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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 22:09

Le gouvernement par intérim, dirigé par la première ministre, Sheikh Hasina, de la Ligue Awami (centre gauche laïque) a organisé les élections générales, au terme d'une année 2013 qui aura été, selon les observateurs, l'année la plus violente dans l'histoire du Bangladesh depuis l'indépendance. Ces élections ont été boycottées par la coalition d'opposition, dirigée par le BNP (Parti nationaliste du Bangladesh, de droite), qui insistait pour avoir un gouvernement «non partisan» chargé des affaires courantes et se sont déroulées avec un faible taux de participation. Le parti gouvernemental a remporté 80 % des sièges.

 

Alors que selon Mir Hasan Rashedul, le parti au pouvoir est responsable de la majeure partie des violences, le parlement européen le 16 janvier a voté une résolution qui, tout en critiquant les violations des droits de l'homme par le régime, accuse l'opposition de la violence, qualifie le parti Jamaat-e-Islami et le mouvement Hefazat d'«extrémistes», demande au principal parti d'opposition, le Parti nationaliste du Bangladesh de se distancier de ces organisations (ce qui revient à l'accuser de collusion avec l'islamisme radical). Selon cet article la position du parlement européen reflète l'intérêt des Occidentaux à ménager la bourgeoisie laïque du pays, cliente de leurs produits d'exportation, quitte à ce que celle-ci impose une dictature, plutôt que de laisser le peuple voter souverainement.

 

Selon Mir Hasan Rashedul le Parlement européen est dans le deux poids deux mesures, soutenant les actions violentes de l'opposition en Ukraine, et condamnant celles du Bangladesh. Ce faisant l'Europe s'alignerait sur l'Inde qui avait déjà demandé aux Etats-Unis de modérer leur position en faveur d'une inclusion de l'opposition au régime de la Ligue Awami dans le processus électoral, et qui voit dans ce régime un rempart contre le chaos.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 08:19

coree.jpgDepuis que Mme Park Geun-hye, fille de l’ancien président dictateur Park Chung-hee, a pris les rênes du pays, au printemps 2013, la Corée du Sud est sur la pente de l'autoritarisme. Le 16 septembre dernier un homme qui voulait regagner la Corée du Nord a été abattu par les militaires. La présidente a mobilisé le National intelligence service,le ministère des anciens combattants et le ministère de la défense pour diffuser de la désinformation sur ses adversaires politiques. La presse est muselée. En 2012 l'ancien député Jeong Bong-jua été condamné à un an de prison pour diffamation dans le cadre de son émission satirique « Naneun Ggomsuda ». Le journaliste Choi Sung-Jin a été condamné pour un compte rendu d'enregistrement de conversation, en fait pour son enquête sur le financement de la campagne électorale de la présidente dans le cadre de son travail pour le journal de centre-gauche The Hankyoreh. Le principal syndicat d’enseignants a été interdit en octobre dernier tout comme précédemment le syndicat national des fonctionnaires.  Lee Seok-ki président du Parti Progressiste Unifié a été jeté en prison pour "complot et instigation en vue de fomenter une rébellion" parce qu'un des membres de son parti en mai 2013 a appelé à la lutte armée après avoir évoqué le massacre de 100 000 militants de gauche au début de la guerre de Corée e 1950 (massacre de la ligue de Bodo). Une pétition de soutien est enligne ici.

 

hollande-copie-1Le 2 novembre 2013 des manifestants sud-coréens ont manifesté place du Trocadéro à Paris contre la venue de  Park Geun-hye en France. Hommage d'un impérialiste à une autre impérialiste, François Hollande plutôt que de dénoncer les dangers que son homologue des dangers qu'elle faisait planer sur la démocratie sud-coréenne a parlé de contrats commerciaux, coopération militaire (la Corée étant sur une pente ascendante d'armement depuis longtemps) et "a salué l’engagement et la contribution coréenne lors de la conférence des donateurs pour le développement du Mali qui s’est tenue à Bruxelles, le 15 mai dernier, ainsi que son action en faveur de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient et en l’Afrique, en particulier le soutien aux réfugiés libyens et syriens." (Elysée).

 

Le durcissement de la Corée du Sud intervient à l'heure où des événements opaques se déroulent en Corée du Nord. Jang Song Taek, oncle et mento du jeune leader Kim Jong-Un vient d'être condamné et exécuté pour haute trahison. Selon Christof Lehmann de NSBC, alors que Kim Jong Un prépare avec des conseillers allemands une mise à niveau de l'économie de la Corée du Nord pour permettre sa réunification, Jang Song Taek aurait peut-être trahi des intérêts nationaux nord-coréens dans le cadre de ses attributions dans sa mission de gestion de l'ouverture économique.

 

F. Delorca

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Published by Atlasaltern - dans Chine-Extrême Orient
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 20:06

Après la Russie, el la Bolivie (qui l'accusait de financier la Confederación de Pueblos Indígenas de Bolivia), le gouvernement de l'Équateur a annoncé aujourd'hui dans une déclaration retirer ses projets de l'Agence américaine pour le développement international (USAID).

