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Le blog de l'Atlas alternatif / L'autre info sur le monde
Articles récents

Le Mexique, coeur de cible des Etats-Unis et du néo-libéralisme

27 Mars 2010 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Amérique latine-Caraïbes

usmarine.jpgC'est André Maltais qui le rapporte sur Mondialisation.ca :

"Dans la soirée du samedi, 10 octobre 2009, des milliers de soldats et policiers fédéraux, profitant du fait que leur présence dans les rues est familière depuis la militarisation de la lutte anti-drogue, envahissent subrepticement une cinquantaine d’installations de la compagnie nationale d’électricité, Luz y Fuerza del Centro (LFC) qui approvisionne plus de six millions de personnes dans le centre du pays.

Les militaires forcent les travailleurs présents à quitter les lieux et attendent que le président mexicain Felipe Calderon émette un décret liquidant purement et simplement l’entreprise publique et son syndicat, le Syndicat mexicain des électriciens (SME).

Du jour au lendemain, 44 000 travailleurs et leur famille de même que 22 000 retraités se retrouvent à la rue alors que disparaît l’un des syndicats indépendants les plus forts et combatifs du pays
."

Une semaine auparavant, le gouvernement avait refusé de reconnaître l’élection de Martin Esparza à la tête d’un syndicat qui, depuis 95 ans, s’est  toujours opposé aux privatisations et à l’érosion des droits des travailleurs."


L'article note aussi que "en 2009 seulement, le pays a perdu plus d’un million d’emplois et, depuis l’arrivée au pouvoir du « cauchemar » Calderon, au moins 2.8 millions d’emplois dont un très grand nombre dans les secteurs les plus intégrés à l’économie états-unienne.Le quotidien La Jornada révèle que 76.000 faillites d’entreprises sont survenues au cours des six derniers mois seulement!"

Alors que d'une main il démantèle l'Etat mexicain, Calderon de l'autre s'abandonne à la dérive sécuritaire, avec les encouragements de Washington. Cette semaine, on a justement appris qu'Obama a offert à Calderon une collaboration plus étroite en matière de sécurité. En janvier dernier, un rapport militaire étatsunien a placé le Mexique au même titre que le Pakistan parmi les possibles "failed states" (Etats en déliquescence) qui pourraient s'effondrer aussi rapidement que la Yougoslavie entre 1991 et 1995. Le gouvernement mexicain a déjà déployé 45 000 soldats dans les zones du pays susceptibles d'être aux mains des narcotraficants. Cette militarisation du pays entraîne des atteintes croissantes aux droits de l'homme. Les plaintes contre le ministère de la défense devant la Commission nationale des droits de l'omme sont passées de 182 en 2007 à 559 pour le seul premier semestre de 2009. Un rapport d'Amnesty international en décembre a décrit des cas de tortures, d'enlèvement et d'assassinats par l'armée mexicaine. Les excès de l'armée mexicaine sont tels que leurs mentors étatsuniens s'en inquiètent. En août 2009, le sénateur démocrate du Vermont Patrick Leahy (un sénateur en pointe sur les droits de l'homme qui a proposé en 2007 le rétablissement de l'habeas corpus à Guantanamo) a pu faire bloquer provisoirement une aide militaire de 90 millions de dollars au Mexique en raison des exactions imputées à l'armée de ce pays.

La semaine dernière la secrétaire à la sécurité intérieure Janet Napolitano a reconnu que l'armée américaine agissait directement "d'une certaine façon limitée" ("in certain limited ways") au Mexique. L'intervention militaire directe des Etats-Unis reste cependant difficilement envisageable dans un pays qui a déjà perdu une guerre (et un tiers de son territoire) contre les Américains. Obama se dit même réticent à l'idée militariser ouvertement la frontière (où se multiplient les meurtres et violences) comme le lui demandent certains gouverneurs.

Sur Counterpunch.org, Mike Whitney récemment rejoignait André Maltais en soulignant que la militarisation de la lutte contre  la drogue fait l'affaire des narco-traficants puisqu'elle fait augmenter le prix des stupéfiants et donc les bénéfices (y compris pour corrompre des fonctionnaires aux Etats-Unis), et que son objectif véritable était en fait la liquidation de la résistance de gauche au Mexique.

