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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 15:03
Le gouvernement du Myanmar (Birmanie) pays non-aligné, soutenu par la Chine, est confronté à des manifestations populaires massives depuis quelques jours. birma.png  
Le mouvement aurait pour origine des insultes proférées à l'encontre de deux moines bouddhistes dans la ville du nord de Pakkoku, qui faisaient partie, les 5 et 6 septembre, de manifestations contre la hausse du prix du fuel. Les manifestants s'en sont alors pris aux autorités locales et ont mis à sac les maisons de deux fonctionnaires. Les manifestations de moines ont ensuite gagné Yangon et d'autres parties du pays (http://english.people.com.cn/90001/90777/6268946.html). Associated Press parle de 100 000 personnes dans les rues aujourd'hui à Rangoun.

Ces manifestations prennent le relais d'un mouvement de moindre importance organisé depuis mi-août par Le Groupe "Etudiants générations 88"("88 Generation Students Group") dont les leaders incarcérés sont accusés par le gouvernement birman d'être liés à des auteurs d'attentats terroristes au cours des dernières années, financés par le National Endowment for Democracy (voir le dossier gouvernemental détaillé sur http://mission.itu.ch/MISSIONS/Myanmar/statement&speech/Announcement%20No.%201_2007.htm selon lequel le NED aurait investi 2,9 millions de dollars depuis un an dans la déstabilisation de la Birmanie).

L’offensive états-unienne contre le Myanmar s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’encerclement de la Chine (« Ring around China » : voir à ce sujet l’article du contributeur de l’Atlas alternatif Vijay Prashad sur http://www.zmag.org/sustainers/content/2006-08/24prashad.cfm ). La Chine construit en ce moment un pipeline à travers le Myanmar/Birmanie depuis le golfe du Bengale jusqu’au Yunnan (Asia Times http://lesogres.info/article.php3?id_article=3419 ). Le 12 janvier dernier, au Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie, la Chine ont opposé leur veto (avec le soutien de l’Afrique du Sud et l’abstention de l’Indonésie, de la RD du Congo et du Qatar) à une résolution anglo-américaine soutenue par les Occidentaux et leurs alliés, qui voulait imposer au gouvernement de Rangoun un dialogue avec une opposition largement fabriquée par les dollars US (http://globalasia.org/articles/issue3/iss3_10.html ).
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 14:27

L'inénarrable docteur Kouchner, l'ex-complice des nationalistes albanais aux Kosovo, soutien indeffectible des crimes états-uniens en Irak, nommé ministre des affaires étrangères de la France par la grâce d'un coup de fil de la direction du CRIF( http://atlasalternatif.over-blog.com/article-6663473.html) n'en finit pas de défrayer la chronique. A Tel-Aviv, le 12 septembre devant des journalistes qui lui demandent de réagir aux raids de l'aviation sioniste dans l'espace aérien syrien, il attend que son homologue israélienne lui fasse passer un papier avant de répondre qu'il n'était pas au courant de l'affaire - M. Kouchner est ainsi, il n'est "que" ministre des affaires étrangères de la France, il n'est officiellement pas au courant des affaires qui font la "Une" des journaux, et bien entendu, il n'essaie même plus de cacher aux yeux de la presse où il prend ses ordres (http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2770).

Le 16 septembre, il appelle le monde à se "préparer au pire" c'est-à-dire à la "guerre" avec l'Iran, après que, le président Sarkozy lui-même le 27 août ait envisagé la possibilité de bombarder Téhéran (AFP).

Les propos de M. Bush-ner choquent la classe politique française (MM. Bayrou, Hollande s'indignent), et la presse arabe.  "La politique de la France semble vouloir remplir le vide laissé par Tony Blair et devenir le nouveau sous-fifre de la politique américaine, sans crédibilité, ni vision», écrit El Watan du Qatar. Le quotidien Gulf news aux Emirats arabes unis qualifie la déclaration de Kouchner-la-guerre de «surprenante et décevante» (AFP).

Mais le bellicisme du ministre français trouve des alliés de poids dans le cœur de l’Empire, à commencer par la presse israélienne qui ne se contente pas d’approuver les élans guerriers de Paris mais se tourne maintenant vers l’Allemagne. Dans son éditorial de ce matin, le Jerusalem Post écrit : « La France commence à sortir sa tête du sable, et l’Allemagne ? » (http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1189411421476&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull). Il appelle ouvertement Berlin, Paris et Londres à s’aligner sur la politique d’embargo commercial de l’Iran que les sionistes ont fait adopter par le Congrès américain. L’enjeu économique n’est pas mince (notamment les milliards investis par Total dans ce pays). Outre-Rhin, la presse, qui pense que les rodomontades de Kouchner s'adressent surtout au gouvernement allemand, paraît plutôt divisée : Die Welt fait sa "Une' sur les « leçons de Paris » en espérant que Merkel s’alignera. Le  Süddeutsche Zeitung, journal de centre-gauche, se montre quant à lui moins enthousiaste.

