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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 18:54

Au début de ce mois d'août Ban Ki Moon, le secrétaire général de l'ONU, ami des néo-conservateurs américains, s'est exclamé dans les rues des quartiers pauvres de Port au Prince : "Je me suis réjoui de voir tant d'activité et d'animation, tant de signes de normalité."  Puis il a fait part de son intention de demander au Conseil de Sécurité (c'est à dire, comme le note le journal mexicain La Jornada qui publie la nouvelle, aux Etats-Unis) de proroger la mission de l'ONU à Haïti (Minustha) en Haïti. Pourtant quelques mois plus tôt, en février, Mercius Lublin habitant de quartier avait perdu ses deux filles, victimes "collatérales" de coups de feux de troupes de l'ONU. Ces violences font partie du quotidien des Haïtiens depuis le renversement du président légitime Jean-Bertrand Aristide par les Occidentaux. 7 des 8 millions d'habitants de ce pays vivent avec moins de 2 dollars par jour, ce qui n'a pas empêché Ban Ki Moon de déclarer (entre autres propos complètement décalés) se féliciter que "grâce à la promulgation de nouvelles lois les recettes fiscales aient augmenté d'un tiers par rapport à l'année précédente (http://www.congresobolivariano.org/modules.php?name=News&file=article&sid=3687).

Face au cynisme des grandes puissances occidentales l'actuel exécutif haïtien dirigé par le président René Préval autrefois proche d'Aristide tente de tenir un équilibre difficile entre l'inévitable collaboration avec Washington et l'amitié avec les pays de l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (Venezuela, Cuba, Bolivie). Le Parlement vénézuélien a adopté le 29 juin 2007 à une écrasante majorité l'accord-cadre  établissant une coopération entre l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA) et Haïti qui devrait permettre notamment aux pauvres d'Haïti de recevoir du pétrole venezuelien à prix réduit dans le cadre du programme Petrocaribe, et ce dans le prolongement du voyage d'Hugo Chavez à Port au Prince en mars dernier (http://news.bbc.co.uk/hi/spanish/latin_america/newsid_6444000/6444307.stm et http://alterpresse.org/spip.php?article5774). La révolution bolivarienne jouit d'un très grand prestige parmi les déshérités de Port-au-Prince comme dans l'ensemble des Caraïbes(http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=893).

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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 18:56

Le président venezuelien Hugo Chavez a critiqué dimanche 5 août l'utilisation des récoltes agricoles pour produire des biocarburants. Dans son émission hebdomadaire "Hola Presidente", il a notamment déclaré : " Maintenant Bush dit que les arbres et les buissons vont produire de l'éthanol. J'imagine bien les gens devenant fous et se mettant à couper les arbres jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un désert," a-t-il ajouté à propos de l'engagement du président américain à épargner les terres d'agriculture vivrière. Chavez a cité le Mexique et l'Amérique centrale comme exemples des conséquences négatives de la production de biocarburants. "Le Président (nicaraguayen) Daniel Ortega me dit que beaucoup de cultivateurs de maïs de son pays se sont engagés à livrer leurs récoltes des cinq prochaines années aux Etats-Unis. Ce sera un désastre !" . Selon le président Chavez la production d'éthanol n'est pas faite pour approvisionner en électricité les foyers et les dispensaires médicaux mais pour assurer que "le capitalisme illogique, absurde et stupide continuera son expansion vorace." (Xinhua http://english.peopledaily.com.cn/90001/90777/6232783.html). 

Le président cubain Fidel Castro en mars dernier avait déjà écrit une lettre dénonçant le projet états-unien d'exploiter les terres des pays du Sud pour produire des bio-carburants au service des pays du nord, alors que les Etats-Unis avaient signé un accord de coopération avec le Brésil qui cultive la canne à sucre dans cette perspective (http://www.voltairenet.org/article146710.html). Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva avait seulement pu garantir que la forêt amazonienne ne serait pas menacée par l'extension des cultures liées aux bio-carburants (http://www.latinreporters.com/bresilpol01042007.html).

