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Révélations sur les bio-laboratoires américains en Ukraine et ailleurs
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Avant de quitter ses fonctions, la directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, ex-députée démocrate anti-guerre passée au trumpisme, a « déclassifié » des données qui auraient démontré le financement à long terme par le gouvernement américain de plus de 120 « laboratoires de biologie » secrets - en violation complète du droit international -, y compris ceux situés en Ukraine.
"Bon nombre de ces laboratoires de biologie financés par le gouvernement américain, précise le communiqué officiel, se livrent actuellement ou se sont livrés par le passé à des recherches utilisant des agents pathogènes dangereux et hautement contagieux, y compris dans certains cas des recherches dangereuses sur le gain de fonction, avec très peu de visibilité ou de contrôle."
L'existence des laboratoires de guerre bactériologique américains a été soulevée dès le début des années 2020, et a fait l'objet d'enquêtes de journalistes indépendants comme la bulgare Dilyana Gaytandzhieva, qui a aussi enquêté sur ce type de laboratoire en Géorgie à l'époque de Saakachvili.
Selon les autorités russes, la tendance depuis 2023 et au transfert des activités de ces laboratoires en Afrique, avec un laboratoire de recherche sur l'hantavirus au Kenya; un centre de formation en Ethiopie, et de la soustraitance du Pentagone au Congo, au Sierra Leone, au Cameroun, en Ouganda et en Afrique du Sud, à travers une galaxie d'entités comme Metabiota, Quick-Silver, Eco-Health-Alliance .
Hongrie : la prudence de Magyar
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Au milieu de rumeurs de fuite des capitaux des oligarcques vers les Émirats arabes unis, l’Uruguay, les États-Unis et d’imposition sur la fortune de 1 % pour les milliardaires, l’un des principaux bénéficiaires de l’ère Orban, Gyula Balásy, patron des campagnes de presse du premier ministre déchu, a fondu en larmes devant les caméras, et annoncé qu'il cédait volontairement l’intégralité de son empire d’entreprises à l’État lors d’une interview accordée à Kontrol, une chaîne YouTube détenue par le frère du nouveau premier ministre Magyar.
L'inquiétude des oligarques pro-Orban est un des aspects de la transition impulsée par le nouveau gouvernement pro-européen de Magyar, lequel cependant semble faire preuve d'une certain sens de la nuance dans la mise en oeuvre de ses réformes. Si celui-ci veut rompre avec la politique de bas-salaires et d'ouverture tous azimuts aux investissements étrangers, tout en se rapprochant de la Pologne, il reste pragmatique à l'égard de l'approvisonnement en hydrocarbures russes, à l'égard de la Chine, et ferme à l'égard de l'Ukraine sur la question des importations agricoles. Des changements au niveau de l'Education (en pleine crise de financement, avec des enseignants les plus mal payés de l'OCDE) pourraient survenir. La protection de l'enfance est soustraite au ministère de l'intérieur pour ouvrir la voie à une nouvelle approche, dont les responsables se défendent cependant de l'orienter vers le LGBTisme. Il pourrait être mise fin aussi au transfert du système scolaire aux Eglises hongroises, lesquelles le considéraient du reste comme un fardeau difficile à gérer. Mais même dans ce domaine l'approche semble pragmatique : Magyar a renoncé à supprimer de la constitution l'engagement à protéger la culture chrétienne.
Cette prudence s'explique par le fait que le nouveau chef du gouvernement est lui-même issu à l'origine du parti d'Orban, le Fidesz, dont il partage d'ailleurs les positions en ce qui concerne l'immigration (il s'est même engagé à se passer de l'immigration en pariant sur un retour des Hongros qui ont quitté le pays).
