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Le blog de l'Atlas alternatif / L'autre info sur le monde
Articles récents

Revirement de la Serbie

26 Octobre 2026 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Balkans

La liste « Victoire des étudiants » a remporté plus de 50 % des voix aux élections législatives qui se sont tenues hier en Serbie. 

Cette liste est une liste électorale formée en 2025 en Serbie à l'initiative de l'organisation de jeunesse Étudiants en blocage (en serbe : Студенти у блокади), qui organise le mouvement de protestation anticorruption touchant la Serbie après l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad en novembre 2024.

« Beaucoup seront surpris. Je tiens à vous annoncer que la liste du blocus étudiant a remporté les élections », a déclaré le président Vučić dans son discours, remerciant les citoyens qui l'ont soutenu et accompagné durant toutes ces années. Il a annoncé que l'opposition s'opposerait farouchement au nouveau gouvernement, qui, a-t-il souligné, imposerait sans doute bientôt bientôt des sanctions à la Russie et modifierait la position de la Serbie concernant la Republika Srpska.

« Nous reconnaissons effectivement les résultats des élections qui se sont tenues en Serbie. Nous apprécions grandement la contribution de Vučić au développement de nos relations bilatérales », a déclaré le secrétaire de presse du président de la Fédération de Russie Peskov aux journalistes.

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Cuba entre les pressions de Rubio et la réélection de Lula

26 Octobre 2026 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Amérique latine-Caraïbes

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a écrit sur X vendredi  : « À ceux qui cherchent à susciter un changement positif à Cuba, le moment est venu. »

Rubio a évoqué « la déception née des promesses non tenues, de la corruption et de la vie privilégiée dont jouit une minorité » à Cuba, encourageant les citoyens à « saisir cette occasion de provoquer le changement que vous souhaitez, grâce à une collaboration discrète avec la CIA ».

Cet appel a été tourné en dérision par des responsables cubains, dont le vice-ministre des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio.

« Voilà que les États-Unis ont recours au recrutement public pour la CIA… Il doit régner un tel désespoir ou une telle misère au sein de l’agence qu’elle se voit contrainte de vendre ses services comme un tube de dentifrice », a-t-il déclaré sur X.

L'administration américaine continue de jouer la carte de la menace.  Trump a profité de son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies en septembre pour annoncer que Washington cherchait « un changement fondamental de la situation à Cuba ». Et CNews a fait savoir que la Réserve de l’armée de terre des États-Unis a demandé que des préparatifs soient engagés pour approvisionner le Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM) en vue d’un assaut militaire contre Cuba, « éventuellement nécessaire dans un délai de 90 à 120 jours », selon un message interne de l'armée.

Depuis le début du blocus pétrolier en janvier, la mortalité infantile de Cuba a doublé, selon l’ONU. Même durant la Période spéciale des années 1990, après la fin de l’aide soviétique, les conditions n’étaient pas aussi dures. Les Cubains passent des nuits étouffantes sans trouver le sommeil, sans ventilateurs, dans l’impossibilité de réfrigérer leurs aliments, assiégés par les moustiques et les épidémies.

Cela se surajoute aux effets cumulés de l'embargo : le journal officiel Granma explique aujourd'hui par exemple qu'une usine de gants chirugicaux ne fonctionne plus depuis 2017 depuis que Washington interdit au Guatemala de lui fournir du latex.

Ce weekend à Luanda, en Angola, une caravane a défilé sur une partie de l'avenue Fidel Castro, dans la capitale angolaise, en signe de solidarité avec Cuba et contre le blocus économique, commercial et financier.Organisée par l'Association de la communauté des Cubains résidant en Angola (Accra) et l'Association des anciens étudiants angolais formés à Cuba, Caimaneros, la manifestation de soutien est également dédiée à la commémoration du centenaire du leader historique de la révolution cubaine, Fidel Castro (1926-2016).

La réélection de Lula Da Silva au Brésil hier qui freine la trumpisation du continent malgré la forte ingérence américaine est cependant un espoir pour Cuba. Il a reçu les félicitations de Diaz-Canel.