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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 17:02

Les électeurs de deux circonscriptions libanaises devaient désigner dimanche 5 août les remplaçants de deux députés de la majorité pro-occidentale assassinés, l'un à Beyrouth, l'autre dans la région chrétienne du Metn, au nord-est de la capitale. A Beyrouth le candidat du parti de Rafik Hariri a été élu sans surprise (l'opposition ne s'était guère mobilisé) avec un taux de participation inférieur à 20 %. Mais à Metn, Camille Khoury, un médecin inconnu du grand public mais soutenu par le parti de Michel Aoun, s'est imposé avec 418 voix d'avance face à Amine Gemayel, leader des phalangistes, qui du coup perd toute chance de pouvoir être élu à l'élection présidentielle. Il a bénéficié notamment du vote des chrétiens arméniens (http://www.voltairenet.org/article150578.html).

Nayla Eazzouk dans une dépêche AFP du 5 août à 19 h 08 avait pourtant écrit  : "Michel Aoun s'est prévalu pendant la campagne de la large majorité du vote chrétien remportée par son parti, le Courant Patriotique Libre (CPL), aux législatives de 2005. Mais sa popularité est en recul depuis qu'il a fait alliance en 2006 avec le Hezbollah chiite, premier parti de l'opposition."

Les pronostics occidentaux sont ainsi déjoués. Les journaux pro-américains (Le Monde, Libération) sont restés très discrets sur cette défaite.

Peu de temps avant l'élection, le 2 août, on apprenait que les avoirs aux Etats-Unis de toute personne considérée comme agissant "dans le but ou avec pour résultat de saper les institutions et les progrès démocratiques du Liban ou contribuant à briser l'Etat de droit" dans ce pays seront gelés.

La mesure s'applique aussi à ceux qui "soutiennent le restauration du contrôle de la Syrie ou qui contribuent à l'ingérence de la Syrie, ou qui empiètent ou sapent la souveraineté libanaise", c'est-à-dire, dans la novlang états-unienne, la coalition d'opposition qui a résisté l'an dernier à la guerre israëlienne et aux ingérences de Washington (http://www2.la-croix.com/afp.static/pages/070802204521.gh895c4m.htm AFP).

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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 16:57
Le Conseil de sécurité de l'Onu (à partir d'un projet présenté par la France et l'Australie) a autorisé mardi 31 juillet le déploiement de 26.000 soldats et policiers au Darfour et a approuvé le recours à la force pour protéger les civils dans cette région de l'ouest du Soudan.Le Soudan a promis de coopérer avec la nouvelle force, baptisée Mission des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid), et qui incorporera 7.000 soldats de l'UA déjà sur place. Khartoum a participé aux discussions sur la rédaction de la résolution de l'Onu. La résolution est passée grâce au soutien de la Chine (http://www.darfurpeaceanddevelopment.org/article.php?ID=1576&Section=news). Le texte est plus modéré que ne l'espéraient les Occidentaux puisqu'il ne permet plus à la force d'interposition de confisquer des armes et n'est pas assortie de menaces de sanctions contre le gouvernement de Khartoum en cas de refus de coopérer (Le Quotidien du peuple - Chine http://english.peopledaily.com.cn/90001/90777/90855/6230954.html).

Les groupes rebelles du Darfour ont tenu à Arusha (Tanzanie) leur première réunion en commun pour tenter d'unifier leurs positions avant de négocier avec le gouvernement soudanais.

Les diplomates de l'Onu et de l'Union africaine (UA) qui parrainaient cette réunion espèraient voir les factions, unifiées, convenir d'une date et d'un lieu pour de futurs pourparlers de paix avec Karthoum.

Le Soudan a accusé la France de ne pas avoir suffisamment encouragé le chef de l'Armée de libération du Soudan (SLA), Abdel Wahed Mohamed el Nour.

Selon Reuters, Nour ne dispose que de peu de combattants, mais, en tant que représentant de l'ethnie Four, majoritaire au Darfour, il jouirait d'un large soutien dans la population, notamment parmi les 2,5 millions de réfugiés. Il avait subordonné sa venue à Arusha à la mise en place d'un programme "pétrole contre nourriture" et à l'interdiction de survol du Darfour sur le modèle irakien.

