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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 11:46

Franklin Lamb l'affirme dans Counterpunch du 4 novembre dernier : un Front de libération libyen est en train de se constituer dans le Sahel. "Quand je suis entré dans la salle de conférence d’un bureau du Niger, il y a peu, écrit-il, pour rencontrer des réfugiés qui venaient d’arriver de Libye et qui, selon mes informations, se préparaient à organiser une "lutte populaire au moyen de la tactique maoïste des 1000 entailles contre le groupe qui prétend représenter la Libye à l’heure actuelle", deux choses m’ont frappées. La première, c’est le nombre de personnes présentes et le fait qu’elles n’étaient ni débraillées, ni fanatiques, ni désespérées, mais au contraire reposées, calmes, organisées et méthodiques (...)L’autre chose à laquelle j’ai pensé, pendant cette première réunion, c’est la différence que trois décennies peuvent faire.(...)disposent des derniers modèles de téléphone par satellite, d’ordinateurs portables et de tout ce qui se fait de mieux parmi toutes les innovations technologiques qu’on a vues dans les hôtels où étaient installés les journalistes à Tripoli pendant les neuf derniers mois."

 

Le Niger se montre depuis quelques mois très accommodant avec les partisans du "guide" libyen assassiné. En septembre, il a exclu de renvoyer les réfugiés libyens de son territoire."Au regard de (nos) obligations internationales, nous ne pouvons pas renvoyer quelqu’un là où il n’a aucune chance de recevoir un procès équitable et où il encourt la peine de mort", avait déclaré le ministre nigérien de la Justice, porte-parole du gouvernement nigérien, Morou Amadou. Tout comme l'Algérie qui a accordé l'asile à Aïcha Kadhafi, le Niger vient de l'octroyer à un autre rejeton de Mouammar Kadhafi l'omme d'affaires et ancien footballeur professionnel, Saadi Kadhafi, qui a par ailleurs dirigé une unité d'élite de l'armée libyenne. Il est recherché par les nouvelles autorités libyennes qui l'accusent de "s'être emparé de biens par la force et l'intimidation quand il dirigeait la Fédération libyenne de football". Interpol avait pourtant lancé une "motice rouge" invitant les Etats membres (dont le Niger) à arrêter Saadi Kadhafi sur leur territoire en vue de l'extrader.

 

La politique nigérienne de résistance aux pressions occidentales sur le dossier libyen est probablement en rapport avec les liens que cultive avec l'Afrique du Sud le chef de l'Etat socialiste Mahamadou Issoufou, toujours hostile à l'installation d'une base militaire française sur le sol de son pays. C'est en effet dans le cadre d'une conférence de presse donnée à l'issue d'une visite de deux jours à Prétoria que Mahamadou Issoufou a annoncé sa décision d'accorder l'asile à Saadi Kadhafi. Sur sa route vers Pretoria le président nigérien avait escale en Angola, pays qui comme l'Afrique du Sud a combattu l'ingérence de l'OTAN en Libye.

 

Ces décisions lui ont valu des menaces du nouveau gouvernement de Tripoli : "Le Niger ne doit pas devenir un asile pour les criminels.", a déclaré le 13 novembre le vice-président du Conseil national de transition (CNT) Abdel Hafidh Ghoga.

 

En Libye, selon des sources pro-Kadhafi "Le sud libyen a fait semblant d’être inféodé au CNT pour éviter les bombardements meurtriers de la coalition apocalyptique de l’OTAN ", et même la ville Bani Walid serait redevenue pro-kadhafiste. Des allégations difficiles à vérifier.

 

En tout cas, comme en Irak et en Somalie, les milices font la loi. Des escadrons de la mort élimineraient les opposants dans les villes, et des affrontements entre milices ont eu lieu le 13 octobre à l'Ouest de Tripoli. Autre point commun avec l'Irak : des informations apparaissent dans le Sunday Times sur le pillage de trésors archéologiques à Benghazi.

 

DC

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