F.Delorca 

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Pressions sur le Soudan à la veille des élections

24 Mars 2010 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Afrique de l'Est - Grands lacs

Le Soudan s'apprête à tenir le 11 avril prochain ses premières élections multipartites (législatives, régionales et présidentielle) depuis 1986, un processus qu'il a dû accepter sous la pression des USA dans le cadre des négociations de 2005 avec les sécessionnistes du Sud. A cette occasion, les pressions occidentales se multiplient sur ce pays. Tout en subtilité, mardi 23 mars lors d'une conférence de presse à Bruxelles, Luis Moreno-Ocampo, procureur de la cour pénale internationale, a estimé que le travail des observateur électoraux de l'Union européenne (138 observateurs), était comparable à "surveiller une élection sous Hitler". La cour pénale internationale (CPI) a inculpé le président sortant Omar al-Bachir pour génocide au Darfour, une accusation qui a été portée contre le gouvernement islamiste de Khartoum par les néo-conservateurs américains à l'époque de Bush, et relayée par divers lobbys, une accusation que même l'ancien président du Tribunal pénal sur l'ex-Yougoslavie Antonio Cassese, qui a été dépêché au Soudan par l'ONU en 2004, trouve excessive.
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 M. al-Bachir a menacé d'expulsion les observateurs électoraux américains de la Fondation Carter (dirigée par l'ancien président démocrate américain, et proche d'Obama). Il est reproché à ceux-ci d'avoir demandé le report de la date des élections, ce qui n'est habituellement pas dans la compétence d'observateurs électoraux. Human Rights Watch (liée à la Fondation Soros et aux démocrates américains) s'est aussi jointe à la Fondation Carter pour demander le changement de date des élections. Il semble que ces lobbys liés à l'administration démocrate aient pris, sur le Soudan, le relais de la croisade des néo-consevateurs évangélistes liés aux républicains, manifestant ainsi la continuité de la politique impériale étatsunienne dans les pays à fort enjeu pétrolier.

17 partis politiques soudanais se sont engouffrés dans la brèche de la demande du report des élections, à l'exception notable du Mouvement de libération des peuples du Soudan et du Parti du congrès populaire.

Selon Gérard Prunier et  Maggie Fick, ces élections, qui sont un prélable au référendum d'autodétermination du Sud-Soudan en 2011, "marquent le début d'un processus qui va modifier durablement l'histoire, mais qui, au vu de l'état actuel des jeux politiques, pourrait conduire à la dissolution brutale de l'Etat soudanais."

F. Delorca
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L'anticolonialisme au Maghreb

1 Mars 2010 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Maghreb - Afrique occidentale

Dans un contexte où le président français Sarkozy s'est employé à vanter les bienfaits du colonialisme, et à durcir son discours à l'égard des immigrés et Français issus de l'immigration postcoloniale, diverses initiatives ont été prises récemment en Algérie qui témoignent de la vivacité du sentiment anti-colonial.
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Comme le rappelle Jeune Afrique, le 13 janvier 2010, Moussa Abdi, élu du Front de libération nationale (FLN), a présenté à l'assemblée nationale populaire algérienne un texte demandant la criminalisation du colonialisme. Cette proposition de loi si elle avait été adoptée aurait pu entraîner la création de juridictions spéciales chargées de juger les responsables politiques et militaires français pour les crimes de guerre perpétrés entre 1954 et 1962, et pour les crimes contre l’humanité qui auraient eu lieu durant la longue période coloniale (cent trente-deux ans de présence française en Algérie). En plus des excuses demandées à ­l’ancienne métropole et de la reconnaissance du « génocide », des compensations financières comme ce que la Libye a obtenu de l'Italie auraient été exigées. Le texte était soutenu par 125 députés (sur 389) du Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia, le Mouvement pour la société de la paix (MSP, islamiste) et El Islah. 

En janvier M. Abdi avait annoncé sa ­volonté d’associer les parlementaires des autres anciennes colonies ou protectorats français (Maroc, Tunisie) au projet de ­criminalisation de la colonisation. Des élus algériens parmi les ­signataires de la proposition de loi se sont rendus au Vietnam la première semaine de février. Selon le quotidien algérien El Watan, la proposition « a été accueillie froidement » à Hanoi, et en Algérie-même la direction du FLN ne paraissait guère favorable au vote de la proposition de loi de M. Abdi. Des médias kabyles ont dénoncé aussi une opération "populiste" de l'aile conservatrice du FLN. Il semble que les partis de gauche algériens comme le Parti des travailleurs, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (représentés à l’APN) ainsi que le Front des forces socialistes (sans députés) ne soutenaient pas cette initiative. Louisa Hanoune, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, le 13 février à Zéralda, lors de son rapport d’ouverture des travaux de la commission nationale des élus de son parti, a émis des réserves sur le fond, la forme et l’opportunité même du projet de M. Abdi, s’interrogeant au passage sur ses dessous et ses desseins et laissant entendre que le «timing» choisi pour cela ne serait pas étranger à le tenue du 9e congrès du FLN. Elle n'a cependant pas attaqué le fond du texte, espérant même sur un ton ambigu "que ce projet survivra au prochain congrès du FLN".Le député RCD, Noureddine Ait Hamouda, a jugé le projet inutile « parce que les initiateurs n’ont pas la légitimité nécessaire pour mener un projet de cette envergure ». Le 19 février le projet a finalement été retiré sous la pression du président Bouteflika, qui aurait été sensible aux menaces de Paris quant aux effets d'une telle loi sur les relations diplomatiques et économiques bilatérales. Il n'est pas absolument évident toutefois que le projet soit définitivement enterré par ses initiateurs.