Escalade en Ukraine
Face aux attaques sauvages de drones ukrainiens contre des objectifs civils en Russie Russie (la raffinerie de Syzran - 1% du raffinage russe -, après beaucoup d'autres depuis le début de l'année, les terminaux pétroliers russes de la Baltique avec des drones utilisant probablement le sol de pays de l'OTAN pour menr à bien les opérations, le dortoir du lycée de Lougansk), la Russie a répliqué par l'envoi d'un missile balistique à portée intermédiaire (IRBM) Oreshnik, pour viser une zone au sud-ouest de Kiev. La Russie a par ailleurs visé l’Ukraine avec « 90 missiles et 600 drones », dont beaucoup auraient ét éinterceptés. L'Oreshnik, arme hypersonique très rapide qui ne peut être interceptée, mais imprécise et pour laquelle la Russie n'a que peu de lanceurs serait surtout un instrument psychologique dans la mesure où il est susceptible un jour de porter une tête nucléaire.
Selon le Financial Times du 12 octobre 2025, l'Ukraine s'appuie sur les renseignements fournis par les États-Unis et l'OTAN pour lancer ses attaques de drones à longue portée en Russie, ce qui signifie que ces attaques risquent toujours d'entraîner une escalade entre la Russie et les pays de l'OTAN. La dynamique de représailles russes semble définitivement enclenchée et pourrait faire entrer le conflit dans une nouvelle phase. Un colonel expert militaire, Anatoly Matviychuk, a estimé sur Lenta.ru les usines Arsenal, l’usine Artem (déjà visée en 2022), l’usine Krystal, peut-être le poste de commandement souterrain de l’ancien district militaire de Kyiv, le bâtiment du Conseil suprême d’Ukraine et peut-être le bureau de [Volodymyr] Zelensky, le président ukrainien les aérodromes militaires de Vasylkiv et de Bila Tserkva, ainsi que les aéroports de Boryspil et de Zhuliany.
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Pressé par le parti de la guerre d'intensifier le conflit pour en finir au plus vite, alors que le front ne bouge pas, Poutine pourrait être tenté de lancer une grande offensive terrestre comme le laisse entendre le repositionnement des satellites russes.
Parallèlement les perspectives d'entrée de Kiev dans l'Union européenne s'éloignent. Début mai, la France et l'Allemagne ont proposé un processus par étapes selon lequel l'Ukraine recevrait des avantages « symboliques » et un accès progressif aux mécanismes de l'UE en échange de la réalisation d'étapes clés des réformes.
Selon le Financial Times, les responsables ukrainiens estiment que cela signifie que l'adhésion complète n'est pas envisageable avant au moins une décennie. Le cocaïnomane Zelensky toujours dépourvu de tout sens de la gratitude et de la mesure aurait donné pour instruction à ses diplomates de ne pas envisager ni même d'entamer de discussions avec les gouvernements de l'UE concernant de telles propositions, mais de ne parler que d'une adhésion pleine et entière à l'UE. Bruxelles dénonce la lenteur du président des oligarques à Kiev à lutter contre la corruption et augmenter les impôts sur les entreprises, condition posée par l'UE pour le versement d'une partie du prêt de 90 milliards d'euros. En matière de corruption, la première audience du procès du bras droit de Zelensky Yermak a montré à quel point l'entourage le plus proche du président ukrainien, et probablement le président lui-même, participent directement aux détournements des fonds publics et des aides à leur profit.
Elections suspendues dans la région autonome de Gagaouzie
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Suivant l'exemple déplorable de la Roumanie avec laquelle une partie des Moldaves voudraient réunifier leur pays, le 3 avril, la Cour d'appel du Sud, siégeant à Cahul, a suspendu les élections en région autonome de Gagaouzie. Cette décision fait suite à une plainte déposée par la Chancellerie d'État à Comrat et concerne les décisions de l'Assemblée populaire du 17 mars 2026. Le parti des socialistes (PSRM, ex communiste) a protesté.
Chisinau envisage d'imposer à la Gagaouzie son propre système éléctoral concernant notamment l'âge minimum des candidats, les conditions de résidence, les seuils de participation, ainsi que l'absence de mécanismes de contrôle financier et le vote électronique. L'an dernier l'arrestation et le procès désquilibré de la bachkane (gouverneure) de cette région turcophone chrétienne hostile à l'intégration européenne avait suscité des polémiques, de même d'ailleurs que le résultat des élections présidentielles en Moldavie. La Moldavie affiche en effet un indice de démocratie de 6,2/10, soit un niveau comparable à celui de l’Albanie ou de la Serbie et qui lui vaut d’être classée parmi les « démocraties imparfaites ». Elle figure par ailleurs en 73e position du classement 2024 de Transparency International, qui évalue les États du plus sain au plus corrompu.