A Karthoum, l'ambassadeur de France a été convoqué samedi afin d'expliquer pourquoi Paris n'avait pas davantage encouragé Nour - qui vit en France - à participer à la rencontre.

"Le gouvernement a été choqué par l'échec de la France à faire venir le seul chef rebelle présent sur son territoire à une réunion destinée à mettre un terme aux souffrances des habitants du Darfour", peut-on lire dans un communiqué du ministère soudanais des Affaires étrangères que Reuters a pu consulter (Reuters Dimanche 5 août, 16h57).

La documentation sur le mouvement de Nour est rare. Son objectif avoué est le renversement de gouvernement soudanais  (http://www.darfurpeaceanddevelopment.org/article.php?ID=1131&Section=news). Il n'existe pas sur Internet d'article d'analyse de ses rapports avec les Etats-Unis ni avec la France.

 

Etaient présents à Arusha :

-JEM/Khalil Ibrahim - Les chefs militaires de ce groupe en proie à d'incessantes divisions affirment avoir écarté Ibrahim, ce que nie ce dernier. Selon des observateurs, le JEM n'est pas un acteur important sur le terrain mais a été intégré aux discussions pour qu'il ne les sabote pas. Les Etats-Unis ont sanctionné Ibrahim pour avoir entravé le processus de paix
- Djar el Neby et Souleiman Maradjane - Basés au Nord-Darfour, ces deux chefs sont des personnalités importantes disposant de nombreux combattants au Darfour. Ils avaient réclamé une conférence à vocation fédératrice avant Arusha mais ont décidé de prendre part à la réunion.
- Front uni pour la libération et le développement (UFLD)/Cherif Harir - Un dirigeant du Front, Khamis Abdallah, a formé avec trois autres petites factions une nouvelle alliance le mois dernier en Erythrée. Ces factions n'ont guère de poids sur le terrain individuellement, mais elles ont obtenu un siège à la réunion en s'unissant
http://www.boursorama.com/pratique/actu/detail_actu_politique.phtml?&news=4474562

L'accord obtenu entre les chefs de guerre et politiciens d'opposition devrait permettre d'obtenir un cessez-le-feu sur le terrain et d'améliorer la situation humanitaire.

Selon le quotidien du Peuple, la Chine va participer à la force de maintien de la paix (http://english.people.com.cn/90001/90780/91343/6231475.html) au Darfour, ce qui sera une première pour l'Afrique. Cette implication obéit, semble-t-il, à des demandes occidentales (http://www.humanite.fr/2007-02-02_International_La-Chine-priee-de-s-ingerer-au-Darfour).

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 18:26

L'Union européenne, déçue de voir la Russie dicter ses règles en termes de politique gazière, regarde vers l'Afrique, et notamment vers la Libye, aux riches ressources pétrolières, où vient de se rendre Nicolas Sarkozy. La France (Total) est bien implantée dans le pays à la différence des Etats-Unis entravés par l'embargo.

Au passage la France renoue avec sa politique de dissémination nucléaire qui dans les années 1970 l'avaient conduite à transférer des technologies au profit de l'Irak et de l'Iran (et dans les années 1950 au profit d'Israël) et prône une généralisation des traités de coopération nucléaire avec les pays arabes.

La politique de Sarkozy sur la Libye n'est pas en contradiction de celle du Royaume-Uni (British Petroleum a décroché un contrat de 900 millions de dollars pour des forages après 33 ans d'absence http://english.alarabonline.org/display.asp?fname=200777-25zalsoz928.htm&dismode=x&ts=25/07/2007+01:39:44+%C3%A3), avec qui elle est d'ailleurs en partenariat sur le Darfour, ni avec celle de l'Union européenne qui avait signé avec la Libye un mémorandum de normalisation des relations diplomatiques. Mais la méthode de Sarkozy a été critiquée à Bruxelles (http://www.time.com/time/world/article/0,8599,1646141,00.html).

