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Le blog de l'Atlas alternatif / L'autre info sur le monde

europe de l'est - russie

Bras de fer russo-américain

2 Août 2013 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

La Russie a accordé l'asile à Edward Snowden. En représaille, le sénateur républicain Mc Cain a proposé l'extension de l'OTAN à la Géorgie.

 

Tandis que le gouvernement syrien reconquiert Homs, l'homme de la CIA, le prince Bandar ben Sultan responsable des services secrets saoudiens a rencontré le président Vladimir Poutine à Novo-Ogarevo mercredi (pour négocier un deal abandon du gouvernement d'Assad contre contrats commercuaux). Face-à-face entre deux pays qui marquent des points au Proche-Orient : la Russie (avec le renforcement d'Assad) et l'Arabie Saoudite (avec le coup d'Etat égyptien).

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"Indignés" bulgares

29 Juillet 2013 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

Sur Mediapart, Albena Dimitrova, économiste et essayiste présente la situation du mouvement social bulgare.

 

"Après plus de 40 jours consécutifs de protestations, exposet-elle, Sofia et d’autres villes de Bulgarie voient leurs rues toujours investies de citoyens excédés par la corruption et les lacunes de la représentativité parlementaire. Les Indignés bulgares sont aujourd’hui les Inaudibles d’un pays et de toute l’Europe. Leurs revendications de changement de la Constitution, du Code électoral et plus largement, d’une refondation des règles démocratiques, émergent dans un contexte de crise politique profonde. En février dernier, suite à une hausse brutale des prix de l’électricité, une première vague de mécontentement populaire avait provoqué, à quelques semaines de la fin de son mandat, la démission du premier ministre bulgare, Boiko Borissov, leader du parti de centre-droit Gerb " La nouvelle majorité de gauche issue d'élections anticipées a suscité à son tour la colère du pays en nommant un oligarque, Delyan Peevski, à la tête de l’Agence d’État pour la sécurité nationale (les services des renseignements) en charge de la lutte contre la corruption. Le gouvernement a fait marche arrière, mais la mobilisation populaire a continué de prendre de l'ampleur.

 

Entre 2 et 3 000 personnes ont encerclé le Parlement bulgare, le 23 juillet, empêchant des députés et ministres de sortir pendant plusieurs heures. Toni Nikolov dans Kultura explique que comme en Turquie et en Egypte,  en Bulgarie "une nouvelle démocratie issue des réseaux sociaux peut briser le statu quo des réseaux clientélistes, chers au Parti socialiste et à ses partenaires". La police a essayé dans la soirée d'évacuer les personnes bloquées avec un autobus qui roulait dans la foule blessant des manifestants, mais le véhicule a été pris d'assaut et des vitres ont été brisées. Deux tiers des Bulgares se déclarent favorables aux manifestations selon un sondage.

 

En visite en Bulgarie mardi, la commissaire européenne pour la justice Viviane Reding selon une dépêche d'agence a déclaré via Twitter être favorable aux revendications populaires, un message très teinté d'ingérence impériale dont le sens était visiblement de dédouaner l'Union européenne de toute responsabilité dans la situation économique difficile de la Bulgarie. Devant 400 personnes réunies au Club militaire de Sofia, après l'exposé introductif du président de la République Rosen Plevneliev, elle a expliqué que l'argent versé par l'Union européenne était largement détourné par la corruption, et a appelé au renforcement de l'indépendance de la justice et des médias.

 

FD

 

 

 

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Suède-OTAN : le "péril russe" pour défendre le budget militaire

16 Mai 2013 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

A l'occasion de manoeuvres militaires russes à 40 km de l'espace aérien de la Suède fin avril, la presse de Stockholm entretient la peur à l'égard de Moscou :

 

stbasile_spasskayatower_red_square_moscow.hires.jpg"Will there be war?" ("Kommer det bli krig?") was the question posed in the 22 April report by the one of country's most respected papers, Svenska Dagbladet (SvD), its article (internet edition), 'Ryskt flyg övade anfall mot Sverige' ('Russian planes practice attack against Sweden'), 'revealing' some alleged particulars of a Russian Air Force practice mission that had "so far been kept secret".  Every major Swedish media outlet was soon discussing the story." (Pravda)

