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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 06:24
Au cours des dernières semaines des émeutes de la faim ont éclaté presque simultanément dans toutes les grandes régions du monde. 

En Haïti où le prix des denrées alimentaires en Haïti a augmenté en moyenne de 40 % en moins d'un an, des commerces et des véhicules de la Mission des Nations-Unies (Minustah ) ont été attaqués au début du mois d'avril. Au Bangladesh, [à la fin avril 2008 quelques 20 000 travailleurs du textile sont descendus dans la rue pour dénoncer l'augmentation vertigineuse des prix des produits alimentaires et pour demander des salaires plus élevés. Le prix du riz dans le pays a doublé au cours de la dernière année, menaçant les travailleurs qui gagnent un salaire mensuel de seulement 25 dollars.

Des manifestations de même nature ainsi que des grèves et des affrontements sont survenus en Bolivie, au
Pérou, au Mexique, en Egypte, en Côte d'Ivoire, en Indonésie, aux Philippines, au Pakistan, en Ouzbékistan, en Thaïlande, au Yémen, en Éthiopie et à travers la majeure partie de l'Afrique subsaharienne. » (Bill Van Auken, Amid mounting food crisis, governments fear revolution of the hungry, Global Research, April 2008) - cf http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8894

Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, le prix des céréales a augmenté dans le monde de 88% depuis mars 2007. Le prix du blé a augmenté de 181% sur une période de trois ans. Le prix
du riz a augmenté de 50% dans les trois derniers mois. Outre le changement climatique, les niveaux de stocks extrêmement bas, la consommation plus grande dans les économies émergentes telles que la Chine et l’Inde, ou
le coût très élevé de l’énergie et du transport, dans un article récent l'économiste Michel Chossudovsky montre que l'escalade des prix des produits alimentaires est en grande partie le résultat d'une manipulation du marché. Elle est en effet aggravée la spéculation boursière sur les marchés des matières premières. Les prix des céréales sont artificiellement gonflés par la spéculation à grande échelle sur les opérations des marchés boursiers de New York et de Chicago (http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8894). Un article intitulé « Une avidité mortelle » paru dans l’édition du magazine allemand Der Spiegel du 24 avril 2008 donne quelques détails sur l’activité spéculative des hedge funds sur le marché alimentaire. Le magazine cite l’exemple du hedge funds Ospraie qui en général est considéré le plus important des fonds d’investissement opérant en ce moment dans les aliments de base. Dans la même logique, le géant de la finance, ABN Amro a acquis dernièrement un certificat lui permettant de spéculer à la bourse de Chicago pour le compte d’investisseurs plus petits.

Peu de temps avant que n’éclatent les émeutes de la faim il y a quelques semaines, ABN Amro avait publié un prospectus dans lequel on pouvait lire que l’Inde avait imposé une interdiction d’exporter du riz, ce qui additionnée aux mauvaises récoltes enregistrées dans plusieurs pays, a résulté en une pénurie mondiale de riz. « A présent », dit le prospectus d’ABN Amro, « il est possible pour la première fois d’avoir des parts du premier marché alimentaire de l’Inde. »

Selon l’article du Spiegel, ceux qui s’étaient ralliés à l’appel d’ABN Amro ont pu réaliser un taux de profit de 20 pour cent en l’espace de trois semaines, période durant laquelle on a assisté à une augmentation énorme
des investissements dans le riz à Chicago et dans d’autres grands centres (http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8834).

Egalement incriminée la production de biocarburants qui s’effectue aux dépens des cultures vivrières en
puisant dans les réserves d’eau, et en détournant les terres et les capitaux (http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8765). Bien que la production du maïs augmente partout dans le monde, cette augmentation est plus qu’absorbée par la diversification du biocarburant. Selon la Banque mondiale, la production mondiale de maïs a augmenté de 51 millions de tonnes entre 2004 et 2007. Pendant ce temps, la production de biocarburants aux Etats-Unis à elle seule (surtout de l’éthanol) a augmenté de 50 millions de tonnes, en absorbant presque entièrement l’ensemble de l’augmentation mondiale.L’Union européenne a déclaré que d’ici 2010, 5,75 pour cent de l’ensemble de l’essence vendue aux automobilistes européens devra provenir de la production des
biocarburants (http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8834).

Cette production a suscité déjà la mise en garde l'an dernier de gouvernements progressistes d'Amérique
latine - Cuba, Vénézuela (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-7013735.html).

Les institutions internationales inquiètes des risques de révoltes dans les pays du Sud ont injecté fin avril
500 millions de dollars US dans l'économie pour résoudre le problème(http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8876) - soit à peine un peu plus que le coût du programme de guerre secrète signé par le président Bush contre l'Iran si on en croit Andrew Cockburn (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-19298141.html).

