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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 14:27
Lundi, la directrice du centre culturel français (CCF) de Naplouse (Cisjordanie), a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par un policier israélien près de Jérusalem. «Je peux te tuer», a lancé en anglais l’un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers. En juin 2008, la consule adjointe à Jérusalem avait été retenue 17 heures sans boire ni manger par les forces israéliennes à un point de passage avec la bande de Gaza. En janvier dernier pendant l'attaque israélienne contre Gaza, les soldats israéliens ont complètement ravagé le logement - pourtant signalé à l’armée israélienne de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura. En son absence,  -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont "souillé d’excréments" (selon l'expression journalistique consacrée) le drapeau français .

Cet "amour" violent et touchant des soldats israéliens pour la France, dont les médias Français (AFP, Libération) ne peuvent plus éviter de parler, a suscité une réaction diplomatique du Consul général de France à Jérusalem qui a adressé une lettre de protestation au ministère israélien des Affaires étrangères concernant les sévices infligés à la directrice du CCF, accompagnée d'un rapport médical détaillé, exigeant une enquête afin d’établir les faits avec exactitude.

Le consulat général de France à Jérusalem déploie une activité culturelle très dynamique en Palestine occupée, principalement en Cisjordanie.

A Gaza, il n'est même plus possible de songer à une action culturelle tant la situation y reste castrophique. Aucun des milliers de bâtiments bombardés par Tsahal n'a été reconstruit malgré l'aide internationale car le siège que subit ce territoire interdit l’entrée de tout ce qui n’est pas ravitaillement ou médicaments de toute première nécessité. 40 000 personnes restent sans logement. Les tirs d'obus, et d'armes automatiques de la part des Israéliens et le survol par les drones se poursuivent. il n'y a pas d'électricité à l’Hôpital de Al-Shifa. Laura Dukay en livre un compte rendu émouvant sur le site de Socialist Worker.

Pour Israel, à l'égard des diplomates européens comme à l'égard des civils palestiniens, l'impunité prévaut.

Au début de cette année l'Espagne a tenté d'ouvrir une brèche dans cette impunité. Le 29 janvier, le juge Fernando Andreu d'instruction de la 4e chambre de l'Audience nationale ouvrait une enquête pour "crime contre l'humanité" visant sept personnalités israéliennes suite à une plainte du Centre palestinien pour les droits de l'homme sur le bombardement, le 22 juillet 2002 à Gaza, qui tua Salah Chehadeh, dirigeant du Hamas que le magistrat qualifie "d'organisation terroriste", et 14 civils palestiniens, "en majorité des enfants et des bébés". Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a immédiatement réagi en affirmant qu'il "ferait tout" pour obtenir l'annulation de cette enquête "délirante"."Celui qui qualifie de crime contre l'humanité la liquidation d'un terroriste vit dans un monde à l'envers" déclara le ministre. Le 3 février comme le ministre Moratinos avait annoncé qu'il envisageait de faire voter une loi anti-compétence universelle pour faire obstacle à l'enquête d'Andreu, un collectif d'intellectuels progressistes juifs venait défendre cette enquête.

Le 2 avril, le parquet espagnol a demandé le classement de l'enquête au motif que les faits visés faisaient, selon lui, déjà l’objet d’enquêtes en Israël. Le juge Fernando Andreu a courageusement décidé le 7 mai de ne pas suivre ces réquisitions, estimant au contraire que la justice israélienne n’enquêtait pas sur ces faits et que, quand bien même ce serait le cas, la justice espagnole resterait compétente, mais fin mai il se confirmait que les 2 principaux partis de droite et de centre-gauche espagnols voteraient au Congrès une réforme de la loi de compétence universelle sous la pression israélienne, comme la Belgique avait dû le faire en 2003 sous la pression de l'administration Bush et d'Israël quand des plaintes avaient été introduites contre des responsables américains de la guerre en Irak et contre Ariel Sharon, de sorte que dorénavant seule la Cour pénale internationale garderait une compétence universelle (ce dont Israël se moque puisque, comme les Etats-Unis, il n'en a pas ratifié les protocoles et échappe donc à sa juridiction).

FD
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 17:50


Quelques précisions factuelles pour aider à se faire une opinion au moins sur la sincérité du scrutin qui s'est tenu dimanche dernier en Iran et sur les éventuelles ingérences extérieures.

Sur le plan factuel deux camps s'affrontent, l'un et l'autre en principe fidèles à l'idéologie de la République islamique et l'héritage de l'Ayatollah Khomeiny puisque c'est une condition sine qua non pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle dans ce pays (ce qui a fait dire à Obama que les deux candidats se valaient du point de vue des USA, mais ce peut être là un propos qui cherche à masquer le intérêts réels de Etats-Unis). D'un côté le président sortant Mahmoud Ahmadinajed, parfois qualifié de "populiste", radical dans sa politique à l'égard d'Israël, et qui 'appuie sur le groupe des Gardiens de la révolution (anciens combattants de la guere Iran-Irak comme lui qui contrôlent des secteurs importants de l'économie iranienne). De l'autre Mir Hossein Moussavi, ancien premier ministre de 1981 à 1989, qui, selon l'universitaire Yann Richard aurait réalisé l'union des réformateurs derrière lui quand Ahmadinejad a mis en cause l'ancien président Hachemi Rafsanjani, patron d'une multinationale, soupçonné de corruption (alors que Moussavi dans les années 1980 était uun "radical" hostile à Rafsanjani). Moussavi paraît plus ouvert aux Occidentaux en politique internationale, il a notamment proposé de reprendre les pourparler sur le nucléaire.