 

Le journaliste Göran Greider voit les choses autrement :

 

Göran Greider, vividly explained his perception of "The need for fear of the Russians" ("Behovet av rysskräck").   He observed that fear of 'the Russians' was useful for pushing Sweden further towards Nato membership, not to mention helping defense spending.  And so, not everyone here is being entertained by the ongoing show, a Riksdag (Swedish Parliament) source telling this journalist that the 'scare' was needed to justify 43 Billion Kroner in defense spending, plus aiding additions to that.  

 

Il faut justifier l'intégration dans l'OTAN et la progression du budget militaire : 657 dollars par habitant (autant qu'en Grèce, et sept fois plus qu'en Iran, et même plus que la moyenne de l'Union européenne). La question de l'augmentation de ce budget divise la classe politique. Le thème du "péril russe" sert le complexe militaro-indutriel de la Suède et de l'OTAN pour maintenir le niveau de la commande publique.

 

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Commémorations d'anciens SS et discriminations anti-russes se poursuivent en Lettonie

23 Mars 2012 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

0023.jpgLe vendredi 16 mars comme tous les ans à Riga, des vétérans de la Légion lettone de la Waffen SS et leurs sympathisants ont déposé des fleurs devant le Monument à la Liberté Ils étaient 1500 selon une agence occidentale

 

La Commission européenne avait pourtant condamné cette manifestation comme incompatible avec les valeurs de l'Union.

 

Les manifestations de vétérans SS jouissent d'une assise institutionnelle forte en Lettonie. Au printemps 2010 une cour administrative avait annulé un arrêté de la mairie de Riga interdisant cette marche, et le président du parlement avait lui-même pris position contre cet arrêté. Le ministre des affaires étrangères lui aussi s'est exprimé pour que cette manifestation puisse continuer.Selon l'ONG "Monde sans nazisme", les responsables politiques lettons cette année n'ont fait aucun effort pour se désolidariser de cette marche, le président letton Valdis Dombrovskis estimant même que le monde devrait "courber la tête" devant ces "libérateurs" de la Lettonie (où 90 % des Juifs ont été exterminés sous l'occupation allemande...).

 

Beaucoup d'anti-SS dans les pays baltes estiment aujourd'hui que leur position est affaiblie par le refus constant des Occidentaux de voter les résolutions de l'Assemblée générale des Etats-Unis condamnant la nostaligie du nazisme. Le 23 décembre 2010 129 pays à l'ONU ont voté une résolution russe condamnant la glorification du nazisme. Les Etats-Unis ont voté contre. L'année suivante, le 19 décembre 2011, une résolution A/66/460 sur “Le caractère inadmissibie de certaines pratiques qui contribuent à nourrir des formes conteporaines de racisme, de discriminations raciales, la xénophobie et les intolérances du même type”  qui exprimait notamment " une inquiétude profonde devant la glorification du mouvement nazi et d'anciens membres de la Waffen SS" a été votée par 134 pays aussi différents qu'Israël, la Syre, l'Iran, la Biélorussie,l'Inde,la Corée du Nord ou le Venezuela. 24 pays ont voté contre, dont les Etats-Unis et les pays européens. Le représentant des Etats-Unis a souligné que la résolution ne distinguait pas assez nettement ce qui devait relever du délit et ce qui procédait de la liberté d'expression.

 

En outre, les diplomates occidentaux ont parfois d'étranges positions sur le sujet, comme le montre un courrier de l'ambassadeur britannique à Riga daté du 1er mars dernier et publié ici. En réponse à une lettre de Monica Lowenberg qui a réuni 6 000 signatures dans le monde contre la marche des SS du 16 mars, celui-ci estime que la pétition reproduit "la vieille propagande soviétique réchauffée sur la 'Lettonie fasciste' " et  souligne que, selon lui, les SS lettons n'ont jamais commis de crimes de guerre et n'ont pas été réellement partisans de l'idéologie nazie (dont les symboles sont selon lui absents des commémorations du 16 mars).

