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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 18:05

Les Etats-Unis ont annoncé le 6 février lors d'une conférence à Dakar, placée sous l'égide du Partenariat trans-saharien contre le terrorisme (TSCTP),  une structure rassemblant 10 pays, qui a pour but d'empêcher le terrorisme de s'implanter dans les zones transfrontalières du sahara et du Sahel, leur projet de création d'un commandement chargé de l'Afrique (Africom) au Pentagone - le TSCTP qui inclut toute l'Afrique du Nord-Ouest y compris la Libye devrait permettre aux USA d'organiser des manoeuvres miliraires conjointes dans la zone.

Mais l'Algérie vient de refuser la création d'une base états-unienne sur son territoire dans ce cadre (Reuters - http://archive.gulfnews.com/articles/07/03/04/10108509.html), si bien que l'ambassadeur américain à Alger a dû piteusement démentir lundi avoir sollicité la création d'une telle base (Le Monde 5 mars 2007).  Un choix difficile pour l'Algérie qui est à nouveau confrontée à des attaques terroristes, mais conforme à sa tradition de non-alignement. Le Quotidien d'Oran souligne que l'Africom s'inscrit dans une stratégie globale américaine, où les volets sécuritaires sont liés à une volonté de contrôler les sources d’approvisionnement en énergie et de contenir l'influence chinoise en Afrique (http://www.algerie-dz.com/article8555.html).

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 17:44

Une nouvelle publiée sur le site de la Capjpo :

L’Université palestinienne de Birzeit vient de mener une enquête originale auprès de 520 "leaders d’opinion" palestiniens, de laquelle il ressort notamment que 67 % d’entre eux sont partisans de l’établissement d’un seul Etat démocratique dans la Palestine historique sans discrimination de religion, de race, d’ethnie, de couleur ou de sexe. Selon le même sondage deux tiers de ces personnes considèreraient que la coexistence entre Israël et une Palestine suivant la frontière de 1967 serait le seul moyen réaliste d'atteindre à terme cet objectif (http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2543 et http://home.birzeit.edu/dsp).

De l'autre côté du "mur", un timbre à l'effigie du candidat français à l'élection présidentielle Nicolas Sarkozy vient d'être émis par la poste israëlienne annonçait la Capjpo-Europalestine il y a peu (http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2539). Information cependant démentie sur Quibla (http://www.quibla.net/protocoles2007/pfs8.htm#2 ) En fait il ne s'agirait que d'un faux timbre émis par la section israëlienne de l'UMP... Etrange affaire...

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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 16:08

Le système de défense anti-balistique - Missile Defense System (MDS) - que les Etats-Unis envisagent d'installer, en Pologne et en République tchèque, vise officellement à contrer "la menace nucléaire iranienne et nord-coréenne",  c'est ce qu'a déclaré au cours d'une récente visite, à Moscou, le Conseiller-adjoint à la sécurité nationalee américaine, Stephen Hadley.

Ni l'Iran ni la Corée du Nord ne sont pourtant susceptibles de tirer des missiles nucléaires sur l'Europe dans les années qui viennent.

L'historique de ce projet remonte en réalité au vote du National missile Defense Act ) par les Démocrates et les Républicains au Congrès en 1999. Il s'inscrit en réalité dans le cadre d'un projet plus vaste tendant à assurer aux Etats-Unis la maîtrise des armes les plus avancés et la création d'un déséquilibre stratégique en leur faveur (http://www.wmaker.net/editoweb/Bouclier-Anti-missiles_a1131.html)

Le Commandant des forces de la défense balistique russe a annoncé, pour sa part, que si les deux pays autorisaient l'installation, sur leur sol, du système anti-missile américain, les dites installations seraient intégrées dans la liste des cibles stratégiques des missiles russes. D'autre part, le Chef d'état-major de l'armée russe a averti, lui aussi, que son pays pourrait se retirer du Traité conclu, en 1987, avec le gouvernement américain de l'époque, sur les missiles à moyenne portée (cf IRIB http://www.alterinfo.net/La-face-cachee-du-plan-americain-d-installation-d-un-systeme-anti-balistique-sur-la-territoire-europeen_a6896.html?PHPSESSID=d8cd57bbef6d8b4aada6b02e6037398b).