La France reste par ailleurs sur la sellette en ce qui concerne les essais nucléaires qu'elle a réalisés dans le Sahara entre 1960 et 1966. Le 13 février, l’avocate Fatma ­Benbraham a ­annoncé qu’elle disposait de ­suffisamment de preuves pour attaquer devant les tribunaux internationaux la France pour génocide. « Un rapport militaire ­français relève la présence au moment des expériences nucléaires de quelque 40 000 ­habitants dans cette région, entre nomades et sédentaires, explique-t-elle. Cela ­contredit la version officielle soutenant que les essais ont eu lieu dans des zones sans vie, comme l’avait promis le représentant de la ­France aux Nations unies en 1957. » 

Dans un autre registre, le discours anticolonialiste au Maghreb s'est également déployé récemment à Bir Lahlou, en plein désert, 64 km à l’est du “mur de la honte” érigé par les Marocains au début des années 80, et qui sépare les territoires occupés des territoires sahraouis, où le Front polisario a célébré l’an 34 de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). S'étaient déplacés jusqu'à cette bourgade inhospitalière l’ambassadeur de Cuba à Alger, Eumelio Caballero Redriguez, et celui du Venezuela, Michel Mujica, le chargé d’affaires de l’ambassade de l’Afrique de Sud à Alger, une forte délégation venue de Pretoria, composée des responsables de l’ANC, du Parti communiste et des représentants des syndicats, le président de la commission de travail au Parlement nigérian, des universitaires, des représentants du mouvement ouvrier et d’étudiants de ce pays. D’autres pays africains qui ont combattu armes à la main le colonialisme étaient également représentés tels que le Mozambique, le Ghana, l’Angola, la Guinée-Bissau. L’Algérie était représentée par le Comité national de solidarité avec le peuple sahraoui. Les Africains ne connaîtront pas la paix et le repos tant qu’il y a un peuple africain sous le joug de la colonisation. » a déclaré le représentant de l'ANC paraphrasant Nkrumah.

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Chavez, Chevron, Casino et la Colombie

18 Février 2010 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Amérique latine-Caraïbes

great_seal_of_the_us.pngLe président Hugo Chavez a lancé récemment un appel à la création d’une Cinquième Internationale, appel relayé en France par un petit groupe de proches des éditions du Temps des Cerises, mais qui continue à faire débat à gauche.

L’appel ne signifie cependant pas  que le Venezuela soit particulièrement en position de force en ce moment. Comme le remarquaient l’International Herald Tribune du 12 février dernier et d'autres journaux : après avoir tourné le dos aux multinationales pétrolières au cours des dernières années, le président Chavez vient d’accorder d’importants contrats à des compagnies américaines. Mercredi 10 février au soir, le géant étatsunien a obtenu une concession dans la ceinture de l’Orénoque (une zone dont les réserves en brut sont évaluées à 513 milliards de barrils). M. Chavez a publiquement félicité son responsable des opérations africaines et latinoaméricaines, M. Ali Moshiri, pour avoir candidaté alors que Royal Dutch/Shell, Petrobras et Total s’étaient abstenues de candidater. Chavez en a profité pour inviter Obama à lui rendre visite. Repsol (Espagne) en consortium avec deux compagnies indienne et malaisienne est l’autre gagnant de la soirée sur un deuxième gisement de l’Orénoque. Le troisième n’a pas trouvé preneur.

Les investisseurs étrangers auraient été échaudés par la nationalisation en janvier des magasins appartenant à Exito une filiale du groupe français Casino au Venezuela, accusés de spéculer sur les prix des produits de consommation.


Les médias pro-Chavez publient en ce moment des enquêtes sur le groupe Casino.L’une d’elles montre que la multinationale française, en coopération avec USAID et le bureau des Nations Unies chargé de la répression du trafic de drogue (UNDOC), commercialise depuis 2009 des produits cultivés dans le Putumayo. Dans cette région USAID et UNDOC organisent des projets d’aide à des paysans supposés déplacés qui seraient en réalité, selon Aporrea, des paramilitaires subventionnés par le Département d’Etat américain. Un article de César Jerez en 2006 avaient montré que les "aides" d'USAID dans la région de Putumayo était ciblées pour contrer les FARC. Le président du groupe casino Jean-Charles Naouri, le 16 février dernier, a mis en valeur la Colombie comme pays parmi "les plus modernes et les plus développés des marchés d'Amérique latine"

Les paramilitaires colombiens (Autodefensas Unidas de Colombia ) ont mis en place une « filiale » vénézuélienne Autodefensas Unidas de Venezuela à l'origine de diverses opérations de déstabilisation du Venezuela depuis 2003-2004, et d'une infiltration de certains secteurs économiques à Caracas et à la frontière frontière des deux pays.