A signaler parmi les articles sur le sujet celui de Raul Zibechi, contributeur de l'Atlas alternatif  "Haïti n'est pas le Tibet : Les misères du double discours" - http://alainet.org/active/23402.
 
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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 19:55

Au Kosovo le week-end dernier, des employés de justice serbe ont occupé un tribunal (qui appartenait depuis sa construction au gouvernement serbe, comme beaucoup d'immeubles passés sous autorité albanaise, et non pas à l'ONU comme veulent le faire croire nos médias) pour manifester leur refus d'obéir aux autorités sécessionnistes de Pristina. Les policiers polonais, français et ukrainiens de l'ONU ont tenté une intervention musclée qui s'est soldée lundi 17 mars par de nombreux 70 civils blessés parmi les civils 63 policiers de l'Onu, ainsi que l'évacuation de Kosovska Mitrovica par la police de l'ONU, remplacée le 18 mars par la KFOR qui occupe le commissariat de Mutrovica et fait régner un régime d’occupation militaire sur tout le nord du Kosovo (AFP - pour en savoir un peu plus sur les employés de justice et l'ampleur de la désinformation occidentale sur cette affaire, on peut lire l'article du journaliste américain Andy Wilcoxson, sur son site consacré au procès de Milosevic  http://www.slobodan-milosevic.org/news/smorg_rch031908.htm).

En Macédoine, le parti démocratique albanais a quitté le gouvernement de M. Gruevski le 17 mars auquel il reproche de ne pas appliquer les accords d’Ohrid (signés en 2001) dans la mesure où aucunes dispositions ne sont prévues pour que dans l'armée l'albanais soit employé comme langue au même titre que le macédonien pour donner des ordres (http://www.b92.net/eng/news/region-article.php?yyyy=2008&mm=03&dd=17&nav_id=48515). De l’avis de beaucoup, cette crise gouvernementale, qui intervient à l'heure où la Macédoine doit négocier son entrée dans l'OTAN, résulte directement de la sécession du Kosovo qui encourage les aspirations des nationalistes albanais en Macédoine. Les partis albanais font aussi pression sur le gouvernement macédonien pour qu'il reconnaisse le régime de Pristina.

daliwhitehouse.jpgAu Tibet des violences ont éclaté à la veille des Jeux Olympiques. Selon les autorités chinoises, le 10 mars plus de 300 moines du monastère de Zhaibung  partisans du Dalaï lama ont fait irruption à Lhassa et manifesté un comportement agressif cherchant la confrontation avec les forces de police. Les violences se seraient ensuite étendues à d’autres monastères (http://english.peopledaily.com.cn/90001/90776/90785/6374438.html). Le Dalaï Lama a été reçu à la Maison blanche l’an dernier. Ses partisans manifestent dans de nombreuses capitales pour denoncer la répression du mouvement indépendantiste par la Chine. Voir aussi là-dessus le dossier Tibet sur le blog de Michel Collon http://www.michelcollon.info/ en particulier http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-03-20%2006:18:02&log=attentionm.

A Moscou, on fait explicitement le lien entre le Kosovo et le Tibet. "Des forces politiques influentes aux Etats-Unis (...) manipulent le mouvement indépendantiste des Tibétains pour empêcher le renforcement impétueux des positions géopolitiques de la Chine dans le monde", a estimé le sinologue Alexeï Maslov dans un entretien accordé à RIA Novosti lundi (http://fr.rian.ru/russia/20080317/101526999.html). La dépêche parle de « scénario kosovar » dans l’Himalaya. Dans une interview publiée dans Rossiiskaya Gazeta mardi 18 mars, le ministre des affaires étrangères russe Serguei Lavrov a explicitement repris cette thèse. En ce qui concerne les Balkans, il a mis en garde en particulier les pays musulmans contre l'appel à la solidarité islamique lancée« par des pays non arabes et non musulmans » (c’est-à-dire occidentaux), en vertu de laquelle ceux-ci seraient incités à reconnaître l'indépendance du Kosovo. À ce jour seulement 29 pays principalement des pays européens, les États-Unis, le Japon et cinq alliés des États-Unis dans le monde musulman (l'Afghanistan, l'Albanie, l'Arabie Saoudite, la Turquie et le Sénégal) ont reconnu cet Etat autoproclamé (Itar-Tass, 18 mars).

  FD

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 12:15
L'autisme états-unien à l'égard du reste du monde perdure . undefined

Hier (mardi 29 janvier 2008), face à l'opposition des Etats-Unis à tout débat, le Conseil de sécurité a décidé d'arrêter les discussions sur un projet de déclaration non contraignante sur la situation à Gaza, et ce malgré les efforts diplomatiques du représentant libyen (pays nouvellement rallié à Washington) pour amender le projet. 

La semaine dernière, l'ambassadeur israélien à l'ONU, Dan Gillerman, avait estimé que le Conseil de sécurité "perdait son temps" dans un débat "futile" qui ne servirait qu'à "récompenser le Hamas." (AFP).