La presse dominante états-unienne, pour sa part, reste dans l’ensemble assez réservée. Le reportage du New York Times du 17 septembre souligne que Chirac suivait déjà une ligne dure à l’égard de l’Iran et, tout en relevant que le ton de la France a changé, se fait l’écho de remarques de responsables du Quai d’Orsay qui regrettent ce nouveau style de la diplomatie française (http://www.nytimes.com/2007/09/18/world/europe/18iran.html?_r=1&n=Top%2fReference%2fTimes%20Topics%2fPeople%2fK%2fKouchner%2c%20Bernard&oref=slogin ). Il est vrai que les gesticulations agressives ne sont pas toujours le meilleur moyen de marquer efficacement des points dans le jeu de l’impérialisme. Déjà le New York Times avait reproché à Sarkozy le 31 août d’avoir eu le « mauvais geste au mauvais moment » sur le dossier iranien (http://blog.mondediplo.net/2007-09-02-Nouvel-article )

 

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 01:00
Voilà plusieurs mois que l'Empire américain (dont 10 % des importations pétrolières viennent d'Afrique) tente d'installer en Afrique un "commandement d'Afrique" (AFRICOM) qui superviserait l'ensemble de ses activités militaires sur le continent noir (http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/6336063.stm). Mais Washington a beaucoup de mal à trouver un pays candidat à l'accueil d'une telle structure sur son sol.  Fin août les 14 pays membres de la Communauté de Développement de l'Afrique australe (SADC) réunis à Dar-es-Salam se sont opposés à la mise en place de ce commandement. Une position que le ministre de la défense de Zambie a commentée en ces termes le 29 août : "L'Afrique doit éviter la présence de troupes étrangères sur son sol" (http://allafrica.com/stories/200708290848.html).  800px-LocationAfrica.png

Le porte-parole du Pentagone Ryan Henry  s'était pourtant voulu rassurant : "L'Africom n'aura pas de troupes" avait-il déclaré à l'agence PANA le 29 juin 2007 (http://www.panapress.com/newsindexlat.asp?code=eng&dte=29/06/2007). Mais ce genre de promesse ne persuade plus guère. Dans un article récent du 12 septembre 2007, le professeur Shu Yunguo de l'université de Shanghaï relevait que Washington n'avait pas eu plus de succès dans les pays du Maghreb puisque l'Algérie et la Libye ont successivement refusé, elles aussi, de devenir les sièges de l'Africom, et félicitait l'Afrique pour cette manifestation d'indépendance (http://english.peopledaily.com.cn/90001/90780/91343/6261173.html).
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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 21:50
La Fête de l'Humanité aura été, comme les autres années, une occasion de débattre des options ouvertes au combat anti-impérialiste et de rencontrer des militants de diverses tendances et d'horizons variés.

On trouvera ci-dessous une courte vidéo empruntée au blog de Frédéric Delorca (delorca.overblog.com) qui donne un aperçu de l'ambiance de la fête, avec de brèves interviews du coordonnateur de l'Atlas alternatif (FD) et de l'auteur du chapitre "Russie" de l'Atlas (Bruno Drweski).

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 16:55

Une séance de signatures de l'Atlas alternatif par son coordinateur est prévue à la Fête de l'Humanité (espace Fêtes du parc de la Courneuve ) au Stand du Temps des Cerises, avenue Salvador Allende, le samedi 15 septembre à 14 h et au Stand du Temps des Cerises au Village du Livre le même jour à 15 h (prévoir des marges d'une demi-heure sur ces deux horaires).