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Grèce : l'impérialisme au sein de l'Union européenne

18 Février 2010 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Balkans

balkans.jpgL'impérialisme des structures capitalistes occidentales s'exerce au sein de l'Union européenne sur les peuples qui pourtant à d'autres égards en tirent profit. Tel est le cas des Grecs en ce début d'année.

La Grèce a fait l'objet d'une offensive spéculative au début du mois de février. Certains hedge funds américains ont tenté de gagner beaucoup d'argent en pariant sur une explosion du prix des "credit default swap" (CDS)  grecs, jouant ouvertement sur la faillite de la Grèce. Le CDS du pays a bondi de 120 points de base en octobre à 419 le mardi 9 février. Ce qui signifiait que le marché évaluait à 29 % la probabilité que la Grèce fasse défaut dans les cinq ans à venir, selon la banque Natixis.

A titre de comparaison
, avec des finances publiques pourtant dégradées, le Roumanie affichait un CDS de "seulement" 265. Alors pourtant que son déficit public pour 2009 s'élevait à 12,7% du PIB (moins que la Grande-Bretagne et de l'Italie, et assez proche de celui de l'Espagne) les marchés financiers se sont polarisés sur ce pays, faute de confiance dans la capacité du nouveau gouvernement à redresser la situation économique du pays.

Réunis le 11 février à Bruxelles pour un sommet extraordinaire, les Vingt-sept membres de l'Union européenne craignant un risque de contagion à toute la zone commençait à inquiéter sérieusement les diplomates de tous bords, ont imposé à la Grèce une série de mesures d'austérité, analysée par les commentateurs comme une mise sous tutelle pure et simple, en attendant que ses finances se rétablissent. Chaque mois, Athènes devra d’ailleurs rendre compte à la Commission européenne, a confirmé le président français Nicolas Sarkozy.

Sur ordre de l'Union européenne, le ministre socialiste des finances a annoncé une batterie de mesures qui devrait aussi permettre d'économiser quelque 350 millions d'euros :  gel des salaires des fonctionnaires et des députés, octroi d'allocations exceptionnelles, entre 300 et 500, aux salariés qui perçoivent moins de 1700 euros, ainsi qu'aux retraités dont la pension est en deçà de 1100 euros ; prélèvement allant de 1000 à 3000 euros sur les hauts revenus situés dans une fourchette de 6000 à 150 000 euros.

Le blog eurocritique "La lettre volée" mentionne l'analyse qu'en fait une contribution de Marshall Auerback, spécialiste des marchés financiers sur le site New Deal 2.0 du Franklin and Eleanor Roosevelt Institute (qui compte le prix nobel Joseph Stiglitz parmi ses meilleures plimes). Sous le titre Greece signs its national suicide pact, son billet compare le soulagement de la Grèce après le "plan de secours" européen à celui d'un passant qui voit s'éloigner le braqueur qui vient de lui soutirer son portefeuille un revolver à la main. Non pas que l'Union européenne ait volé de l'argent à la Grèce, mais bien qu'elle lui a imposé un plan de règlement absurde ("the insanity of self-imposed constraints will be manifest to all soon enough").


De fait, pour Auerback, la Grèce vient de devenir une colonie franco-allemande, puisque ces deux pays ont tenu la plume du plan de règlement.

 

L'auteur renvoie à un autre billet, émanant d'un économiste australien qui a publié un ouvrage sur la politique économique européenne, le soin de mettre en pièces les règles absurdes du pacte de stabilité, cadre de la politique budgétaire européenne (It is often said that the European economies are sclerotic, which is usually taken to mean that their labour markets are overly protected and their welfare systems are overly generous. However,the real European sclerosis is found in the inflexible macroeconomic policy regime that the Euro countries have chosen to contrive). 

 

Donc, il est demandé à la Grèce de réduire de 4% son déficit public en 2010. Auerback écrit  : "c'est le genre de mesure qu'aucun pays souverain n'accepterait, mais la Grèce, comme le reste des pays membres de la zone euro, a délibérément choisi de s'asservir [enslave itself] à un paquet de règles sans aucun fondement théorique".

 

La Grèce n'ayant plus de politique budgétaire (sinon très fortement restrictive), ni de politique de change, ni de politique monétaire, va devoir comprimer ses salaires et écraser sa demande intérieure. Auerback : "c'est la recette pour un suicide national".

