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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 14:21

 Le 9 Février 2013, une bande de brigands (selon les autorités malaisiennes), ou d'héroïque libérateurs (selon certains nationalistes philippins vivant à la fois aux Philippines et en Malaisie), ou simplement d'esprits légèrement dérangés et trop romantiques (selon la plupart des gens des deux côtés de la mer de Sulu), ont débarqué sur  les rives de l'Etat planté de palmes du Sabah en Malaisie dans le but de rattacher cette province pétrolière au Sultanat de Sulu aux Philippines. Ces hommes étaient dirigés par Agbimuddin frère du sultan autoproclamé Jamalul Kiram III et ont pris l'initiative sans avoir le feu vert de Manille.

 

Le Sabah a été rattaché à la Malaisie sans référendum lors de l'indépendance de ce pays, et Kuala Lumpur paie le sultanat de Sulu pour garder cette province (où semble-t-il les Philippins - un tiers de la population du Savah - sont persécutés). Les Philippines font profil bas depuis l'opération de ces "volontaires" de Sulu, mais des voix commencent à s'élever pour qu'elles manifestent une implication "effective" dans les affaires du Sabah (ce qui lui donnerait une chance de peser sur un éventuel arbitrage de la Cour internationale de justice de l'ONU) et pour ressortir un accord philippino-malaisien de 1963 qui ouvre la voie à des négociations (comme cela existe entre la Bolivie et le Chili).

 

Le risque qu'une guérilla se développe au Sabah (avec l'archipel de Sulu comme base-arrière) n'est pas exclu (le Sabah ayant lui même servi pendant longtemps de base arrière là guérilla islamique - le Front de libération nationale Moro, qui aujourd'hui soutient le sultan de Sulu - aux Philippines). En attendant, déçu par le gouvernement philippin, le sultan du Sulu se tourne vers le Brunei, mais a annoncé aussi son intention de saisir la Chine, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

 

Selon le témoignage de Andre Vltchek "Le Sabah est débordant de colère et de mauvaise humeur, de mauvaise volonté, de frustration, de griefs cachés, et de violence à la fois cachée et dissimulée.

 

Les attaques étaient récentes, mais les enfants mendiants, la saleté et de l'environnement détruit sont quelque chose que le Sabah endure depuis des décennies.

 

La façon médiévale, féodale dont l'île de Bornéo a été gouvernée, ainsi que la lâcheté des intellectuels malaisiens, dont un grand nombre sont trop aisés, trop paresseux, trop gâtés par le financement occidental et donc parfaitement résolus à ne pas répondre à presque toutes les questions inconfortables dans leur pays, sont en partie à blâmer pour l'ensemble des cauchemars qui constituent la réalité de l'Etat de Sabah.

 

Il y a certains sujets «ignorés», même par l'opposition, à moins qu'un financement substantiel de l'étranger ne soit garanti : comme les pratiques forestières sauvages exercées par les entreprises malaisiennes qui opèrent tant au pays qu'à l'étranger, comme l'huile de palme et les questions ethniques / minorités. Naturellement, il y a quelques exceptions, les personnes désireuses d'être un peu plus que juste un jouet de supermarché , mais malheureusement, très peu."

 

 

 

 

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