L'empressement de l'administration Bush à installer son radar en Europe de l'Est est critiqué même par le ministre des Affaires étrangères allemand (http://www.euronews.net/index.php?article=407372&lng=2). D'autres pays membres de l'OTAN comme le Canada sont très réservés sur ce projet qui remet en cause les accords de désarmement conclus au cours des trois dernières décennies, notamment le traité sur la limitation des systèmes anti-missiles balistiques (ABM) entré en vigueur en 1972 (http://www.rfi.fr/actufr/articles/062/article_34378.asp)

Le PC de Bohème-Moravie fin janvier faisait état d'une pétition contre l'installation du radar américain réunissant déjà plus de 50 000 signatures en République tchèque (http://www.kscm.cz/article.asp?thema=2666&item=33250). Et seul un tiers des Polonais seraient favorables à l'installation du dispositif anti-missile sur leur sol (http://www.swietapolska.com/news/swpolska770.html). Mais, comme pendant la guerre d'Irak, les clients de Washington en Europe de l'Est ne semblent guère enclins à écouter leurs opinions publiques.

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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 21:24

Le trés pro-américain chef du gouvernement de centre-gauche Romano Prodi vient de donner sa démission au président de la République après avoir été mis en minorité sur sa politique étrangère au Sénat par l'aile gauche de sa majorité. Il paye ainsi son refus de retirer les 1 900 soldats italiens présents en Afghanistan et son accord à l'extension de la base de l'OTAN à Vicenza où 100 000 personnes ont manifesté samedi dernier (Reuters).

En Espagne aussi la bataille contre l'OTAN se poursuit. Le coordinateur général d'Izquierda Unida hier a accusé le gouvernement socialdémocrate de vouloir installer sans vote du parlement l'Ecole des pilotes de chasse de l'Alliance à Albacete (Castille-la-Manche) et de vouloir augmenter les effectifs espagnols en Afghanistan. Un engagement atlantiste peu compatible avec les promesses pacifistes de Zapatero au début se sa législature (http://larepublica.es/spip.php?article4197  ).

Selon un rapport du Sénat canadien, sur les 37 000 soldats de l'OTAN stationnés en Afghanistan seuls les Etats-uniens, les Néerlandais, les Britanniques et les Canadiens sont engagés dans les combats, les autres se consacrant plutôt à des tâches de reconstruction. Une douzaine de membres de l'OTAN derrière l'Allemagne préfèrent ces missions civiles à l'action militaire face à des Talibans renforcés par la crise économique du pays (http://www.radionetherlands.nl/currentaffairs/nat070220 ). La coalition occidentale est profondément divisée sur cette question.

Sur le front irakien, les affaires ne vont pas mieux pour les atlantistes. Pour faire face à la chute de sa popularité au Royaume Uni, le premier-ministre Tony Blair a annoncé à la Chambre des communes le début du retrait du contingent britannique déployé dans le sud de l'Irak, dont les effectifs passeront en 2007 de 7100 à 5 500 soldats environ. Les Danois ont annoncé le retrait de leurs troupes basées dans le sud de ce pays (Reuters - http://fr.news.yahoo.com/21022007/290/tony-blair-va-reduire-les-effectifs-en-irak-les-usa.html ).

Cet affaiblissement du parti de la guerre en Europe comme aux Etats-Unis pourrait bien encourager a contrario, dans une logique de fuite en avant, l'administration Bush à allumer un nouveau brasier en Iran. Nombre de ses soutiens dans l'opinion publique européenne s'emploient à légitimer cette perspective (cf par exemple http://www.denoel.fr/Denoel/collections/meilleur_edito_n2.jsp ou http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=8339&returnto=accueil/main&artyd=2 ).

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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 12:26

Durant la guerre d'Irak, l'opinion publique occidentale avait au moins appris ceci : il faut s'opposer aux guerres impériales, même si les régimes politiques qui en sont la cible ne nous inspirent aucune sympathie.

Il semble que cette fois la leçon soit oubliée. Une guerre étatsunienne se prépare, apparemment dans l'indifférence générale.

Comme le note JM Vernochet sur un site catholique de droite dans son analyse des préparatifs de guerre contre l'Iran " la France est assommée par une campagne présidentielle consternante de médiocrité et de platitude" et "Nous sommes loin du discours historique de Villepin du 14 février 2003 qui déclencha un véritable séisme diplomatique dans l'enceinte très politiquement correcte du Conseil de Sécurité. Loin, très loin de l'alliance franco-allemande contre la guerre." (http://www.univers-cifc.com/articles.php?lng=fr&pg=719).

