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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 23:48


La liste des agressions et menaces des puissances occidentales contre les peuples du Moyen-Orient est longue ces derniers jours à quelques mois de l’élection présidentielle états-unienne.

En premier lieu, le gouvernement israëlien a déclenché ce weekend une attaque particulièrement brutale contre la bande de Gaza déjà soumise à un cruel embargo depuis plusieurs mois. Plusieurs crimes de guerres contre les civils ont été commis à cette occasion. "Plus les tirs de roquettes Qassam s'intensifieront, plus les roquettes augmenteront de portée, plus la shoah à laquelle ils s'exposeront sera importante, parce que nous emploierons toute notre puissance pour nous défendre", a déclaré, vendredi 29 février, Matan Vilnaï, le vice-ministre de la défense israélien à propos des Palestiniens. undefined

Au même moment le Salon du Livre de Paris, dans un touchant élan de solidarité avec l’agonie du peuple palestinien, a décidé de célèbrer les 60 ans d’Israël - http://www.france-palestine.org/article8202.html . Un appel au boycott de ce salon a été lancé. L’Iran, la Tunisie et le Liban ont annoncé leur intention de ne pas participer à ce salon - http://fr.rian.ru/world/20080301/100382521.html .

Washington de son côté non content d’avoir enlisé ses alliés dans la guerre d’Aghanistan envisage de prêter main forte à Israël en  déployant « des troupes de l’OTAN en Cisjordanie de manière à rassurer Tsahal et à aider son retrait dans les prochaines années, a déclaré un officiel de la défense au Jerusalem Post. Le plan, mis au point par l’envoyé spécial des Etats-Unis au Moyen-Orient le général James Jones, est discuté parmi les pays européens dont la participation à la force multinationale pourrait être réclamée. » (Jérusalem Post, édition française, 20 février 2008 cité par http://www.france-palestine.org/article8200.html )

Par ailleurs, au Liban l’administration Bush mécontente de voir la classe politique rechigner à élire un président à la botte de Washington, a envoyé le destroyer américain USS Cole au large des côtes de son pays. undefined
Selon Al Manar, citée par http://www.aipas.over-blog.org/article-17250720.html « Pour répondre à la question concernant les motifs de cette action militaire, le porte-parole du Conseil national de sécurité Gordon Gondro a répondu que le président George Bush était inquiet de la situation au Liban et qu’il a régulièrement discuté de la question avec son équipe de sécurité nationale. Selon un important responsable américain, la démarche vise à promouvoir la stabilité pendant cette période critique.  Il a signalé que le navire d’assaut USS Nassau, qui remplacera Cole, est dans son chemin dans les eaux de l’Atlantique, en route vers la Méditerranée au large du Liban.  D’autres sources militaires américaines ont indiqué que le déplacement du destroyer américain est un message pour la Syrie. Elles ont exprimé l’inquiétude devant une intervention américaine dans la question libanaise. » 

L’Iran quant à elle est victime de nouvelles pressions occidentales après un briefing du directeur général adjoint de l'AIEA, le Finlandais Olli Heinonen, accusant Téhéran d’avoir poursuivi un programme militaire après 2003 – déclarations qui contredisent le rapport antérieur du directeur de l'AIEA, Mohamed ElBaradei (http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/03/01/l-aiea-detient-des-preuves-que-l-iran-a-mene-un-programme-nucleaire-militaire-apres-2003_1017661_3218.html#ens_id=677013) – ledit rapport était plus ambigu, mais un article d’Antiwar.com montrait déjà combien ce rapport comportait des insinuations injustifiées contre l’Iran : cf http://www.antiwar.com/prather/?articleid=12448. Téhéran a démenti ces accusations et en réponse le porte-parole du gouvernement iranien Gholamhossein Elham a proposé le 1er mars au Conseil de sécurité de l'ONU de se pencher sur le problème de l'arsenal nucléaire d'Israël et non sur le nucléaire civil iranien (http://www.aipas.over-blog.org/article-17236344.html ). Par ailleurs la visite du président Ahmadinejad à Bagdad ce weekend est analysée comme un défi à l’armée d’occupation états-unienne en Irak (http://news.xinhuanet.com/english/2008-03/01/content_7697817.htm ) - au même moment la Turquie venait d’achever une opération militaire au nord de l’Irak contre les séparatistes kurdes avec la bénédiction des Etats-Unis, de l’Union européenne et du secrétaire général de l’ONU http://news.yahoo.com/s/ap/20080222/ap_on_re_mi_ea/turkey_iraq. undefined

