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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 15:45

A la suite du scandale du système d'espionnage Prism révélé en 2011  par Edward Snowden, la présidente Dilma Rousseff a signé le 24 février un accord de coopération avec l'Union Européenne qui comprend notamment la mise en place d'un câble sous-marin direct de communications contournant les écoutes américaines. Le projet coûtera 185 millions de dollars.

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 19:15

La situation du Venezuela depuis quinze jours se caractérise par une inquiétante montée de la tension. Maurice Lemoine dans Mémoire des luttes en rappelle les étapes :

 

- 6 février  dans l’Etat de Táchira, au terme d’une manifestation théoriquement convoquée pour protester « contre l’insécurité », un groupe de quelque 80 étudiants cagoulés attaque la résidence du gouverneur et blesent des policiers. Dans les jours qui suivent, réclamant la libération des personnes arrêtées lors de ces désordres, d’autres manifestations se déroulent dans l’Etat de Mérida, débouchant à leur tour sur des actes de violence et de nouvelles détentions.

 

- 12 février : manifestation à Caracasavec de violentes échauffourées qui font trois morts par armes à feu et plus de 60 blessés.

- 15 février - Les affrontements entre « étudiants » et forces de l’ordre reprennent de plus belle le 15 février, près du Parque del Este, dans la capitale, où la journée de « protestation civique » se termine par de multiples dégradations et la mise à sac, par des groupes de choc, de stations de métro

 

- 16 février - Sur la place Altamira – bastion emblématique de l’opposition depuis la tentative de coup d’Etat d’avril 2002 contre Hugo Chávez – et devant les locaux de la chaîne nationale Venezolana de Televisión les contestataires établissent leurs quartiers, avec, en corollaire, pour leur répondre, un classique déluge d’armes non létales – gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc.

 

"Leopoldo López, coordinateur national du parti Volonté populaire et ex-maire de Chacao (un quartier chic de Caracas), la députée María Corina Machado, très appréciée dans les secteurs les plus radicaux, ainsi que le maire « social-démocrate » du grand Caracas, Antonio Ledezma, les dirigeants de l’opposition appellent au soulèvement contre le régime « autoritaire », « corrompu » et « incompétent » du président Nicolas Maduro." explique Maurice Lemoine, qui met l'accent sur les tentatives de déstabilisation économique depuis novembre dans la même logique que la préparation du coup d'Etat du Chili en 1973.

Dans l’analyse du phénomène, beaucoup en sont restés là, pointant du doigt la responsabilité ou l’incompétence des cercles dirigeants au sein desquels, de fait, se déroule un débat – ouverture, poursuite de la même politique, radicalisation ? – sur les mesures à prendre pour mettre un terme à ces distorsions [3]. Mais bien peu ont mis l’accent sur la partie immergée de l’iceberg : comme au Chili, au cours des mois qui ont précédé le renversement et la mort de Salvador Allende, c’est bel et bien une entreprise de déstabilisation économique qui fait tanguer le Venezuela.

A la suite de la dispersion "musclée" de manifestants le mercredi 19 février, le président américain Barack Obama a condamné la violence au Venezuela et appelé Caracas à libérer les manifestants arrêtés. Le gouvernement venezuélien a dû aujourd'hui menacer de bloquer de la diffusion de CNN accusée de montrer au monde l'image d'un Venezuela "au bord de la guerre civile". La semaine dernière, le gouvernement vénézuélien a fait retirer des canaux la chaîne d'information colombienne NTN24 qui agitait le spectre d'un nouveau coup d'Etat.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 20:06

Après la Russie, el la Bolivie (qui l'accusait de financier la Confederación de Pueblos Indígenas de Bolivia), le gouvernement de l'Équateur a annoncé aujourd'hui dans une déclaration retirer ses projets de l'Agence américaine pour le développement international (USAID).

 

Le ministre des affaires étrangères Ricardo Patiño a présenté des points de préoccupation qu'inspiraient à l'Équateur des accords de coopération avec USAID  qui n'étaient «pas transparents». Par exemple le programme qui vise à enseigner aux membres de l'ancien Congrès de l'Equateur à "exercer la démocratie». Gabriela Rosero, chef de l'agence publique équatorienne de coopération SETECI, a pour sa part accusé USAID de surtout développer des projets avec des provinces et collectivités territoriales contrôlées par l'opposition.