La réalité des fraudes prête à débat. Le quotidien français Le Figaro explique, le 16 juin 2009, que selon certaines sources internes, « la commission électorale aurait d'abord prévenu Moussavi de sa victoire, dans la soirée du vote, vendredi, tout en lui demandant d'attendre pour annoncer le résultat Mais, le soir même, les rumeurs circulent selon lesquelles la réélection d'Ahmadinejad fera la une du journal conservateur Keyhan, dès le lendemain.

Ayant, semble-t-il, eu vent de l'affaire, Moussavi convoque alors, juste avant minuit, une conférence de presse, en dévoilant toute une liste de fraudes : le manque de bulletins de vote dans certaines grandes villes comme Chiraz, Ispahan et Téhéran, la fermeture anticipée de certaines urnes, malgré la prolongation annoncée des horaires de vote. Il évoque aussi l'impossibilité, pour ses représentants, d'assister au dépouillement, comme prévu par les autorités. Mais ses appels restent sans réponse./Pire. Le lendemain, un cordon de voitures de police empêche les journalistes d'accéder à un nouveau point presse, organisé par Moussavi dans les locaux du journal Etelaat. Furieux, ses partisans commencent alors à organiser des manifestations spontanées à travers la capitale, qui ont dégénéré en minicombats de rue face aux miliciens islamiques pendant le week-end». Selon Libération en date du même jour, selon des fuites obtenues auprès d'experts du ministère de l'Intérieur, « les vrais scores des candidats sont radicalement différents de ceux annoncés officiellement : le réformateur Mir Hussein Moussavi serait ainsi arrivé en tête avec 19 millions de voix (sur 42 millions de votants), devant le second candidat réformateur, Mehdi Karoubi, qui a recueilli 13 millions de suffrages, Ahmadinejad n'arrivant qu'en troisième position avec 5,7 millions.

Ces chiffres rappellent les résultats contradictoires qui furent avancés lors de l'élection présidentielle yougoslave de septembre 2000 à l'issue de laquelle les résultats finaux n'ont finalement jamais été connus, le président sortant ayant capitulé devant le pouvoir de la rue.

 

Ici, la thèse de la fraude se fonde sur des arguments qui tous pour le moment peuvent paraître contestables.


1) Des sondages ont donné M. Moussavi gagnant.

Diver sondages de la BBC ont donné Mir-Hossein Moussavi gagnant.

Toutefois déjà le 12 mai un sondage d'opinion mené à Téhéran ainsi que dans 29 autres capitales provinciales et dans 32 villes importantes du 3 au 4 mai, indiquait que 58,6% personnes interrogées voteraient en faveur d'Ahmadinejad, alors que 21,9% choisiraient Moussavi. On peut se reporter à l'intéressant tableau sur les sondages préélectoraux iraniens contradictoires que fournit Wikipedia.

2) Les résultats ont été proclamés très vite, ce à quoi les partisans d'Ahmadinejad répondent que les partisans de Moussavi eux aussi s'étaient proclamés vainqueurs avant même la cloture du scrutin.

3) M. Moussavi qui est un azéri est donné perdant en Azerbaïdjan iranien. Toutefois Ken Ballen and Patrick Doherty dans un article du Washington Post ont révélé récemment que leur propre sondage avait donné Ahmadinejad vainqueur das les circonscriptions azéries (selon leur sondage du reste Moussavi ne l'emportait que dans la bourgeoisie urbaine diplômée). L'idée selon laquelle les Azéris ne votent que pour un azéri apparaît à beaucoup trop "communautariste" pour être appropriée à a situation de l'Iran.

4)  Des irrégularités mineures ont été relevées

Des absences de bulletins ont été constatées. On reproche aussi au système de ne pas favoriser le secret du vote car les illettrés ont besoin de l'aide de tiers pour écrire le nom de leurs candidats sur les bulletins. Mais ce genre de carence qui se constate aussi dans d'autres pays n'a pu, de l'avis de nombreux observateurs, ne peut jouer qu'à la marge. Selon Al Manar-TV (la chaîne du Hezbollah, mais c'est une source qui peut prêter à caution) le chef du service de renseignements israélien Meïr Dagan, a lui-même aurait déclaré mardi à la Knesset que "la fraude électorale en Iran n'est pas différente de ce qui se passe dans les États libéraux lors des élections". Un observateur russe Pavel Zarifoulline, rédacteur en chef du portail analytique Geopolitika a déclaré " A titre d'observateur, j'ai participé à bien des élections, notamment en Biélorussie et en Moldavie, mais je n'ai vu nulle part d'élections aussi démocratiques qu'en Iran". Selon lui seule la capitale Téhéran soutenait Moussavi.

La réalité des ingérences étrangères aussi prête à débat. Si la "révolution verte" peut être comparée aux révolutions colorées de Serbie, d'Ukraine et de Géorgie par les thèmes qu'elle invoque (l'attrait du mode de vie occidental, la mise en valeur des jeunes) et par les brouillages idéologiques auxquels elle se livre (Moussavi se veut par moment plus fidèle à l'esprit du Khomeinysme qu'Ahmadinejad... tout en prônant une intifida électronique en Palestine plutôt qu'une intifida réelle), le preuves sont pour le moment rares.

Ce que l'on sait avec certitude c'est que les actions de la CIA en Iran sont effectives depuis mai 2007, mais on ignore si elles ont pris une ampleur particulière à  l'occasion de ce scrutin.

Depuis quelques jours, les Etats-Unis donnent des petits signes discrets de soutien à Moussavi. Selon Associated press par exemple Washington a demandé à Twitter (un outil de réseau social et de microblogage par messagerie et SMS) de reporter une opération de maintenance prévue pour lundi, qui aurait privé les jeunes Iraniens de l'un de leurs moyens de communication privilégiés en pleine contestation de l'élection présidentielle, selon trois responsables américains ayant requis l'anonymat.