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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 22:59

Des centaines d'étudiants infiltrés par le Comité pro-Santa Cruz (le lobby de droite qui soutient la sécession des régions orientales pétrolifères de la Bolivie contrôlées par les multinationales Repsol et Petrobras contre l'Altiplano pauvre) ont provoqué mercredi et jeudi de violentes manifestations à Sucre (bilan 62 blessés) pour empêcher la tenue de l'assemblée constituante en charge de la mise en oeuvre juridique du processus révolutionnaire (http://www.eldiario.net/noticias/nt070907/2_09plt.php). L'agence cubaine Granma rappelle l'existence d'une stratégie du groupe "Nación camba" coordonnée par les compagnies pétrolières contre le gouvernement d'Evo Morales (http://www.granma.cu/espanol/2007/septiembre/vier7/denuncian.html), qui avait déjà été dénoncée par les médias progressistes boliviens il y a un an (http://www.eldiario.net/noticias/nt060909/2plt.php). Cette stratégie met actuellement la Bolivie au bord de l'éclatement.  Le complot est confirmé par la découverte aujourd'hui par les services secrets boliviens d'un document qui prone la mise en oeuvre d'une désobéissance civique dans les regions de l'Est contrôlées par Nación Camba : Santa Cruz, Beni, Pando, Chuquisaca, Tarija, Potosí et Cochabamba. Selon ce document les affrontements et les morts qui en résulteront devrait entraîner la démission d'Evo Morales, mais les putschistes veulent éviter que le pouvoir ne revienne au vice-président. Il s'agit qu'il soit attribué au Sénat (de droite). De nouvelles élections seraient alors organisées et un Indien de droite René Joaquino Cabrera, maire de Potosí, serait présenté comme homme de paille. Ainsi les départements sous leur contrôle (30 % de la population mais 70 % du territoire) pourraient faire sécession. Dans une lettre ouverte à l'ONU, le groupe "Nación camba" avait déjà manifesté son refus de cohabiter dans le même Etat que les régions à majorité indiennes qu'il avait qualifiées d' "instables", "enclines  à la révolte" (revoltosas) et accusé de pratiquer un "excécrable colonialisme interne" (http://www.larepublica.es/spip.php?article6898). L'an dernier dans le même esprit le préfet de Santa Cruz Rubén Costas avait opposé "deux pays : la Bolivie productive, de la croissance et de la démocratie -la zone orientale- à l'autre (l'Altiplano), fondée sur l'exclusion, totalitaire et radicale” (http://www.eldiario.net/noticias/nt060909/2plt.php). Nul ne doute dans les milieux progressistes boliviens que les Etats-Unis sont le cerveau de l'opération. Le professeur Luiz Alberto Moniz Bandeira laissait entendre récemment que George W. Bush avait nommé Philip Goldberg, qui auparavant était en poste à Pristina (Kosovo), en raison de son expérience des conflits ethniques, la mission de Goldberg étant de faire à l'égard de la Bolivie ce qui a été fait contre la Serbie (http://www.laondadigital.com/LaOnda/LaOnda/347/A3.htm). Le directeur du journal La Epoca Ricardo Bajo porte lui aussi la même accusation contre l'ambassadeur américain dans un article au titre suggestif : "Monsieur Goldberg, le Kosovo n'est pas Santa Cruz" (http://www.bolpress.com/art.php?Cod=2007020625)

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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 21:33

Dans les Balkans les Occidentaux gardent deux objectifs : intégrer la Serbie dans l'OTAN et obtenir l'indépendance du Kosovo.

Pour atteindre le premier objectif, toujours le même élément de chantage : pas d'entrée dans l'Union européenne (UE), sans adhésion préalable à l'OTAN. L'adhésion préalable de la Serbie : c'est-à-dire l'installation de bases américaines sur son territoire, l'obligation pour son gouvernement d'investir de l'argent dans la modernisation de l'armée pour que ce pays pauvre puisse appuyer l'effort de guerre américain en Afghanistan ou ailleurs.

Le haut-fonctionnaire européen catalan Josep Lloveras, ex-éminence de l’Union européenne au Centrafrique (http://www.delcaf.cec.eu.int/fr/quoideneuf/changement_personnel_DCCE.htm) aujourd’hui représentant de l’UE en Serbie, chaud partisan apparemment de la fusion euro-étatsunienne a affirmé cette semaine : “Les intégrations européennes et atlantiques sont des processus cohérents et complémentaires et doivent être perçus comme tels » (http://www.b92.net/eng/news/politics-article.php?yyyy=2007&mm=09&dd=07&nav_category=92&nav_id=43591). Pourtant Belgrade trouve encore un peu la force de résister aux sirènes atlantistes. Le 5 septembre Vuk Jeremić, ministre serbe des affaires étrangères, qui présentait les objectifs du programme du Partenariat pour la Paix à Bruxelles s’est bien gardé de faire figurer l’adhésion à l’OTAN parmi les points de son programme, préférant s’en tenir à une participation active au Partenariat pour la Paix déjà existant « La Serbie ne pourra jamais oublier les événements tragiques de 1999 » a-t-il eu la dignité de dire à ses interlocuteurs de l’OTAN (en 1999 l’OTAN a gratuitement détruit les infrastructures de la Serbie, tué 2 000 civils et diabolisé ce pays sur des bases mensongères devant l’opinion publique mondiale). http://www.b92.net/eng/news/politics-article.php?yyyy=2007&mm=09&dd=05&nav_category=90&nav_id=43521 