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 21:34

Le Nicaragua et la Chine sont parvenus à un accord permettant la construction d'un nouveau canal interocéanique au Nicaragua, qui doublera le canal de Panama. Montant du projet 40 milliards de dollars pris à la charge de HKND le groupe de Wang Jing, fondé récemment aux îles Caimans. Selon pourrait permettre aux BRICS de contrebalancer le bloc du Partenariat transpacifique - (12 pays, 1/3 du PMB : Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, États-Unis et le Vietnam) - (Asia Times). Le projet existait au Nicaragua depuis un siècle.  Le futur canal accélérera significativement le développement du Nicaragua, multipliant par deux ou trois son PIB. Le canal nicarayuayen prendra la relève du canal historique de Panama qui est devenu, au fil du temps, trop étroit pour laisser passer les monstres contemporains du fret maritime.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 12:08

Voici un article du contributeur du livre "Atlas alternatif" Raul Zibechi, publié dans le journal mexicain de gauche "La Jornada" aujourd'hui sous le titre "El petróleo brasileño y la desestabilización de Bolivia" (Traduction en français Frédéric Delorca)

 

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Le pétrole brésilien et la déstabilisation de la Bolivie

 

latinamerica.jpgLe 12 Novembre dernier, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a publié à Londres un rapport Perspective pour l'énergie mondiale, qui prévoit que la demande énergétique va croître d'un tiers à 2035 du fait de l'expansion de la consommation de la Chine, l'Inde et le Proche-Orient. Parmi les nombreuses questions, le rapport aborde les différences régionales de prix de l'énergie et comment ce facteur peut contrarier la croissance des économies.

Le pays vedette du rapport es Brésil, auquel il consacre un chapitre qui assure que cet Etat est à l'avant-garde de l'exploration en eaux profondes et en énergies qui proviennent d'hydrocarbures, en raison ses vastes ressources hydroélectriques. Selon lui d'ici 2035, le Brésil va devenir un grand exportateur de pétrole et un producteur majeur de l'énergie dans le monde , ce qui représente un tiers de la croissance de l'offre mondiale de pétrole .

L'agence internationale estime que les ressources du Brésil sont abondantes et diversifiées , un endroit où se trouvent à la fois les énergies renouvelables et les principales découvertes mondiales de pétrole de la dernière décennie. Selon les estimations de l'AIE, conformément aux projets annoncés par Petrobras, la production pétrolière brésilienne passera de 2,2 millions de barils par jour aujourd'hui à 4,1 millions en 2020 et 6,5 millions en 2035, ce qui le place au sixième rang des producteurs .

Il n'y a pas que le potentiel de l'énergie du Brésil. L'AIE assure que d'ici 2035 le Brésil sera responsable de 40 pour cent du commerce mondial des biocarburants, puisqu'il possède a assez de terres pour étendre la culture de la canne à sucre pour l'éthanol, qui couvrira un tiers de la demande intérieure pour les carburants de transport. Le Brésil est un leader mondial dans les énergies renouvelables et est en passe de doubler sa production de carburants renouvelables d'ici à 2035, selon le rapport, pour atteindre un million de barils de pétrole.


La réalisation de ces projections nécessite d'énormes investissements pour l'extraction de l'eau profonde d'environ 60 milliards de dollars par an. Cette année, Petrobras a installé neuf plateformes offshore et a investi près de 50 milliards de dollars. L'agence de l'énergie estime que d'ici 2035, Petrobras sera le leader mondial, avec 60 pour cent de l'extraction mondiale de pétrole en eau profonde. Ainsi, le Brésil est le seul membre des BRICS, qui combine une industrie puissante, une énorme secteur agro-alimentaire et une production d'énergie élevée, ce qui le rend moins vulnérable que, par exemple, la Chine.

Qu'envisagent de faire le Pentagone, le Commandement Sud et le secteur financier des  des Etats-Unis devant cette situation qui, de fait, constitue un défi à l'hégémonie de la superpuissance dans la région? Nous ne savons pas exactement, mais tout va dans le sens d' une déstabilisation croissante du Venezuela et d'autres pays qui sont essentiels pour encercler le Brésil de conflits, comme cela se fait pour tenter de freiner la Chine et la Russie.

