'il allait construire une nouvelle base militaire au centre du pays avec 800 hommes, à Gorongosa."J’entraine mes hommes à fond, et s’il le faut nous repartirons détruire le Mozambique", avait-il déclaré en novembre.

 

Lundi dernier, lorsque l’armée du Mozambique a pris d’assaut cette base. Afonso Dhlakama, est parvenu à s’enfuir. Et mardi matin, les anciens rebelles ont répliqué, en attaquant un poste de police à Maringue, dans le centre du pays. Les puissances occidentales appellent au dialogue.

 

Selon une étude zimbabwéenne la découverte de gaz naturel (le Mozambique aurait la troisième réserve d'Afrique), d'or et de diamants dans ce pays pourrait avoir donné des ailes à la Renamo. Ce parti qui a perdu les quatre dernières élections législatives a l'impression de ne pas tirer les dividendes économiques du fort taux de croissance que connaît le pays (qui reste malgré tout très pauvre). Mais la reprise de la guérilla pourrait justement compromettre ce redressement économique et les investissements étrangers.

 

F. Delorca 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 12:20

C'est une conséquence de l'intervention française au Mali et du recentrage de la France sur l'Afrique occidentale : dans le cadre du partage des tâches avec les Etats-Unis, Djibouti bascule dans la sphère de ces derniers.

 

Comme le remarque sur son blog Philippe Chapleau, spécialiste des questions de défense à Ouest-France :

 

"Différentes informations données sur ce blog démontrent l'effort US en direction de Djibouti.

Le 26 septembre, par exemple, j'écrivais: "775 millions de dollars en deux ans! Pour 2013, ce sont déjà quelque 343 millions de dollars de travaux qui ont été commandés (s'y ajoutent une partie d'un contrat de 179 millions de dollars passé en septembre dans le cadre du programme Saturn Arch de renseignement satellitaire). Pour 2012, ce sont au moins 432 millions de dollars de travaux, aménagements et équipements qui ont été dépensés pour le camp Lemonnier."

Le dispositif US, qui se consolide en permanence, permettra à l'AFRICOM et au CENTCOM de disposer d'une base de lutte anti-piraterie, d'une plate-forme anti-terroriste (avec des drones), d'un hub logistique etc. Autant de capacités qui rendent quasiment obsolète la présence à Djibouti de certaines forces françaises (actuellement 2 100 hommes) et la poursuite de certaines missions. Certes, les militaires du 5e RIAOM ou les cadres de la mission de coopération et de défense (rattachés au MAE) ne seront pas d'accord avec moi. Mais, leur avenir est compté. L'EMA planche sur des scénari et le ministère réfléchit à la "réarticulation des forces prépositionnées en fonction de la régionalisation de notre action au Sahel". En clair, "il faut alléger ici où là" ("ici et là", plus précisément)."

 

Dans cette division du travail entre grandes puissances, les peuves restent perdants. En février dernier un collectif sur le site de l'association Survie dénonçait le "climat de terreur" qui pesait sur l'opposition et les nombreuses arrestations politiques.En outre les Afars y sont persécutés, et les femmes de cette éthnie font l'obket de viols fréquents selon le Comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’Impunité.

 

Le Parlement européen a adopté le 4 juillet dernier une résolution d’urgence sur les violations graves des droits de l’Homme, de la démocratie et de l’État de droit à Djibouti (pays classé dans ses rapports 167ème sur 176 pour la liberté de la presse). Mais aucune mesure concrète n'est envisagée par les gouvernements occidentaux alors pourtant que le pays dépend très largement de l'aide extérieure et pourrait se réformer si la menace de la réduction de cette aide était employée par ses alliés.

 

F. Delorca

 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:11

flag-china.pngLa presse chinoise a accordé une large couverture à la présence de son premier-ministre Li Keqiang à la réunion de l'Association des pays de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) et à ses visites officielles au Brunei, en Thaïlande et au Vietnam. Le voyage tendait notamment à neutraliser certains aspects de la réconciliation amércicano-vietnamienne et de contrer le nouvel investissement américain en Extrême Orient où 60 % des forces navales de Washington devraient être prochainement concentrés.

 

destr

La semaine dernière le secrétaire d'Etat John Kerry et le secrétaire à la Défense Chuck Hagel Etats-Unis rencontraient leurs homologues japonais où la propagande nationaliste a le vent en poupe. John Pilger rappelle qu'un système anti-missile balistique tourné contre la Chine est basé à Kyoto, des appareils à décollage vertical sont déployés au Japon, la Corée du Sud conte Pyongyang et le Japon autour du conflit des îles Shenkaku/Diaoyu ont acheté des drones américains 4 RQ Global Hawk rendant ainsi possible une guerre des drones dans la région, et Guam accueille le plus grand déploiement de soldats américains en Asie depuis la guerre du Vietnam (9 000 marines). A ces menaces s'ajoute à l'Ouest l'agitation au Xinjiang (le Xinjiang Daily faisait état de condamnation fin aout de militants liés au Mouvement islamique du Turkestan oriental  - East Turkistan Islamic Movement et au Mouvement islamique d'Ouzbékistan - Islamic Movement of Uzbekistan liés au pakistan et à l'Arabie Saoudite).