Le 24 janvier, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU avait demandé à Israël de lever le blocus, par 30 voix pour, 15 abstentions et 1 voix contre (le Canada s'étant dévoué pour se faire le porte des Etats-Unis et d'Israël, qui ont préféré pratiquer la politique de la chaise vide) - http://www.europalestine.com/spip.php?article2962.

undefined Le cruel blocus qu'inflige Israël à la bande de Gaza, qualifié de "crime de guerre" par le secrétaire général de la Ligue arabe (http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=3679) provoque un véritable désastre humanitaire notamment dans les hôpitaux (http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=3680). Les observateurs relèvent par ailleurs que cette opération israëlienne purement gratuite contre la population de Gaza a échoué dans tous ses objectifs politiques (tout come d'ailleurs l'opération d'armement de Dahlan en mai dernier http://www.palestine-solidarite.org/analyses.atlas_alternatif.280507.htm) puisqu'elle n'a ni accentué la fracture entre le Hamas et Mahmoud Abbas ni provoqué d'insurrection populaire contre le Hamas.

En décembre dernier un site de géopolitique avait épinglé un signe supplémentaire de l'inféodation des Etats-Unis à Israël, seuls face au reste du monde, à l'occasion d'un retrait in extremis par l'ambassadeur américain d'un projet de résolution du Conseil de sécurité, pourtant bien inoffensif, qui appuyait l’accord israélo-palestinien intervenu quarante huit heures auparavant lors de la rencontre d’Annapolis (http://www.geopolitique.com/editorial/la-fabrique-de-la-politique-etrangere-americaine-329.html).

undefined Le même isolement des Etats-Unis dans le monde se rencontre sur la question du blocus de Cuba - seuls Israël, les Iles Marshall et Palau soutiennent Washington sur cette question (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-13518243.html). Pourtant, le site vénézuélien Aporrea notait récemment que l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle états-unienne (les démocrates Hillary Clinton et Barack Obama et les républicains Rudy Giuliani, Mike Huckabee, John McCain, Mit Rommey et Fred Thompson) soutenaient ce blocus (John Edwards et Ron Paul n'ont pas répondu à la question sur ce thème posée par la Fondation cubano-américaine , mais on ne peut rien en déduire quant à leur position) -http://www.aporrea.org/internacionales/n108059.html

FD

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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 22:31

Les Etats-Unis seraient-ils l'arroseur arrosé ? Après avoir encouragé des sécessions sur des bases ethniques au Soudan, en Yougoslavie, en ex-URSS, en Irak, en Bolivie etc., le gouvernement états-unien doit en affronter une sur son propre territoire.  Tatanka-Lyotake.jpg

Une dépêche de l'AFP le 20 décembre annonçait en effet qu'une délégation d'Amérindiens de la nation des Lakota, membre de la confédération des Sioux (les descendants de Sitting Bull, et de Crazy Horse), dirigés par Russell Means ont convoqué une conférence de presse à Washington pour annoncer qu'ils n'étaient plus des citoyens états-uniens et qu'ils dénonçaient l'ensemble des traités qui les unissaient au gouvernement fédéral. Le "pays Lakota" (« Lakota Country ») comprend des parties du Nebraska, du Dakota du Sud et du Nord, du Montana et du Wyoming (http://azls.blogspot.com/2007/12/lakota-country-dsa.html et http://www.geocities.com/robertofotografie/).

En vue d'obtenir une reconnaissance internationale, ils ont rendu visite aux ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Venezuela (http://www.iraq-war.ru/article/151336).

La nouvelle survient la semaine-même où les Etats-Unis et leurs alliés européens défendent au Conseil de Sécurité de l'ONU le principe d'une reconnaissance du Kosovo en tronquant la résolution du même conseil votée en juin 1999 dont le préambule reconnaissait la souveraineté serbe sur cette province. Peut-être les Indiens Lakota auraient-ils pu aussi visiter l'ambassade de la République de Serbie. A l'heure où celle-ci doit en outre faire face à l'initiative pour le moins intempestive d'un envoi de 2 000 policiers et juristes européens dans la province sécessionniste (sans l'accord de l'ONU ni de la Serbie), peut-être cela aurait-il donné à Belgrade l'idée d'appliquer au Pays Lakota le principe de reconnaissance unilatérale que l'Empire euro-états-unien veut imposer au Kosovo. undefined

En attendant, le parti du Premier ministre Vojislav Kostunica en Serbie (le Parti démocratique de Serbie) a annoncé qu'il s'opposerait à la signature d'un accord de stabilisation et d'association avec l'Union européenne si celle-ci continue à vouloir amputer son pays du Kosovo. De même il refusera l'adhésion à l'OTAN, et posera ces deux points comme conditions sine qua non au soutien du PDS à la réélection du président de la République Boris Tadic (http://www.rtlinfo.be/news/article/74180/--Pas+de+Serbie+amput%C3%A9e+du+Kosovo+dans+lUE). Les Européens qui avaient convaincu le "premier-ministre" albano-kosovar Hashim Thaci de reporter de quelques mois la déclaration d'indépendance de sa province pour faciliter la réélection de leur allié Tadic à la présidence serbe sont loin d'avoir résolu la quadrature du cercle dans cette affaire. 