Un récent éditorial dans le Wall Street Journal révèle certains objectifs non déclarés mais plausibles. Dans sa chronique hebdomadaire l'éditorialiste Mary Anastasia O'Grady  demande Bolivie est-elle le nouvel Afghanistan? ( The Wall Street Journal, 27 Octobre 2013).L'éditorial est incroyable et il serait hilarant s'il n'était pas publié dans l'un des journaux les plus influents du monde, reflétant la vision des élites du secteur financier et du secteur le belliciste des forces armées.

 

"Le pays andin est devenu un centre de crime organisé et un refuge pour les terroristes" , indique le sous-titre. Rappelez-vous que, après l'occupation soviétique de l'Afghanistan est devenu "un incubateur de crime organisé" , devenant un repaire propice pour des gens comme Ousama Ben Laden. "Quelque chose de semblable peut se passer en Bolivie. Le gouvernement est undéfenseur des producteurs de cocaïne, et la présence iranienne s'y accroît" . Il ajoute qu'Evo Morales et Álvaro García Linera "a commencé à construire un narco-Etat quand ils ont pris le pouvoir en 2006. "

L'éditorial ajoute de supposées informations à des déclarations dignes d'une agence d'espionnage: "l'Iran est susceptible d'avoir financé totalement ou partiellement la construction d'une nouvelle base d'entrainement militaire dans la région Alba de Santa Cruz" . Il n'y a rien qui garantisse ce "est susceptible de" , à part le le fait que l'ambassade d'Iran à La Paz aurait beaucoup de fonctionnaires.

La colonne de la semaine prochaine était dirigée contre le Brésil et son "pur théâtre" dans la manière qu'il a eu de dénoncer l'espionnage américain. « L'appui de Cuba - soutient O'Grady - situe le Brésil sur le mauvais côté de la géopolitique" ( The Wall Street Journal, 3 Novembre). On peut toujours penser que ces affirmations proviennent d'une personne peu sérieuse et, peut-être, comme le suggère le magazine NACLA, qu'il s'agit presque de propos délirants. Mais O'Grady n'est pas un quidam qui écrirait dans un petit journal de province. Il a travaillé pendant dix ans pour le groupe financier Merrill Lynch et il fait partie du comité de rédaction restreint du journal le plus diffusé aux Etats-Unis.

Serait-il délirant de penser que certains secteurs du pouvoir sont en train d'échafauder des opérations plus ambitieuses que celles qui a renversé Manuel Zelaya et Fernando Lugo, anciens présidents du Honduras et du Paraguay? Impossible de le savoir précisément, mais il est bon de rappeler que l'un des points nodaux de la stratégie des Etats-Unis pour rester une superpuissance est d'empêcher l'émergence de puissances régionales qui puissent contester leurs place dominante.

Les analystes brésiliens admettent que la stratégie du Pentagone est de mettre la pression sur les frontières du Brésil pour transformer ses voisins en "États défaillants" (failed States), une catégorie dans laquelle pourraient être placés un jour des pays comme la Bolivie, et peut-être l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay avec le prétexte du trafic de drogue (Defesanet, 1er Novembre). Nous vivons actuellement une période de changements qui inclut des convulsions de toutes sortes. Il est nécessaire que nous nous préparions à les affronter.

 

Raul Zibechi

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 13:20

 oil_well.jpgLe président Rafael Correa a dénoncé en séance plénière de la 37e Assemblée générale de l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'éducation), la catastrophe écologique provoquée par la compagnie pétrolière Chevron.

 

Chevron n'a jamais travaillé directement en Equateur mais a hérité d'une plainte pour pollution lorsqu'elle a acquis Texaco en 2001, et n'a pas encore payé l'amende de 19 milliards de dollars à laquelle la justice équatorienne l'a condamnée. Texaco avait été poursuivi par des groupes indigènes locaux après l'arrêt de ses opérations en Amazonie équatorienne en 1992.