Pourtant la menace d'attaque contre l'Iran se précise. Le Sunday Herald du 28 janvier 2007 annonce le début des opérations militaires pour fin avril, selon des informations provenant de fuites autour des bases de l'OTAN en Roumanie et Bulgarie qui pourraient servir de têtes de pont pour une attaque contre l’iran. Selon le Times du 30 janvier en revanche l’attaque pourrait partir de la base britannique de Diego Garcia dans l’Océan indien, à condition que Londres donne son accord. Elle pourrait avoir pour cible la plateforme d’enrichissement d’uranium de Natanz à défaut d’autres sites, la CIA n’ayant pas encore la liste exhaustive des centres d’enrichissement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le président Chirac a pourtant avoué cette semaine que le programme nucléaire militaire iranien, à supposer même qu'il puisse un jour déboucher sur la possession d'une arme atomique opérationnelle, n'est guère de nature à menacer les autres pays de la zone. A supposer que l’Iran acquière d’ici quelque temps « une bombe nucléaire, peut-être une deuxième un peu plus tard, cela ne lui servira à rien », a dit le président français. En effet, a-t-il poursuivi, « Où l’Iran enverrait-il cette bombe ? Sur Israël ? Elle n’aura pas fait 200 mètres dans l’atmosphère que Téhéran sera rasée ».

Le vrai risque stratégique du nucléaire iranien serait d'encourager des pays arabes comme l'Arabie Saoudite et l'Egypte à se doter eux aussi de la bombe atomique, mais ce risque est déjà l’œuvre du seul fait qu’Israël possède l’arme nucléaire et menace ses voisins..

La Capjpo en se fondant sur les déclarations du vice-ministre de la défense israëlien explique quel avantage aurait pour Israël une attaque des Etats-Unis contre l'Iran : redonner confiance aux candidats à l’immigration pour qu’ils viennent en Palestine contrebalancer le poids démographique des arabes.

Autres avantages accessoires de l’attaque impériale contre l’Iran :   -     rappeler aux peuples du Tiers Monde qui commande et qui est le plus puissant -     leur montrer que la possession du nucléaire même civil dépend du bon vouloir de Washington  -     dissuader d’adopter l’euro comme monnaie de commerce international à la place du dollar (l’Irak de Saddam Hussein en 2002, le Venezuela plus récemment ont fait de même).

 

 

 

Dans ce contexte belliciste on comprend que la candidate du parti socialiste français S. Royal, trouve un intérêt à transformer sa bourde initiale (son hostilité au programme nucléaire iranien « civil », même si le traité de non prolifération l’autorise) en une sorte de slogan dans la surenchère impérialiste ambiante. Ce qui lui permettra de se rendre la tête haute, ainsi que les principaux candidats, à la conférence du CRIF organisée le 13 février sur le thème « contre la menace iranienne » (http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2501 ).

Comme toujours l’ardeur guerrière se nourrit de clichés et de petites phrases. Celle qui a fait fureur dans nos médias est la prétendue déclaration du président Ahmadinejad selon laquelle il faut « rayer Israël de la carte ».

M. Arash Norouzi  décortique la version initiale de cette déclaration. Les mots dans la version persane d’origine étaient : « L’Imam (Khomeiny) disait que ce régime qui occupe Jérusalem doit disparaître de la page du temps.» (en persan : « Imam ghoft een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shavad. » - http://www.quibla.net/protocoles2007/pfs6.htm )

Pourquoi l‘agence de presse officielle iranienne a-t-elle elle-même contribué à la déformer ? Pourquoi Ahmadinejad a-t-il préféré ensuite répondre aux journalistes par des dissertations grandiloquentes sur les principes plutôt que de rappeler le contenu exact de ses propos ? Signe peut-être de la mauvaise maîtrise des techniques de communication occidentales par certains gouvernements du tiers-monde, et du fossé existant entre les angles d’approche.

La citation initiale montrait qu’il ne s’agissait pas de détruire Israël dans le sang, mais d’obtenir l’effondrement du régime sioniste, comme s’est effondré le régime soviétique. Il y a peu de chances que les grands médias rectifient le tir sur ce point, tout comme il est peu probable qu’ils relaient les nombreux déclarations du régime iranien qui rappelle aussi souvent qu’il le peut qu’il est hostile au projet sioniste, mais pas antisémite.