En ce qui concerne l'indépendance du Kosovo, le chantage à l'adhésion européenne ne suffit pas non plus, car il faut aussi convaincre Russes et Chinois au Conseil de Sécurité. O certes, le président Bush comme à son habitude est prêt à reconnaître le Kosovo sans passer par l'ONU. Mais tout de même un Kosovo, reconnu seulement par la moitié des pays de la planète, cela ferait désordre - surtout si d'autres provinces sécessionnistes (la Transnistrie par exemple …) obtiennent la même chose ailleurs...

A Belgrade, on commence à rappeler certaines évidences : que le Kosovo étant une province serbe, si les nationalistes albanais proclament une indépendance unilatérale le 10 décembre comme ils l’ont annoncé, rien ne s'opposera à l'entrée de l'armée serbe dans la province pour y maintenir l'ordre. C'est ce qu'a déclaré le secrétaire d’Etat, Dušan Proroković membre du parti du premier-ministre Koštunica, dans l’International Herald Tribune mercredi 5 septembre, tandis que le ministre des affaires étrangères Vuk Jeremić, membre du parti, plus pro-occidental, du président Tadić, quant à lui, démentait le propos de son subordonné. Malgré le démenti, l'évidence juridique énoncée par Dušan Proroković ne plait guère aux Occidentaux qui entendent tenir en respect la petite Serbie. Tom Casey, le porte parole du Département d’Etat  américain a annoncé son intention de demander à Belgrade des « éclaircissements ». Cristina Gallach, porte-parole du représentant de la diplomatie européenne Javier Solana (ex politicien socialiste espagnol, et ex secrétaire général de l’OTAN qui pilotait le volet politique des bombardements sur la Serbie en 1999), a mis en demeure la Serbie d’éviter le “vocabulaire incendiaire” (http://www.b92.net/eng/news/politics-article.php?yyyy=2007&mm=09&dd=07&nav_category=92&nav_id=43576) – pareille mise en demeure n’a évidemment pas été adressée en des termes semblables aux séparatistes albanais qui ont pourtant été les premiers à agiter la menace d’une action unilatérale.

Le diplomate autrichien Wolfgang Petritsch, qui était émissaire de l’Union européenne à Rambouillet sur le Kosovo, et dont le pays a tant fait pour l’éclatement de la Yougoslavie (cf l’article de Diana Johnstone dans l’Atlas alternatif) a justifié dans Die Presse cette semaine la position européenne en ces termes : depuis 1999 "une thèse internationale s’est développée à propos de la responsabilité de chaque Etat de protéger ses citoyens". Selon lui, « la Serbie a directement enfreint cela au Kosovo dans les années 1990 par l’expulsion systématique de 850 000 Albanais, qui avait été manifestement planifiée » (or en réalité, la thèse de l’expulsion planifiée des Albanais a été démentie dans de nombreux ouvrages, et invalidée devant le Tribunal pénal international – et ce mensonge permet de faire oublier les milliers de Serbes, Roms, et autres membres de minorités persécutés, non protégés par la KFOR et le gouvernement nationaliste albanais depuis 1999), et « quelqu’un à Belgrade devra expliquer ce qu’ils ont à offrir aux deux millions de citoyens de la province, pour l’abandon de la recherche de l’indépendance » (pour mémoire on rappellera cependant que dès le début des années 1990 les nationalistes albanais du Kosovo sont entrés dans un processus de refus des institutions yougoslaves, et de création d’une société parallèle, que Milošević en 1999 a proposé de restaurer l’autonomie en vigueur dans les années 1980, qui avait pourtant généré de nombreux abus, et que le gouvernement néo-libéral qui lui a succédé a continué de soutenir l’idée d’une autonomie élargie).