 

La politique d'encerclement dela Chine encourage son conservatisme politique. Il y a quinze jours, le Quotidien du Peuple, organe du PC chinois, dans un article intitulé "La Chine n'établira pas de « concessions politiques » en ligne" (vieux souvenir de l'époque coloniale des "concessions)  justifiait en ces termes le refus du gouvernement chinois de lever la censure d'Etat sur Internet dans la zone franche de Shanghaï : "Examinons avec calme et objectivité les critiques de certains envers le pare-feu Internet, ce « péché originel ». Il n'est pas difficile de voir que cet outil a au moins, en Chine et dans certains autres pays, grandement amélioré la justice de la communauté internationale. Les conflits sanglants qui ont balayé le monde arabe avec la « Révolution du jasmin » ont coûté la vie à plus d'une centaine de milliers de personnes et fait plus d'un million de déplacés lors de la guerre civile en Syrie, la puissance létale de la guerre de l'information en réseau a déjà fait preuve de son exhaustivité, et après l'affaire « Prism », ceux qui prétendent encore que la Toile est un espace de « liberté », qu'elle ne subit pas le contrôle hégémonique d'Etats occidentaux, que ce n'est pas une véritable arme de siège suffisante pour détruire un pays qui se trouve là entre les mains hégémoniques des Etats-Unis, sont vraiment naïfs. On peut dire que les pays qui espèrent, malgré le poids de la pression d'un pays puissant possédant la technologie de l'Internet, pouvoir maintenir leurs capacités d'auto-défense et leur souveraineté sont nombreux. Mais si tous les pays n'ont ce genre de capacités, fort heureusement, la Chine compte parmi les quelques nations qui ont cette force. 1,3 milliard de Chinois continuent à jouir d'une vie paisible, à l'opposé de l'époque de l'effondrement de l'Union soviétique ou du sort des peuples libyen et syrien, et les capacités de contrôle de l'Internet n'y sont pas pour rien. (...) On pourrait aussi bien comparer c'est outil qu'est l'Internet avec les marchés financiers internationaux. Tous les deux ont un énorme potentiel d'impact positif, mais aussi un potentiel de destruction dévastateur sur la société humaine et son ordre. (...) Ceux qui ont connu la crise financière asiatique dévastatrice de 1997-1998 peuvent le dire : ils ont été témoins, ils ont vu la Malaisie et Hong Kong s'écarter de la « libéralisation des comptes de capital » et mettre en œuvre avec résolution un contrôle des capitaux et une intervention sur les marchés, et donc être épargnés, à l'inverse de nombreux autres pays d'Asie de l'Est dont l'économie a connu un recul catastrophique... ils ont senti passer le vent du boulet. Tout comme il est impossible de continuer à considérer la « libéralisation des capitaux », comme une terre sacrée inviolable, pas plus le pare-feu sur Internet ne saurait être un quelconque péché, on ne peut que le considérer que comme un outil nécessaire. Le Gouvernement d'un grand pays ne peut pas systématiquement capituler devant la soi-disant « opinion publique en réseau », faute de quoi ce pays serait par trop indécis, trop fragile. Sans un environnement juridique et politique stable et prévisible, il est aussi évident que ce serait invivable, sans parler du fait que, partout dans le monde, il est notoire que l'opinion publique en réseau d'aujourd'hui peut jouir de droits de façon excessive sans en assumer les responsabilités."

 

F. Delorca

 

 

 

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:17

800px-LocationAfrica.png"Réunie en sommet, l'Union africaine (UA) a demandé, hier, l'ajournement pour immunité des procédures engagées pour crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI) contre les deux têtes de l'exécutif kényan, le président Uhuru Kenyatta et le vice-président William Ruto, qui doivent être jugés à La Haye. Le président Kenyatta a dénoncé une « chasse raciale » et qualifié la CPI d'« impérialiste ». " (Le Télégramme).

 

L'Union africaine (UA) va demander à l'ONU l'ajournement des procédures de la Cour pénale internationale (CPI) contre les dirigeants en exercice. "Loin de promouvoir la justice et la réconciliation (...) la CPI s'est transformée en instrument politique visant l'Afrique et les Africains", a accusé l'éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, dont le pays préside l'Union africaine: "ce traitement inique et injuste est totalement inacceptable" (Agences).

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 16:28

Des guérilleros du Hezbollah libanais et des miliciens chiites irakiens ont pris la ville de Sheikh Omar au sud de Damas avec l'appui de l'armée syrienne.