Elle est plus gênante pour Israël car l'UE et la France réintégrent la Libye au processus de Barcelone (coopération euroméditerranéenne) sans que la reconnaissance par elle de l'Etat sioniste ne soit plus exigée (http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/07/sarkozy-et-les-.html).

Washington va suivre les pas de l'Union européenne, mais avec un temps de retard. Condolezza Rice a annoncé son intention prochaine de se rendre à Tripoli. “I know that American companies are very interested in working in Libya,” a déclaré la secrétaire d’Etat américaine dans une interview à Radio Sawa (http://www.ft.com/cms/s/e2178eec-3a7c-11dc-8f9e-0000779fd2ac,_i_rssPage=6700d4e4-6714-11da-a650-0000779e2340.html). La normalisation des relations diplomatiques est en cours, mais le lobby israëlien au Sénat de Washington freine le processus (http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1184168552174&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull) – le Jerusalem Post cite notamment Charles Schumer, sénateur démocrate de New-York et membre du Congressional Israel Allies Caucus. Une rivalité euro-états-unienne autour du pétrole libyen n'est pas à exclure, tout comme en Algérie où s'est rendue la conseillère pour la sécurité intérieure de George W. Bush  Fran Townsend au mois de juin (http://www.algerie-dz.com/article5684.html). 

Même rivalité en Afrique subsaharienne. Nicolas Sarkozy après avoir annoncé en mai 2006 sa volonté de rompre avec la Françafrique (http://www.loccidental.net/spip.php?article188), s'est hâté d'en reconstruire les réseaux (http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=929&var_recherche=+fran%E7afrique ). A l'occasion de son voyage en Afrique subsaharienne, après avoir imaginé de visiter d'abord Kinshasa et Le Cap, il a dû passer par les étapes incontournables (Dakar-Libreville), http://www.loccidental.net/spip.php?article615 . Le régime gabonais a reçu une remise dette du Club de Paris le 19 juillet (http://www.liberationafrique.org/spip.php?article1875) et N. Sarkozy a reçu le dictateur congolais Sassou N'Guesso à l'Elysée le 4 juillet (http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=971).  Ce retour aux alliances traditionnelles pourrait être dicté par la rivalité économique avec les Etats-Unis qui s’implantent de plus en plus dans le pré-carré de la France : "Vu le long compagnonnage entre Français et Noirs d'Afrique, les sacrifices qu'ils ont ensemble consentis, on ne voudrait pas, un jour, dire ceci : "Sarkozy Go Home ! Bush Welcome !"  écrivait Cheikh Aliou Amath dans Le Soleil de Dakar le 8 mai (http://www.africatime.com/benin/nouv_pana.asp?no_nouvelle=324945&no_categorie=1 ).

Sur le dossier proche-oriental, La France a accueilli récemment une conférence sur l’avenir du Liban, à laquelle participera le Hezbollah. L’invitation du Hezbollah mettait fin aux espoirs, formulés à Jérusalem après l’élection de Sarkozy, de voir le nouveau président placer ce mouvement sur la liste européenne des organisations terroristes. Des sources diplomatiques à Jérusalem affirmaient alors que la France a informé Damas de sa volonté d’ouverture (http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=2217).

En ce qui concerne l'Amérique latine, le vice-ministre des affaires étrangères en charge de l'Europe du gouvernement du Venezuela Rodrigo Chaves était en visite à Paris hier, où il a rencontré le secrétaire d'Etat Philippe Faure, ce qui pourrait déboucher sur une rencontre Sarkozy-Chavez en décembre à Caracas ainsi que sur la création d'un goupe latino-européen entre la l'Amérique latine, l'Espagne, l'Italie et la Roumanie. La France s'est dite satisfaite de la façon dont Total a été traitée dans le cadre des nationalisations de l'Orénoque (le vice-ministre a également rencontré des responsables du PS, du PCF et du Monde Diplomatique) - http://www.aporrea.org/venezuelaexterior/n98557.html.