Nouvelle interview de Frédéric Delorca sur BBC Afrique
Une interview de Frédéric Delorca sur la situation ukrainienne sera diffusée sur BBC Afrique ici demain matin.
Le régime de Kiev invoque une invasion russe et demande l'adhésion à l'OTAN
Depuis le 28 août le président du régime Euromaïdan de Kiev Piotr Porochenko prétend que des troupes et des canons russes seraient sur le sol ukranien, mais n'avance aucune preuve tangible.
Selon la presse russe, les revers militaires face aux séparatistes (cf l'article de J. Sapir) ont fragilisé le régime qui pourrait se trouver confronté à un nouvel Euromaïdan. Des voix se sont élevées à Kiev pour demander la démission de Porochenko le 28 août, le renversement de la statue de Lénine à Pavlovksk (région de Dniepropetrovsk) le 24 août provoque des tensions dans la population, et des pneus ont brûlé devant l'adminstration locale de Lvov le 27 août.
Dans un réflexe de fuite en avant Kiev se tourne ouvertement vers l'OTAN pour l'entraîner dans une confrontation avec la Russie. "Le gouvernement soumet au Parlement un projet de loi visant à annuler le statut hors bloc de l'Ukraine et revenir sur la voie de l'adhésion à l'Otan", a annoncé le Premier ministre Arseni Iatseniouk lors du Conseil des ministres, de ce vendredi.
Interview de Frédéric Delorca sur BBC Afrique
Une interview de Frédéric Delorca sur l'Ukraine sera diffusée demain matin dans l'édition de BBC Afrique de 7-8h ici.
Ukraine : les combats gagnent Lougansk et Donetsk
Les combats se poursuivent dans l’est de l’Ukraine avec des tirs des séparatistes pro-russes qui ont visé un avion de chasse ukrainien Mig29. L'avion s’est écrasé alors qu’il survolait Lougansk, selon un porte-parole militaire ukrainien qui précise que le pilote a réussi à s’éjecter. Il se trouverait maintenant dans un endroit sûr.
Les négociations sur l'acheminement du convoi d'aide humanitaire russe (280 camions) à destinations de Lougansk et de Donetksk se sont poursuivies à Berlin et sur la négociation d'un cessez-le-feu se sont déroulées au niveau des ministres des affaires étrangères hier.
La guerre des communiqués se poursuit. L'Ukraine avait affirmé vendredi avoir en partie détruit une colonne de blindés russes entrée la veille sur son territoire, mais Moscou a déclaré que cette colonne n'existait pas.Aujourd'hui lundi les autorités ukrainiennes ont également que les insurgés pro-russes avaient tiré avec des lance-roquettes multiples Grad BM 21 sur une colonne de réfugiés, provoquant la mort "de dizaines" de civils près du bastion des insurgés de Lougansk. Selon le porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, cette colonne se trouvait sur la route entre Khriachtchouvate et Novosvitlivka après avoir emprunté un couloir humanitaire par lequel plus de 1 800 personnes ont fui la ville de Lougansk en deux jours. Le premier ministre de la république autoproclamée de Donetsk impute l'attaque aux forces de Kiev.
Aujourd'hui les combats ont lieu à Lougansk et Donetsk a été vidée des trois quarts de ses habitants. L'eau y est coupée. Les Occidentaux ont appelé Kiev à la retenue. Plus de 2 000 personnes sont mortes dans le district depuis début juillet.Les observateurs sur le terrain démentent que les milices du Donbass soient lourdement équipées. Les insurgés, eux, accusent l'armée régulière d'utiliser des armes au phosphore blanc et des armes à sous-munitions.