La France, pour sa part, après s’être engagée à aider les Etats-Unis dans le golfe arabo-persique en y installant des bases militaires (http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7909 ) patronne avec la Grande-Bretagne un nouveau projet de résolution au Conseil de Sécurité de l'ONU pour durcir les sanctions contre l’Iran (http://ap.savannahnow.com/pstories/world/middle_east/20080301/252795428.shtml).

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 12:14
Les gouvernants américains aiment jouer la carte sécessionniste contre les Etats qui leur déplaisent. Ainsi ont-ils soutenu les indépendantistes albano-kosovars en Serbie, les Tibétains en Chine etc. Il n'est d'ailleurs pas exclu qu'ils soutiennent un jour des mouvements indigénistes en Amérique du Sud contre des gouvernements progressistes même si la tendance en ce moment est de créer des sécession de blancs et métis contre des gouvernements favorables aux Indiens.

Les voici en tout cas en ce moment en train d'armer lourdement les Kurdes contre l'Iran, mais aussi peut-être - et ce serait nouveau - contre leur allié de toujours, la Turquie. Rien n'est encore totalement prouvé, mais la saisie d'une très grande quantité d'armes américaines tombées entre les mains du PKK éveille des soupçons : se peut-il qu'elles aient toutes été détournées de leur destination initiale ? Un article de Justin Raimondo initialement paru sur antiwar.com pose la question, tout en attribuant les éventuelles livraisons d'armes à des incohérences politiques du Pentagone (http://www.voltairenet.org/article152634.html)

Il est vrai que les liens avec la Turquie se sont distendus depuis qu'Ankara avait refusé en 2003 de mettre son territoire à la disposition des troupes américaines pour une attaque contre l'Irak, mais de là à ce que Washington favorise sa déstabilisation via les Kurdes ... La question kurde est en tout cas en passe de rapprocher la Turquie de l'Iran - les deux pays travaillent déjà ensemble sur le dossier (http://www.liberation.fr/actualite/reuters/reuters_monde/287819.FR.php) - ce qui n'arrangera peut-être pas le projet américain de guerre contre Téhéran.
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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 18:42

En accueillant le fils de feu le président égyptien Gamal Abdel Nasser en août 2007 (cf vidéo ci-dessous), Hugo Chavez a formé des voeux pour la renaissance du socialisme arabe (http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3682&lg=es). A noter dans le cadre de la réflexion sur la gauche arabe, un article intéressant du doctorant Nicolas Dot Pouillard  sur la dynamique de rapprochement entre marxistes arabes et partis religieux, en Palestine, au Liban, et ailleurs au Proche-Orient dans la revue Mouvements (http://www.mouvements.info/spip.php?article127).

 

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 12:18

Le mois dernier, Washington a voté une aide militaire massive à ses alliés arabes - Egypte, Arabie Saoudite, émirats. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'accords bilatéraux anciens et prolonge la stratégie US depuis quinze ans. Il est cependant intéressant que la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice l'a justifié par sa volonté de contrer "Al Qaida, le Hezbollah, la Syrie et l'Iran". La rhétorique américaine qui met dans le même sac Al Qaida sunnite et l'Iran chiite masquerait selon certains experts une volonté des Etats-Unis de créer un "axe sunnite" contre l'Iran, que Rice a décrit comme le principal " défi stratégique " adressé aux Etats-Unis  http://www.antiwar.com/ips/morrowomrani.php?articleid=11477.