Ces éléments soulignent pour le moins l’existence de nuances, voire de contradictions, malgré l’amitié de façade, entre Paris et Washington.

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 11:15

Le Parlement irakien examine en ce moment à la demande de l'occupant états-unien un projet de loi qui devrait faire passer sous contrôle des firmes étrangères agréées par Washington l'ensemble de l'exploitation du pétrole irakien.

Dans une déclaration à la chaîne de télévision al-Sharqiyah, le 20 juillet Subhi al-Badri responsable de la FSCOI (Fédération des syndicats et conseils ouvriers en Irak) a déclaré que les employés du secteur pétrolier provoqueraient une mutinerie en cas d'adoption de cette loi - http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=6389.

Un mouvement international de soutien à ces travailleurs du pétrole et au peuple irakien est en train de se constituer. Dans les milieux syndicaux états-uniens, il convient de signaler le rôle de "U.S. Labor Against the War" qui organise la solidarité avec les syndicats irakiens (http://www.uslaboragainstwar.org/), Au Royaume-Uni, le collectif Hands-off-iraqi-oil fournit des vidéos et des textes sur la résistance à la confiscation du pétrole (http://www.handsoffiraqioil.org/). Ce genre d'initiative pourrait se développer en Europe continentale.

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 10:54

Une résolution ferme a été adoptée par 217 voix contre 12 dans la nuit du 24 au 25 juillet 2007 par le Parlement de Serbie pour faire face au chantage à la violence des nationalistes albano-kosovars qui menacent de proclamer l'indépendance de leur province avec le soutien unilatéral de certaines puissances occidentales (http://www.b92.net/eng/insight/strategies.php?yyyy=2007&mm=07&nav_id=42611).

La coalition néo-libérale au pouvoir, le Parti radical de Serbie, le Parti socialiste de Serbie et le Parti des Roms ont voté cette motion. Seul le Parti libéral démocrate a voté contre.

La Serbie, qui a fait pourtant toutes les concessions requises par l'Occident pour livrer d'importants officiers militaires, et des dirigeants politiques au Tribunal pénal pénal international, privatiser ses industries et aligner toute sa relecture de l'histoire sur la rhétorique de l'OTAN (intégrant même le Partenariat stratégique avec l'Alliance atlantique) se trouve aujourd'hui le dos au mur, menacée dans son intégrité territoriale.

George W. Bush lors de sa visite en Albanie en juin dernier avait défié la communauté internationale en annonçant que les Etats-Unis reconnaîtraient unilatéralement l'indépendance du Kosovo (une option aujourd'hui artificiellement adoucie sous la forme d'une reconnaissance "coordonnée" de UE et des USA), montrant par là, comme pendant la guerre d'Irak, son mépris pour les Nations-Unies. Cette déclaration est intervenue alors que le Kosovo ne remplit même pas les critères de protection des droits des minorités longtemps avancés comme une condition sine qua non de son indépendance. Des pays comme la Russie, la Chine, mais aussi (et on ne le dit jamais en Occident) des membres non permanents du Conseil de sécurité de l'ONU comme l'Afrique du Sud, l'Indonésie, et le Ghana (http://byzantinesacredart.com/blog/2007/04/ahtisaari-proposal-dead.html) se sont clairement opposés à la remise en cause de la souveraineté de la République de Serbie.

Pourtant, le 25 juillet au matin (ce matin), les médias dominants inversaient les rôles, et faisaient croire que c'étaient la petite Serbie, tenue en otage économiquement et politiquement de l'Occident, et son allié moscovite, qui menaçaient le monde. "Belgrade défie une nouvelle fois la communauté internationale sur le Kosovo" titrait Euronews (http://fr.news.yahoo.com/euronews/20070725/twl-belgrade-defie-une-nouvelle-fois-la-115566a_1.html). Les Occidentaux poursuivent ainsi obstinément leur politique constante depuis 1990 de soutien aux séparatismes en ex-Yougoslavie au risque (et parfois dans le but) de provoquer de nouveaux conflits dans les Balkans.