Offensive de l'armée du Donbass, pressions occidentales sur Moscou
Après la chute de Slaviansk, il semble que les milices d'auto-défense du nord du Donbass (Armée du Donbass) se soient repliées sur les capitales Donetsk et Lougansk où elles ont tenu en échec l'offensive du régime putschiste de Kiev le weekend dernier. Mercredi une offensive a été lancée sur une ligne Amvrosiivka-Saur-Mogila-Snizhne-Sverdlovsk où l'armée ukrainienne dont le moral est assez bas serait en grande difficulté bien qu'elle soit plus nombreuse. Elle aurait abandonné aujourd'hui les villages Sabovka, Govoruha et Georgievka près de Lougansk.
Au nombre des succès de l'armée populaire de Donetsk déjà il y a huit jours l'élimiation du bataillon de volontaires néo-nazis "Azov" financé par l'oligarque Kolomoisky avec l'argent de la Privat Bank sur les hauteurs de la colline stratégique Saur-Mogila.
Aujourd'hui un Boeing 777 de Malaysia Airlines s'est écrasé dans la région de Donetsk avec 295 personnes à bord. Le régime de Kiev et la République populaire de Donetsk se sont rejetées mutuellement la responsabilité de cette tragédie. A 19h40 aujourd'hui BFM TV interviewait à 19 h 40 un soi disant spécialiste de l'armement qui immédiatement mettait en cause les "terroristes" sécessionnistes sur la base d'un post sur le Net du colonel Igor Strelkov, et révélait ensuite son activisme aux côtés du mouvement Euromaidan (ce qui du coup discréditait largement la neutralité de son "expertise"). Le vice-premier ministre de la République populaire autoproclamée de Donetsk (seulement reconnue par l'Ossétie du Sud) Andriy Pourgine a promis que la boîte noire sera transférée à Moscou pour examen selon Interfax. Le premier ministre Alexander Boroday a annoncé que des experts internationaux seraient autorisés à enquêter sur place. Il a insisté sur le fait que son armée n'a pas les moyens d'abattre un avion à 10 000 mètres d'altitude. Les médias occidentaux mettent en cause des missiles sol-air BUK.
Devant ces revers militaires, les Occidentaux accentuent la pression sur Moscou et accusent la Russie d'effectuer ou de laisser effectuer des tirs de roquettes depuis son territoire. Les Etats-Unis ont étendu hier mercredi leurs sanctions économiques mercredi à des groupes comme Gazprombank, Novatek et Rosneft ainsi que les interdictions de visas à diverses personnalités.Le Conseil européen a fait de même hier, appuyé aujorud'hui par une délibération du Parlement européen par 497 voix contre 121 et 21 abstentions.
FD
La chute de Slaviansk
Samedi 5 juillet, près de 2.000 membres des brigades populaires opérant dans le sud-est de l'Ukraine ont quitté les villes de Slaviansk et Kramatorsk dans le nord de la région de Donetsk. Puis, l'armée ukrainienne, malgré les appels au cessez le feu de Moscou et de Washington, a pris le contrôle des villes d'Artëmovsk et de Droujkovka de la même région. Le principal chef des milices de Slaviansk Igor Strelkov a accusé Vladimir Poutine sur Twitter de ne pas avoir tenu sa promesse d'aider les russophones ukrainiens (ce qui intrigue le Wallstreet Journal), mais a annoncé une contrattaque.
Le nouveau ministre ukrainien de la Défense Valeri Gueleteï du régime putschiste de Kiev a annoncé à la tribune du Parlement juste après sa nomination le 3 juillet un prochain "défilé militaire de la Victoire à Sébastopol ukrainienne", c'est à dire la prochaine reprise manu militari de la Crimée rattachée à la Russie. En attendant les arrestations arbitraires commencent à Slaviansk, et le Parlement de Kiev (Verkhovna Rada) a enregistré un projet de loi qui autorise à priver de la citoyenneté ukrainienne les citoyens ayant participé à des activités séparatistes.
Sur les crimes de guerre imputés au régime de Kiev voir la vidéo ici :