 

Le géant pétrolier a annoncé début septembre avoir été exonéré par le tribunal d'arbitrage de La Haye en raison de clauses exonératoires incluses dans un traité signé avec Quito, ce qu'a démenti Diego Garcia. Il impute la pollution à la compagnie publique équatorienne Petroecuador. En réponse Rafel Correa avait alors appelé au boycott international de Chevron. Le mois dernier les ministre des affaires étrangères Ricardo Patiño a fait savoir que si le tribunal d'arbitrage dans sa décision finale mettait le paiement de l'amende pour pollution à la charge de l'Etat équatorien et non de Chevron, celui-ci serait ruiné car l'amende représente 20 % du PIB.

 

Par ailleurs au terme d'une conférence de presse à Paris, Correa a condamné les positions d'une partie de la gauche radicale équatorienne qui veut éradiquer l'extraction minière du pays en l'accusant d'être de ce fait complice de la droite. Il a aussi reconnu que le processus d'intégration en Amérique latine connaît un ralentissement dû à une restauration conservatrice, malchance et parce que certains pays ne sont plus aussi enthousiastes.

"Il y a eu un ralentissement, peut-être à cause d'une certaine inattention de notre part, nous sommes tous accaparés par des problèmes internes, remarquez le cas du Brésil, Dilma Rousseff et toutes les manifestations qui ont eu lieu, mais il y a eu aussi un peu de malchance", at-il déclaré, se référant à la mort de Nestor Kirchnner (premier secrétaire de l'UNASUR) et du président vénézuélien Hugo Chavez.

 

F. Delorca

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 21:25

venez.pngLe président du Venezuela, Nicolas Maduro , a annoncé l'expulsion de la chargée d'affaire étatsunienne, Kelly Keiderling, et deux autres diplomates, à Caracas, Elizabeth Hunderland et David Mutt, qui ont 48 heures pour quitter le pays pour avoir encouragé des actes de sabotage. Cela fait suite notamment à la panne générale  d’électricité qui a duré plusieurs heures à Caracas le 4 septembre après une panne géante qui a provoqué dans la ville l’arrêt du métro, la fermeture des commerces et la formation d’embouteillages monstres.

 

Selon l'universitaire français Jean Ortiz : "Une vaste campagne de déstabilisation économique et politique est engagée, assez semblable à celle que connut le Chili de Salvador Allende : sabotages électriques, économiques, violences de rue, organisation de pénuries de produits de base, d’une spéculation tous azimuts". Il y aurait eu aussi un projet d'assassinat du président Maduro. "L’avion présidentiel est resté récemment cinq mois en France pour révision. Il est revenu au Venezuela avec une fuite de carburant et "un problème sur une aile". Des anomalies (sabotages ?) détectées par la Sécurité et les techniciens vénézuéliens. Un porte-parole d’Airbus a répondu à Caracas que l’avion avait été effectivement révisé en France mais qu’Airbus "ne s’occupe pas de la maintenance". "

 

Selon le journaliste canadien Jean-Guy Allard, cité par Granma, rappelle qu'en mars 2013, Raúl Capote, agent des services cubains, naguère agent double au sein de la CIA avait identfié Keiderling comme agent de cette organisation dans le cadre de son activité de soutien financier aux écrivains dissidents, et fait état d'une enquête réalisée à partir de Wikileaks par Jean Cleaux Duvergel mettant au jour les réunions, après l'élection de Maduro, dans la résidence de Keiderling Franz, avec des représentants de la mouvance de l'opposant pro-américain Henrique Capriles : Miguel Otero (El Nacional), Andrés Mata (propriétaire de El Universal), Carlos Croes (Televen), et les membres de Venevisión, Bloque de Armas, Globovision et Canal I .

 

Le président bolivien Evo Morales a félicité son homologue vénézuélien. L'opposition locale et les Etats-Unis accusent Maduro d'avoir monté de toutes pièces ce dossier d'ingérence pour dissimuler les problèmes de gestion du pays.