Le Kosovo n'est pas la seule province serbe en cause. Hier le journal albanais Korrieri daily a révélé qu'Ismail Prentić, le leader de l'Armée de Libération du Sandžak (un groupe djihadiste wahhabite basé dans la région de Novi Pazar au sud-ouest de la Serbie - http://www.freerepublic.com/focus/f-news/1820573/posts), tué par les forces spéciales serbes en avril avait sa base arrière au nord de l'Albanie, après s'être réfugié pendant un temps au Kosovo et en Macédoine. Des bombes ont été retrouvées récemment dans sa cachette albanaise (http://www.b92.net/eng/news/in_focus.php?id=119). L'effet domino d'une indépendance du Kosovo dans la région, en Serbie, mais aussi en Macédoine, au Montenegro (où les Albanais peuvent faire sécession), et en Bosnie-Herzégovine (où les Serbes peuvent faire de même) demeure imprévisible.

 

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 20:54

La conseillère pour la sécurité intérieure de George W. Bush  Fran Townsend a confirmé hier que les Etats-Unis continuaient de soutenir le régime du Général Musharaf au Pakistan douze jours après l'attaque de la Mosquée rouge. Interrogée sur la possibilité d'envoyer des forces spéciales au Pakistan pour y combattre les islamistes, elle a répondu : "Ce n'est pas parce que nous nous n'évoquons pas publiquement des choses que nous ne faisons pas les choses dont vous parlez" ("Just because we don't speak about things publicly doesn't mean we're not doing things you talk about" ). Cette déclaration revient à admettre l'action des commandos spéciaux dans le pays. Elle n'a par ailleurs pas exclu une plus grande implication militaire des Etats-Unis dans ce pays en cas d'échec de l'armée pakistanaise dans son action répressive ("There are no options off the table") - http://www.cbsnews.com/stories/2007/07/22/terror/main3086282.shtml.

L'Ouest du Pakistan a déjà été bombardé en janvier 2006, officiellement dans le cadre de la lutte contre Al Qaida, mais il est également possible que les sécessionnistes du Baloutchistan aient été dans la ligne de mire (http://www.voltairenet.org/article133827.html?var_recherche=pakistan?var_recherche=pakistan).

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 20:14

Alors que les autorités pridnestroviennes (transdniestriennes) s'appliquent depuis plusieurs mois à développer le multipartisme dans leur pays en vue d'obtenir une reconnaissance européenne, et mettent en avant leur refus de la référence communiste (http://www.tiraspoltimes.com/features/igor_smirnov_pridnestrovies_khozyain_president.html), l'ambassadeur des Etats-Unis en Moldavie, Michael Kirby, a été accueilli avec tous les honneurs le 19 juillet à Tiraspol. Il a même reçu une décoration du parti "Proriv" (La Percée), une organisation qui affiche l'image du Che sur ses enseignes (http://www.tiraspoltimes.com/news/american_ambassadors_tiraspol_visit_a_public_diplomacy_win.html) et constitue une sorte d'Otpor local - à ceci près qu'il était jusque là anti-OTAN (http://www.tiraspoltimes.com/interviews/alena_arshinova_we_are_prepared_to_make_a_sacrifice_for_sovereign_statehood.html), ce qui lui valait d'être affectueusement comparée aux Jeunesses hitlériennes (http://www.transdniestria.com/independent-transdniestria-news/transdniestriacubaeurope.html) par Oazu Nantoi, ancien fondateur du Parti social démocrate à Chisinau (http://www.azi.md/news?ID=43575).

Cette visite intervient à l'heure où la Moldavie amorce un rapprochement avec Moscou. Voilà qui pourrait augurer de quelques rebondissements dans la guerre du gaz qui se joue autour de ce pays(http://www.voltairenet.org/article149653.html).