 

La Russie quant à elle reste en pointe sur le dossier du révisionnisme balte. Le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré aujourd'hui "honteux" le vote des Occidentaux à l'ONU et rappelé que ceux-ci doivent appliquer la jurisprudence de Nüremberg. La banalisation du nazisme en Lettonie entre en résonnance avec la politique d'exclusion des citoyens de langue russe. 16 % des habitants de la Lettonie souvent de condition très modeste et très liés au souvenir de l'URSS sont aujourd'hui apatrides du fait qu'ils sont d'origine russe. Le pays, par référendum a refusé le 18 février dernier d'ériger le russe en langue officielle aux côtés du letton, alors qu'un quart des électeurs soutenait cette proposition (en plus des 16 % privés du droit de vote). De même le 1er mars le Parlement letton a refusé de reconnaître le Noël orthodoxe comme jour férié, ce qui signifie par exemple qu'à Riga où la moitié de la population environ est de culture orthodoxe (russes, ukrainiens, biélorusses) celle-ci doit prendre un congé le 7 janvier pour célébrer son noël.

 

Sur le dossier de la minorité russe l'Union européenne demeure aussi hésitante que sur les manifestations d'anciens SS. Ainsi les efforts de l'eurodéputée Tatiana Jdanoka de l'Alliance libre européenne (qui inclut les Verts français) pour que le russe soit reconnu comme langue de l'Union au même titre que le gaélique par exemple (puisqu'il y aurait plus de locuteurs russes dans les Pays baltes que de locuteurs en gaélique en Irlande) n'ont pour l'heure toujours pas abouti et la Commission s'est excusée auprès des autorités lettones pour avoir publié par erreur un texte dans la langue de Tolstoï le 10 mars dernier.

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L'Union européenne étend ses sanctions contre le gouvernement biélorusse

15 Mars 2012 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

bearus.jpgLes pays de l'UE ont convenu le 29 février dernier d'élargir la liste des fonctionnaires biélorusses soumis à des "mesures restrictives". La Biélorussie a rappelé mardi son représentant permanent auprès de l'UE et son ambassadeur en Pologne, puis la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a annoncé que "tous les ambassadeurs des pays-membres de l'UE en Biélorussie seront rappelés pour consultations en signe de solidarité et d'unité".

 

La Russie qui a pourtant entretenu l'an dernier des relations difficiles avec Minsk qu'elle pousse à libéraliser son économie, a haussé le ton aujourd'hui et annoncé par la voix du vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine qu'elle apportera son entier soutien à la Biélorussie en cas de durcissement des sanctions européennes à son encontre.

 

En janvier 2011 une pétition avait été signée par le préfacier de l'Atlas alternatif et un de ses contributeurs contre l'ingérence occidentale en Biélorussie. Au même moment la Biélorussie avait pointé le bout de son nez dans le débat politique français. Le journaliste aux convictions européistes de Libération Jean Quatremer sur son blog le 20 janvier 2011 avait reproché au président du Front de gauche JL Mélenchon de s'être abstenu de voter avec son groupe une résolution du Parlement européen demandant un durcissement des sanctions économiques vis-à-vis du régime biélorusse et de son président à la suite des arrestations brutales et arbitraires des opposants qui ont suivi sa réélection, le 19 décembre dernier. Le leader du Front de gauche lui avait répliqué sur son propre blog le 24 janvier : "Quelles sanctions refusons-nous ? Celles qui gèlent les « aides du FMI et de l'UE », selon le texte de la résolution de la droite. En effet nous sommes opposés au régime des sanctions financières contre les peuples, d’une façon générale. Mais là il s’y ajoute de surcroit que nous sommes opposés aux « aides du FMI » et au système même de l’ingérence du FMI dans la conduite de la politique des pays. En quoi cette position est-elle un soutien au régime en place ? Ce n’est pas tout. Quelles autres propositions de cette résolution de la droite notre texte refusait il encore de soutenir ? Celle qui "invite la Commission à soutenir, par tout moyen financier et politique, les efforts déployés par la société civile biélorusse, les médias indépendants (y compris Belsat, Radio européenne pour la Biélorussie, Radio Racyja et d’autres. » En effet "Balsat TV" est une TV …. polonaise ! Et de surcroit financée par le gouvernement polonais.  Nous sommes contre ce type d’ingérence d’un gouvernement contre un autre qui sont des facteurs de tensions internationales évidents et spécialement dans ce cas une incitation à la confrontation, compte tenu du poids de l’histoire dans la zone".