 

Conclusion de l'auteur : "le rejet arrogant de la part des technocrates européens de prendre en compte les inquiétudes de ceux qui se sentent menacés par l'engouement soudain pour une union politique et monétaire sans cesse plus étroite, sans aucun contrôle démocratique, ouvre la place à des politiciens populistes à la Jean-Marie le Pen, ainsi qu'à la montée des partis extrémistes dans toute l'Union européenne."

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Sous la botte étatsunienne en Irak

2 Février 2010 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Proche-Orient

Le 17 janvier dernier, la Haute Cour pénale irakienne - ex Tribunal spécial irakien, créé en 2003 par les autorités d’occupation - a condamné à mort en catimini Ali Hassan al-Majid dit "Ali le chimique" pour avoir ordonné le bombardement au gaz de la ville kurde de Halabja, le 16 mars 1988. Il a été pendu le 25. Ce bombardement a longtemps servi de mobile à l'administration Bush pour justifier sa guerre contre l'Irak, notamment lorsque celui des armes de destructions massive prêtait à caution. baghdad-bank.jpg

Un dossier sur france-irak-actualité.com rappelle que la bataille de Halabja a été provoquée par l’entrée au Kurdistan irakien d’une colonne de Gardiens de la révolution iranienne (Pasdarans), guidée par un groupe de peshmergas de l’Union Populaire du Kurdistan (UPK), le parti de Jalal Talabani, actuel président de la République, ce qui, en pleine guerre Iran-Irak, était un acte de trahison. "Arrivés près de la ville, explique ce blog, les Iraniens s’étaient emparé d’une garnison irakienne, et - selon le témoignage d’un ancien ambassadeur de France à Bagdad - égorgé les prisonniers et leur famille. A Téhéran, les mollahs organisateurs de cette opération, baptisée Val Fajr-10, savaient ce qui risquait de se passer ; les chefs de l’UPK probablement aussi. A chaque fois que les Iraniens perçaient dangereusement les lignes irakiennes, les gaz étaient utilisés pour les repousser. Malgré le danger, l’UPK avait ordonné à la population de Halabja de se rassembler pour accueillir leurs « libérateurs »." L’armée irakienne a utilisé du gaz pour annihiler l’offensive iranienne sur son territoire mais l’Iran est aussi accusée d’en avoir fait autant au cours de la bataille, et à Halabja précisément. Le 4 mai 1990, le Washington Post a résumé un rapport classifié de l'Army War College affirmant que l’interception par les Etats-Unis des communications échangées sur le champ de bataille désignait l’Iran comme l’auteur du bombardement au gaz de Halabja. Les Pasdarans croyaient que la ville avait été reconquise… Ce rapport, co-rédigé par le docteur Stephen Pelletiere, analyste de la CIA spécialiste de l’Irak, précisait que l’Irak ne possédait pas le type de gaz utilisé à cet endroit. Les conditions dans lesquelles le procès se déroulaient ne permettaiênt pas de faire la lumière sur cette affaire. Mais des rebondissements sont possibles. Le site kurde Rudaw.net a révélé qu’il y a deux mois, pendant l’assemblée plénière de l’UPK, Jalal Talabani a accusé son ancien n°2, Nawshirwan Mustafa -  aujourd’hui chef du Gorran (Changement), mouvement kurde d’opposition - d’être responsable du bombardement. Le 16 mars 2006, lors de la cérémonie anniversaire du massacre, la population de Halabja a incendié le monument qui le commémore.

L'ex-Vice-premier ministre irakien Tarek Aziz pour sa part qui a été condamné à 15 ans de prison a été hospitalisé d’urgence le 17 janvier sur la base américaine de Balad (ex Al-Bakr), près de Ramadi, suite à une nouvelle attaque cardiaque. Il aurait perdu l’usage de la parole. Sa famille n’a pu obtenir de nouvelles de son état de santé, ni des autorités américaines, ni irakiennes. Aucune ONG humanitaire occidentale ne se préoccupe de son sort. Son décès arrangerait les leaders occidentaux.

Les ex-baassistes ne sont pas les seules victimes d'une répression brutale sans respect de l'Etat de droit en Irak. Un millier d'hommes et de femmes, selon Amnesty International, sont en attente de l'exécution de leur condamnation à mort dans ce pays. Parmi elles, le collectif des Femmes irakiennes unies pour un Irak indépendant et unifié cite des condamnés de droit commun comme Samar Saed Abdullah accusée d'avoir tué son oncle et sa femme, mais qui dit avoir avoué sous la torture alors que l'auteur du crime serait son fiancé. Une campagne internationale est menée sur ce thème sur Stopwar.org.uk.