FD
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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 12:50
Devant l'échec de la tactique des combats au sol pour venir à bout de la résistance irakienne, l'armée américaine en Irak intensifie les frappes aériennes : 996 sorties ont eu lieu au premier semestre 2007, soit autant que la totalité des sorties aériennes des trois années précédentes. Selon WIRED Magazine à paraître le mois prochain, le général Petraeus, chef des forces d'occupation en Irak, aurait jeté par la fenêtre en décembre dernier des manuels de répression de la guérilla urbaine qui soulignaient l'impact négatif sur la population de ces attaques aériennes en tant qu'elles causent des victimes civiles collatérales (http://blog.wired.com/defense/2007/10/in-december-the.html).

Ci-dessous la vidéo d'un tir américain sur un groupe de personnes en Irak.

 

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 10:10

Les textes sur la "fascisation" des Etats-Unis depuis le Patriot Act ne manquent pas. Le dernier article en date est celui de Naomi Wolf sur le site de Michel Collon - http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-10-13 17:28:14&log=invites. Tout cela si l'on en croit Paul Craig Roberts ancien sous-secrétaire au Trésor de Reagan pourrait être lié à l'influence dans les arcanes du pouvoir de la Federalist society, un groupe d'extrême droite admirateur de Carl Schmitt (http://www.solidariteetprogres.org/spip/article.php3?id_article=2053). paul-craig.jpg

Le même Paul Craig Roberts a accusé le président américain de préparer encore un durcissement du régime après la signature en juillet dernier d’une ordonnance spéciale, autorisant le ministre américain des Finances après consultation du chef du Pentagone et du secrétaire d’Etat américain, à arrêter n’importe quelle personne et à confisquer ses biens sur le territoire américain, si elle "présente une menace pour la stabilisation en Irak" (http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1194 ). L'analyste militaire Daniel Ellsberg confirme ces affirmations (http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1341).

Comme le Congrès, dominé par les démocrates (dont beaucoup comme Hillary Clinton doivent leur élection à l'AIPIAC) n'est guère déterminé à faire obstacle à l'Exécutif,  ces analystes comptent sur une réaction vigoureuse de l'armée pour modérer cette tendance. Il est vrai que celle-ci a été passablement malmenée par les choix "déraisonnable" du Pentagone sous la férule des néo-conservateurs et de Rumsfeld.

william-fallon-01.jpgSi l'on en croit un article récent du groupe Comaguer, les CENTCOM successifs (commandants de la zone Europe-Proche-Orient) se sont ouvertement opposés à une intervention en Iran et les responsables de l'occupation de l'Irak que Rumsfeld a "mouillés" dans l'affaire des tortures, commencent à vider leur sac (http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7104).

Un des aspects les plus singuliers de la résistance militaire pourrait avoir été constaté le mois dernier. Six missiles de croisières AGM-129 armés de têtes nucléaires W80-1 ont été transportés de la base de l’US Air Force de Minot, dans le Dakota du nord, à celle de Barksdale, en Louisiane, et sont restés 10 heures sur le tarmac, sans que personne ne s’en aperçoive. La grande presse presse a fait état d'une erreur technique. Le journaliste ancien officier de l'US Navy Wayne Madsen, lui, croit savoir "de sources du renseignement US et étrangères " que la perte de ces missiles serait due à une rebellion interne à l'US Air force. Selon lui, ces missiles devaient servir pour une attaque US contre l’Iran à l’aide d’armes nucléaires et conventionnelles. L'offensive devait coïncider avec l’attaque aérienne israélienne du 6 septembre contre une installation syrienne que les sources occidentales accusent d'être nucléaire à Dayr az-Zwar, près du village de Tal Abyad, au nord de la Syrie, près de la frontière turque. L’attaque d’Israël, qui avait pour nom de code OPERATION ORCHARD, devait fournir aux USA une raison pour frapper l’Iran, du fait des représailles qu'elle ne manquerait pas de provoquer. L’assaut de propagande néo-conservatrice dans la presse devait dénoncer la coopération des trois États restants de l’« axe du mal » de George Bush — la Syrie, l’Iran, et la Corée du Nord — pour justifier une attaque israélienne soutenue contre la Syrie et une attaque massive des militaires US contre l’Iran. Cette opération était liée au PROJECT CHECKMATE (projet échec et mat) classé hautement confidentiel du Pentagone, un programme compartimenté de l’US Air Force consacré à un plan d’attaque de l’Iran depuis juin 2007 piloté par le vice-président Dick Cheney. Un membre anonyme de l’Air Force aurait ébruité l’affaire dans Military Times le 5 septembre, la veille de l'attaque israëlienne sur la présumée installation nucléaire en Syrie et de l’attaque simultanée des USA contre l’Iran. La fuite dans les médias d’informations classées confidentielles sur la disposition ou le mouvement des armes nucléaires est elle-même sans précédent. (http://earthboppin.net/talkshop/national/messages/59386.htmlhttp://iro-dissidence.blog.fr/2007/10/03/apocalypse_now~3076741 et http://eldib.wordpress.com/2007/10/02/lair-force-a-refuse-demmener-en-avion-des-armes-sur-le-theatre-du-moyen-orient/). Des informations à prendre cependant avec toutes les précautions d'usage...