Une attaque contre l’Iran serait un crime supplémentaire des pouvoirs occidentaux : crime contre la paix au sens du tribunal de Nuremberg, crime de guerre car elle viserait des installations à usage civil.

Tout comme la guerre d’Irak, elle provoquerait une nouvelle instabilité, en Irak même (à cause du risque d’insurrection des mouvements chiites sympathisants de l’Iran) et dans l’ensemble du monde. Le Jérusalem Post, du 31 janvier (http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull&cid=1167467856230 ), qui relate les avis des experts, rappelle le risque d’attaque des puits de pétrole koweitiens et saoudiens par un régime iranien qui jouerait ainsi sa survie, avec toutes les conséquences que cela impliquerait sur l’économie mondiale. On peut aussi parler des risques de radicalisation des peuples musulmans, et des autres peuples cibles de l’impérialisme. Un risque que les leaders occidentaux, actuellement aveuglés, semblent prêts à assumer.

 

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28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 11:49

Depuis le 9 janvier, la Guinée-Conakry est paralysée par une grève générale. La répression a fait officiellement 59 morts (Le Monde 27 janvier 2007). Le président-dictateur aurait accepté vendredi soir 26 janvier un texte de loi élaboré par les syndicats et les grévistes qui lui fait renoncer à une grande partie de ses prérogatives au profit d'un chef de gouvernement, selon un schéma déjà testé dans de nombreux pays mais qui n'a jamais abouti à des progrès sociaux sensibles pour la population.

Le colonel Lansana Conté est arrivé au pouvoir en avril 1984, par un coup d’État militaire, et a parachevé la "normalisation" des relations de la Guinée avec les Occidentaux après une tentative d'échapper à la tutelle (néo-) coloniale sous Sekou Touré. Comme le rappelle l'association Survie "Avant de faire carrière dans l’armée guinéenne il avait participé, comme sergent dans l’armée française, à la guerre d’Algérie. Après l’instauration du multipartisme dans les années 90, il a remporté par la fraude les élections de 1993 et de 1998, provoquant la réprobation de l’opinion internationale, mais félicité par l’ambassadeur de France. Il a ensuite fait ratifier par referendum le droit d’exercer un nombre illimité de mandats.

Malgré ces abus, une corruption galopante, l’emprisonnement d’opposants, tel Alpha Condé, candidat à l’élection présidentielle, détenu pendant deux ans, le général Lansana Conté a toujours été soutenu par la France, qui est le fournisseur du matériel anti-émeutes utilisé à maintes reprises contre les manifestations, faisant de nombreuses victimes. La Guinée, sous la coupe du clan présidentiel, tente d’en sortir." (http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=873)

L’industrie française de l'aluminium reste tributaire de la bauxite d’Afrique francophone à 86 % et la Guinée est le deuxième producteur de ce minerai au monde. Les Etats-Unis exploitent aussi la bauxite guinéenne à travers Enron. Ils fournissent une aide militaire 627 000 dollars. Une centaine de volontaires des Peace Corps, travaillent à des missions de coopération financées par l'agence états-unienne USAID (http://www.state.gov/r/pa/ei/bgn/2824.htm). Les Etats-Unis accordent également l'asile politique à des opposants du régime dans l'intention de garder "deux fers au feu".

Sur l'impérialisme français en Afrique occidentale, et les rivalités avec les Etats-Unis voir les articles de B. Founou, A. Forcellini et C. Gramizzi dans l'Atlas alternatif, et, plus largement une étude de fond sur http://www.reseau-ipam.org/article.php3?id_article=740.

 

 

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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 17:25

 La révolution bolivarienne reste sous la pression internationale. L'officine au service de l'ingérence occidentale "Reporters sans Frontières" a adressé jeudi un courrier au président vénézuélien Hugo Chavez pour critiquer sa décision de ne pas renouveler la licence d'une chaîne de télévision favorable à l'opposition sans soumettre la question à un référendum comme il l'avait envisagé (AP 26 .1.07 http://fr.news.yahoo.com/26012007/5/venezuela-rsf-proteste-contre-le-non-renouvellement-de-la-licence.html). L'ambassadeur des Etats-Unis à Caracas hausse le ton et exige que les actionnaires étatsuniens déjà grassement payés reçoivent "un prix équitable" pour leurs actions en cas de nationalisation de la principale compagnie téléphonique du pays (http://fr.news.yahoo.com/26012007/5/venezuela-hugo-chavez-menace-d-expulser-l-ambassadeur-americain.html AP 26.1.07) - Voir les mêmes pressions exercées sur la Bolivie il y a peu.