Dans ce pays où les multinationales se partagent la manne pétrolière, le bilan de la guerre et de l'occupation depuis  2003, est de 1,2 million de morts (y compris les pertes résultant des guerres civiles résultant du démantèlement des structures étatiques par les occupants occidentaux), un million de handicapés, 5 millions d'orphelins, 1 million de veuves.  Selon Oxfam : 92% des enfants irakiens souffrent de difficultés scolaires dues à des traumastisme, seulement 30% d'entre eux ont accès à l'éducation secondaire,180 hôpitaux en Irak sont dépourvus d'équipements de base. 4 millions d'Irakiens sont réfugiés refugees. Selon Transparency International, le gouvernement irakien est parmi les plus corrompus du monde. Les actions pour le jugement devant la justice internationale de Tony Blair, JM Aznar et George W Bush, D. Rumsfeld, D. Cheney, C. Rice etc. se poursuivent. En campagne électorale, Barack Obama avait promis de retirer les troupes américaines d’Iraq dans les 16 mois suivant son accession à la présidence. Avec Robert Gates, l’Amiral Mike Mullen et de nombreuses autres voix, il a ensuite décrit ce scénario comme étant simplement l’une des options envisageables. En février 2009, il parlait plutôt de 19 mois — le retrait des troupes devant être effectué en août 2010. Puis, le mois suivant, lors d’une discours à Camp Lejeune (Caroline du Nord), la date était reportée encore, cette fois à la fin 2011, qui est celle que l’administration Bush avait elle même retenue dans son accord avec le gouvernement de l’Iraq (le Status of Force Agreement, ou SOFA).Et déjà, l’administration Obama parle d’y laisser des "troupes de non-combattants" même après 2010 ou 2011...

F. Delorca

 

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Que veulent les Etats-Unis au Yémen ?

16 Janvier 2010 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Proche-Orient

Après qu'un étudiant nigérian, qui dit avoir été entraîné au Yémen (le Yémen a reconnu sa présence sur sn territoire il y a peu), ait tenté le 25 décembre dernier de faire sauter un avion américain, le président Obama a annoncé son intention de bombarder des objectifs au Yémen.
petraeus.jpg
Mais des interrogations se développent autour des intentions véritables des Etats-Unis dans ce pays.

Le Yémen est, comme l'Afghanistan, un pays montagneux qui se prête à des actions de guérilla. Il compte une minorité chiite opprimée de près de 45 % de la population dont certains combattants s'inspirent du Hezbollah libanais, ce qui menace d'effet domino le sultanat pro-occidental d'Oman ibadite, et l'Arabie Saoudite, en phase de succession dynastique. Un article du Socialist Worker montrait récemment comment la stratégie occidentale avait abouti à laisser se développer à la fois des rebellions sunnites et chiites dans ce pays (alors qu'à l'époque de Nasser les chiites avaient été les alliés des Occidentaux), et comment l'Arabie saoudite était maintenant chargée de réprimer les Chiites au nord du yémen, quand les USA réprimeraient les sunnites du sud réputés sympathisants d'Al Qaida, avec dans les deux cas un gros risque d'échec militaire.

Dans un article récent d'Asiatimes, M K Bhadrakumar, diplomate indien, rappelle qu'il y a un an, le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, faisait une révélation fracassante : les forces de sécurité de son pays avaient appréhendé un groupe d’islamistes liés aux forces des services secrets israéliens, signe de leur activité intense dans la région.

Il observe qu'en intervenant au Yémen, les Etats-Unis empêchent les Russes de reprendre leur base d'Aden (dans l'ex-Yémen du Sud à l'époque soviétique), et renforcent leur contrôle des routes commerciales vers l'Asie (surtout vers la Chine, ce qui est un moyen de contrecarrer les intérêts commerciaux de ce pays). Ils se dotent aussi d'une base supplémentaire pour pouvoir attaquer l'Iran.

Pour M K Bhadrakumar, il se joue là un renforcement l'alliance israélo-américano-indienne pour le contrôle de l'Océan indien (l'Inde a d'ailleurs renforcé sa présence militaire au large d'Oman). On rappellera à ce propos que l'OTAN pour la première fois de son histoire s'est dotée en 2008 d'une présence dans l'Océan indien au large de la Somalie.

70 % des Américains seraient favorables à l'envoi de troupes au Yémen alors pourtant que le gouvernement yéménite a clairement affirmé qu'il n'accepterait que des opérations aériennes, et que chacun s'accorde à voir dans le relief du Yémen un piège parfait pour les troupes américaines. A la demande du gouvernement américain, malgré sa pauvreté, le gouvernement yéménite doit assumer une campagne militaire et a massé ses troupes dans la région montagneuse de Mareb. En juillet, la même opération militaire dans cette région n'avait rien donné. Le gouvernement yéménite estime qu'il lutterait plus efficacement contre l'intégrisme islamiste en construisant des écoles, mais aucune aide consistante ne lui a jamais été donnée pour cela.