 

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 10:05

Voici la présentation d'une étude de chercheurs britanniques sur ce que serait la réalité humaine d'un bombardement contre l'Iran. Lorsqu'on sait  ce qu'a été la violence (toujours minimisée par nos médias) des opérations militaires en Serbie en 1999, en Afghanistan en 2001, en Irak en 2003, au Liban en 2006, on ne peut qu'accorder la plus grande attention à cet article qui a le mérite de donner un contenu concret aux débats abstraits sur l'éventuel "bombardement de l'Iran". b52.jpg

F. Delorca


Des scientifiques britanniques avertissent que les Etats-Unis préparent une attaque terrifiante contre l’Iran

par Peter Symonds

Mondialisation.ca, Le 24 septembre 2007 -

Une étude de quatre-vingt pages publiée le 28 août dernier par deux analystes en matière de sécurité britanniques fait une estimation à glacer le sang de la violence destructrice que les Etats-Unis emploieraient lors d’une attaque contre l’Iran. « Les Etats-Unis ont fait des préparatifs dans le but de détruire les armes de destruction massive de l’Iran, son énergie nucléaire, son régime, ses forces armées, son appareil d’Etat et son infrastructure économique dans les quelques jours, sinon les quelques heures qui suivraient un ordre donné par le président George W. Bush » dit cette étude. (http://www.rawstory.com/images/other/IranStudy082807a.pdf).

Les auteurs de cette étude, Dan Plesch et Martin Butcher, tirent, en s’appuyant sur des sources accessibles au public, cette conclusion que « Les bombardiers et les missiles à longue portée américains sont d’ores et déjà prêts à détruire en quelques heures 10.000 cibles à l’intérieur de l’Iran. Les troupes d’infanterie, de l’armée de l’air et de la marine déjà présentes dans le Golfe Persique, en Iraq et en Afghanistan ont la capacité de détruire en peu de temps les forces armées iraniennes, le régime du pays et son Etat. » 

Plesch et Butcher ont écrit abondement sur les relations et la sécurité internationale. Plesch est directeur du Centre for International Studies and Diplomacy à la prestigieuse School of Oriental and African Studies de Londres. L’étude intitulée « Envisager une guerre avec l’Iran : un mémoire pour une discussion sur les ADM [Armes de destruction massive] au Moyen-Orient » ne fait pas d’évaluation du programme nucléaire iranien, le prétexte d’une guerre des Etats-Unis contre l’Iran, ni ne tire de conclusion sur la probabilité d’une attaque. Mais elle décrit les vastes préparatifs du Pentagone et examine les stratégies militaires probables des Etats-Unis. 

Plesch et Butcher estiment qu’une attaque américaine quelle qu’elle soit ne se limiterait pas aux installations nucléaires iraniennes mais aurait aussi pour objectif d’éliminer sa capacité de réplique par la destruction de ses capacités militaires et de son infrastructure économique. « Toute attaque aura vraisemblablement lieu à une très grande échelle, sur plusieurs fronts, évitant toutefois une invasion terrestre. Une attaque qui se concentrerait sur les armes de destruction massive, laisserait à l’Iran trop d’options en matière de contre-attaque, permettrait que le président Bush soit accusé de n’avoir pas utilisé une force suffisante et laisserait le régime intact » déclarent-ils. 

Le mémoire examine les plans de « Frappe planétaire » (Global Strike) du Pentagone, développés sous l’égide de l’administration Bush et destinés à rendre l’armée américaine capable de frapper à brève échéance n’importe où dans le monde. Depuis 2001 en particulier, on a modifié le rôle de STRATCOM (US Strategic Command), un moyen de dissuasion nucléaire contre l’Union soviétique dans le passé, afin de « permettre l’obtention d’effets sur mesure partout et à tout moment dans le monde entier…Les Etats-Unis ont des forces stratégiques prêtes à lancer des attaques massives contre l’Iran en l’espace de quelques heures après que l’ordre en sera donné. » 

Plesch and Butcher analysent les types de bombardiers et de bombes conventionnelles disponibles et calculent que cent bombardiers stratégiques, armés chacun de cent « bombes intelligentes », suffiraient à frapper 10.000 cibles individuelles. « Cette force de frappe est à elle seule suffisante pour détruire toutes les capacités politiques, militaires, économiques importantes de l’Iran ainsi que ses capacités de transport »  concluent les auteurs.  « L’emploi d’une telle force amènerait la technique "choc et épouvante" (shock and awe) à un stade supérieur et ne laisserait à l’Iran que peu ou pas de capacités militaires conventionnelles pour bloquer le détroit d’Hormuz ou pour fournir un soutien militaire conventionnel à des insurgés en Irak ».