Le département d'Etat américain (Affaires étrangères) est intervenu auprès de la direction de Twitter afin d'éviter l'interruption d'une heure et demie initialement prévue sur le réseau, qui permet de publier des messages au format SMS (140 signes) sur un forum en ligne, par ordinateur ou par téléphone portable (AFP).

La demande de l'administration a apparemment été satisfaite, et les Iraniens privés d'accès Internet qui pouvaient encore se connecter au réseau téléphonique ont ainsi continué d'envoyer des SMS sur la situation sur place.

Est-ce à dire que les partisan de Moussavi sont "téléguidés" par des lobbies occidentaux, ou du moins fortement appuyés par eux à l'intérieur même des frontières iraniennes ?

Les dirigeants occidentaux connus pour être les plus favorables aux intérêts d'Israël, sont parmi les plus ardents à dénoncer les soi-disant fraudes électorales : tel est le cas en France de M. Kouchner qui peu de temps avant que l'armée américaine ne force G. W. Bush à modérer ses positions avait suggéré que l'Iran devait se préparer à la guerre, et de M. Sarkozy (lequel semble songer à placer Abu Dhabi sous le parapluie nucléaire français face à l'Iran), qui trouve "intéressant" le réveil de l'opposition à Ahmadinejad. L'Union européenne a demandé lundi 15 juin à l'Iran qu'une enquête soit réalisée sur les accusations de fraude électorale. Les principaux leaders ont condamné la répression qui s'abattait sur les partisans de Moussavi. Selon le diplomate indien M K Bhadrakumar, seuls les Européens peuvent être en première ligne sur le dossier iranien, vu l'impopularité des ingérences américaines en Iran depuis 1953, mais les Européens ne sont pas aussi habiles que les néo-conservateurs étatsuniens pour organiser des "révolutions de couleur"...

Dès le 10 juin le responsable des gardiens de la Révolution Yadollah Abbasi avait parlé d'un risque de "révolution de velours" ou de "révolution orange" à Téhéran du fait que Moussavi voulait accaparer le "vert" (couleur de l'Islam) pour mener à bien son projet de renverser Ahmadinejad.

Est-ce à dire que les organismes autrefois accusés d'avoir organisé des révolutions de couleur  (la Fondation Soros, USAID, le National Endowment for Democracy, la Albert Einstein Institution, voire la CIA) sont impliqués de façon directe dans les événements des derniers jours ? Comme c'est souvent le cas, Thierry Meyssan depuis son exil proche-oriental fait partie de ceux qui mettent en cause plus précisément la CIA : en reprenant la nouvelle ci-dessus concernant l'intervention des Etats-Unis auprès de Twitter, Meyssan accuse la CIA de semer systématiquement la confusion dans l'opinion publique iranienne "en inondant les Iraniens de messages SMS contradictoires". Twitter aurait déjà été utilisé dans l'insurrection moldave d'avril dernier. Mais la thèse de Meyssan pourrait n'être qu'une extrapolation.

Pour l'heure le soupçon d'une "révolution orange" comparable à celles d'Europe de l'Est demeure hypothétique.

F. Delorca

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 16:23

Selon The Lancet, sur la période allant du 27 décembre 2008 jusqu’au cessez-le-feu du 18 janvier 2009, on estime que c’est environ un million cinq-cent-mille tonnes d’explosif qui ont été lancées sur la bande de Gaza. Gaza mesure une quarantaine de kilomètres de longueur, sur quinze de largeur, et un million et demi de personnes y vit. Cela en fait la région la plus densément peuplée du monde. Avant cette guerre, Gaza avait été soumise à un blocus total et affamée durant cinquante jours. En réalité, depuis les élections (législatives) palestiniennes (remportées par le Hamas, ndt), Gaza a été soumis à un blocus partiel ou total depuis plusieurs années. Durant la seule première journée de l’invasion, ce sont 205 personnes qui ont été tuées.

Tous les commissariats de police de la bande de Gaza, sans aucune exception, ont été bombardés, de nombreux policiers ayant été tués. Les forces de police une fois anéanties, l’attention se focalisa sur les cibles non gouvernementales. Gaza a été bombardé du ciel par des avions F-16 et des hélicoptères Apache, et bombardé depuis la mer par des vedettes israéliennes, ainsi que depuis le sol par l’artillerie des tanks. Beaucoup d’écoles ont été réduites à des tas de gravats, dont l’American School de Gaza, quarante mosquées, des hôpitaux, des bâtiments de l’Onu et, bien entendu, 21 000 appartements ont été touchés, dont 4 000 ont été totalement détruits. Le nombre des sans abri est aujourd’hui estimé à 100 000 personnes.

Vendredi 13 février à 19 h diverses associations et syndicats (l’AJN, le Groupe Frantz Fanon et le Syndicat FO Bagnolet) organisent à Bagnolet, place Salvador allende, métro Galliéni, une soirée de témoignage sur Gaza.