F. Delorca
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Drame haïtien et néo-colonialisme

16 Janvier 2010 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Amérique latine-Caraïbes

ha-ti.jpgUne tremblement de terre a ravagé Haïti, l'ancienne terre des esclaves français affranchis du joug de leur maître au 19ème siècle et qui durent pendant des décennies verser une indemnité de compensation à la France de 21 milliards de dollars (valeur actualisée) pour éviter une nouvelle répression militaire, indemnité à l'origine de la spirale d'endettement du siècle suivant. Le tremblement de terre a pu avoir causé entre 50 000 et 150 000 morts, 250 000 blessés, et laissé 1,5 millions de personnes sans abri après la destruction de 10 % des logements.

La mise en scène de l'aide humanitaire intenationale est l'occasion d'une véritable "pornographie compassionnelle néocoloniale" dans les médias occidentaux comme le souligne un article d'un site vénézuélien en français.

La France n'a pas été en reste en matière d'hypocrisie en demandant l'annuation de la dette d'Haïti, après avoir protégé pendant des décennies la dictature de la famille Duvalier (elle y a trouvé refuge en 1986 avec sa fortune personnelle volée à Haïti). La dictature duvaliériste a joué un grand rôle dans l'apauvrissement du pays, et la France a par ailleurs organisé, en 2004, avec les Etats-Unis (voir Atlas alternatif) le renversement d'Aristide, qui signait le refus de laisser à Haïti sa souveraineté - ce pays depuis lors est de fait sous tutelle de l'ONU.

Sur le terrain, le néocolonialisme était aussi à l'oeuvre. Le 16 janvier, à Port au Prince, des soldats américains de la 82ème division aéroportée se sont déployés sur l'aéroport pour empêcher une foule désespérée de fuir le pays. Les soldats américains, premiers arrivés sur les lieux, d'autorité ont sélectionné les réfugiés titulaires d'un passeport américain, refoulant les autres (y compris les titulaires de passeports européens), les condamnant ainsi à rester bloqués au milieu de l'enfer haïtien.

Aujourd'hui l'Etat haïtien sort ruiné du tremblement de terre, ce qui réduit à néant de nombreux efforts des ONG mais aussi des pays voisins membre de l'ALBA (Cuba, Venezuela) qui l'avaient associé à leurs programmes de coopération (notamment Pétrocaribe), pour redonner à ce pays une souveraineté. Les médecins cubains ont été parmi les premières équipes de secours sur place. Après les dons d'urgence, quand les caméras se seront éloignées, l'heure sera bientôt de nouveau à la remise en cause des raisons structurelles de la pauvreté d'Haïti qui la rend si démunie face aux catastrophes naturelles - la remise en cause du système impérialiste qu'elle subit depuis plus de deux siècles.

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Diplomatie autour du nouvel Eldorado mongol

10 Janvier 2010 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Asie centrale

Dans Renaissance Capital du mois de décembre dernier, les spécialistes Roland Nash et Ovanes Oganisian estimaient que la Mongolie pourrait être le prochain tigre asiatique, grace à ses ressources en minerais.

La Mongolie a les premières réserves mondiales en cuivre. les neuvièmes réserves de charbon, ainsi que de l'uranium et des métaux rares. Son produit national brut devrait doubler d'ici à 2014. Elle serait ainsi une des économies les plus dynamiques dans les années à venir avec l'Azerbaïdjan et l'Angola. Le gisement d'or et de cuivre de Oyu Tolgoi dans le désert de Gobi devrait représenter à lui seul 10 % de ce PNB. Il sera exploité par la société canadienne Ivanhoe Mines en consortium avec l'australien Rio Tinto.

Pour affermir son indépendance face à la Russie et la Chine la petite Mongolie (3 millions d'habitants) dans les années 2000 s'était rapprochée des Etats-Unis, envoyant notamment un contingent de soldats en Irak et même en août dernier en Afghanistan pour aider Washington qu'elle appelle son "troisième voisin". Il n'y a toutefois pas eu de visite officielle étatsunienne de haut niveau depuis plusieurs années, Mme Clinton, qui s'était rendue en Mongolie en 1995, s'étant bornée à envoyer un message vidéo en décembre dernier.

Toutefois la dynamique économique de ce pays semble toujours tournée vers l'Eurasie (80 % de son commerce étant réalisé avec la Russie et la Chine). Le premier ministre mongol était en Chine en avril dernier. Un accord de coopération renforcé a été signé entre Vladimir Poutine et son homologue mongol en mars dernier portant sur l'agriculture, les infrastructures de transport, la formation universitaire et militaire ainsi que sur la coopération nucléaire  (la construction d'une centrale est à l'étude).