Le mémoire exclut dans une bonne mesure l’usage d’armes nucléaires par les Etats-Unis, déclarant que « les conséquences humaines, politiques et environnementales serait dévastatrices tandis que leur valeur militaire resterait limitée ». Mais les auteurs reconnaissent aussi qu’il existe « de nets indices qu’ [aux Etats-Unis] on considère sérieusement une telle utilisation d’armes atomiques [contre l’Iran] ». Et tout en déclarant qu’une attaque nucléaire américaine ou britannique contre l’Iran était « très improbable », Plesch et Butcher ne la tenaient pas pour impossible. Ils calculent que près de trois millions de « morts soudaines » se produiraient au cas où l’on jetterait des bombes nucléaires de 300 kilotonnes sur ne serait-ce qu’onze sites censés abriter des armes de destruction massive.  

Une bonne partie de cette étude traite des options diverses qu’ont les Etats-Unis dans l’utilisation des forces présentes dans la région pour contrer une riposte iranienne à leur attaque. « L’Iran a une armée de l’air et des capacités de défense antiaérienne faibles, la plupart vieilles de vingt ou trente ans et ne possède pas de système de communications moderne et intégré. Non seulement ses forces seront-elles rapidement détruites par la puissance de l’aviation américaine, mais l’armée de l’air et l’infanterie iraniennes devront encore lutter sans protection devant une attaque aérienne » écrivent les auteurs. 

L’étude évoque l’existence de plans américains pour contrer tout blocus du détroit stratégique d’Hormuz, dans le Golfe persique et pour se saisir de la province iranienne occidentale de Khuzestân, où s’effectue la plus grande partie de la production pétrolière du pays. Elle décrit en détail la capacité de l’armée américaine, stationnée non loin, en Irak et en Afghanistan, à détruire l’armée et les bases militaires iraniennes, même si elles se trouvent à des centaines de kilomètres des frontières et ce, sans invasion terrestre. Elle cite diverses sources faisant état d’opérations américaines secrètes ayant d’ores et déjà lieu à l’intérieur de l’Iran dans le but d’identifier des cibles et de fomenter une rébellion armée parmi les minorités ethniques et religieuses.
Examinant la question « dans quelle mesure peut-on considérer qu’une attaque est probable? » les auteurs font remarquer : « L’administration [américaine] a constamment refusé de renoncer à l’option militaire et elle a continué de préparer une guerre. Le Congrès a rejeté une motion exigeant du président qu’il le consulte avant d’aller en guerre contre l’Iran ». L’étude cite un certain nombre de commentaires menaçants faits cette année par des membres de l’administration Bush, ainsi que des déclarations anti iraniennes belliqueuses par des candidats républicains et démocrates à l’élection présidentielle. Elle énonce aussi les mesures prises par le Congrès en vue d’imposer des mesures plus sévères contre Téhéran.    

Les auteurs de l’étude réfutent de nombreux arguments généralement avancés pour expliquer pourquoi les Etats-Unis n’attaqueraient pas l’Iran. Ils estiment que la probabilité d’un compromis sur le programme nucléaire iranien est « extrêmement faible » étant donné que « les Etats-Unis refusent d’offrir toute garantie de sécurité à l’Iran et s’emploient effectivement et de façon active à affaiblir les autorités iraniennes. » Quant à la tentative de l’Union européenne de servir d’intermédiaire dans un marché avec l’Iran « les responsables américains…se moquent, tant en privé que de façon moins privée, des efforts de l’UE, qu’ils jugent futiles ».  