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 11:59

 Mercredi le ministre de l'Intérieur, de la Justice et de la Paix, Miguel Rodriguez, a révélé les détails des plans d'assassinat de la droite internationale contre le président Maduro, orchestré par des éléments tels que le cubain Luis Posada Carriles ex cerveau entre autres crimes de l'attentat contre un avion de ligne cubain en 1976 et ex responsable de la Direction sectorielle de répression du renseignement et des services de prévention du Venezuela. Jeudi le vice président de la Comission Permanente de la Polítique Interieure de l'Assembleé Nationale (AN), José Javier Morales, a aussi mis en cause Uribe (ex président colombien), Micheletti du Honduras et le parti vénézuélien Première justice.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 23:11

navstar-2.jpgSelon un document secret révélé par l'informaticien Edward Snowden, l'Agence de sécurité nationale (NSA) des Etats-Unis a procédé à des écoutes dans les représentations de l'UE à Washington et à New York et a même accédé à ses réseaux informatiques. D'après le quotidien allemand Der Spiegel, cette révélation laisse supposer que la NSA a également pratiqué des écoutes téléphoniques aux sièges du Conseil européen et du Conseil des ministres de l'UE. Le quotidien britannique The Guardian a annoncé le 30 juin, citant un document fourni par Edward Snowden, que les Etats-Unis espionnaient 38 missions diplomatiques étrangères, dont des ambassades de leurs alliés, l'Italie et la France.

 

En France EELV,, le Front de Gauche (ainsi que, à droite, le FN et DLR) ont proposé que l'asile politique soit accordé à M. Snowden actuellement à Moscou. Mais au lieu de cela le gouvernement socialiste français (qui aurait pu utiliser l'incident dans le cadre de a négociation du "grand marché transatlantique" avec Washington) s'est évertué à atténuer la responsabilité des Etats-Unis et a humilié le président de la Bolivie, accusé à tort de transporter Snowden dans son avion au retour de la Russie, en l'empêchant mardi dernier (comme le Portugal) de survoler le territoire national.

 

Jeudi, une douzaine d'eurodéputés ont signé une déclaration de solidarité avec le président Morales et demandé que le haut représentant de l'Union européenne (UE) pour la politique étrangère, Catherine Ashton présente des excuses au président Morales. Ce texte, signé par l'espagnol Willy Meyer (IU), Ana Miranda (BNG) et Raul Romeva (IU), et d'autres députés Verts et Gauche unitaire / Gauche verte nordique affirme que "L'Union européenne est prête à violer les garanties fondamentales et du droit international afin de répondre aux demandes des Etats-Unis." Les présidents de l'Argentine, Cristina Fernandez, de l'Uruguay, José Mujica, du Venezuela, Nicolas Maduro, de l'Équateur, Rafael Correa, et du Suriname, Désiré Bouterse ont condamné également "l'offense et les pratiques néocoloniales qui existent encore sur notre planète au XXIe siècle". Le vice-président bolivien Alvaro Garcia Linera, a annoncé que son gouvernement a déposé une plainte à l'Organisation des Nations Unies pour le "kidnapping" de l'avion d'Evo Morales. 

 

Après que l'Equateur, déjà embarrassé par l'affaire Assange, a manifesté sa réticence, le Venezuela, le Nicaragua et la Bolivie se sont déclarés prêts à accueillir Snowden sur leur territoire.

 

F. Delorca

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 13:24

latinamerica.jpgFin mai, à l'occasion du VIIe sommet de Cali, le Costa Rica a rejoint l'Alliance du Pacifique, constituée en 2012 par le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou. Beaucoup voient dans cette alliance un renouveau du projet de zone de libre-échange des Amériques (ALCA) mis en échec par l'alliance Kirchner-Chavez il y a huit ans.

 

La chaîne vénézuélienne Telesur le 23 mai a critiqué le projet libéral de zone de libre échange en montrant notamment que le traité commercial entre les Etats-Unis et la Colombie inspiré par la même philosophie impliquerait  des suppressions d'emplois dans le secteur industriel colombien et le déplacement de 100 000 paysans. Elle dresse un bilan semblable du traité du Mexique avec les Etats-Unis et le Canada (TLCAN). L'économiste Pedro Pineda estime que l'intégration de l'Alliance du Pacifique pouvait être tourné contre un Mercosur, lequel est conçu sur la base d'un plus grand dirigisme étatique.

 

 

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