 

Aux Etats-Unis en juillet dernier le représentant Ron Paul s'était aussi élevé contre la reconduction du “Belarus Democracy Act” qui prévoyait le renforcement de l'aide à l'opposition biélorusse - cf son discours traduit en français ici.

 

Tout au long de l'année 2011 le lobbying pour le durcissement de la politique européenne à l'égard de Minsk n'a pas faibli. Le 3 novembre 2011, dans Le Monde, l'écologiste interventionniste Daniel Cohn-Bendit, l'ex-ambassadeur Stéphane Hessel, auteur d' "Indignez vous", la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et Jonathan Littel, auteur des "Bienveillantes", très en pointe sur la Syrie, le Soudan et le Congo, demandaient à l'Union européenne de mener une politique diplomatique "ferme" suite à l'inculpation d'Ales Bialiatski responsable du Centre des droits de l'homme "Viasna" (Printemps), lauréat du Prix danois de la liberté Politiken (Politiken Freedom Prize)en 2011, pour évasion fiscale (condamné trois semaines plus tard à quatre ans et demi de prison en première instance). Bialiatski est lui même vice président de la FIDH. De passage à Paris en mars 2011, il avait appelé à l'étranglement économique du gouvernement biélorusse qui selon lui avait "l'estomac à la place du cerveau". Les autorités biélorusses l'accusent d'avoir soustrait au contrôle du fisc 40 000 dollars reçus d'organisations étrangères.

 

En ce qui concerne les turpitudes des ONG anti-gouvernementales à Minsk, les gens qui lisent le russe peuvent aussi se reporter à l'article d'Elena Pustovoitova sur le site de la Fondation pour la culture stratégique à propos notamment du "Théâtre libre de Biélorussie" fondé selon elle par des membres de l'Eglise de Scientologie et qui n'avaient aucun succès à Minsk, mais qui ont reçu des prix importants en Europe et aux USA et qui ont réussi à faire croire qu'ils étaient persécutés parce qu'en 2007 la police leur a rendu visite sur plainte des voisins parce qu'il y avait des coups de feux (le théâtre jouait la pièce "Onze Débardeurs" d'Edward Bond où les acteurs tirent des coups de feu). "Depuis lors, Kolyada et Khalézine  présentent cette affaire comme une action planifiée et l'exemple de la répression systématique contre leur équipe.", note Pustovoitova.Les organisations des droits de l'homme occidentales listent une trentaine de prisonniers politiques en Biélorussie. Le point de vue des partisans de Loukachenko sur une partie de ces personnes est accessible sur le site Predatelli.com. Pour une lecture de la situation économique et sociale favorable au modèle de développement socialisant conservé par la Biélorussie, on peut se reporter au témoignage (en anglais) de l'américaine Michèle Brand sur Counterpunch.org.

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Elections en Transnistrie : la réponse aux exigences de Berlin

14 Décembre 2011 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

576px-transnistria_state_flag_svg.pngL’Allemagne n’est pas seulement dominatrice au sein de l’Union européenne en ce moment.  Elle l’est aussi en Europe de l’Est. A preuve sa politique en vue d’obtenir la disparition de la République autoproclamée de Pridnestrovie (Transnistrie, entre la Moldavie et l'Ukraine).

 

Selon Cristian Ghinea dans Romania Libera du 9 décembre dernier : « Les Russes ont engagé des pourparlers avec les Allemands autour d'une nouvelle configuration de la sécurité en Europe [un statut pour la Transnistrie, un réglement du conflit gelé contre une libéralisation des visas pour les Russes dans l'UE]./Mais Berlin a exigé des preuves de bonne volonté : si la Russie veut être un partenaire crédible, elle doit au moins démontrer qu'elle est disposée à résoudre le conflit en Transnistrie. ».