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Retour de Machado au Venezuela

25 Octobre 2026 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Amérique latine-Caraïbes

Après près de dix mois passés à l'étranger, María Corina Machado, figure de proue de l'opposition anti-chaviste et lauréate du prix Nobel de la paix, est rentrée au Venezuela. « Je suis ici, avec vous », a-t-elle écrit dimanche matin sur ses réseaux sociaux. Peu après ce message énigmatique, l'ancien candidat à la présidentielle, Edmundo González, a confirmé son retour : « Venezuela ! Je suis ravi d'annoncer que notre leader, ma chère María Corina, est de retour sur le sol vénézuélien. Aujourd'hui est un jour important pour les Vénézuéliens. Notre voix souveraine revient avec elle pour guider ce processus ! », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il rentrerait lui aussi « très prochainement ».

Bien que les ministères des Affaires étrangères aient gardé confidentiels les détails logistiques précis pour des raisons de sécurité, l’opération a nécessité les efforts coordonnés de plusieurs gouvernements de la région et d’Europe, près de dix mois après l’absence de Machado du Venezuela. Son retour réussi fait suite à au moins sept tentatives infructueuses, bloquées par des restrictions d’espace aérien et des obstacles logistiques.

Pour sa première apparition publique sur le sol vénézuélien, Machado a assisté à une messe au sanctuaire archidiocésain de la Divine Bergère à Barquisimeto.

Vivant dans la clandestinité car elle était accusée par la justice de trahison  pour avoir reçu des fonds de l'organisation américaine National Endowment for Democracy (NED) via son association Súmate, d'incitation à la haine et au terrorisme et de conspiration,  elle avait quitté le pays en décembre, grâce à une opération d'exfiltration complexe coordonnée depuis les États-Unis qui l'avait conduite à Oslo, en Norvège pour y recevoir un prix Nobel de la paix très politisé par les Occidentaux. Au cours des mois suivants, elle a parcouru le monde pour sensibiliser le public à l'urgence d'une transition démocratique au Venezuela.

Bien que soumise aux intérêts impérialistes occidentaux, Machado, en froid avec Trump du fait de son choix provisoire de maintenir la chaviste Delcy Rodriguez au pouvoir à Caracas peut capitalliser auprès des patriotes vénézuélians sur la critique qu'elle a émise sur deal pétrolier entre le Venezuela et les Etats-Unis. Cet accord qui ne profitera même pas au public américain car il n'offre à Washington que le droit d'acheter 20 % du pétrole vénezuélien à un tarif réduit de 30 dollars le baril ce qui n'est guère rentable compte tenu du caractère visqueux de ce pétrole qui entraîne un coût de dilution. L'opération profite surtout à North American Blue Energy Partners dirigée par Alejandro Betancourt, un oligarque vénézuélien globe-trotteur qui a fait l'objet d'enquêtes pour blanchiment d'argent dans trois pays. Mais la durée de son effectivité reste incertaine.

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L'Irak étranglé par la fermeture du détroit d'Ormuz

16 Octobre 2026 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Proche-Orient

L'Irak a perdu environ 60 milliards de dollars (plus de 10 000 dollars par habotant) depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, en raison de la chute brutale de ses exportations pétrolières provoquée par le blocus du détroit d'Ormuz, a déclaré jeudi son ministre des Affaires étrangères.

La restriction  de la navigation dans cle détroit d'Ormuza forcé l'Irak à interrompre la production sur la plupart de ses gisements, faute de capacité de stockage, et à se rabattre sur des exportations limitées via la Syrie (par camions-citernes) et la Turquie (via un oléoduc).

« L'Irak a essuyé des pertes estimées à environ 60 milliards de dollars durant la récente guerre entre les États-Unis et la République islamique d'Iran », a déclaré le ministre lors d'une rencontre à Rome avec son homologue italien, selon un communiqué de la diplomatie irakienne.