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 18:30

Le président du Nicaragua Daniel Ortega a accusé aujourd'hui l'ambassade des Etats-Unis à Managua d'organiser des réunions secrètes avec des partis, médias et associations d'opposition. Washington aurait ainsi conseillé à ces mouvements de focaliser leurs attaques sur les Conseils du Pouvoir Citoyen (CPC) qu'ils considèrent comme les équivalents de leurs modèles cubains et vénézuéliens (http://listin.com.do/app/article.aspx?id=21563). Les CPC regroupent déjà plus de 500 000 membres dans un pays de 5 millions d'habitants. La coordonatrice des CPC Rosario Murillo à l'occasion du 28 ème anniversaire de la victoire du Front sandiniste de libération nationale à Managua a annoncé que ces organisations compteront plus de 900 000 membres le 14 septembre prochain (http://www.radiolaprimerisima.com/noticias/general/17070), date de leur officialisation prévue, à l'occasion du 151 ème anniversaire de la bataille de San Jacinto, à l'issue de laquelle le Mexique perdit le Texas (http://actualidad.terra.es/nacional/articulo/consejos_poder_ciudadano_1725766.htm - Terra Actualidad EFE).

Le 17 juillet dernier une vingtaine d'organisations ont organisé une manifestation contre ces Conseils. Le Parti Liberal Constitutionaliste (PLC), l'Alliance Liberale Nicaraguaise (ALN) et Mouvement Rénovanteur sandiniste (MRS), qui comptent 51 députés au Parlement réclament une réforme législative pour faire interdire les CPC. La direction des CPC devraient être intégrée dans un "cabinet national" et s'imposer comme un pouvoir alternatif face au Parlement (http://actualidad.terra.es/nacional/articulo/consejos_poder_ciudadano_1725766.htm - Terra Actualidad EFE). L'opposition compare ces Conseils aux Conseils de défense sandiniste des années 1980 (http://www.terra.com/noticias/articulo/html/act905231.htm) et parle de "tentation totalitaire" du président (http://www.elnuevodiario.com.ni/2007/06/18/politica/51571).

Selon Daniel Ortega, les manifestations de juin ont été financées par Washington. Le président sandiniste a également mis en doute les bonnes intentions de Washington qui a récemment proclamé le Nicaragua (tout comme le Honduras) à nouveau éligible aux subventions au titre du Millennium Challenge Account (http://en.wikipedia.org/wiki/Millennium_Challenge_Account), de sorte que les régions occidentales du Chinandega et León devaient recevoir 175 millions de dollars en 2007 (http://www.elnuevodiario.com.ni/2006/12/15/economia/36459). L'usage de l'aide humanitaire à des fins d'ingérence politique est en effet habituelle de la part des Etats-Unis. Le Nicaragua étant un des pays les plus pauvres d'Amérique centrale (son PNB par habitant représente près du tiers de celui du Mexique), il reste très vulnérable face à ce type d'opération.

Le même genre d'ingérence d'une ambassade états-unienne dans un processus bolivarien avait été constaté en Bolivie il y a deux mois (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-6694886.html).

Le président équatorien Rafael Correa qui est lui aussi investi dans une révolution bolivarienne a annoncé pour sa part, aujourd'hui même, avoir fait l'objet de menaces contre sa sécurité personnelle (http://www.aporrea.org/internacionales/n98423.html).

Le Venezuela quant à lui continue sa mobilisation populaire dans le cadre de la constitution du nouveau Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) qui regroupe une grande partie des soutiens de Hugo Chavez dont le Mouvement Cinquième république, le Mouvement Electoral du Peuple, le Mouvement indépendant  Ganamos Todos, Unité populaire venezuelienne, le Mouvement Tupamaro et la LigueSocialiste. Il revendique déjà l'adhésion de 400 000 membres qui devraient être divisés en 18 838 "bataillons socialistes" (http://www.aporrea.org/ideologia/n98190.html) Toute une réflexion sur la démocratie participative se développe en marge de la mise en place de ce parti (http://www.aporrea.org/actualidad/n98174.html). Hugo Chavez qui invite le Parti communiste du Venezuela (PCV), Pour la Démocratie Sociale (Podemos) et Patrie Pour Tous (PPT), a déclaré que le marxisme-léninisme ne serait pas la référence de ce parti, car il estime que c'est une idéologie du passé (http://www.aporrea.org/ideologia/n98401.html).

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