 

A défaut de pouvoir liquider du jour au lendemain le particularisme transnistrien, Moscou se devait au moins de faire semblant d’avoir essayé quelque chose. Aussi, à l’occasion des élections présidentielles du 11 décembre dernier, Dimitri Medvedev a-t-il défendu, contre le père fondateur (et président sortant) de la République transnistrienne, Igor Smirnov (aujourd'hui proche de Russie Juste, les sociaux-démocrates russes, et qui fait campagne sur le thème "La Transnistrie n'est pas à vendre"), son rival le président du Soviet Suprême, Anatoly Kaminski, 61 ans, ancien cadre supérieur de l’industrie laitière moldave à l’époque soviétique. La politique de promotion du parti de challengers face à Smirnov, pour plaire aux Européens remonte d’ailleurs à 2001.

 

Moscou a investi de lourds moyens pour satisfaire les appétits allemands à l’encontre du sécessionnisme transnistrien et renverser le président Smirnov (versement d’indemnités aux fonctionnaires et retraités, enquête contre le fils de Smirnov accusé d’avoir détourné 5 millions de dollars de l’aide russe, émission à charge de la chaîne NTV contre les Smirnov – cf la vidéo ci-dessous http://www.youtube.com/watch?v=d1HbtgFt4yw le 8 décembre), sans toutefois aller jusqu’à couper les livraisons de gaz à la Pridnestrovie.

 

 Ainsi « si Smirnov reste en place, expliquait Cristian Ghinea avant les élections, il pourra dire aux Européens (lire : aux Allemands) : voyez, nous avons essayé de le remplacer, mais le peuple de Transnistrie le soutient, nous ne contrôlons pas la situation. / Si Kaminski gagne, le Kremlin dira : voilà, nous vous avons mis un plus jeune et plus réformiste à Tiraspol, voyez avec lui. »

 

Cristian Ghinea précisait que Kaminski non plus n’était pas prêt à sacrifier l’indépendance de son pays qui s’est constitué en 1990 sur les bords du Dniestr sous l’impulsion de la nomenklatura industrielle locale et des fonctionnaire restés fidèles à l’URSS en réaction à la politique de roumanisation de la Moldavie (dans un contexte de fièvre nationaliste qui, alors, promouvait l’idée d’une fusion dans une Grande Roumanie).

 

Peu de temps avant les élections, les grands médias y étaient allés de leur charge habituelle contre l’entité transnistrienne. Dans un article du 5 décembre dernier un correspondant du Monde, sur la base du témoignage du responsable d’une ONG moldave financée par la National endowment for democracy et USAID, et d’un défenseur de la culture roumaine en Transnistrie avait resservi le cliché du « trou noir de l’Europe » et accusé le régime de Tiraspol de n’avoir « pas seulement changé d'alphabet, avec la promotion du cyrillique, mais aussi de monnaie, de drapeau, d'histoire » (alors que la Transnistrie n’a fait qu’hériter des drapeau, alphabet et symboles en vigueur dans la Moldavie soviétique jusqu’en 1989…-  pour une rectification des contrevérités de nos médias sur la Transnistrie, voir le voyage de deux contributeurs de l’Atlas alternatif dans ce pays en 2007, et le livre qui a été publié à ce sujet).

 

Pour l'heure la publication des résultats ne cesse d'être reportée. Certaines rumeurs évoquent la percée d'un outsider, Y. Chevchouk. On parle aussi de risque de loi martiale. Ces élections sur lesquelles les pays étrangers pèsent très fortement pourraient menacer sérieusement la stabilité de l'entité des bords du Dniestr.

 

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Après les législatives russes : l'opposition peut-elle échapper à la récupération occidentale ?

12 Décembre 2011 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

csto.pngComme en Libye et en Syrie, la question de la récupération de l'opposition populaire par les puissances occidentales est aujourd'hui d'actualité après que les élections législatives du 4 décembre dernier aient accordé une courte majorité au parti "Russie Unie" de Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev.