Cela a conduit le pays à dévaluer sa monnaie. Deux jours après cette dévaluation, des tensions très fortes pèsent sur l'élaboration du budget, et la classe politique est contrainte à des arrangements internes qui paradoxalement pourraient s'avérer encore plus coûteux pour le budget.

En Irak, la répartition des portefeuilles ministériels se fait par le biais du muhasasa, un système informel de partage du pouvoir qui divise l'État entre les partis confessionnels et ethniques. Chaque bloc obtient des points en fonction de son nombre de sièges au Parlement et les utilise pour acquérir des portefeuilles. Le juriste Saif al-Saadi a expliqué au journal Shafaq News qu'un ministère « souverain », comme l'Intérieur ou la Défense, peut coûter entre 15 et 20 points, et un ministère des Services entre 10 et 12. Chaque nouveau portefeuille alimente ce marché, offrant ainsi aux négociateurs davantage de postes à échanger.

Al-Zaidi, homme d'affaires sans parti, a pris ses fonctions le 14 mai en tant que candidat du Cadre de coordination, l'alliance des partis chiites ayant remporté le plus grand nombre de sièges aux élections de novembre 2025. Le Parlement a confirmé 14 de ses 23 ministres. Cinq mois plus tard, neuf portefeuilles, dont la Défense, l'Intérieur et la Planification, sont toujours gérés par des intérimaires.

Ces postes vacants ont suscité d'autres revendications. Plusieurs partis soutiennent la création de quatre nouveaux postes de vice-Premier ministre, et un large consensus se dégage à condition que ces vice-Premiers ministres n'occupent aucun poste ministériel. Parmi les candidats figure Laith al-Khazali, frère du chef d'Asaib Ahl al-Haq, Qais al-Khazali, dont la nomination a provoqué des objections de la part des États-Unis .

Les pourparlers sur le désarmement ont également alimenté les négociations et les surenchères. Une source a indiqué à Shafaq News, le 1er octobre, qu'une faction armée, négociant avec le comité de quatre membres chargé de placer les armes sous contrôle étatique, avait demandé la création d'un nouveau ministère pour épauler les ministères de la sécurité.

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Budapest et Sofia freinent l'adhésion ukrainienne à l'UE

15 Octobre 2026 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

 

La Hongrie et la Bulgarie ont demandé que la formulation selon laquelle le processus d'adhésion de l'Ukraine devrait progresser « dès que possible » soit supprimée du projet de conclusions du sommet de l'Union européenne, ce qui affaiblit une fois de plus le soutien à une entrée plus rapide du pays dans l'UE, a rapporté le Kyiv Independent.

Cette modification visait à préparer les conclusions d'un sommet des dirigeants de l'UE qui se tiendra à Bruxelles les 15 et 16 octobre. Trois diplomates d'États membres ont confirmé que la Hongrie et la Bulgarie avaient demandé la suppression du passage controversé/

Le gouvernement Magyar reste dans la lignée de celui d'Orban en ce qui concerne la fermeté à l'égard de Zelensky comme sur l'immigration.

Une certaine presse ukrainienne a relayé l'info, tout comme Politika en Serbie. Mais bizarrement, la presse mainstream européenne ne prend pas du tout les choses sous cet angle et Reuters souligne au contraire que la Hongrie maintenant soutient le processus d'adhésion ukrainien depuis que Kiev a adopté une loi de protection de la minorité hongroise.

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Kabila allié du M23

14 Octobre 2026 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Afrique de l'Est - Grands lacs

L’ancien président congolais Joseph Kabila a pris la tête du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), une nouvelle plateforme politico-militaire dont la création a été annoncée à Goma. Aux côtés de Corneille Nangaa, de Bertrand Bisimwa et de Sultani Makenga, il se retrouve au cœur d’une nouvelle recomposition des forces opposées à l'actuel président Félix Tshisekedi.