 

Le ministre des affaires étrangères Ricardo Patiño a présenté des points de préoccupation qu'inspiraient à l'Équateur des accords de coopération avec USAID  qui n'étaient «pas transparents». Par exemple le programme qui vise à enseigner aux membres de l'ancien Congrès de l'Equateur à "exercer la démocratie». Gabriela Rosero, chef de l'agence publique équatorienne de coopération SETECI, a pour sa part accusé USAID de surtout développer des projets avec des provinces et collectivités territoriales contrôlées par l'opposition.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 11:02

Le président du Kirghizistan Almazbek Atambaïev a annoncé début décembre que son pays acceptait une offre russe de fourniture d'armes pour un milliard de dollars.

 

Les escarmouches avec l'Ouzbékistan se multiplient depuis quelques années dans la vallée de Ferghana. Les tensions ont débuté avec l'accord russo-kirghize sur la gestion de l'eau. La Russie s'est engagée à équiper l'armée kirghize et à investir dans l'énergie hydrolique kirghize, l'Ouzbékistan a alors quitté l'Organisation du traité de sécurité collective dirigée par le Kremlin et s'est rapproché de Washington, tandis que le Kirghizistan a notifié aux Etats-Unis qu'ils n'auront plus acès à leur base de Manas après leur retrait d'Afghanistan.

 

Déjà en 2000 Tachkent pour la contraindre à payer ses factures avait coupé les livraisons de gaz à Bichkek qui, en représailles avait ouvert les vannes du barrage de Toktogoul pour augmenter sa production hydroélectrique, au détriment des champs de coton ouzbeks de la vallée de Ferghana. On a frôlé le conflit ouvert entre les deux pays en juin 2010 avec les violences ethniques entres Kirghizes et la minorité ouzbèke dans le Sud du pays (Asia Time).

 

Dans la guerre de l'eau, l'Union européenne a pris le parti de l'Ouzbékistan. En février dernier, la représentante de l'UE Patricia Flor a demandé une enquête internationale sur la centrale de Kambarata que le Kirghizistan souhaite développer. Toutefois selon l'expert brésilien de l'Asie centrale Rafael Gomez, ce conflit politique est peu susceptible de dégénérer sur le terrain militaire : tous les leaders locaux aussi bien que les puissances étrangères (Russie, Etats-Unis, Chine) ont intérêt à ce que les deux pays poursuivent leur développement économique et à ce que la vallée de Ferghana ne redevienne pas pas, comme elle l'a déjà été par le passé, un foyer actif du salafisme.

 

F. Delorca

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 13:13

800px-map_non-aligned_movement.png"Le 7 décembre à Bali, en Indonésie, les Etats membres de L’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont scellé un accord multilatéral pour faciliter les échange mondiaux, le premier depuis la création de l’OMC en 1994. Au grand soulagement du commissaire européen au Commerce Karel De Gucht, du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, du directeur général de l’OMC et du président de la Commission européenne Barroso. Si tout ce beau monde jubile, il y a de quoi se méfier.nio Tujan, de l’ONG IBON International à Manille."  Voir l'interview d’Antonio Tujan, de l’ONG IBON International à Manille par le contributeur du livre "Atlas alternatif" Bert de Belder ici.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 12:38

ukraine.pngDevant 200 000 manifestants anti-gouvernement (chiffres occidentaux) le sénateur étatsunien belliciste John McCain a déclaré hier 15 décembre "Le monde libre est avec vous, l'Amérique est avec vous, je suis avec vous ... l'Ukraine améliorera l'Europe et l'Europe améliorera l'Ukraine." (Agences). McCain et le président de la sous-commission Europe du Sénat américain Chris Murphy ont rencontré divers représentants de l'opposition comme l'ex-champion de boxe Vitaly Klitchko, l'ex-ministre de l'économie Arseny Yatsenyouk et le nationaliste d'extrême droite Oleh Tyahnybog. Tyahnybog jusque là était surtout connu pour ses prises de position antisémites (cf Israel Hayom).

 

Le gouvernement des Etats-Unis suit aussi la pente de l'ingérence "Je ne vais pas entrer dans les détails (mais) nous envisageons certaines options politiques --bien évidemment aucune décision n'a été prise-- et les sanctions en font partie", a déclaré mercredi la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki. Le même jour également, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a mis en garde son homologue ukrainien Pavlo Lebedev contre tout envoi de soldats contre les opposants: "Il a souligné les dégâts que pourraient causer toute intervention de l'armée pour réprimer les manifestations" (Agences).

 

Après plus de trois semaines de manifestations, les députés du parti gouvernemental, le Parti des régions, ont demandé aujourd'hui au premier ministre, Mykola Azarov, de remanier profondément le gouvernement. Russia Today elle évalue le nombre de manifestants pro-Europe à Kiev à seulement 20 000 et celui des anti-Europe à Mariinsky Park à 15 000.

