La guerre civile au Soudan se poursuit
/image%2F1562803%2F20260524%2Fob_c4369a_sudan.png)
Le Soudan s'enlise dans une guerre des chefs, tandis que l'affrontement FSR/armée régulière ne faiblit pas. Le 4 mai, un drone des FSR (Forces de soutien rapide) a frappé l'aéroport de Khartoum, qui venait tout juste d'ouvrir ses portes aux vols internationaux. L'armée soudanaise a affirmé que le tir avait été effectué depuis le territoire éthiopien. En représailles, l'Éthiopie a expulsé l'ambassadeur du Soudan. À peu près au même moment, les États-Unis ont présenté aux deux parties un nouveau document de négociation, proposant un nouvel accord pour le plan du Quad (lancé il y a sept mois sous l'égide des États-Unis, avec la participation de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de l'Égypte) axé sur l'aide humanitaire plutôt que sur un cessez-le -feu.
Les FSR, encadrées principalement par des arabes du Darfour, sont dirigées par Mohamed Hamdane Daglo dit Hemedti, face au régime du dictateur Abdel Fattah al-Burhane qui a pris le pouvoir en 2021. Burhane est décrit en Occident comme un proche des milices Wagner russes (ce qui explique le 18 novembre 2024, le veto russe à un projet de résolution préparé par le Royaume-Uni et la Sierra Leone appelant à un cessez-le-feu et à la protection des civils au Soudan). Issu d'une famille de bergers de chameaux sur les pâturages du Darfour, Hemedti a vu se dérouler sous ses pieds le tapis rouge à Addis Abeba, Tripoli, Kigali, Kampala, Johanesburg, Nairobi. Il est soutenu par certaines forces civiles au Soudan. L'armée régulière, elle, a des drones iraniens et compte aussi sur le soutien de miliciens tigréens du FPLT.
Washington redoute maintenant que les zones contrôlées par les FSR ne servent de refuge aux mouvements islamistes de l'Ouest africain et que ceux-ci n'intensifient leur influence autour de la Mer Rouge.
Malgré la guerre 4 millions de personnes de personnes exilées, surtout en Egypte, sont rentrées au pays. Mais le problème des 9 millions de déplacés intérieurs reste entier, et aggravé par les épidémies (choléra, variole simienne) qui requièrent une intervention croissante de l'OMS dans certaines zones.
/image%2F1562803%2F20260524%2Fob_3d3cba_muzan-alneel-1.jpg)
En marge du conflit Socialist Worker signale le décès en avril à Amsterdam, suite à une maladie, de l'activiste marxiste soudanaise Muzan Alneel, 39 ans qui avait été une fine analyste de la révolution soudanaise de 2018 et de son échec en 2022.