Pendant longtemps, Joseph Kabila, condamné à mort par contumace, a contesté les accusations portées contre lui, dénoncé un procès politique et s’est présenté comme un ancien Président préoccupé par le sort de son pays. Mais l’annonce de sa désignation à la tête du Front pour la refondation de la Nation (FRN), à Goma. En plaçant son nom au sommet d’une structure politico-militaire où figurent plusieurs dirigeants de l’AFC/M23. Cette désignation, annoncée par les fondateurs du mouvement, donne une dimension nouvelle aux accusations de proximité avec la rébellion formulées depuis plusieurs mois contre l’ancien chef de l’État.

Les rebelles contrôlent Goma, Bukabu, les aéroports et les principaux points de passage frontaliers avec le Rwanda et l'Ouganda. L'initiative de Kabila risque de faire échouer le cycle de négociation entre Kinshasa et le M23 prévues à Doha en novembre.

 

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L'accord russo-américain sur le diesel

14 Octobre 2026 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

Un accord surprise a été annoncé par le président américain Donald Trump les 9 et 10 octobre 2026 après un échange avec Vladimir Poutine. Il prévoit la reprise des exportations de gazole russe vers les États-Unis et le marché mondial en échange d'un allègement temporaire des sanctions économiques américaines.

Il s'agit d'un désaveu de la politique de Zelensky qui cet été s'était lancé dans des attaques agressives par drones contre les raffineries russes, dans un contexte où la fermeture du détoit d'Ormuz par l'Iran provoque des tensions sur les prix de l'énergie.

L'administration Trump a d'ailleurs clairement averti l'Ukraine et ses alliés européens que les États-Unis pourraient suspendre le partage de renseignements et les achats européens d'armes américaines pour l'Ukraine si Kiev ne met pas fin à ses frappes en profondeur contre les installations énergétiques russes, ont déclaré deux responsables européens à CNN.

Les avertissements du Département d'État et du Pentagone ont été envoyés au cours du week-end aux responsables ukrainiens et européens, y compris des communications de l'armée américaine directement aux commandants ukrainiens.

Certains observateurs se demandent si la menace américaine ne s'illustre pas déjà dans le fait que mardi 13 octobre Volodymyr Zelensky a déclaré que les soutiens occidentaux de l'Ukraine n'avaient pas donné d'alerte précoce concernant une attaque de missiles balistiques russessur Kiev  pour la deuxième nuit consécutive.

 Par ailleurs lors d'une interview accordée à Fox News en octobre 2026, Donald Trump a déclaré que si l'Ukraine souhaitait obtenir une place à la table des négociations de paix, elle devait impérativement organiser un scrutin présidentiel, le mandat de Zelensky étant artificiellement prolongé depuis 

En réponse à ces pressions, le président ukrainien a accordé une interview à la chaîne américaine ABC le 11 octobre 2026. Il s'est dit prêt à organiser des élections d'ici 60 à 90 jours, à la condition stricte que les États-Unis et l'Europe fournissent des financements et de solides garanties de sécurité pour assurer la sincérité du scrutin malgré le conflit.

Les faucons européens se sont dits consternés par l'accord russo-américain.

Le premier ministre suédois (de droite, premier ministre malgré sa défaite électorale en septembre) Ulf Kristersson a déclaré que Stockholm regrettait cet accord, «car les recettes énergétiques sont essentielles au financement de la guerre menée par la Russie», et a souligné que l’Union européenne adopterait lundi son paquet de sanctions le plus complet à ce jour, comprenant 1600 entités visées au sein du complexe militaro-industriel russe.

Le gouvernement allemand «reste attaché aux sanctions imposées à la Russie et travaille avec ses partenaires européens à de nouvelles sanctions», a déclaré le porte-parole Stefan Kornelius, ajoutant que le soutien à l’Ukraine «reste inébranlable».

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, s’est demandé si la Russie serait même en mesure d’honorer ses engagements.

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Pétition pour la fin de l'isolement de l'Abkhazie

14 Octobre 2026 , Rédigé par Atlasaltern

À la conscience de l'opinion publique mondiale,

 

Ouvrez les portes verrouillées de la Mer Noire - mettez fin à l'isolement !