En Irak, où le bilan des morts depuis l'intervention militaire américaine s'élèverait aujourd'hui à un million (autant que le bilan de l'embargo imposé par les USA dans les années 1990
 http://www.uslaboragainstwar.org/article.php?id=14328), les Etats-Unis ont dès le mois de décembre repris des pourparlers avec les milites sunnites dans l’espoir de les mobiliser contre les chiites sur lesquels pourtant GW Bush avait cru pouvoir s’appuyer au début de la guerre (http://www.antiwar.com/orig/porter.php?articleid=10161).

La stratégie de la tension est une bonne affaire pour les complexes militaro-industriels américain, mais aussi israélien (Israël devrait recevoir 30 milliards de dollars d’aide militaire dans les dix ans à venir, notamment les armes les plus perfectionnées de l’OTAN) - http://www.antiwar.com/ips/morrowomrani.php?articleid=11477.

Le président français Nicolas Sarkozy a emboîté le pas aux Etats-Unis en évoquant pour la première fois ouvertement la possibilité de bombarder Téhéran (http://www.liberation.fr/actualite/politiques/274626.FR.php), une déclaration qui intervient pourtant au moment où l’Agence internationale de l’énergie atomique se dit satisfaite des réponses apportées par Téhéran sur le plutonium (http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20070828/twl-nucleaire-iran-aiea-38cfb6d_1.html ).  

La France est en contradiction avec elle-même sur le dossier nucléaire après qu’elle se soit engagée sur la voie de la coopération nucléaire avec la Libye à la suite de la libération des infirmières bulgares, et envisagé aussi de le faire avec l’Algérie – l’Algérie qui a récemment exprimé son soutien ferme à la politique nucléaire iranienne (http://www.algerie-dz.com/article10597.html ).

Il y a peu, le ministre français pro-Bush Bernard Kouchner s’est rendu à Bagdad où il s’est fait l’écho des critiques de Washington à l’encontre du gouvernement fantoche pourtant mis en place par les troupes d’occupation. Les Etats-Unis s’apprêteraient à sous-traiter à la France (en concertation avec les pays voisins) la pacification de l'Irak (http://www.voltairenet.org/article151069.html ) ce qui permettrait à Bush d’organiser un retrait partiel de ses troupes, après la défaite face à la guérilla, et de contrôler le pétrole « à distance », par alliés interposés, quitte à réintroduire Total (ex-Elf) dans le gâteau pétrolier (http://www.anti-imperialism.net/lai/texte.php?langue=1&section=&id=25461 ). Sur le front libanais, la France tente également d’aider Washington à endiguer l’influence des forces résistantes, notamment dans le camp chrétien en empêchant le général Aoun, allié au Hezbollah, accusé d’être « pro-syrien », d’accéder à la présidence de la République. Mais elle se heurte à de sérieux obstacles (http://www.voltairenet.org/article151069.html).

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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 17:02

Les électeurs de deux circonscriptions libanaises devaient désigner dimanche 5 août les remplaçants de deux députés de la majorité pro-occidentale assassinés, l'un à Beyrouth, l'autre dans la région chrétienne du Metn, au nord-est de la capitale. A Beyrouth le candidat du parti de Rafik Hariri a été élu sans surprise (l'opposition ne s'était guère mobilisé) avec un taux de participation inférieur à 20 %. Mais à Metn, Camille Khoury, un médecin inconnu du grand public mais soutenu par le parti de Michel Aoun, s'est imposé avec 418 voix d'avance face à Amine Gemayel, leader des phalangistes, qui du coup perd toute chance de pouvoir être élu à l'élection présidentielle. Il a bénéficié notamment du vote des chrétiens arméniens (http://www.voltairenet.org/article150578.html).

Nayla Eazzouk dans une dépêche AFP du 5 août à 19 h 08 avait pourtant écrit  : "Michel Aoun s'est prévalu pendant la campagne de la large majorité du vote chrétien remportée par son parti, le Courant Patriotique Libre (CPL), aux législatives de 2005. Mais sa popularité est en recul depuis qu'il a fait alliance en 2006 avec le Hezbollah chiite, premier parti de l'opposition."