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 18:32
Un des premiers gestes du nouveau président états-unien Barack Obama, avant même sa prise de fonction, a été de maintenir au poste de secrétaire à la Défense Robert Gates, l'homme qui s'oppose depuis des mois à la fixation d'un délai pour le retrait des troupes d'occupation d'Irak, ce qui met de plus ne plus en doute la détermination d'Obama à tenir sa promesse en la matière (http://news.antiwar.com/2008/12/02/gates-obama-on-same-page-on-iraq/). A Bagdad, le pacte, le SOFA (Status of Forces Agreement), qui vise à donner un cadre juridique à la présence des troupes américaines au-delà de l’expiration le 31 décembre prochaindu mandat de l’ONU dont elles bénéficient actuellement, a été adopté samedi 29 novembre 2008 par le parlement irakien malgré l'opposition des partisans chiites de Moqtada Sadr.  L’accord, très souple, s’il mentionne l’horizon 2011 pour le retrait des troupes américaines, laisse aux Etats-Unis le pouvoir d'adapter leur décision en fonction de la réalité du terrain (cf http://www.lesafriques.com/actualite/dissensions-irakiennes-sur-un-sofa-de-la-honte.html?Itemid=89?article=10631 et Los Angeles Times du 2 décembre http://fairuse.100webcustomers.com/itsonlyfair/latimes0563.html). Les adversaires de l'occupation militaire de l'Irak aux Etats-Unis en Europe et dans le reste du monde ont encore du pain sur la planche.

Le site du Pakistan Daily publiait récemment la liste des universitaires et chercheurs irakiens assassinés depuis l'invasion états-unienne de 2003 : http://www.daily.pk/world/middle-east/8343--list-of-iraqi-academics-assassinated-in-iraq-during-the-us-led-occupation.html. Le site http://www.handsoffiraqioil.org/ rappelle qu'à cause de la guerre et de l'occupation américaine depuis 2003 40 % de la population irakienne, vit avec une eau contaminée, 3 millions sont réfugiés à l'étranger.

Parallèlement à la signature du SOFA, l'Irak négocie des contrats d'expoitation pétrolière. Deux compagnies, China National Petroleum et Shell, en ont déjà décroché. Un des enjeux de souveraineté pour l'Irak est de ne négocier que des contrats de longs termes afin de pouvoir redistribuer les cartes quand les troupes d'occupation états-uniennes se seront retirées (http://www.carbonweb.org/showitem.asp?article=347&parent=339).
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 10:40

L'Egypte a apporté une nouvelle fois sa contribution au blocus qui asphyxie le territoire palestinien de Gaza en détruisant récemment trois tunnels facilitant la  contrebande à sa frontière avec l'enclave palestinienne de la  bande de Gaza, a rapporté samedi l'agence de presse égyptienne MENA. L'Egypte a intensifié la lutte contre les tunnels après avoir  négocié un cessez-le-feu entre le Hamas et le côté israélien en  juin 2008, tuant au total 40 trafiquants palestiniens depuis le  début de l'année (http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-11/02/content_753281.htm). 

Néanmoins c'est au Caire que devrait se tenir le 9 novembre un dialogue rassemblant toutes  les factions palestiniennes en vue de la constitution d'un gouvernement d'union nationale entre le Fatah qui gouverne la Cisjordanie (et réprime les opposants pour plaire à l'occupant israélien http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5282) et le Hamas qui gouverne Gaza (http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-11/02/content_753271.htm).

Des initiatives de solidarité avec la population de Gaza continuent dans le monde. Le 29 octobre, le bateau "Dignity", parti de Chypre la veille, a accosté à Gaza vers 8 H ce mercredi matin, avec à son bord 27 militants des droits de l’Homme, venus de 13 pays, dont le prix Nobel de la Paix Mairead Corrigan Maguire, le ténor italien Joe Fallisi, le député palestinien Moustapha Barghouti, le député israélien du parti arabe Balad, des avocats, des médecins. Israël avait menacé de l'arraisonner mais s'est abstenu (http://www.europalestine.com/spip.php?article3445).

Pour avoir une idée des conséquences du blocus israélien de Gaza sur la population, on peut se reporter au témoignage du journaliste Samah A. Habeeb sur http://www.europalestine.com/spip.php?article3429.

En ce moment un citoyen français Salah Hamouri, membre d’une association de jeunesse réputée proche du Front Populaire de Libération de la Palestine, est incarcéré en Israël depuis trois ans sans jugement (http://www.france-palestine.org/article7743.html). Le Quai d'Orsay ne se mobilise guère pour sa libération (http://www.oulala.net/Portail/IMG/_article_PDF/article_3696.pdf).

FD

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 10:06
Le 26 octobre, un hélicoptère américain lançait un raid à la frontière syro-irakienne tuant 8 personnes (dont 4 enfants et un couple marié - http://www.counterpunch.org/kampmark10312008.html) dans un village syrien. Il visait officiellement un chef proche d’Al-Qaida, Abu Ghadiyah, dont Damas dément cependant qu'il se trouve sur son territoire. La même semaine les drones états-uniens tuaient 32 personnes au Pakistan (Waziristan).

Ces deux attaques contre des pays souverains suscitent des réactions hostiles dans l'opinion publique internationale y compris chez les alliés ou ex-alliés de Washington. Les Britanniques eux-mêmes se sont indignés de l'agression contre le Pakistan (http://dailytimes.com.pk/default.asp?page=2008\11\01\story_1-11-2008_pg7_25). En ce qui concerne la Syrie, le gouvernement irakien pro-américain s'est senti embarrassé par les frappes. Ni le Premier ministre Nuri al-Maliki ni le Président Jalal Talabani n'avaient été préalablement informés de l'attaque(http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/JK01Ak05.html).

La Syrie est l'objet d'agressions fréquentes de la part des Etats-Unis et d'Israël. Le gouvernement de Tel-Aviv avait bombardé Deir Al-Zour, en septembre 2007. Des "accidents" mystérieux ont eu lieu sur le territoire syrien : l’assassinat d’Imad Mughniyeh, leader du Hezbollah, assassiné à Damas, en février dernier, celui du général Mohammed Suleiman, conseiller pour la sécurité du président Assad, assassiné à Tartous, ville côtière au nord de la Syrie, il y a environ deux mois (http://fr.rian.ru/analysis/20081028/117998491.html). "Le dénominateur commun de toutes ces opérations est que plus personne ne prend la Syrie au sérieux, étant donné les violations répétées de sa souveraineté. Le pays n’a sans doute jamais connu une telle instabilité." conclut même le quotidien israélien Haaretz ( http://www.courrierinternational.com/article.asp ?obj_id=90851).