 

Dès le 6 décembre la bouillante secrétaire d'Etat américaine Mme  Clinton s'est empressée de qualifier d' "injuste" les élections législatives russes et a demandé uen enquête sur les fraudes présumées, à l'heure où se tendent à nouveau les relations entre Moscou et Washington sur le projet de bouclier antimissile de l'OTAN.

 

Le journaliste belge Jean-Marie Chauvier explique dans un article récent que l’association « Golos », que dirige M. Gregory Melkoyants, est un des principaux relais de l'action des Etats-Unis en Russie. Elle, "a plusieurs implantations régionales, et figure également sur les listes d’ONG assistées par National Endowment for Democracy (NED) la fondation conservatrice créée en 1983 par Ronald Reagan pour combattre l’URSS et le communisme et qui s’emploie, depuis 1991, à étendre l’influence et les clientèles de Washington dans tout l’espace ex-soviétique", précise-t-il. Les Occidentaux peuvent aussi compter sur "de nombreuses associations russes de lutte pour les Droits de l’Homme et les libertés, pour l'inventaire des crimes de l'ère soviétique, contre le racisme et la guerre en Tchétchénie. Parmi ces associations, il ne manque pas de noms connus du public occidental, vu qu’elles sont aussi les sources d’information des journalistes étrangers en poste ou en reportage à Moscou : le centre Youri Levada d’étude de l’opinion publique, la Fondation Andrei Sakharov, le Comité tchétchène de salut national,  les associations « Sova », "Memorial" etc…" .

 

Dans son compte rendu de la manifestation du 10 décembre à Moscou qui a réuni 30 à 40 000 personnes Jean-Marie Chauvier remarque que les libéraux, interlocuteurs privilégiés des Occidentaux, dirigés par Boris Nemtsov ont cherché à voler la vedette aux autres tendances présentes dans le cortège, notamment le Parti communiste (qui dépasse Russie Unie en Moyenne Sibérie -  Novossibirsk, Irkoutsk, Argansk, Omsk) et Russie Juste (le parti propulsé par le Kremlin pour concurrencer le PC et qui occupe aujourd'hui l'espace socialdémocrate). De nouvelles manifestations sont prévues les 17, 18 et 24 décembre.

 

Dans un communiqué du 12 décembre le vice président du comité central du Parti communiste de la fédération de Russie, Vladimir Kachine accuse les libéraux pro-Occidentaux d'essayer de voler la victoire au peuple et rappelle que les libéraux, qui avaient participé à la prise de la Douma par les armes aux côtés de Eltsine, ont été associés à toutes les manipulations de la présidence eltsinienne sont tout aussi autoritaires et aussi peu démocrates que Russie Unie. Le parti communiste a proposé le 7 décembre à Russie Juste une alliance électoral pour que Ziouganov soit le candidat unique de tout "le centre gauche", proposition rejetée le 10 par Russie Juste qui a désigné son propre candidat.

 

Delphine Jaen

 

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Quand le président russe Medvedev veut contraindre Minsk à privatiser

28 Mai 2011 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

Au moment même où au sommet du G8 à Deauville le président russe Medvedev se ralliait à la politique occidentale pour renverser le colonel Kadhafi en Libye, il poursuivait avec la Biélorussie un bras de fer en vue d'obtenir d'elle qu'elle brade ses entreprises d'Etat.

 

La Biélorussie traverse une tempête financière depuis quelques mois.

 

Dans son dernier rapport publié en janvier, le Fonds monétaire international (FMI) s'est alarmé du niveau du déficit courant du Bélarus, qui s'est élevé à 16% du Produit intérieur brut (PIB) en 2010 et est l'un des plus élevés au monde.

En mars, l'agence de notation financière Standard & Poor's (S&P) a abaissé d'un cran sa note d'endettement à long terme du Bélarus, de "B+" à "B", faisant craindre un défaut de paiement.