Les pronostics occidentaux sont ainsi déjoués. Les journaux pro-américains (Le Monde, Libération) sont restés très discrets sur cette défaite.

Peu de temps avant l'élection, le 2 août, on apprenait que les avoirs aux Etats-Unis de toute personne considérée comme agissant "dans le but ou avec pour résultat de saper les institutions et les progrès démocratiques du Liban ou contribuant à briser l'Etat de droit" dans ce pays seront gelés.

La mesure s'applique aussi à ceux qui "soutiennent le restauration du contrôle de la Syrie ou qui contribuent à l'ingérence de la Syrie, ou qui empiètent ou sapent la souveraineté libanaise", c'est-à-dire, dans la novlang états-unienne, la coalition d'opposition qui a résisté l'an dernier à la guerre israëlienne et aux ingérences de Washington (http://www2.la-croix.com/afp.static/pages/070802204521.gh895c4m.htm AFP).

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 11:15

Le Parlement irakien examine en ce moment à la demande de l'occupant états-unien un projet de loi qui devrait faire passer sous contrôle des firmes étrangères agréées par Washington l'ensemble de l'exploitation du pétrole irakien.

Dans une déclaration à la chaîne de télévision al-Sharqiyah, le 20 juillet Subhi al-Badri responsable de la FSCOI (Fédération des syndicats et conseils ouvriers en Irak) a déclaré que les employés du secteur pétrolier provoqueraient une mutinerie en cas d'adoption de cette loi - http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=6389.

Un mouvement international de soutien à ces travailleurs du pétrole et au peuple irakien est en train de se constituer. Dans les milieux syndicaux états-uniens, il convient de signaler le rôle de "U.S. Labor Against the War" qui organise la solidarité avec les syndicats irakiens (http://www.uslaboragainstwar.org/), Au Royaume-Uni, le collectif Hands-off-iraqi-oil fournit des vidéos et des textes sur la résistance à la confiscation du pétrole (http://www.handsoffiraqioil.org/). Ce genre d'initiative pourrait se développer en Europe continentale.

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 09:51

Une vague de grèves secoue l'Égypte depuis 2004 malgré l'interdiction ordonnée par la Fédération générale des syndicats à la botte du gouvernement. Elle a d'abord affecté le secteur textile puis s'est étendue aux autres secteurs (http://www.lariposte.com/Une-vague-de-greve-secoue-l-Egypte-869.html) .

Middle East Report Online raconte le succès de la grève à Mahallah Al-Kubra, dans le delta du Nil en décembre 2006, où les femmes ont joué un rôle très important. Le mouvement fait tâche d'huile. En mars le quotidien libéral al-Masri al-Yawm recensait 222 sites de grève dont  l'usine d'Arab Polvara Spinning and Weaving à Alexandrie, une entreprise de tissage privatisée dans les années 1990 où 12 000 salariés ont protesté contre les prix des maigres dividendes d'actions qui leur étaient versés en guise de suppléments de salaires (eux-mêmes très bas). Le gouvernement a accusé les Frères musulmans d'inciter à la grève mais ceux-ci sont peu implantés dans les milieux industriels et osent à peine proposer la création d'un syndicat indépendant (http://www.merip.org/mero/mero050907.html). Aussi bien les Frères musulmans que l'opposition de gauche ont été victimes d'une telle persécution et souffrent de telles divisions internes qu'ils semblent peu à même d'organiser le mouvement qui repose surtout sur des coordinations spontanées.

