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Le blog de l'Atlas alternatif / L'autre info sur le monde

Vers plus de transparence des réunions du Traité sur l'Antarctique ?

1 Juillet 2026 , Rédigé par Atlasaltern Publié dans #Afrique australe, #Asie du Sud-Est-Pacifique

La 48e réunion consultative du Traité sur l'Antarctique (RCTA), qui s'est tenue pendant dix jours en mai, a rassemblé les 29 parties consultatives et les 29 parties non consultatives qui gouvernent le continent antarctique soit près de 10 % de la surface terrestre. Parmi elles figurent l'Australie, la France, le Royaume-Uni, la Chine, les Pays-Bas, la Russie, l'Afrique du Sud et les États-Unis, qui prennent des décisions en matière de protection de l'environnement, de science, de tourisme et de gouvernance en Antarctique.

Une fois n'est pas coutume, le rapport final préliminaire, publié le 19 juin après la clôture de la réunion le 21 mai, paraît nettement plus tôt que ne l'exigent les règles du Traité. Ces règles prévoient un délai maximal de trois mois pour la publication dans les quatre langues officielles : anglais, français, russe et espagnol.

Selon le journal sud-africain Daily Maverick, cette transparence inhabituelle résulte d'une  campagne menée par les Pays-Bas (qui occupent le 2e rang mondial en matière de liberté de la presse), avec le soutien de Canberra et de Séoul, cette initiative vise à améliorer la communication avec le public, à élargir la participation et à rendre plus ouverte l'une des instances diplomatiques les moins accessibles au monde.

Toutefois les règles du Traité exigent que la séance plénière d'ouverture se tienne en public. Or les gouvernements limitent depuis des décennies,l'accès à la seule cérémonie d'ouverture, tandis que les discussions de fond se déroulaient à huis clos. Certains espèrent que le fait que le prochaine réunion se tienne au Pays-Bas continue à améliorer la transparence. Cependant les facteurs de résistance sont forts. Par exemple l'Allemagne, pays qui devient de plus en plus liberticide sur les questions de politique étarngère, a plaidé pour une censure des réseaux sociaux sur ce sujet, ce que la Norvège n'a pas accepté.

Le traité de 1959 sur l'Antarctique a figé le continent dans un pacte de « souveraineté gelée » hérité de la Guerre froide, réservant la plus grande réserve d'eau douce au monde à la seule recherche scientifique et interdisant toute activité militaire. Mais les récentes découvertes russes de vastes gisements de pétrole, de gaz et de terres rares font craindre que ce fragile consensus ne se transforme en une nouvelle lutte pour les ressources. La question est de savoir si le Protocole de Madrid de 1998 qui bloque les extractions jusqu'en 2048 tiendra au delà de cette date.

Actuellement, les États-Unis et la Russie possèdent chacun six stations de recherche, lesquelles peuvent servir de soutien à la guidance des missiles intercontinentaux (le Traité ne mentionne pas le survol de l'espace – et l'observation aérienne est autorisée pour les inspections liées au Traité). La Chine en a cinq et elle affiche son ambition de devenir une « grande puissance polaire » d'ici 2030, notamment grâce à des brise-glaces géants, principaux outils pour la destruction des calottes glaciaires profondes.En vce qui concerne la pêche depuis 2017, la Chine et la Russie bloquent systématiquement la création de nouvelles aires marines protégées (AMP) et d'autres mesures de conservation en Antarctique. Ces deux pays exercent leur droit de veto sur la pêche au krill antarctique d'une grande importance pour l'équilibre en carbone de la planète et pour l'avenir des baleines (cf l'activitié de Sea Shepherd sur le sujet, malgré l'incarcération de son leader au Groenland en 2025). La Russie a investi 600 millions de dollars en 2022, tandis que la Chine a violé à plusieurs reprises les limites des AMP en pratiquant la pêche. Se pose aussi la question d'une intégration éventuelle de Kiribati, les Îles Marshall, Tuvalu, les Maldives et le Bangladesh, pays concernés par le sort du Pôle du fait des effets de la fonte des glaces, seront intégrés au processus consultatuf

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