Mais l'alliance des non-alignés continue de se constituer. Le Venezuela et l'Iran ont décidé de consacrer une part de leurs revenus pétroliers à subventionner les pays pauvres qui doivent affronter l'impérialisme états-unien. Ils ont en outre convenu d'agir en commun, dans le cadre de l'OPEP et au-delà, en incitant les autres pays producteurs à réduire leur production de pétrole pour augmenter les prix des hydrocarbures et frapper au porte-monnaie l'impérialisme états-unien.

Après son voyage au Venezuela, le président iranien s'est rendu au Nicaragua où il a signé divers accords avec le nouveau président sandiniste Daniel Ortega.

« Aujourd'hui, nous ne sommes plus seuls. L'Iran, le Nicaragua, le Venezuela et d'autres pays révolutionnaires sont unis, et c'est ensemble que nous résisterons à la menace », a déclaré Mahmoud Ahmadinejad dans une allocution prononcée à Managua. « L'éradication de la pauvreté n'est pas dans l'intérêt de l'impérialisme mondial, a ajouté le leader iranien. C'est pourquoi nous devons nous aider nous-mêmes ».

Piotr Romanov qui relate ce discours fait cependant observer que "Malgré toute la rhétorique sur la lutte contre la pauvreté, l'Iran n'a pas annulé la dette nicaraguayenne, qui s'élève à seulement 152 millions de dollars" (http://www.voltairenet.org/article144687.html#article144687).

Pendant ce temps les pressions se poursuivent également sur l'Iran. En Irak, George Bush autorise ses soldats à tirer sur les conseillers iraniens (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-860386@51-767621,0.html), ce qui va à l'encontre du rapport Baker qui récemment appelait au dialogue avec la Syrie et l'Iran sur le dossier irakien. Courrier International fait sa Une sur Bush avec comme sous-titre "Cet homme osera-t-il attaquer l'Iran ?" (http://www.courrierinternational.com/hebdo/sommaire.asp?obj_id=541).

 

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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 14:50

La règle du "deux poids - deux mesures" continue de prévaloir au Proche-Orient : les gouvernements occidentaux qui, en Palestine, en décembre, soutenaient l'initiative de leur allié M. Abbas de dissoudre un Parlement où le Hamas avait remporté légalement la majorité aux dernières élections.

Au Liban au contraire, les grandes puissances occidentales soutiennent à bout de bras un gouvernement devenu minoritaire, mais qui défend leurs intérêts dans la zone (et boycottent le président de la République qui leur est hostile). Pas question dans ce pays où le pouvoir politique est discrédité, d'encourager la dissolution comme en Palestine.

Un climat pré-insurrectionnel y perdure depuis plusieurs mois. L'opposition a déclenché le 23 janvier une grève générale . Si jusque là elle était parvenue à préserver le caractère pacifique de ses manifestations malgré les provocations, des affrontements avec les partisans du gouvernement n'ont pu être évités, faisant trois morts et 152 blessés à Beyrouth cette semaine, ce qui a abouti à l'instauration d'un couvre-feu. Le premier ministre Fouad Siniora s'est précipité à Paris mercredi pour y recevoir le soutien de son ami Jacques Chirac. Ses mentors politique : le président français, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, le secrétaire général de l'ONU et Paul Wolfowitz, ex conseiller de Bush et maintenant président de la Banque mondiale se sont réunis en France le lendemain et ont promis une aide de 7,6 milliards de dollars (avec le soutien enthousiaste du journal Le Monde http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-860131@51-759824,0.html).

Sur la véritable nature du Hezbollah, mouvement politique jouissant d'un soutien populaire très au delà de sa base chiite, on lira avec profit l'article du Dr. Zeinab Al-Saffar, professeure (selon la règle de féminisation des titres) d’anglais à l’Université Libanaise de Beyrouth sur http://altermonde-levillage.nuxit.net/spip.php?article8891.