Petritsch s’est laissé aller à l’expression de regrets devant le fait que l’Occident n’ait pas pu arracher le Kosovo à la Serbie dès 1999, ce qui lui aurait évité de devoir l’enlever à l’actuel gouvernement pro-occidental de Belgrade. Mais il a reconnu, un brin nostalgique, qu’hélas la Russie ne l’aurait pas permis même à l’époque d’Eltsine (http://www.b92.net/eng/news/politics-article.php?yyyy=2007&mm=09&dd=07&nav_category=92&nav_id=43575)

Mais la réécriture de l’histoire ne suffit pas à assurer le consensus au niveau européen sur l’affaire serbe. L’Espagne et la Grèce ne sont toujours pas prêtes à reconnaître l’indépendance du Kosovo comme les presse de le faire Washington. Il est vrai que Madrid ne tient pas à ce que le Kosovo indépendant (ou tout autre pays dans le monde) en retour reconnaisse l’indépendance de la Catalogne… L’aveuglement euro-états-unien après avoir semé le chaos au Proche-Orient va-t-il provoquer à nouveau le désordre au sein même du continent européen ?

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 10:55

Le 30 août 2007, on apprenait que la France avait décidé (sans débat public sur la question évidemment) de s'impliquer davantage dans la sale guerre que l'OTAN mène en Afghanistan en ce moment, en déployant des bombardiers à Kandahar (Afghanistan) au lieu de Douchambé (Tadjikistan) ce qui leur permettra de mener à bien des missions de plus forte intensité et "démontrer la volonté politique de la France de répondre favorablement aux appels pressants lancés par l'Alliance atlantique et Washington pour une plus grande implication militaire des pays européens en Afghanistan" (Le Monde 31 août 2007 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-949304@51-947771,0.html). 

Cette décision intervient alors que le ministre des affaires étrangères italienne a exprimé publiquement son inquiétude devant le grand nombre de victimes civiles que causaient (dans l'indifférence générale) les bombardements de l'OTAN dans ce pays. "Ce n'est pas acceptable d'un point de vue moral et désastreux d'un point de vue politique" a-t-il déclaré le 25 juillet 2007, selon un communiqué d'un mouvement de gauche anti-impérialiste afghan (http://www.antiimperialista.org/index.php?option=com_content&task=view&id=5270&Itemid=55).

Mais la presse atlantiste maintient la pression sur le président Sarkozy. Dans son éditorial du 2 septembre 2007, Le Monde félicitait celui-ci pour son "raidissement" à l'égard de Moscou, qui selon lui rompt avec la "complaisance" de Jacques Chirac à l'égard de Vladimir Poutine, mais lui demande de ne pas limiter sa critique de la Russie à la politique étrangère et de s'ingérer aussi dans les affaires intérieures de ce pays. En se gardant "d'évoquer l'évolution interne de la Russie", M. Sarkozy n'aurait "fait que la moitié du chemin." (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-950121,0.html). A quand les bombardiers français au dessus de Moscou ? 

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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 10:48

A l'heure où le président français Nicolas Sarkozy choisit d'aider les Etats-Unis, l'Empire états-unien et ses alliés subissent des revers, et pas seulement au Proche-Orient. 

En Europe de l'Est, les nouvelles pour Washington ne sont pas bonnes.

Au Kosovo, les Européens à nouveau rompent le tabou de la partition du Kosovo - une option qui avait été envisagée dans les années 1990 par Dobrica Cosic, mais refusée par les bellicistes occidentaux en 1998-99 -. Le diplomate allemand Ischinger au nom de la Troïka européenne au début du mois, et le ministre des affaires étrangères hollandais le 28 août, on remis la question au menu, suscitant la colère des nationalistes albanais (http://www.b92.net/eng/news/politics-article.php?yyyy=2007&mm=08&dd=28&nav_category=92&nav_id=43332). Les pourparlers sur le Kosovo reprennent à Vienne aujourd'hui.

Le projet américain de radar anti-missiles continue de susciter des réactions hostiles. Une association de maires en République tchèque s'est constituée contre ce projet (http://english.people.com.cn/90001/90777/6251220.html). La Russie, elle, parle d'installer à nouveau, en guise de représailles, des missiles nucléaires en Biélorussie dès que le contentieux gazier sera rêglé entre Minsk et Moscou. La Biélorussie, qui n'abrite plus de missiles russes depuis la fin de l'URSS, n'y serait pas hostile (http://www.kommersant.com/p799135/r_527/Minsk_might_acquire_new_trump_card_/).

En Asie, la situations se complique aussi.