Par delà le succès militaire très douteux de ce qui est peut-être une des dernières opérations de l'administration Bush, l'effet politique, lui est désastreux, dans la région. Les sunnites iraquiens qui ont été bien traités par la Syrie depuis 2003 (des centaines de milliers y sont d'ailleurs réfugiés, un certain nombre de leurs "tribus" étant à cheval sur les deux côtés de la frontière) ont été exaspérés par cette attaque contre leur voisin et pourraient se montrer plus réticents à aider les Etats-Unis à combattre Al Qaida dans le cadre des Awakening Councils (conseils des sages). Les chiites redoutent que l'attaque contre la Syrie soit une étape dans une reprise du processus de guerre contre l'Iran. Le néoconservateur John Bolton, ex ambassadeur de Bush aux Nations-Unis, a d'ailleurs à nouveau agité le spectre de la guerre sur la chaine saoudienne al-Arabiya (émission Bi Saraha) - voir l'analyse de Sami Moubayed sur Asia Times Online http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/JK01Ak05.html.

Surtout le regain d'anti-américanisme que cela provoque en Irak rend difficile la signature de l'accord avec le gouvernement de Bagdad sur le statut des forces d'occupation états-uniennes (Status of Forces Agreement - SOFA) dont le mandat validé a posteriori par l'ONU prend fin cette année.

On peut se demander quelles seront les répercussions en Syrie même où la volonté de "normaliser" les relations avec les Occidentaux reste forte. Mardi 28 octobre (http://english.people.com.cn/90001/90777/90854/6525377.html), le ministre danois des affaires étrangères Per Stig Moeller, après une rencontre de deux heures avec le président Assad, a assuré Ehoud Olmert de l'intention "très sérieuse" du leader syrien de reprendre les négociations avec Israël.  Sur la table des négociations, la restitution du Golan et la normalisation des relations entre les deux Etats, en échange de l'abandon du soutien de la Syrie aux groupes armés palestiniens, au Hezbollah, et à l'Iran (http://www.haaretz.com/hasen/spages/1033028.html). Pour l'heure le durcissement de Damas se manifeste surtout à l'égard des Etats-Unis. A titre de représailles contre les bombardements, le gouvernement syrien a suspendu la présence des gardes à la frontière irakienne qui freinaient les infiltrations possibles de résistants. Damas agit d'ailleurs sous la pression de la rue. Des milliers de Syriens ayant manifesté contre l'agression américaine le 30 octobre, le centre culturel de ce pays a dû être fermé (http://www.syria-today.com/pkg05/index.php?page=show_cat&ex=2&dir=c&cat_id=26). Le général américain David Petraeus nommé vendredi commendant central (Centcom) des forces du Moyen-Orient aurait proposé cette semaine de se rendre en Syrie pour y apaiser le ressentiment et oeuvrer à la séparation de la Syrie de son allié iranien, mais l'administration Bush, toujours partisane de l'épreuve de force, s'y serait opposée (http://abcnews.go.com/Politics/story?id=6148650&page=1).

FD
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 06:33
L'Irak n’a pas été seulement spolié par ses agresseurs de sa souveraineté politique, de son patrimoine archéologique, de ses ressources pétrolières, mais aussi de sa souveraineté alimentaire.

En violation de la Constitution irakienne, et des conventions de la Haye et de Genève qui stipulent que l’occupant doit respecter la juridiction du pays occupé, l’administrateur provisoire Paul Bremer (un ancien collaborateur de Kissinger) a édicté, avant l’installation d’un gouvernement fantoche par Washington, cent ordonnances scélérates qui ont force  de loi et qui ne peuvent être abolies ni modifiées par aucun gouvernement irakien (article 26 de la nouvelle constitution). L’ordonnance 81 du 26 avril 2004 a livré le pays en pâture aux multinationales qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto (le fabriquant de l’agent Orange), Syngenta et Dow Chemicals. L’ordonnance 81 a rendu illégales les traditions antiques de sélection des meilleures semences par les agriculteurs pour les réutiliser d’une année sur l’autre, et les échanges entre voisins. (Selon la FAO, 97% des agriculteurs irakiens réutilisaient encore leurs graines, ou les achetaient sur le marché local en 2002). Par croisements, au fil des générations, ils avaient créé des variétés hybrides adaptées au dur climat de la région. Les agriculteurs « coupables » d’avoir semé des graines non achetées, ou dont le champ aurait été contaminé accidentellement, encourent de fortes amendes, voire des peines d’emprisonnement, la destruction de leurs récoltes, de leurs outils et de leurs installations (http://www.pressegauche.org/spip.php?article1596).

La nouvelle est publiée alors que la réduction des rations alimentaires menace l’Irak de malnutrition sévère et de famine. Le ministère irakien du commerce a en effet à restreint la fourniture d’aliments et de produits hygiéniques de base subventionnés dans le cadre du Système de distribution public. Le ministère a insisté pour dire que ces
restrictions étaient inévitables parce qu’on ne lui avait pas promis un budget adéquat pour 2008.En 2004, une étude réalisée par le World Food Program (WFP) trouva qu’au moins 6,5 millions d’Irakiens dépendaient fortement du programme de rationnement alimentaire (http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=3555). Il n'y a guère eu d'amélioration depuis lors.
 