 

Une génération est née et a grandi en étant privée du simple droit de porter son regard au-delà de ses propres horizons. Depuis plus de trente ans, sur la côte orientale de la Mer Noire, tout un peuple — le peuple d'Abkhazie — lutte pour respirer derrière le mur du silence mondial qui lui est imposé, puisque depuis sa victorieuse lutte pour l’indépendance de 1992, très peu d’Etats l’ont reconnu.

Débattre des frontières et des statuts sur l'échiquier géopolitique est une chose ; tenter d'effacer tout un peuple de la carte et de la vie elle-même en est une tout autre. L'isolement n'est pas un outil diplomatique ; c'est une méthode humiliante de punition collective qui étouffe l’accès à la culture, l'éducation, la santé et l'avenir tout entier.

Le refus de délivrer des documents de voyage, la fermeture du ciel aux lignes aériennes civiles et des ports aux navires internationaux, ainsi que le fait de priver les étudiants de savoirs universels et les patients de soins médicaux internationaux, constituent une violation des droits fondamentaux de l'homme. Aucun différend politique ne peut justifier d'empêcher un jeune de découvrir le monde ou une mère de bâtir un avenir meilleur pour son enfant.

Ce qui fait vivre l'humanité, ce ne sont pas les murs que nous érigeons, mais les ponts que nous créons. Alors que le peuple d'Abkhazie se réveille sous le même soleil et partage les mêmes espoirs que le reste du monde, les tentatives visant à le rendre invisible reviennent pour l'humanité à isoler sa propre conscience.

Nous — intellectuels, artistes, responsables politiques et citoyens consciencieux venus des quatre coins du globe — rejetons ce blocus archaïque. Nous en appelons aux institutions internationales, aux décideurs et à la conscience collective de l'humanité :

Cessez de punir les gens : levez immédiatement toutes les barrières politiques faisant obstacle aux droits fondamentaux du peuple abkhaze à circuler, à s'instruire, à commercer et à se soigner. Brisez les murs du silence : permettez à l'Abkhazie de rejoindre la famille mondiale avec sa propre culture, sa très ancienne langue et sa voix qui lui est propre.

Libérez la Mer Noire : ouvrez les ports bloqués et l'espace aérien fermé pour donner une chance au dialogue entre les gens, au développement et à une paix digne. La paix ne peut se bâtir en rendant les peuples invisibles. Ce sont ceux qui bâtissent des ponts — et non ceux qui verrouillent les frontières — qui trouveront leur place dans les pages lumineuses de l'histoire.

L'Abkhazie a besoin du monde, et le monde a besoin de cette voix du Caucase au passé millénaire. Mettez fin dès maintenant à cet isolement.

 

Premiers Signataires

Georges Berghezan, spécialiste de géopolitique

Loic Ramirez, journaliste

Bruno Drweski, professeur honoraire des universités

Jean-Pierre Métail, militant de l'association France-Palestine Solidarité

Francis Van Den Heuvel, réalisateur de documentaires

Frédéric Delorca, essayiste

Romain Boissard

André Djemad

Ren& Zeboni

Romain Vitorge

Sedat Kartal

Albert Bousin

Alzin James

Marc Audibert

 

Pour les retours de signatures,

Comité Fin de l’isolement de l’Abkhazie – France atlasaltern@hotmail.com

To the Conscience of the World;

 

Unlock the Doors of the Black Sea, End the Isolation

 

A generation has been born, raised, and denied the fundamental right to look beyond its own horizon. For over thirty years, on the eastern shores of the Black Sea, an entire people has been gasping for air behind a global wall of silence: Abkhazia.

 

It is one thing to debate borders and political statuses on geopolitical chessboards; it is quite another to systematically erase an entire people from the map and from life itself. Isolation is not a tool of diplomacy; it is a degrading form of collective punishment that suffocates culture, education, healthcare, and the future.