Du 9 au 17 août, 1 600 soldats de l'armée chinoise ont participé à des manoeuvres conjointes avec les Russes à Tcheliabinsk dans le cadre de la "Mission de paix 2007" de l'Organisation de coopération de Shanghaï, qui inclut aussi des pays d'Asie centrale. Des manoeuvres officiellement destinées à "lutter contre le terrorisme" comme celles qu'organisent les Etats-Unis en Afrique par exemple, mais qui permettent aussi aux armées de mettre en place une coopération active (http://english.people.com.cn/90001/90776/6248354.html).

Même un pays fidéle aux Etats-Unis comme l'Indonésie (où des dizaines de milliers de communistes ont été massacrés pendant la guerre froide) commence à regarder vers la Russie : le chef des forces aériennes indonésiennes Joko Suyanto a annoncé mercredi 29 août que son pays était désireux de renforcer la coopération militaire et énergétique avec la Russie afin de ne plus dépendre d'un seul pays (les Etats-Unis) dans ce domaine (http://english.people.com.cn/90001/90777/6250815.html).

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 12:18

Le mois dernier, Washington a voté une aide militaire massive à ses alliés arabes - Egypte, Arabie Saoudite, émirats. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'accords bilatéraux anciens et prolonge la stratégie US depuis quinze ans. Il est cependant intéressant que la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice l'a justifié par sa volonté de contrer "Al Qaida, le Hezbollah, la Syrie et l'Iran". La rhétorique américaine qui met dans le même sac Al Qaida sunnite et l'Iran chiite masquerait selon certains experts une volonté des Etats-Unis de créer un "axe sunnite" contre l'Iran, que Rice a décrit comme le principal " défi stratégique " adressé aux Etats-Unis  http://www.antiwar.com/ips/morrowomrani.php?articleid=11477.

En Irak, où le bilan des morts depuis l'intervention militaire américaine s'élèverait aujourd'hui à un million (autant que le bilan de l'embargo imposé par les USA dans les années 1990
 http://www.uslaboragainstwar.org/article.php?id=14328), les Etats-Unis ont dès le mois de décembre repris des pourparlers avec les milites sunnites dans l’espoir de les mobiliser contre les chiites sur lesquels pourtant GW Bush avait cru pouvoir s’appuyer au début de la guerre (http://www.antiwar.com/orig/porter.php?articleid=10161).

La stratégie de la tension est une bonne affaire pour les complexes militaro-industriels américain, mais aussi israélien (Israël devrait recevoir 30 milliards de dollars d’aide militaire dans les dix ans à venir, notamment les armes les plus perfectionnées de l’OTAN) - http://www.antiwar.com/ips/morrowomrani.php?articleid=11477.

Le président français Nicolas Sarkozy a emboîté le pas aux Etats-Unis en évoquant pour la première fois ouvertement la possibilité de bombarder Téhéran (http://www.liberation.fr/actualite/politiques/274626.FR.php), une déclaration qui intervient pourtant au moment où l’Agence internationale de l’énergie atomique se dit satisfaite des réponses apportées par Téhéran sur le plutonium (http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20070828/twl-nucleaire-iran-aiea-38cfb6d_1.html ).  

La France est en contradiction avec elle-même sur le dossier nucléaire après qu’elle se soit engagée sur la voie de la coopération nucléaire avec la Libye à la suite de la libération des infirmières bulgares, et envisagé aussi de le faire avec l’Algérie – l’Algérie qui a récemment exprimé son soutien ferme à la politique nucléaire iranienne (http://www.algerie-dz.com/article10597.html ).

Il y a peu, le ministre français pro-Bush Bernard Kouchner s’est rendu à Bagdad où il s’est fait l’écho des critiques de Washington à l’encontre du gouvernement fantoche pourtant mis en place par les troupes d’occupation. Les Etats-Unis s’apprêteraient à sous-traiter à la France (en concertation avec les pays voisins) la pacification de l'Irak (http://www.voltairenet.org/article151069.html ) ce qui permettrait à Bush d’organiser un retrait partiel de ses troupes, après la défaite face à la guérilla, et de contrôler le pétrole « à distance », par alliés interposés, quitte à réintroduire Total (ex-Elf) dans le gâteau pétrolier (http://www.anti-imperialism.net/lai/texte.php?langue=1&section=&id=25461 ). Sur le front libanais, la France tente également d’aider Washington à endiguer l’influence des forces résistantes, notamment dans le camp chrétien en empêchant le général Aoun, allié au Hezbollah, accusé d’être « pro-syrien », d’accéder à la présidence de la République. Mais elle se heurte à de sérieux obstacles (http://www.voltairenet.org/article151069.html).

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