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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:25

Colombie_carte-copie-1.pngSix mois de négociations à la Havane (Cuba) ont abouti à un accord dimanche entre le gouvernement de la Colombie et la guérilla de gauche des FARC sur la réforme agraire.

 

L'accord appelle à un accès équitable à la terre et au développement rural - les deux causes principales du conflit armé qui a fait 600 000 morts depuis le début des années 60. Il appelle également à la création d'une banque des terres, comme un moyen de redistribuer la propriété agraire, y compris les zones illégalement saisies pendant les combats par l'oligarchie latifundiaire. (BBC)

 

En février, Chris Gilbert, professeur à l'Universidad Bolivariana de Venezuela remarquait à propos des propositions des FARC mises sur la table des négociations à la Havane et synthétisées dans Huit propositions minimales : "L'accent mis par ce dernier document sur ​​la «réorganisation territoriale» est quelque chose comme une combinaison entre une réforme agraire traditionnelle dirigée contre les propriétés non productives et un projet écologiste fort basé sur la production pour les besoins humains réels visant à gérer rationnellement les ressources naturelles. Cette reproduit une dynamique surprenante que désormais le monde entier peut constater : seule la soi-disant extrême gauche - Fidel Castro, la Gauche abertzale basque, le mouvement Sem Terra au Brésil, et les FARC-EP - est capable de fonctionner avec une vision cohérente de la survie planétaire et du développement durable."  Le député libéral Gillermo Rivera pour sa part s'est plutôt efforcé de minimiser l'originalité de l'accord qui en tout cas ouvre la voie à la légalisation des FARC.

 

L'ancien président Alvaro Uribe proche des milieux paramilitaires quant à lui s'est dit "scandalisé" par l'accord obtenu par son successeur Juan Manuel Santos avec les FARC. Les Etats-Unis et l'Equateur (pays d'Amérique qui accueille le plus de réfugiés, notamment plus de 50 000 colombiens) ont été les premières puissances étrangères à réagir positivement.

 

On apprend par ailleurs aujourd'hui que le leader de l'opposition vénézuélienne rencontre le président Santos à Bogota.

 

F. Delorca

 

 

 

 

 

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