En tout cas, les forces attachées à la non-ingérence occidentale et israëlienne au Liban (forces qui regroupent aussi bien le Hezbollah que divers courants des communautés musulmanes et chrétiennes ainsi que des partis laïques) ne pourront guère compter sur le nouveau secrétaire général de l'ONU  Ban Ki Moon pour prendre en compte leur point de vue. Un de nos correspondant notait cette semaine à l'occasion de sa venue à Paris :

" L'ONU est dans les mains d'un terne diplomate américanophile qui parle très mal français (...) le plus révélateur et comique est qu'après quelques phrases de politesse, péniblement articulées, le
secrétaire général est passé , très pressé visiblement de ne plus avoir à chercher ses mots, à l'anglais pour parler des dossiers du Liban (contre les ingérences ... syrienne et iranienne, pas US ou israëliennes!) et de l'Iran (la voix de son maître en VO, à peine adoucie: évidemment il est pour la paix! mais les sanctions sont possibles ... au nom de "la communauté internationale" bien sûr. "

 

 

 

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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 11:14

- Serbie

Comme la Serbie passionne moins les foules qu'en 1999-2000, le ton des médias, quoiqu'hostile à ce pays, est demeuré plus sobre. Au cours des derniers jours de la campagne électorale,  le journaliste du Monde Christophe Châtelot, toujours allergique à toute forme de patriotisme serbe (il l'a montré dans divers articles), s'est certes efforcé de peindre un tableau sombre de ce pays : "La Serbie, elle, patauge. Son taux de croissance (5,5 % en moyenne depuis 2000) n'absorbe pas un taux de chômage de 31 %. Elle est isolée politiquement sur la scène internationale en raison, notamment, du manque d'empressement du gouvernement serbe à collaborer avec le TPIY"  écrivait-il dans l'édition du 21 janvier 2007 (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-857593@51-857710,0.html) - constat pourtant souvent démenti par l'appellation "Balkan Tiger" souvent appliquée à ce pays (http://en.wikipedia.org/wiki/Serbia) et le constat du journal Libération du 22 janvier  :  "Le taux de croissance est l'un des plus élevés de la région (environ 6 %), l'inflation a été stoppée, le dinar relevé par rapport à l'euro et le salaire moyen tourne autour de 250 à 300 euros" (Helene Despic Popovic http://www.liberation.fr/actualite/monde/230065.FR.php). Mais les attaques ne sont guère allées plus loin.

Dimanche, la progression d'un point des radicaux aux élections législatives (28 %) a permis à Reuters de faire un titre à sensation sur la victoire des "ultra-nationalistes" et permis au représentant de la diplomatie européenne et ex-secrétaire général de l'OTAN Javier Solana de frapper du point sur la table en déclarant : "I hope very much there will be a speedy formation of a speedy government that will be in line with the European Union" (http://www.b92.net/eng/news/politics-article.php?yyyy=2007&mm=01&dd=22&nav_category=90&nav_id=39190) c'est à dire un gouvernement sans alliance avec les radicaux. Mais dans l'ensemble on reste en deçà de la grande haine des années 90.

Le parti-pris anti-serbe de nos médias a refait surtout surface vendredi quand il est apparu que le mot "indépendance" ne figurerait pas dans le rapport du procurateur de l'ONU au Kosovo Martti Ahtisaari . Il s'agirait plutôt en effet d'une large autonomie qui permettrait à cette province de siéger à l'ONU mais exclurait qu'elle puisse avoir une armée, maintiendrait une tutelle occidentale institutionnalisée, comme en Bosnie et en Macédoine ,et autoriserait une autonomie des zones serbes, en matière policière notamment (une façon de reconnaître que le gouvernement albanais ne pourrait ou ne voudrait pas protéger cette minorité). Ce compromis, destiné notamment à obtenir le vote de la Russie à l'ONU a ressuscité les ardeurs guerrières de nos medias. Bruno Cadet au journal de France Culture de 18 h vendredi (26 janvier) rappelait que la Russie avait soutenu le "projet de Grande Serbie que Milosevic voulait réaliser dans le sang" dans les années 1990 (en fait, comme l'a montré Diana Johnstone, le gouvernement de Belgrade a surtout cherché à défendre une "petite Yougoslavie" et non à promouvoir une "Grande Serbie" cf sur ce point l'article de D.Johnstone dans l'Atlas alternatif et son livre La Croisade des Fous). Libération, dans un langage codé mais très clair, en présentant la Russie comme la "protectrice panslave de la Serbie" accuse Moscou à demi-mots de cultiver l'idéal impérial ethniciste du XIX ème siècle (sans se demander si la Russie ne se défend pas tout simplement contre l'ingérence de l'OTAN à ses frontières, et ne défend pas une vision plus équilibrée des rapports interculturels que les pouvoirs occidentaux). Le journal reproche au passage à Moscou de retarder la décision finale sur le Kosovo qu'elle oppose à l'impatience des Albanais (http://www.liberation.fr/actualite/monde/231321.FR.php) décrite en longueur dans ses colonnes depuis plusieurs années. La défense du sécessionnisme albanais contre le droit de la République de Serbie à conserver son intégrité est une constante dans la grande presse occidentale depuis plusieurs années, et les conséquences de ce choix sur la pérennité des frontières des autres pays d'Europe de l'Est (Roumanie, Macédoine, Monténégro, Bulgarie etc) ne sont pratiquement pas débattues.