Par ailleurs on apprend que s'est ouvert le 29 avril à Bagdad le procès de l'ex ministre des affaires étrangères de Saddam Hussein Tarek Aziz. Un Comité pour sa défense et celle des prisonniers politiques irakiens est créé à l'initiative de Gilles Munier qui a présenté un argumentaire sur l'innocence de l'ancien ministre quant aux crimes qui lui sont reprochés (http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BDBF&langue=1&id=25770). La liste des signataires comprend Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre) - Michel Debray ( Vice-amiral en 2ème section) Général Pierre Gallois (CR) - Thierry Mariani (député)-Jacques Gaillot (évêque)- Paul-Marie Couteaux (député européen)- Pierre Levy (journaliste) - Bruno Drweski (maître de conférence) - Georges Labica (professeur émérite des universités) - Didier Julia (député).L'appel pour la libération de Tarek Aziz, reprenant les premiers signataires, a été ensuite relancé et élargi au niveau international par le parlementaire britannique George Galloway.Maître Jacques Vergès a déclaré qu'il assurera la défense internationale de Tarek Aziz comme le lui a demandé le Vice-Premier ministre il y a deux ans, demande confirmée le 29 avril 2008, par télécopie, par Ziad Aziz - fils du dirigeant irakien - et par Maître Badie (http://www.libertarek.blogspot.com/).

Sur le front iranien, Andrew Cockburn affirme que le président Bush aurait signé un décret secret allouant 300 millions de dollars à des opérations anti-iraniennes au Proche-Orient, incluant des assassinats de personnalités. Par ailleurs après avoir évincé l'amiral Fallon comme Centcom (commandant du United States Central Command qui couvre le Proche Orient, l'Afrique de l'Est et l'Asie centrale), Bush tenterait de hâter la nomination du faucon Petraeus. A cet effet toute une campagne est déployée auprès du Congrès pour le convaincre que l'Iran interfère par milices interposées dans les affaires irakiennes (http://www.counterpunch.org/andrew05022008.html).Le
26 avril, le Washington Post a rapporté que "le Pentagone prépare des actions militaires potentielles"
contre l'Iran (http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8872).


Pour entretenir l'opinion publique étatsunienne dans un état d'esprit belliqueux, les Etats-Unis ont récemment déclaré qu'Israël a bombardé en septembre dernier une installation nucléaire syrienne construite avec l'aide des Nord-coréens. Ces allégations ont été mises en doute par la presse notamment The Independent, échaudée par les mensonges de l'administration Bush en 2003 (http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8872).

L'establishment démocrate paraît peu susceptible de contrecarrer cette évolution à l'heure où Mme Clinton, qui s'est récemment vantée d'être prête à "anéantir totalement" (totally obliterate) l'Iran en cas d'attaque contre Israël, est en train de regagner de l'influence contre son rival Obama (http://www.nationalinterest.org/Article.aspx?id=17590). Celui-ci est de plus en plus attaqué pour ses positions sur le Proche-Orient. Ses adversaires lui
reprochent le choix de ses partisans : Zbignew Brzezinski, ex-conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter, qui a pris le parti des auteurs d'un ouvrage critiquant l'influence du "lobby pro-israélien" (dit "Aipac") à Washington, et Robert Malley, ex-conseiller du président Bill Clinton sur le Proche-Orient, favorable à une négociation avec le Hamas palestinien. Le 25 avril, le candidat républicain John McCain a qualifié M. Obama de "candidat préféré du Hamas". L'équipe d'Hillary Clinton, sa concurrente démocrate, distribue les pamphlets d'Ed Lasky, un ultra-conservateur qui a consacré 10 de ses 25 dernières chroniques dans American Thinker au seul thème d'Obama et Israël. Lorsque ce dernier explique qu'il entend "combler le fossé croissant entre les musulmans et l'Occident", Daphna Ziman, conseillère de Mme Clinton, se dit "horrifiée" : "Il n'affirme pas le droit d'Israël à exister." (Le Monde 3 mai 2008)

Deux flottes offensives de porte-avions sont maintenant près de l'Iran et une autre serait en route. À la fin mars, l'Arabie Saoudite s'est exercée à faire face aux retombées nucléaires qui surviendraient à la suite d'une attaque US contre l'Iran. Au début avril, Israël s'exerçait à affronter des tirs de représailles de missiles suite à une attaque US contre l'Iran. Tout le monde dans la région se prépare à un bombardement de la centrale nucléaire et les installations d'enrichissement d'uranium de l'Iran. Les États-Unis auraient défini quelque 10 000 cibles en Iran. Les principales sont l'ensemble des installations nucléaires, y compris la centrale nucléaire de Bushehr sur la côte du Golfe Persique, près du Koweït, et les installations d'enrichissement de Natanz près d'Ispahan.

Jamais dans toute l'histoire ne s'est produit le bombardement délibéré de centrales nucléaires et d'installations d'enrichissement nucléaire en activité.

Selon Floyd Rudmin en 1981, une étude de « Fetter and Tsipis » parue dans le magazine « Scientific American » portant sur « La propagation catastrophique de la radioactivité » estimait que le bombardement d'un réacteur nucléaire rendrait inhabitable une superficie équivalente à 8 600 milles carrés [1 mille = 1,609 km] autour du réacteur, tout dépendant de la façon dont le vent soufflerait. Bombarder le réacteur de Bushehr signifierait qu'une bonne partie des réserves de pétrole de la région deviendraient instantanément inaccessibles
(http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8851). Sur les autres conséquences humaines d'une éventuelle guerre contre l'Iran voir : http://atlasalternatif.over-blog.com/article-12619077.html.
 