 

En avril le gouvernement biéorusse a dû laisser flotter sa monnaie puis s'est tourné vers Moscou pour obtenir un crédit de 3 milliards de dollars. Minsk a déjà dû solliciter à Moscou ce genre de crédit et a longtemps reproché à la Russie de ne pas créér la zone de libre-échange de la Communauté des Etats indépendants promise depuis longtemps grâce à laquelle les anciens membres de l'URSS dépendraient moins des politiques du FMI.

 

Moscou a conditionné son prêt à la privatisation partielle ou majoriatire des principaux fleurons de l'industrie biélorusse (pétrochimie, fertilisants, industrie automobile), tandis que l'Occident de son côté imposait des sanctions à l'encontre des transactions et les déplacements des officiels biélorusses à la suite des élections présidentielles de décembre dernier.

 

De plus en plus acculée par la Russie, la Biélorussie essaie d'autres formes de partenariat, avec le Vénézuela notamment. Le 5 mai dernier, elle organisait même une conférence à la bibliothèque nationale de Minsk sur les moyens d'une coopération avec l'Europe occidentale qui lui permettrait de conserver son modèle économique socialisant.

 

Outre les difficultés économiques, la Biélorussie affronte des difficultés politiques importantes. Le 11 avril dernier un attentat a coûté la vie à 13 personnes dans le métro de Minsk. Le 27 mai, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a annoncé vendredi l'éventuelle mise à pied de certains médias étrangers dans le pays, et tout particulièrement russes, les accusant d'attiser les tensions au sein de la société et d'avoir entretenu la panique financière en avril. Parallèlement  le lundi 23 mai à Bruxelles, le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne a décidé d'imposer une interdiction de visa et un gel des avoirs à l'encontre de 13 nouvelles personnes, dont des juges qui viennent de condamner à des peines de prison les opposants politiques accusés d'avoir saccagé le siège du gouvernement après les élections présidentielles le 19 décembre dernier.

 

La Biélorussie est le seul pays européen à faire partie du Mouvement des non alignés. Elle est aussi le seul à ne pas être membre du Conseil de l'Europe notamment du fait qu'elle n'a pas aboli la peine de mort.

 

 

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Russie : de mystérieux pogroms qui fragilisent le gouvernement

10 Janvier 2011 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

Le 6 décembre dernier, des bagarres entre supporteurs du Spartak de Moscou et jeune sdu Caucase ont fait un mort par balle. Le 11 décembre les funérailles ont donné lieu à un passage à tabac sur la Place du Manège à Moscou. 29 personnes ont été hospitalisées, la police anti-émeutes a été débordée.

 

Le lendemain, Aikaz Mikaelyan, responsable de l'ONG Assemblée de la jeunesse du Caucase uni  confiait à Ria Novosti que ces troubles ont été orchestrés de l'extérieur.

 

Le 15 décembre, une nouvelle manifestation était organisée à la station de métro Smolenskaïa pour en découdre avec les Caucasiens, mais était cette fois endiguée par la police (au prix notamment de l'arrestation de 800 personnes).

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Sur Ria Novost, Ilia Kramnik soulignait le rôle concerté des provocateurs sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter), comme l'an dernier lors de la révolution verte iranienne, et résumait ainsi l'enchaînement des événements :

 

"Les événements de la place du Manège ont été le point de départ d'une avalanche informationnelle qui s’est abattue sur les blogs et les forums. Le même jour, sur l’un des forums où viennent généralement discuter les ressortissants caucasiens, le fameux message est apparu commençant par " Salam, chers frères et chères sœurs !… », dont l’auteur anonyme a invité les Caucasiens à s’armer et se rassembler dans la soirée du 15 décembre près du centre commercial Evropeïsky à Moscou, afin de " décider de la suite des événements sur place. "

 

Ce message a été immédiatement suivi par de nombreux autres, dont les auteurs poussaient directement à commettre des crimes, en proposant de se réunir par petits groupes avec des armes blanches afin d’attaquer les passants dans le métro.