Al Jazeera le 1er juin 2007 consacrait une émission à la grève des employées de Mansoura-España Garments - un sous-traitant de clients de la multinationale Wal-Mart (http://arabist.net/arabawy/2007/06/19/more-on-the-wal-mart-mansoura-espana-link/) qui exploite les salariés dans des conditions particulièrement dures (sur Wal-Mart voir l'article de Serge Halimi http://www.monde-diplomatique.fr/2006/01/HALIMI/13083). Les anglicistes peuvent voir l'émission sur : http://www.youtube.com/watch?v=goQmvIygUAk&eurl=http%3A%2F%2Farabist%2Enet%2Farabawy%2F2007%2F06%2F13%2Fal%2Djazeera%2Dprogram%2Don%2Dmansoura%2Despana%2Dgarments%2Dcompany%2Dwomen%2Dworkers%2F. En ce qui concerne cette entreprise, le 21 juin le journaliste Hossam el-Hamalawy a annoncé qu'après deux mois d'occupation de l'usine de Talkha les travailleuses ont obtenu gain de cause, à savoir : le versement de leurs primes et salaires et l'engagement de la United Bank à ne pas mettre l'entreprise en liquidation (http://arabist.net/arabawy/2007/06/21/victory-for-the-mansoura-espana-%d8%a5%d9%86%d8%aa%d8%b5%d9%80%d9%80%d9%80%d8%a7%d8%b1-%d8%b9%d9%85%d8%a7%d9%84-%d8%a7%d9%84%d9%85%d9%86%d8%b5%d9%88%d8%b1%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a8%d8%a7%d9%86%d9%8a/). Le blog Arabist.net fournit régulièrement des comptes-rendus en arabe des conflits sociaux en Egypte (http://arabist.net/arabawy/category/egypt/).

 

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 20:03

Le plan d'Elliot Abrams à Gaza dont nous faisions état il y a quelques jours (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-6702092.html) a complètement échoué. Le Hamas, avec le soutien de la population, vient de mettre en déroute, presque sans coup férir, le "Pinochet palestinien" Mohammed Dahlan - dont la résidence a été mise à sac -, et de prendre possession des nombreuses armes que lui avaient fournies les Etats-Unis.

Le président Abbas otage des Occidentaux a nommé un gouvernement "d'urgence" en Cisjordanie presqu'entièrement occupée par Israël, tandis que le Premier ministre Ismail Haniyeh, issu du parti majoritaire Hamas, a annoncé sa volonté de perpétuer le gouvernement d'union nationale contre ce nouveau gouvernement collaborationniste (http://www.alterinfo.net/Un-revers-pour-la-doctrine-de-Bush-a-Gaza_a9316.html).

Dans une interview à Libération du 15 juin, Khalil Abou Leïla, responsable des relations extérieures du Hamas, déclarait n'être en guerre que contre "le courant sioniste" qui existe au sein du Fatah et être prêt à soutenir la création d'un Etat d'Israël... en France.

La question est maintenant de savoir si l'enclave résistante au sud-ouest d'Israël placée sous la pression de son voisin peut survivre sans aide économique occidentale. Al-Jazeera fait déjà état d'un plan israëlien pour "affamer" Gaza (http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=1913).

A retenir aussi dans l'actualité proche-orientale récente l'interview de l'ex-président de la Knesset de 1999 à 2003 et ex-président de l'agence juive, Avraham Burg dans Haaretz du 8 juin qui reconnaît l'échec du projet sioniste en Israël (http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2655), ainsi que le rapport du coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient Alvaro de Soto qui dénonce la faiblesse de l'ONU face à Washington et au gouvernement israélien ( http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=1909).

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 19:02

Les grands médias occidentaux évoquent brièvement ces derniers jours les combats entre ceux qu’ils appellent les « frères ennemis du Fatah et du Hamas ». Mais cette terminologie commode permet de masquer les ingérences extérieures occidentales orchestrées pour miner l’unité du peuple palestinien.

 

 

 

 

L’actuelle crise qui déchire la Palestine s'enracine dans l'échec du ministre de l'intérieur du nouveau gouvernement d'unité nationale Fatah-Hamas, Hani al-Kawasmeh, à obtenir la soumission de Mohammed Dahlan, chef de la garde présidentielle et conseiller de la sécurité nationale, ainsi que de Rachid Abou Chbak, chef de la sécurité du président Abbas, tous deux membres du Fatah, ce qui a entraîné sa démission le 17 mai. (http://www.haaretz.com/hasen/spages/859556.html )

Dans la même semaine, pour prêter main forte à Dahlan et Abou Chbak, Israël a autorisé l’entrée à Gaza de 500 soldats palestiniens fraîchement entraînés sous coordination états-unienne en Egypte. Et, pour faire bonne mesure, dans la nuit du 23 au 24 mai, le gouvernement israélien, manifestait son respect de la démocratie palestinienne en faisant arrêter une trentaine de membres du Hamas dont les maires de Naplouse, Tulkarem, Qalqilya (http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2641), puis, le 26 mai, bombardait les locaux utilisés par la Force exécutive, une force de police du ministère de l'intérieur fondée par un membre du Hamas, et procédait à l’arrestation de ministres du gouvernement palestinien (http://www.liberation.fr/actualite/monde/256327.FR.php ).