Post scriptum : Le 6 mai 2008 à l'espace AGECA à Paris avait lieu la présentation de l'ouvrage "Irak : la parole à la résistance"‏ (éditions le Temps des Cerises) par l'Appel franco-arabe. Voici quelques images des interventions - par ordre d'apparition dans cette vidéo : Yves Vargas, René Lacroix, Francis Combes, Sliman Doggui, Bruno Drweski, Toufik Helali, Gilles Munier (Vidéo publiée sur le blog de Frédéric Delorca).


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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 20:50
Bien que tous les commentateurs s'accordent à relever que le sommet de la Ligue arabe à Damas n'a pas permis de réaliser l'unité des participants sur la question libanaise, il apparaît que la tenue de cette réunion dans le dernier pays ouvertement hostile à la politique israélo-américaine dans la région est en soi un succès pour la diplomatie syrienne, alors que les Etats-Unis ont fait pression sur de nombreux participants pour qu'ils n'y assistent pas. Le président syrien a même pu enregistrer le ralliement inattendu du colonel Kadhafi pourtant devenu ami des Etats-Unis : le dirigeant libyen a averti ses pairs enclins au compromis avec Washington qu’ils pourraient connaître un sort similaire à celui de l’ancien président iraqien Saddam Hussein, pendu en 2006 après l’invasion de son pays par l’armée américaine trois ans plus tôt (http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2008/4/2/leve1.htm). Beaucoup d'analystes estiment que l'endurance syrienne face aux tentatives de destabilisation étatsuniennes est due au soutien russe - Damas ayant accordé à Vladimir Poutine l'établissement de bases militaires à Tartus et Latakie grâce auxquelles la flotte russe a retrouvé une présence en Méditerrannée (http://www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticle&code=IVA20060728&articleId=2847 et http://www.pinr.com/report.php?ac=view_report&report_id=520&language_id=1).

 
Par ailleurs, un acteur clé du jeu proche-oriental est sous la pression populaire en ce moment : l'Egypte. Travaillé par des conflits sociaux durs depuis plusieurs années (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-6859073.html), ce pays a vécu une grève générale dimanche dernier qui s'est soldée par l'arrestation de nombreux militants démocrates. Ont été notamment victimes de la répression :


- le docteur George Ishaq responsable du groupe Kifaya ("Ca suffit") un mouvement anti-impérialiste né en 2003 qui a réussi à fédérer toutes les oppositions du pays (http://www.dandurand.uqam.ca/download/pdf/publication/Kifaya.pdf), il a été emprisonné cette semaine 

- mais aussi des activistes de la liberté d'expression plus anonymes comme le membre de Kifaya Mustafa Khalil (fils du député du Parti national démocratique au pouvoir qui porte le même nom), le bloggeur Malek (http://malek-x.net/node/467), et des membres du Parti travailliste (Labour Party) égyptien (http://www.globalvoicesonline.org/2008/04/05/egypt-gears-up-for-a-general-strike-sunday/). Au total 800 personnes auraient été arrêtées.

Cette vague de répression brutale n'a pas éveillé de véritable élan de condamnation en Europe, c'est le moins qu'on puisse dire.  Une pétition contre la répression peut être signée sur le site britannique http://www.respectcoalition.org/index.php?ite=1878.

Quelques jours avant la grève générale s'était tenue au Caire, du 27 au 30 mars, une Conférence Internationale contre l’Occupation américaine (http://www.ism-france.org/news/article.php?id=8685) fédérant des mouvances aussi différentes que les Frères musulmans, des marxistes jordaniens, des syndicalistes anglais (notamment Oliur Rahman de la coalition anglaise Respect, conseiller de Tower Hamlets), des représentants du Hezbollah, des membres de la résistance irakienne, une délégation canadienne du mouvement anti-guerre etc. A cette occasion Magdi Ahmed Hossein, le chef du Parti travailliste égyptien, s’en est pris aux Frères Musulmans en les accusant de ne pas en faire assez pour leurs frères à Gaza. Un kilo de sucre à la main, il a exhorté : «Remplissez des camions de nourriture, de médicaments et brisez le siège de Gaza !» (http://www.ism-france.org/news/article.php?id=8685).

Un mouvement de solidarité internationale avec les anti-impérialistes égyptiens pourrait aider à desserrer l'étau autour de Gaza, plus généralement de la Palestine, et du Liban.

FD
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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 02:28

A signaler ce mois-ci un très bon article de Patrick Cockburn intitulé "Comment on détruit un pays en cinq ans". "Grâce" à l'invasion étatsunienne, l'Irak est devenu une mosaïque de ghettos, chaque communauté a son propre drapeau, et si le taux de décès par mort violente a décru par rapport aux années précédentes, c'est parce que les quartiers et les villes sont devenus "communautairement" purs (chiites d'un côté, sunnites de l'autre) parfois même séparés par des murs comme à Bagdad (http://www.counterpunch.org/patrick03152008.html).

Non contentes d'avoir provoqué la guerre civile en Irak, les forces d'occupation états-unienne auraient organisé l'élimination de l'intelligentsia du pays, afin de le priver de tout avenir. L'Irak a perdu 5.500 savants depuis son invasion en Mars 2003, tués ou contraints d'émigrer en Asie du sud et en Europe de l'Est. Selon le Président de l'Académie de la Recherche Scientifique, le Docteur R'bîi, interviewé par le journal égyptien Al Badil : « l'élimination physique des scientifiques irakiens est une partie intégrante de la stratégie « du désordre organisé » suivie par les occupants depuis l'invasion du pays afin de faire plier les irakiens et de les soumettre». Les autorités israéliennes sont aussi accusées d'être impliquées dans cette entreprise. Elles auraient constitué « une armée secrète : l'armée républicaine secrète » forte de 150 hommes, disposant d'une liste de 800 scientifiques irakiens à ramener en Israël ou, à défaut, à liquider physiquement. (http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=13084/).

handsoff.jpgFace à un George W. Bush qui, comme son allié José-Maria Aznar en Europe, continue d'affirmer qu'il ne regrette rien face au carnage provoqué en Irak, des manifestations ont eu lieu le 19 mars dans diverses villes aux Etats-Unis à l'occasion du 5 ème anniversaire de la guerre pour réclamer le retrait des troupes étatsuniennes(http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=88607479&ft=1&f=1010). Il y avait également des milliers de manifestants à Londres le 15 mars contre l'occupation de l'Irak (http://www.stopwar.org.uk/).