La Serbie pour sa part s'est engagée dans une bataille procédurale à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe pour amender un projet de résolution favorable à l'indépendance. Elle ne peut guère compter que sur le soutien de la Roumanie, de la Grèce et de la Russie (http://www.b92.net/eng/news/politics-article.php?yyyy=2007&mm=01&dd=24&nav_category=92&nav_id=39235).

 

- Macédoine

Le 16 avril va commencer au Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie (tribunal ad hoc instauré par les puissances occidentales et financé par elles) le premier procès concernant la Macédoine. Ljube Boskoski, ex ministre de l'intérieur, et Johan Tarculovski, son garde du corps, seront jugés pour une attaque des forces spéciales de police contre le village albanais de Ljuboten près de Skopje survenue le 12 August 2001 et qui avait entrainé la mort de sept personnes, l'incendie de quatorze maisons et des arrestations massives. Cette opération policière musclée dans le contexte de guerre civile ressemblait à celles de la police serbe au Kosovo dans les années 1990. Elle avait fait suite à une attaque contre les forces de polices macédoniennes avec des mines anti-char (http://www.b92.net/eng/news/globe-article.php?yyyy=2007&mm=01&dd=21&nav_category=123&nav_id=39179)

Dans cette affaire on accuse à nouveau le Tribunal pro-occidental de faire preuve de complaisance à l'égard des nationalistes albanais. C'est le ministre de l'intérieur (slave) qui est inculpé tandis que Ali Ahmeti fondateur de la première Armée de libération du Kosovo (UCK) albanaise en Serbie,et de la seconde qui provoqua la guerre civile en Macédoine, considéré comme l'auteur de crimes de guerres, chef de trafics divers clandestins (http://www.humanite.presse.fr/popup_print.php3?id_article=39109 ) jouit tranquillement de ses prérogatives de député de l'Union démocratique pour l'intégration (UID), tout comme son homologue albano-kosovar ex-commandant de l'UCK Agim Ceku reste solidement cramponné à son fauteuil de premier ministre à Pristina, sans être inquiété par le TPI, malgré les massacres de civils commis par l'UCK.

 

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 20:45

Après les forums mondiaux de Porto Alegre (2001,2002, 2003), celui de Mumbai en 2004, le forum "polycentrique" de Bamako-Caracas-Karachi en 2006, le forum social mondial se tient à Nairobi (Kenya).

Certains de nos amis contributeurs de l'Atlas alternatif y sont : François Gobbe (Kairos -Belgique), Mwadhini O. Myanza (Irteco, Tanzanie).

Selon Mwadhini O. Myanza 50 exemplaires de l'Atlas alternatif ont été distribués aux participants par le secrétariat du Forum.

Si les grands médias AFP en tête (http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-29469551@7-60,0.html) ont évoqué la participation effective inférieure aux chiffres escomptés (46 000 personnes contre 100 000 attendues), à cause notamment du prix d'entrée (0,6 euros la journée - des habitants des bidonvilles ont d'ailleurs protesté) cela reste supérieur aux 20 000 du premier forum social en 2001.

Le Forum social de Nairobi permet l'expression des peuples en lutte, leur rencontre, l'échange d'expériences politiques, mais aussi de techniques agricoles - les paysans qui accompagnent Mwadhini O. Myanza, par exemple, investis dans l'agriculture alternative contre les grandes cultures d'exportation qui ravagent leur pays, sont inscrits à des formations agronomiques dans le cadre du forum. Pour une note d'ambiance du forum voir http://www.pambazuka.org/blogs/wsf2007/ .

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