 

 

 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 18:09

Trois documents distincts ont été signés le 12 décembre à Nairobi pour marquer la fin des pourparlers de Kampala entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et l'insurrection M23 équipée par le Rwanda, et militairement écrasée par le gouvernement de Kinshasa.

 

La Mission de l’Onu pour la stabilisation en République démocratique du Congo (RDC), en collaboration avec l’équipe-pays et l’équipe humanitaire de l’Onu, ont décidé d’allouer 7,8 millions de dollars américains sur les fonds humanitaires pour l’Est, en vue de répondre aux besoins humanitaires au Nord-Kivu (Le Potentiel).

 

Mais ces accords de paix laissent sceptiques. Ils ont été voulus par les quatre émissaires occidentaux :  l'américain Russ Feingold envoyé de Obama, l'Irlandaise, Mary Robinson, envoyée de Ban Ki Moon, le Belge, Koen Vervaeke, envoyé de l'Union Européenne et l'Allemand Martin Kobler, représentant spécial de Ban Ki Moon. Ceux-ci jusqu'au bout ont souhaité ménager une porte de sortie honorable au M23 dont ils reconnaissent aujourd'hui qu'il terrorisait la population. Russ Feingold le 30 octobre déclarait sur RFI : "Un effort militaire plus poussé risque de mettre en péril les pourparlers de Kampala, et par là même la possibilité de voir le M23 rendre les armes".

 

En outre le M23 n'est pas la première guérilla financée par le Rwanda, et peut-être pas la dernière. Le risque de la déstabilisation du Kivu par des milices pro-Kigali existe toujours, d'autant que les Etats-Unis continuent de ménager leur allié rwandais. En outre les incursions de l'armée ougandaise au nom d'un droit de poursuite contre les rebelles de l'ADF/NALU continuent de menacer la stabilité du Kivu.

 

Surtout Washington reste supçonné de vouloir l'éclatement de la République démocratique du Congo. Dans une intervention le 11 février 2013 devant le think tank américain, The Brookings Institution, le sous-secrétaire d’État aux Affaires africaines, Johnnie Carson, avait formellement réitéré l’appui des États-Unis à un processus de paix sous l’égide de l’ONU pour la RDC : « Pour la communauté internationale, trouver une solution durable à l’instabilité prolongée en RDC demeurera un défi redoutable ».« La seule manière de procéder consiste à adopter une solution subtile bénéficiant de l’appui de la communauté internationale » avait-il ajouté. « Nous sommes parvenus à une telle solution pour mettre un terme au conflit dans l’ex-Yougoslavie par le biais des Accords de Dayton. Nous avons réussi à mettre un terme à la plus longue guerre civile qu’ait connue l’Afrique, le conflit au Soudan, grâce à l’Accord de paix global négocié par les États membres de l’EGAD et appuyé par les États-Unis, la Norvège et la Grande-Bretagne. Il faut maintenant un nouvel effort international dynamique au service de la RDC ». Or les solutions yougoslave et soudanaise étaient passées par l'éclatement des pays concernés.

 

 

 

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 08:15

b52.jpgLes États-Unis par la voix du vice-président Joe Biden en voyage en Asie ont appelé lundi la Chine à abandonner sa zone d'identification de défense aérienne nouvellement déclarée près de l'archipel des îles Senkaku-Diaoyu (en litige entre Pékin et Tokyo), avertissant que Pékin risquerait une confrontation potentiellement dangereuse avec le Japon et ses alliés (The Guardian). Deux bombardiers américains B52 ont survolé cette zone sans en informer la Chine ce weekend, défiant ouvertement Pékin qui a envoyé des avions militaires pour les surveiller, mais heureusement sans qu'il n'y ait eu d'incident de tir à déplorer.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 08:07

syrie.pngLes combattants des milices kurdes dans le nord de la Syrie ont marqué une série de victoires décisives sur les rebelles islamistes d'Al-Qaïda ce week-end, selon les rapports de l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme.

 

Des femmes font partie des groupes qui combattent les djihadistes.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 18:36

yhailand.pngYingluck Shinawatra la premier ministre issue des rangs du mouvement populaiste des Chemises rouges, après avoir été sous pression de la monarchie, des militaires, et de la communauté internationale, et de l'opposition qui réclame depuis plusieurs mois un "printemps de Bangkok", affronte aujourd'hui celle dela rue après avoir proposé une amnistie Thaksin Shinawatra. Le mouvement pro-aristocratie des chemise jaunes occupait aujourd'hui le QG de l'armée pour pousser celle-ci à sortir de sa neutralité sur la question de l'amnistie.

 

Après que Yingluck ait accepté de ne pas relancer le projet d'amnistie rejeté par le Sénat, les pro-aristocratie tentent de faire condamner devant le pouvoir judiiciaire pour lèse-majesté les députés de la chambre basse qui l'avaient voté. Les pro-aristocratie (les jaunes) ont annoncé qu'ils occuperont dimanche les ministères et provoquerontune grève des fonctionnaires. Les chemises rouges ont annoncé leur intention de défendre le gouvernement.

 

F. Delorca

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