  FD

 

 

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 23:48


La liste des agressions et menaces des puissances occidentales contre les peuples du Moyen-Orient est longue ces derniers jours à quelques mois de l’élection présidentielle états-unienne.

En premier lieu, le gouvernement israëlien a déclenché ce weekend une attaque particulièrement brutale contre la bande de Gaza déjà soumise à un cruel embargo depuis plusieurs mois. Plusieurs crimes de guerres contre les civils ont été commis à cette occasion. "Plus les tirs de roquettes Qassam s'intensifieront, plus les roquettes augmenteront de portée, plus la shoah à laquelle ils s'exposeront sera importante, parce que nous emploierons toute notre puissance pour nous défendre", a déclaré, vendredi 29 février, Matan Vilnaï, le vice-ministre de la défense israélien à propos des Palestiniens. undefined

Au même moment le Salon du Livre de Paris, dans un touchant élan de solidarité avec l’agonie du peuple palestinien, a décidé de célèbrer les 60 ans d’Israël - http://www.france-palestine.org/article8202.html . Un appel au boycott de ce salon a été lancé. L’Iran, la Tunisie et le Liban ont annoncé leur intention de ne pas participer à ce salon - http://fr.rian.ru/world/20080301/100382521.html .

Washington de son côté non content d’avoir enlisé ses alliés dans la guerre d’Aghanistan envisage de prêter main forte à Israël en  déployant « des troupes de l’OTAN en Cisjordanie de manière à rassurer Tsahal et à aider son retrait dans les prochaines années, a déclaré un officiel de la défense au Jerusalem Post. Le plan, mis au point par l’envoyé spécial des Etats-Unis au Moyen-Orient le général James Jones, est discuté parmi les pays européens dont la participation à la force multinationale pourrait être réclamée. » (Jérusalem Post, édition française, 20 février 2008 cité par http://www.france-palestine.org/article8200.html )

Par ailleurs, au Liban l’administration Bush mécontente de voir la classe politique rechigner à élire un président à la botte de Washington, a envoyé le destroyer américain USS Cole au large des côtes de son pays. undefined
Selon Al Manar, citée par http://www.aipas.over-blog.org/article-17250720.html « Pour répondre à la question concernant les motifs de cette action militaire, le porte-parole du Conseil national de sécurité Gordon Gondro a répondu que le président George Bush était inquiet de la situation au Liban et qu’il a régulièrement discuté de la question avec son équipe de sécurité nationale. Selon un important responsable américain, la démarche vise à promouvoir la stabilité pendant cette période critique.  Il a signalé que le navire d’assaut USS Nassau, qui remplacera Cole, est dans son chemin dans les eaux de l’Atlantique, en route vers la Méditerranée au large du Liban.  D’autres sources militaires américaines ont indiqué que le déplacement du destroyer américain est un message pour la Syrie. Elles ont exprimé l’inquiétude devant une intervention américaine dans la question libanaise. » 

L’Iran quant à elle est victime de nouvelles pressions occidentales après un briefing du directeur général adjoint de l'AIEA, le Finlandais Olli Heinonen, accusant Téhéran d’avoir poursuivi un programme militaire après 2003 – déclarations qui contredisent le rapport antérieur du directeur de l'AIEA, Mohamed ElBaradei (http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/03/01/l-aiea-detient-des-preuves-que-l-iran-a-mene-un-programme-nucleaire-militaire-apres-2003_1017661_3218.html#ens_id=677013) – ledit rapport était plus ambigu, mais un article d’Antiwar.com montrait déjà combien ce rapport comportait des insinuations injustifiées contre l’Iran : cf http://www.antiwar.com/prather/?articleid=12448. Téhéran a démenti ces accusations et en réponse le porte-parole du gouvernement iranien Gholamhossein Elham a proposé le 1er mars au Conseil de sécurité de l'ONU de se pencher sur le problème de l'arsenal nucléaire d'Israël et non sur le nucléaire civil iranien (http://www.aipas.over-blog.org/article-17236344.html ). Par ailleurs la visite du président Ahmadinejad à Bagdad ce weekend est analysée comme un défi à l’armée d’occupation états-unienne en Irak (http://news.xinhuanet.com/english/2008-03/01/content_7697817.htm ) - au même moment la Turquie venait d’achever une opération militaire au nord de l’Irak contre les séparatistes kurdes avec la bénédiction des Etats-Unis, de l’Union européenne et du secrétaire général de l’ONU http://news.yahoo.com/s/ap/20080222/ap_on_re_mi_ea/turkey_iraq. undefined

La France, pour sa part, après s’être engagée à aider les Etats-Unis dans le golfe arabo-persique en y installant des bases militaires (http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7909 ) patronne avec la Grande-Bretagne un nouveau projet de résolution au Conseil de Sécurité de l'ONU pour durcir les sanctions contre l’Iran (http://ap.savannahnow.com/pstories/world/middle_east/20080301/252795428.shtml).

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