 

C’était une provocation évidente : l’auteur du message initial a mis dans la liste des " destinataires " de prétendus " dirigeants " pour " assurer la coordination " des principales ethnies caucasiennes. En vérifiant, la majorité de ces noms étaient soit des noms de personnes très connues, soit l’inverse, des combinaisons aléatoires de noms et de prénoms.

 

L’unification en une seule " structure organisée " de Géorgiens, d’Abkhazes et d’Ossètes, d’Arméniens et d’Azerbaïdjanais, etc., était encore moins probable.

 

Cependant, pour le lecteur non averti, notamment convaincu de la russophobie pernicieuse répandue dans l'ensemble du Caucase, le document sonnait vrai, et c’est là que la seconde détonation a suivi. En même temps, des appels à se rassembler pour faire payer les Caucasiens sont apparus sur plusieurs forums russes. Ils n’ont pas tous été intentionnellement mis en ligne par des provocateurs, seuls les premiers messages auraient joué ce rôle en tombant comme un flambeau sur l’herbe arrosée avec de l’essence."

 

Les groupes pour l'indépendance du Nord du Caucase et les pro-Occidentaux comme l'oligarque en exil à Londres Boris Berezovskyi mettent en cause les services secrets russes dans l'organisation des pogroms. Le journaliste français d'extrême-droite (cf Wikipédia) Christian Bouchet favorable au nationalisme "non ethnique" de Vladimir Poutine met en cause pour sa part au contraire dans un article récent des groupes identitaires qu'il dit proches de Boris Berezovskyi et des Occidentaux. L'hebdomadaire néolibéral britannique The Economist pour sa part voit en tout cas dans ces événements la preuve d'une fragilisation de l'Exécutif russe.

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Le rapprochement entre Minsk et Caracas

13 Novembre 2010 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

Alexandre Loukachenko l'a déclaré à Minsk le 12 novembre (source agence Belta) : le Venezuela a "sauvé" la Biélorussie en lui fournissant du pétrole alors que la Russie décidait de lui faire payer son gaz au prix fort. Le commerce pétrolier entre les deux pays est intense via les ports de l'Ukraine et de la Baltique. Une compagnie mixte Petrolera BeloVenezolana a commencé à exploiter le champ pétrolier de Guara Este en 2007 et a reçu le feu vert pour trois autres gisements en 2008. En 2009 Minsk a aussi ouvert une exploitation à Jofeir (Iran).

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En échange du pétrole, la Biélorussie s'est engagée a construire des milliers de logements pour les pauvres au Venezuela. De même les constructeurs de tracteurs dans ce pays Belaz et MAZ ouvriront une joint-venture dans la province venezuelienne de Barinas. Un projet similaire concerne la fabrication de chaussures biélorusses au Venezuela, avec transfert de technologies à la clé, tandis que Minsk importera du café venezuelien.

 

La Biélorussie semble maintenir une voie diplomatique indépendante, malgré son rapprochement récent avec l'Union européenne (par l'entremise de Silvio Berlusconi). En décembre dernier, Minsk a signé un protocole de coopération militaire avec la Libye dont le contenu n'est pas connu. Un émissaire de Loukachenko s'est encore rendu à Tripoli le mois dernier. La Biélorussie fait d'ailleurs partie du Mouvement des non-alignés. Elle en est  l'unique membre en Europe.

 

Chavez lors de sa visite en Biélorussie en octobre avait souligné que ce pays avait bien résisté à la crise financière. En Biélorussie, le chômage reste inexistant, et le niveau d'éducation et de santé a été maintenu, avait souligné Chavez. Cette situation pourrait faire réfléchir par exemple la Lituanie, membre de l'Union européenne, où un sixième de la population en serait réduite à vivre d'aides alimentaires versées par des ONG, notamment Caritas.

 

Hugo Chavez s'était aussi rendu en Ukraine le mois dernier, et avait souligné le rôle que ce pays devait jouer dans l'avènement d'un monde multipolaire - l'Ukraine produira prochainement du pétrole et du gaz au Venezuela. Auparavant, il avait obtenu de Moscou la signature du président Medvedev pour la construction de la première centrale nucléaire dans son pays.

 

FD

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