En fait le président officiel de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, est cantonné dans une situation d’impuissance. L’homme fort en Palestine est Mohammed Dahlan, l’homme imposé à Abbas par Washington et les autorités israéliennes, et qui bénéficie de leur soutien militaire. Selon divers analystes comme Mark Perry (http://www.ism-france.org/news/article.php?id=6838&type=analyse&lesujet=R%C3%A9formes ), Dahlan était en fait la dernière carte dont disposait Washington pour faire échouer le plan de réconciliation patronné par les Saoudiens, dont la clé était de faire passer toutes les forces de police sous la coupe d’un ministère de l’intérieur politiquement neutre. Pour le journaliste Tony Karon (cité sur http://www.alterinfo.net/Un-Pinochet-palestinien-en-marche-_a8855.html), Mohammed Dahlan est une sorte de Pinochet palestinien qui a engagé un coup de force contre le gouvernement d’unité nationale Fatah-Hamas.

Son action s’inscrit plus largement dans le cadre d’une opération planifiée en 2006 par Elliot Abrams, vice-conseiller à la sécurité nationale de George W. Bush, néoconservateur, et qui consistait à déverser des millions de dollars et de munitions sur les services de sécurité présidentiels palestiniens pour en faire une force à leur service et au service d’Israël face aux élus du Hamas (parti majoritaire) - http://www.ism-france.org/news/article.php?id=6838&type=analyse&lesujet=R%C3%A9formes .

Abrams en tant que Secrétaire d’Etat adjoint aux droits de l’homme et aux affaires humanitaires puis Secrétaire d’Etat adjoint aux affaires interaméricaines sous Reagan a été souvent accusé d’implication dans l’action des escadrons de la mort et de la Contra en Amérique centrale dans les années 1980 (http://en.wikipedia.org/wiki/Elliott_Abrams).

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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 19:12
Le Conseil de sécurité a unanimement adopté le 25 mars la résolution 1747 patronnée par la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne qui interdit à l'Iran d'exporter des armes et ordonne le gel des avoirs de 28 personnes et entités liées à son programme nucléaire. La résolution donne à l'Iran 60 jours pour geler son programme d'enrichissement d'uranium, soupçonné de servir à la mise au point d'une arme nucléaire, avant de faire face à de nouvelles sanctions. 

Les trois pays membres du Mouvement des Non-Alignés aux Nations Unies - le Qatar, l'indonésie, et l'Afrique du Sud - ont fait assaut d'efforts diplomatiques pendant huit jours pour édulcorer cette résolution et notamment y inclure des considérations sur le fait que l'interdiction d'accès de l'Iran à l'armement nucléaire devrait s'étendre à tous les pays (sous-entendu y compris Israël).

Le représentant d'Afrique du Sud qui préside le Conseil de sécurité a exprimé son malaise devant le rejet de la plupart des propositions des non-alignés par le Conseil de sécurité et souligne que la résolution 1747, qui ne devrait pas être utilisée à des fins belliqueuses, au moins reconnaît le droit de l'Iran et des autres pays à se doter du nucléaire civil. (source : www.larepublica.es ). Moscou considère également que la résolution doit inciter l'Iran à négocier et non déboucher sur une escalade militaire.

La tension monte toujours entre Téhéran et les Occidentaux. Quinze marins britanniques qui s'étaient introduits illégalement dans les eaux territoriales iraniennes ont été arrêtés (http://www.larepublica.es/spip.php?article4674 ).
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