La Mongolie cherche aussi de nouveaux partenaires en Eurasie. Le secrétaire général du Parti révolutionnaire du peuple mongol (membre de l'Internationale socialiste), Ukhnaa Khurelsukh était en visite au Vietnam cette semaine où il devait notamment rencontrer son homologue du PC vietnamien (il s'agissait donc d'une rencontre de parti à parti, et non d'une rencontre entre Etats). De son côté, l'Inde en août dernier a prêté 25 millions de dollars à ce pays pour combler son déficit budgétaire.

L'annonce des bonnes perspectives économiques de la Mongolie, répercutée depuis plus d'un an dans toute la presse internationale d'affaire, semble aussi raviver l'intérêt de certains européens. Javier Solana a reçu le premier ministre mongol à Bruxelles le 23 mars dernier. La presse n'a pas fait état des résultats de cet entretien.

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Hydrocarbures : les Russes et Chinois marquent des points

29 Décembre 2009 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Europe de l'Est - Russie

Copie-de-gas-20pipeline-copie-1.jpgLe 14 décembre dernier, la République populaire de Chine a officiellement ouvert un gazoduc au départ du camp de Samandepe au Turkménistan en présence des présidents de Chine, d'Ouzbékistan et du Kazakhstan (pays que traverse le gazoduc). Ce gazoduc de 7 000 km devrait acheminer 40 milliards de mètres cubes par an en Chine en 2012. La semaine suivante on apprenait que la Russie après des tensions avec le Turkménistan suite à une explosion de gazoduc en avril dernier venait de signer un accord pour une livraison de 30 milliards de mètres cubes de gaz par an.

Ces accords semblent signer le glas des espoirs américains de voir le gouvernement turkmène exporter son gaz vers l'Occident via le pipeline qui traverse la Turquie. L'option du pipeline occidental avait été déjà affaiblie par le mémorandum signé en mars entre la société azerbaïdjanaise SOCAR et le russe Gazprom. Par ailleurs la guerre d'Afghanistan continue d'affaiblir la politique des Etats-Unis en Asie centrale. Alexander Cooley de l'université de Columbia, notait récemment que l'utilisation des pays d'Asie centrale pour l'approvisionnement des troupes américaines en Afghanistan dans le cadre du Northern Distribution Network (NDN) - un tiers des approvisionnemet des troupes transitent par ces pays désormais - pourrait prochainement nuire à la stabilité de ces pays en faisant des cibles potentielles des talibans, et rend Washington dépendant de leur bon vouloir.

En Irak où les Etats-Unis firent la guerre entre autres pour accaparer les ressources en hydrocarbures, leur position est aussi loin d'être hégémonique. Le 12 décembre dernier, le russe Loukoil en partenariat avec le norvégien StatoilHydro a remporté le marché d'exploitation du champ pétrolifère Kourna Ouest (West Qurna)-2 tandis que Shell et China national petroleum company obtenaient d'autres champs. L'Irak produit 2,5 millions de barils par jour. Il espère passer à 7 millions dans six ans. West Qurna-2 exploité par les Russes pourrait produire 1,8 millions de barils.

En termes de réserves prouvées Qourna Ouest-2 recèle 12,8 milliards de barils soit un dixième des réserves du pays. Les Russes en partenariat avec les Turcs et les Malaisiens obtiennent aussi Badra (109 millions de barrils) dans l'est du pays. Malaisiens et Japonais obtiennent Garraf (au centre du pays) -
863 millions de barils. L'Angola (l'entreprise publique Sonanol) décroche Najmah au nord (858 millions de barils) alors qu'elle exploitait déjà Qaiyarah (807 millions). Toutefois Shell et le Malaisien Petronas contrôleront Majnoon au Sud de l'Irak (12,6 milliards de bails) et China National Petroleum Company exploitera Halfiya dans le sud (4,1 milliards) en partenariat avec Petronas et Total. Les Chinois sont aussi présents dans Roumalia (17,8 milliards de barils) où British Petroleum est majoritaire. Certains champs n'ont pas trouvé preneur à cause des actions de la guérilla. Le groupe Hands off Iraqi oil continue de dénoncer ces ventes aux enchères du pétrole irakien.

A noter aussi dans ces grandes recompositions du partage du gâteau des hydrocarbures en Eurasie que la Russie vient de signer un accord d'approvisionnement de la Chine en gaz. Elle vient en outre d'inaugurer un nouveau terminal pétrolier pour approvisionner l'Extrême Orient. Tandis que sur le front Ouest, comme tous les ans en hiver, les tensions avec l'Ukraine menacent à nouveau l'approvisionnement de l'Europe de l'Est.

FD
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