Répondant à ceux qui font remarquer que l’armée américaine est enlisée en Irak et manque de troupes, l’étude déclare : « Le déploiement de l’armée aux limites de sa capacité, dû à de longs tours de service en Irak est un problème sérieux, mais fournir des forces pour une guerre de courte durée (suivant le modèle de l’invasion initiale de l’Irak) constituerait un bien moindre problème. L’Iran n’a guère la capacité de conduire une attaque militaire conventionnelle en dehors de son propre territoire, donnant aux Etats-Unis de bonnes possibilités de se retirer et d’attendre la suite événements dans le pays après une attaque du genre de celle décrite dans cette étude. » 

Le mémoire explore également la capacité de l’Iran à répondre d’autre manière, soit directement contre un allié des Etats-Unis comme Israël ou contre des bases américaines, soit indirectement par l’encouragement  d’une sédition parmi les Chiites irakiens. Les auteurs considèrent que de tels arguments renforcent la proposition d’une attaque massive plutôt que celle d’une attaque limitée. Ils font aussi observer que l’Iran conservait l’option de contre-frappes à l’aide de missiles et avait observé de très près les opérations militaires américaines autour de ses frontières. « En même temps, les forces armées américaines se sont préparées à cette éventualité pendant de nombreuses années et il sera difficile d’être le général qui dira au président Bush qu’attaquer l’Iran n’est pas ‘faisable’. » 

Plesch et Butcher ne font aucune prédiction quant à une guerre, mais ils notent que le manque de publicité autour des préparatifs militaires américains ne constitue pas une garantie qu’une attaque n’aurait pas lieu. « L’état de préparation militaire, sinon politique, des Américains pour une guerre utilisant des forces d’invasion minimum, indique que leur inaction apparente vis-à-vis de l’Iran est trompeuse. La capacité des Etats-Unis de mener une opération militaire de grande envergure contre l’Iran est intacte. Quant à savoir s’il existe une volonté politique de poursuivre une telle ligne, cela n’est connu que de quelques personnalités dirigeantes de l’administration Bush ».    

Plesch et Butcher n’ont pas essayé d’analyser les raisons économiques et stratégiques sous-jacentes d’une attaque américaine de l’Iran ou d’examiner en détail le potentiel qu’une telle action avait de déclencher une guerre plus étendue. Leur étude ne contredit en rien la campagne de propagande de plus en plus importante sur les prétendus programmes nucléaire iraniens. La réelle motivation d’une nouvelle guerre irresponsable des Etats-Unis contre l’Iran réside dans la tentative de l’administration Bush d’établir une domination sans partage des Etats-Unis sur les régions riches en ressources minérales du Moyen-Orient et d’Asie centrale. 

Tout ce qui aurait pour conséquence de permettre à des rivaux européens et asiatiques de renforcer leur influence dans ces régions clés est tout simplement intolérable pour l’élite dirigeante américaine.  

L’optique plutôt limitée de l’étude ne fait que rendre sa conclusion plus troublante : les préparatifs militaires qui permettraient à l’administration Bush de faire, en peu de temps, d’une grande partie de l’Iran un champ de ruines, sont déjà terminés.


Article original en anglais, WSWS, 11 septembre 2007.


 Articles de Peter Symonds publiés par Mondialisation.ca

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 15:36
Nicolas Sarkozy devait présider, mardi 25 septembre, à New York, une session spéciale du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée à l'Afrique. La France à cette occasion propose l'envoi, au Tchad et en Centrafrique, d'une force
pouvant comporter jusqu'à 4 000 soldats, qui serait, c'est une première, composée de soldats européens. L'armée française, on s'en souvient était investie dans des opérations de maintien de l'ordre à caractère néo-colonial dans ces pays au printemps dernier (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-5958927.html). 250px-Tchad-carte.gif

L'opération, qui pourrait être votée par le Conseil de sécurité, comporterait deux volets : l'un, policier, relevant de l'ONU (300 policiers onusiens appuieront environ 850 policiers tchadiens devant être déployés dans les camps de réfugiés fuyant le Darfour voisin) ; l'autre militaire, sous l'égide de l'Union européenne (UE), dont le contingent aura pour mission de "sécuriser "des zones parcourues de milices armées, dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique. Cette participation européenne, qui est une nouveauté, ne semble pas aller de soi, car nombre de nos voisins rechignent à fournir des troupes (Le Monde 25 septembre http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-958715@51-947123,0.html). Les rebelles tchadiens de l'UFDD (Union des forces pour la démocratie et le développement) du général Mahamat Nouri, et du RFC (Rassemblement des forces pour le changement) de Timane Erdimi (http://www.rfi.fr/actufr/articles/087/article_50266.asp) ont mis en garde contre "les initiatives françaises visant à transformer les troupes françaises au Tchad en une force européenne". Les textes de l'opposition tchadienne au régime d'Idris Déby soutenu par la France sont en ligne sur http://www.tchadvision.com/NewsDetail.asp?item_id=390&.

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 14:27

L'inénarrable docteur Kouchner, l'ex-complice des nationalistes albanais aux Kosovo, soutien indeffectible des crimes états-uniens en Irak, nommé ministre des affaires étrangères de la France par la grâce d'un coup de fil de la direction du CRIF( http://atlasalternatif.over-blog.com/article-6663473.html) n'en finit pas de défrayer la chronique. A Tel-Aviv, le 12 septembre devant des journalistes qui lui demandent de réagir aux raids de l'aviation sioniste dans l'espace aérien syrien, il attend que son homologue israélienne lui fasse passer un papier avant de répondre qu'il n'était pas au courant de l'affaire - M. Kouchner est ainsi, il n'est "que" ministre des affaires étrangères de la France, il n'est officiellement pas au courant des affaires qui font la "Une" des journaux, et bien entendu, il n'essaie même plus de cacher aux yeux de la presse où il prend ses ordres (http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2770).