 

The rejection of travel documents, the barring of civilian flights from the sky and international vessels from the ports, the exclusion of students from universal academia, and the denial of international medical care to the sick—these are blatant denials of fundamental human rights. No political dispute can ever justify stripping a young person of the right to discover the world, or preventing a mother from building a better future for her child.

 

Humanity is sustained not by the walls we build, but by the bridges we forge. The people of Abkhazia wake up to the same sun and share the exact same hopes as the rest of the world. To render them invisible is, in truth, to isolate humanity’s own conscience.

 

We, the undersigned intellectuals, artists, politicians, and people of conscience from across the globe, reject this archaic blockade.

 

We call upon international institutions, decision-makers, and the collective wisdom of humanity:

 

Stop punishing people: Immediately dismantle all political barricades obstructing the fundamental rights of the Abkhazian people to travel, study, trade, and receive healthcare.

 

Tear down the walls of silence: Pave the way for Abkhazia to join the global family with its own culture, ancient language, and unique voice.

 

Liberate the Black Sea: Unlock the ports and open the skies to give civilian dialogue, development, and a dignified peace a genuine chance.

 

Peace cannot be forged by making a people invisible. It is not those who lock borders, but those who build bridges, who will take their rightful place on the bright pages of history.

 

Abkhazia needs the world, and the world needs this ancient Caucasian voice. End the isolation, now.

 

--

 

Committee End the isolation of Abkhazia

Signatures can be sent to atlasaltern@hotmail.com

 

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Washington favorise un putsch politique à l'Est de la Libye

13 Octobre 2026 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Maghreb - Afrique occidentale

 

En Libye, le président du Parlement basé à Benghazi, dans l'est du pays, a été évincé de son poste. En fonction depuis 2014, Aguila Saleh était un soutien historique du maréchal Haftar, chef des forces armées. Ces derniers mois, son influence faiblissait, alors que Saddam Haftar, héritier désigné du clan, redoublait d'ambitions.

Selon Al Maydeen, l'éviction d'Aguila Saleh et son retrait de la scène politique, bien que semblant marquer la fin des anciennes alliances, s'inscrivent dans des manœuvres régionales et internationales visant à remodeler le paysage libyen, ses rapports de force, ses composantes et ses alliances. Les Émirats arabes unis se distinguent comme un acteur central de cette éviction. Quelques jours seulement avant celle-ci, Saddam Haftar effectuait une visite officielle de haut niveau à Abou Dhabi, le 25 septembre 2016, où il était reçu par le vice-président des Émirats arabes unis, Mansour ben Zayed Al Nahyan. Des réunions de haut niveau ont eu lieu, portant sur les questions de défense, militaires et politiques. Cette visite a conforté les analyses suggérant qu'Abou Dhabi avait décidé de réorienter son soutien historique, passant de Khalifa Haftar, le père, et de son projet militaire, à l'orchestration d'une nouvelle phase de transition où le fils, Saddam Haftar, deviendrait la figure dominante


Tout porte à croire que les bouleversements actuels du paysage politique libyen, notamment le réalignement des alliances internes et le repositionnement des relations arabes, sont liés aux agissements du diplomate américain Massad Boulos, conseiller du président des États-Unis pour les affaires arabes et africaines. Des rapports font état de contacts américains intenses et menés en parallèle du processus onusien, impliquant Haftar et des proches du chef du Gouvernement d'union nationale, Abdel Hamid Dbeibah, à Tripoli. L'objectif est de parvenir à un accord majeur de partage du pouvoir et de former un gouvernement d'union nationale. Dès lors, il est devenu nécessaire d'évincer Aguila Saleh et de le remplacer par une direction parlementaire plus souple, davantage en phase avec les objectifs de la famille Haftar.

