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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 11:19

syrie.pngDepuis quelques jours, l'option d'une intervention militaire contre la Syrie sur le modèle libyen semble faiblir.

 

Le 1er décembre le secrétaire général de l'Organisation de coopération islamique, Ekmeleddin Ihsanoglu a déclaré que l'OCI  était hostile à la mise en oeuvre d'un scénario à la libyenne.Même le président  du "Conseil national syrien" (CNS) le 2 décembre dans le Wall Street journal a affirmé qu'il refusait cette option.

 

La Ligue arabe après avoir suspendu la Syrie dans des conditions tumultueuses reste sur la ligne de l'embargo économique et de l'envoi d'observateurs, et même la Turquie semble avoir modéré ses visées bellicistes.

 

Le 24 novembre les Etats-Unis ont déployé un porte-avion au large de la Syrie.

 

Cette nouvelle modération des interventionnistes pourrait s'expliquer par la montée de la tension entre les Etats-Unis et la Russie. Après que les Etats-Uis aient envoyé en Méditerranée orientale le porte-avion George Bush, le président Medvedev aurait dépêché vers la Syrie trois vaisseaux dirigés par le porte avion Amiral Kuznetsov dont on ne sait pas encore avec précision s'ils sont destinés à s'installer à mouiller dans les eaux du port de Tartous en Syrie ou  à rester en haute mer. A Moscou la semaine dernière, les ministres des affaires adjoints des BRICS (Brésil, Chine, Chine, Inde, Afrique du Sud) ont fait bloc derrière la Russie sur ce dossier, ce qui pourrait bien avoir contribué à modérer la Turquie qui, quoique désireuse de promouvoir une hégémonie des Frères musulmans de Tunis à Damas, ne peut ignorer qu'elle importe 70 % de son énergie de la Russie et de l'Iran (alliée du régime syrien).

Ces obstacles pourraient avoir conduit les puissances occidentales et leurs alliés à préférer l'ingérence indirecte par l'armement et le soutien de groupes armés sur le territoire syrien. L'hebdomadaire satyrique français Le Canard Enchaine et le quotidien turc Milliyet ont révélé que des commandos de services secrets français et britanniques entraînent l'Armée syrienne libre (ASL) aux techniques de guérilla urbaine à Hatay dans le sud de la Turquie et à Tripoli au Liban. Le nouveau regime libyen quant à lui auraot envoyé des bataillons en Syrie via la Turquie (ce qui détoune l’énergie des combattants de la guerre civile en dehors du théâtre intérieur libyen passablement instable). Et le secrétaire d'Etat Mme Clinton avait clairement annoncé à la télévision indonésienne qu’une opposition bien armée viendrait prochainement à bout du régime syrien.

 

L'ASL reste une formations assez mystérieuse. Asia Times, sur le fondement d'un témoignage direct à Homs affirme qu'il s'agit d'une simple "couverture médiatique sympathique pour des criminels". La vidéo tournée ci-dessous montre en tout cas qu'ils agissent librement et à visage découvert désormais à Baba Amr et Homs.

 

 

Fondée en juillet dernier, l'ASL qui revendique 15 000 déserteurs serait plus radicale sur le plan miitaire que le CNS selon Emile Hokayem, de l'Institut international pour les études stratégiques. En revanche elle serait moins religieuse que le CNS (dont le secrétariat général comporterait 10 islamistes sur 19 membres) si l'on en croit l'étude de Ryan Mauro pour Assyrian International News Agency. S'il est clair qu'elle est à même aujord'hui d'attaquer les services gouvernementaux à l'arme lourde, les origines de son armement sont mal connues. Tony Cartalucci de GlobalResearch.ca parle de livraison d'armes américaines, turques et même israéliennes, mais ne cite aucune source ce qui jette de sérieux doutes sur cette affirmation pour le moment. Le colonel Asaad qui dirige l'ASL a déclaré à Al Jazeera le 19 novembre que ses armes proviennent uniquement des prises faites à l'armée régulière et que "pas une seule balle" ne transite de la Turquie vers ses troupes en territoire syrien.

 

Delphine Jaen

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Published by Atlasaltern - dans Proche-Orient
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