Le 16 septembre, il appelle le monde à se "préparer au pire" c'est-à-dire à la "guerre" avec l'Iran, après que, le président Sarkozy lui-même le 27 août ait envisagé la possibilité de bombarder Téhéran (AFP).

Les propos de M. Bush-ner choquent la classe politique française (MM. Bayrou, Hollande s'indignent), et la presse arabe.  "La politique de la France semble vouloir remplir le vide laissé par Tony Blair et devenir le nouveau sous-fifre de la politique américaine, sans crédibilité, ni vision», écrit El Watan du Qatar. Le quotidien Gulf news aux Emirats arabes unis qualifie la déclaration de Kouchner-la-guerre de «surprenante et décevante» (AFP).

Mais le bellicisme du ministre français trouve des alliés de poids dans le cœur de l’Empire, à commencer par la presse israélienne qui ne se contente pas d’approuver les élans guerriers de Paris mais se tourne maintenant vers l’Allemagne. Dans son éditorial de ce matin, le Jerusalem Post écrit : « La France commence à sortir sa tête du sable, et l’Allemagne ? » (http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1189411421476&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull). Il appelle ouvertement Berlin, Paris et Londres à s’aligner sur la politique d’embargo commercial de l’Iran que les sionistes ont fait adopter par le Congrès américain. L’enjeu économique n’est pas mince (notamment les milliards investis par Total dans ce pays). Outre-Rhin, la presse, qui pense que les rodomontades de Kouchner s'adressent surtout au gouvernement allemand, paraît plutôt divisée : Die Welt fait sa "Une' sur les « leçons de Paris » en espérant que Merkel s’alignera. Le  Süddeutsche Zeitung, journal de centre-gauche, se montre quant à lui moins enthousiaste.

La presse dominante états-unienne, pour sa part, reste dans l’ensemble assez réservée. Le reportage du New York Times du 17 septembre souligne que Chirac suivait déjà une ligne dure à l’égard de l’Iran et, tout en relevant que le ton de la France a changé, se fait l’écho de remarques de responsables du Quai d’Orsay qui regrettent ce nouveau style de la diplomatie française (http://www.nytimes.com/2007/09/18/world/europe/18iran.html?_r=1&n=Top%2fReference%2fTimes%20Topics%2fPeople%2fK%2fKouchner%2c%20Bernard&oref=slogin ). Il est vrai que les gesticulations agressives ne sont pas toujours le meilleur moyen de marquer efficacement des points dans le jeu de l’impérialisme. Déjà le New York Times avait reproché à Sarkozy le 31 août d’avoir eu le « mauvais geste au mauvais moment » sur le dossier iranien (http://blog.mondediplo.net/2007-09-02-Nouvel-article )

 

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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 18:56

Le président venezuelien Hugo Chavez a critiqué dimanche 5 août l'utilisation des récoltes agricoles pour produire des biocarburants. Dans son émission hebdomadaire "Hola Presidente", il a notamment déclaré : " Maintenant Bush dit que les arbres et les buissons vont produire de l'éthanol. J'imagine bien les gens devenant fous et se mettant à couper les arbres jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un désert," a-t-il ajouté à propos de l'engagement du président américain à épargner les terres d'agriculture vivrière. Chavez a cité le Mexique et l'Amérique centrale comme exemples des conséquences négatives de la production de biocarburants. "Le Président (nicaraguayen) Daniel Ortega me dit que beaucoup de cultivateurs de maïs de son pays se sont engagés à livrer leurs récoltes des cinq prochaines années aux Etats-Unis. Ce sera un désastre !" . Selon le président Chavez la production d'éthanol n'est pas faite pour approvisionner en électricité les foyers et les dispensaires médicaux mais pour assurer que "le capitalisme illogique, absurde et stupide continuera son expansion vorace." (Xinhua http://english.peopledaily.com.cn/90001/90777/6232783.html). 

Le président cubain Fidel Castro en mars dernier avait déjà écrit une lettre dénonçant le projet états-unien d'exploiter les terres des pays du Sud pour produire des bio-carburants au service des pays du nord, alors que les Etats-Unis avaient signé un accord de coopération avec le Brésil qui cultive la canne à sucre dans cette perspective (http://www.voltairenet.org/article146710.html). Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva avait seulement pu garantir que la forêt amazonienne ne serait pas menacée par l'extension des cultures liées aux bio-carburants (http://www.latinreporters.com/bresilpol01042007.html).

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