 

La deuxième conférence internationale sur la Syrie, dite Genève-2, pourrait se réunir au cours des prochaines semaines, a déclaré aujourd'hui la chef de la diplomatie italienne Emma Bonino dans une interview au quotidien L'Unità.

 

Selon des informations iraniennes les forces de l'armée syrienne ont détruit  les positions des terroristes du Front al-Nosra  dans la localité al-Sawamaa, dans la banlieue d'Idlib (nord du pays). Au nord Est après les affrontements entre  l'Armée Syrienne Libre (ASL), ceux du Front al-Nosra et de l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), et les kurdes, Al Qaida contrôle toujours la province de Raqa.

 

Le processus de destruction des armes chimiques syriennes, validé par le Conseil de sécurité de l'ONU (dans un cadre moins contraignant que le chapitre VII de la chartesur lequel la France voulait se fonder) se poursuit. L'OIAC, mandatée en vertu de la résolution de l'ONU, a déclaré qu'elle allait envoyer une deuxième équipe en Syrie pour aider à respecter les délais (fixés au 1er novembre) après qu'une équipe d'inspecteurs ait essuyé des coups de feux le 26 août dernier.

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 15:55

usmarine.jpg - En Somalie, lundi l'opération américaine visant une maison en bord de mer à deux étages Barawe (200 000 habitants, base arrière des Shabaab) en vue de caotuer sans le tuer, Abdulkadir Mohamed Abdulkadir , un Kenyan d'origine somalienne et commandant en chef d'Al-Shabaab, a échoué, et le commando américain a dû battre en retraite au bout d'une heure. Les Shabaab depuis lors ont instauré le couvre-feu dans la ville.

 

- En Libye, le gouvernement de Tripoli a convoqué l'ambassadeur américain Deborah Jones pour l'interroger sur  l'enlèvement par le commando "Force Delta" d'Abou Anas al-Libi (source :LANA) 49 ans, membre présumé d'Al-Qaïda accusé d'avoir joué un rôle dans les attentats de 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie. Lundi, il était détenu à bord d'un navire de guerre de l'US Navy, où il a été interrogé (et probablement torturé) sans avoca sur les opérations d'Al-Qaïda. Selon le département de la Défense affirme il est fait prisonnier «régulièrement dans le cadre du droit de la guerre dans un endroit sûr à l'extérieur de la Libye."et  sera transféré à New York pour son procès. Selon son fils Al-Libi n'est qu'un honnête employé de pizzeria. Les milices révolutionnaires de Benghazi, Al-Bayda et Darna ont dénoncé l'enlèvement et promis des représailles. "Cet acte honteux coûtera cher au gouvernement libyen" ont-ils déclaré.

 

Le premier ministre libyen a été enlevé puis rapidement relâché aujourd'hui. 

 

«Ces opérations en Libye et en Somalie envoient un message fort au monde pour indiquer que le Etats-Unis ne ménageront aucun effort pour demaner des comptes aux terroristes, peu importe où ils se cachent ou depuis combien de temps ils ont pu échapper à la justice ", a déclaré le secrétaire à la défense américain Chuck Hagel. Son porte-parole a annoncé de nouvelles opérations.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 21:25

venez.pngLe président du Venezuela, Nicolas Maduro , a annoncé l'expulsion de la chargée d'affaire étatsunienne, Kelly Keiderling, et deux autres diplomates, à Caracas, Elizabeth Hunderland et David Mutt, qui ont 48 heures pour quitter le pays pour avoir encouragé des actes de sabotage. Cela fait suite notamment à la panne générale  d’électricité qui a duré plusieurs heures à Caracas le 4 septembre après une panne géante qui a provoqué dans la ville l’arrêt du métro, la fermeture des commerces et la formation d’embouteillages monstres.

 

Selon l'universitaire français Jean Ortiz : "Une vaste campagne de déstabilisation économique et politique est engagée, assez semblable à celle que connut le Chili de Salvador Allende : sabotages électriques, économiques, violences de rue, organisation de pénuries de produits de base, d’une spéculation tous azimuts". Il y aurait eu aussi un projet d'assassinat du président Maduro. "L’avion présidentiel est resté récemment cinq mois en France pour révision. Il est revenu au Venezuela avec une fuite de carburant et "un problème sur une aile". Des anomalies (sabotages ?) détectées par la Sécurité et les techniciens vénézuéliens. Un porte-parole d’Airbus a répondu à Caracas que l’avion avait été effectivement révisé en France mais qu’Airbus "ne s’occupe pas de la maintenance". "

 

Selon le journaliste canadien Jean-Guy Allard, cité par Granma, rappelle qu'en mars 2013, Raúl Capote, agent des services cubains, naguère agent double au sein de la CIA avait identfié Keiderling comme agent de cette organisation dans le cadre de son activité de soutien financier aux écrivains dissidents, et fait état d'une enquête réalisée à partir de Wikileaks par Jean Cleaux Duvergel mettant au jour les réunions, après l'élection de Maduro, dans la résidence de Keiderling Franz, avec des représentants de la mouvance de l'opposant pro-américain Henrique Capriles : Miguel Otero (El Nacional), Andrés Mata (propriétaire de El Universal), Carlos Croes (Televen), et les membres de Venevisión, Bloque de Armas, Globovision et Canal I .