Le nouveau rapport de force est plus favorable à la Turquie, et moins au Caire. Quoi qu'il en soit il affaiblit l'autonomie du pouvoir législatif à l'Est de le Libye

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Militarisation otanienne et résistances en Allemagne et en Espagne

13 Octobre 2026 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe-Amérique du Nord

Le risque de guerre en Europe est plus élevé qu'il ne l'a été depuis des décennies. Le traité « New START », dernier traité bilatéral de contrôle des armements visant, du moins formellement, à limiter les arsenaux nucléaires russe et américain, a expiré en février . Depuis la tentative d'attentat présumée à l'aéroport de Leipzig début août, l'hystérie guerrière qui règne parmi les responsables politiques et les médias allemands s'est considérablement intensifiée. Et fin septembre, le gouvernement russe – évoquant lui aussi son propre arsenal nucléaire – a mis en garde les « extrémistes européens » contre d'éventuelles attaques contre Kaliningrad .

Malgré ce contexte tendu, l'OTAN s'entraîne une fois de plus à la guerre nucléaire. L'exercice annuel « Steadfast Noon », d'une durée de près de deux semaines, débute ce mardi. Cette année, il se déroule principalement en Italie et mobilise des unités de 17 armées de l'OTAN, dont la Bundeswehr allemande, qui fournit des avions de chasse. L'exercice n'est aucunement lié à l'actualité internationale et n'est dirigé contre aucun pays en particulier, a affirmé la direction de la communication de l'alliance militaire la plus dangereuse du monde dans un communiqué publié la semaine dernière. Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a déclaré que l'OTAN est une alliance de défense et que l'exercice vise simplement à maintenir des capacités crédibles de dissuasion face à une agression extérieure et à démontrer un message d'unité et de détermination.

Contrairement aux années précédentes, l'OTAN fait preuve cette année d'un secret remarquable quant aux participants et aux forces déployées. Outre l'Italie, l'Allemagne et les États-Unis, la participation de la Suède, de la Finlande et de la Roumanie est considérée comme acquise. Le déploiement consistera principalement en avions de chasse et de reconnaissance, ainsi qu'en personnel au sol associé. Les exercices « Steadfast Noon » précédents mobilisaient généralement environ 2 000 personnes et plusieurs dizaines d'aéronefs.

Plusieurs groupes pacifistes ont appelé à manifester contre les exercices militaires nucléaires. Une première action a eu lieu ce week-end devant les portes de la base aérienne de Büchel, et une autre est prévue samedi à Nörvenich. L'alliance « Atomwaffenfrei.jetzt » (Nucléaire sans armes maintenant) a déclaré que s'entraîner à des largages de bombes nucléaires équivaut à préparer un crime de guerre. Cette alliance, ainsi que d'autres organisations, dont le Réseau coopératif pour la paix, diverses sections locales de la Société allemande pour la paix – Résistants à la guerre unis (DFG-VK), la Jeunesse de gauche, l'IPPNW et Pax Christi, ont exigé du gouvernement allemand qu'il annule la participation de l'Allemagne à l'exercice et retire toutes les armes nucléaires du territoire allemand. Parallèlement, le mouvement pacifiste italien a également annoncé des manifestations. Il exige la fin de la participation de l'Italie à « Steadfast Midi » et, plus généralement, du « partage nucléaire ».

Özlem Alev Demirel, porte-parole du parti Die Linke pour les affaires étrangères et la politique de paix au Parlement européen, a qualifié lundi d’« extrêmement dangereux » le fait que l’OTAN s’entraîne à l’utilisation d’armes nucléaires dans un contexte international « où une escalade nucléaire pourrait devenir incontrôlable à tout moment ».

En Espagne aussi la résistance à l'OTAN se mobilise. Au sud-ouest de Séville, directement sur la côte, se trouve le centre de recherche militaire El Arenosillo. Des expériences de drones y sont menées depuis 2024. Les dépenses militaires en Espagne ont dépassé 65 milliards d'euros en 2025. Cette année, Madrid est en passe de franchir la barre des 80 milliards d'euros.La plateforme andalouse « Bases fuera, OTAN no » (« Bases dehors, OTAN non » ) , créée par diverses organisations telles que « Nación Andaluza » organise des marches contre cette plateforme.

 

 

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