 

Le président bolivien Evo Morales a félicité son homologue vénézuélien. L'opposition locale et les Etats-Unis accusent Maduro d'avoir monté de toutes pièces ce dossier d'ingérence pour dissimuler les problèmes de gestion du pays.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 17:17

Le président du Timor Oriental (Timor Leste), Taur Matan Ruark (un ancien cadre de la guérilla Fatilin, bras armé du Fretilin marxiste jusqu'à la fin de la guerre froide), est arrivé hier à Cuba pour remercier ce pays pour l'aide qu'il apporte au sien. Pays victime en décembre 1975, de terribles massacres, commis par l'armée indonésienne avec la bénédiction des Etats-Unis et dans le silence des grands médias de l'époque, sauf quelques esprits libres comme Noam Chomsky, le Timor orientala obtenu l'indépendance en 1999 après qu'un tiers de sa population eurent péri sous l'occupation indonésienne.

 

Eloigné des grands enjeux géostratégiques et des préoccupations occidentales, il bénéficie encore d'une aide cubaine remarquable en matière médicale. Ainsi que l'a reconnu le Guardian le 25 juin 2012, en 1999 il n'y avait plus que 70 généralistes et un chirurgien pour 1 million d'habitants, grâce à l'envoi de 165 médecins et infimiers cubains qui encadrent un millier de médecins locaux, le pays compte aujourd'hui six hopitaux et 200 cliniques rurales. 11 400 vies ont été sauvées en 5 ans entre 2003 et 2008 selon un rapport de Aid Watch Report Australie. 500 médecins du Timor sont sortis de l'université cubaine en novembre dernier. Le programme cubain finance 70 % des dépenses de santé du pays.

 

Cuba avait été en 1975 un des premiers pays à reconnaître le gouvernement du Fretilin après la décolonisation par le Portugal. La coopération médicale entre Cuba et le Timor oriental a débuté en 2003, peu de temps après la fin de l'administration provisoire du pays par l'ONU.

 

  F. Delorca

 

  Voir la vidéo ici.

 

 

 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 10:00

rohani.png"Je propose comme un point de départ ... J'invite tous les Etats ... à entreprendre un nouvel effort pour conduire le monde dans cette direction ... nous devrions commencer à penser à une coalition pour la paix partout dans le monde à la place des coalitions inefficaces pour la guerre. " a déclaré le Président de la République islamique d'Iran, Hassan Rohani le 24 septembre (une expression qui avait déjà été employée par l'Iran et le Zimbabwe en 2007). En réponse le président américain Obama a reconnu la fatwa de l'ayatollah Khamenei contre les armes nucléaires, appelé au "respect mutuel" plutôt qu'au "changement de régime" et admis le rôle de Washington dans le renversement du gouvernement démocratiquement élu en Iran en 1953.

 

Comme le note Trita Parsi du National Iranian American Council, "Presque personne dans le gouvernement américain ne s'attendait à ce que les élections iraniennes changeraient les choses - et certainement pas en votant pour les pragmatiques iraniens, qui avaient été relégués aux marges de la politique iranienne au cours des huit dernières années." Pourtant, selon lui, ce changement n'est pas dû aux sanctions économiques, comme le pensent les "faucons" du Pentagone, mais a été préparé de longue date par Rohani, et par son ministre des affaires étrangères Javad Zarif qui avait aidé les Etats-Unis en Afghanistan en 2001.

 

Mais il n'est pas sûr que Washington acceptera jusqu'au bout la main tendue par le nouveau président iranien (qui a aussi appelé Israël à rejoindre le traité de non-prolifération nucléaire) du fait de l'intransigeance persistante d'Israël. Ce matin le ministre de la défense israélen Gilad Erdan, comme le premier ministre Netanyahu plus tôt dans la semaine, qui avait parlé d' "écran de fumée", a appelé les Etats-Unis à ne pas se laisser "distraire" par les ouvertures du président Rohani et a annoncé que son premier ministre présentera mardi à l'assemblée générale de l'ONU des éléments recueillis par le Mossad sur le programme nucléaire iranien. De même le gouvernement israélien a jugé insuffisante la condamnation de l'Holocauste par H. Rohani mardi sur CNN.

 

F. Delorca

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