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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 17:12

Ci-joint un article publié dans une version légèrement remaniée dans le journal La Lettre de Bastille-République-Nations n°34 du 27 novembre 2007 (et reproduit avec l'aimable autorisation de son rédacteur en chef) :
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La zone sahélienne au Sud-Est du Sahara traverse depuis un quart de siècle des convulsions dramatiques sur fond de désertification, de rivalités pétrolières, et d’engagement néo-colonial de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis.  800px-LocationAfrica.png

L’épicentre de la crise, qui se diffuse de plus en plus dans les pays voisins, est le Soudan anglophone, un des plus grands pays d’Afrique mais aussi un des plus fragiles, où coexistent des populations très diverses (572 langues y sont parlées), avec un clivage important entre les populations musulmanes arabophones du nord et les populations noires chrétiennes ou animistes du sud. Ravagé depuis 1983 par la guerre civile qui opposait les rebelles sudistes de l’Armée populaire de libération du Soudan aux forces régulières (un conflit à peine apaisé par un accord de paix précaire officiellement conclu le 9 janvier 2005 après qu’1,5 million de personnes aient perdu la vie), il doit faire face depuis février 2003 au développement d’une nouvelle guérilla dans sa partie occidentale, le Darfour.

Dans la guerre du Sud l’enjeu de la distribution de la manne pétrolière n’était pas négligeable. Le contrôle de l’or noir, découvert dans les provinces méridionales en 1980, était à l’arrière plan de la revendication autonomiste. Il n’est pas absent non plus du Darfour dont une partie couvre une concession pétrolière chinoise. L’eau est aussi  au centre des conflits : les éleveurs arabes de chameaux, de plus en plus privés de pâturages, poussent de plus en plus vers le Sud, où ils entrent en compétition pour les terres avec les fermiers et les éleveurs sédentaires locaux, dans une province dont la population a doublé en vingt ans.

L’Etat fédéral soudanais, appauvri par la guerre et par les régimes draconiens imposés par le FMI (avec une dette de 29 milliards de dollars, le Soudan est douze fois plus endetté en proportion de son PNB que le Nigeria, quatre fois plus que le Tchad et que l’Ethiopie), tente difficilement de préserver une politique de souveraineté et de non-alignement sous l’impulsion d’un gouvernement à dominante islamiste depuis 1989. Il est aujourd’hui une proie facile pour des politiques impériales « décomplexées »

Les Etats-Unis qui, à partir de 1993, ont classé Khartoum dans la liste des « Etats voyous » (rogue states), ne se sont pas privés d’armer la guérilla sudiste, d’infliger au gouvernement fédéral des sanctions économiques à partir de 1997, et même un bombardement en 1998 contre l’unique usine pharmaceutique du pays, privant de médicaments une bonne partie de la population déjà soumise à l’embargo. La construction d’un oléoduc en 1999 par les Malaisiens, les Canadiens et les Chinois (qui importent 60 % du pétrole soudanais chaque année), et les royalties qu’elle génère, ont redonné une bouffée d’oxygène au pays. Mais Washington, qui avait été contraint de prêter main forte au processus de paix dans le Sud pour empêcher que TotalFinaElf soit le seul à tenir tête aux Chinois pour décrocher de nouveaux contrats pétroliers dans cette zone, a trouvé un moyen de peser à nouveau sur l’avenir du Soudan en s’ingérant lourdement sur le conflit du Darfour. Les lobbies évangélistes et sionistes, qui étaient actifs sur le front du Sud, ne cessent depuis quelques années d’accuser Khartoum d’organiser un « génocide » au Darfour, une position à laquelle s’est ralliée la quasi-unanimité du Congrès états-unien en juillet 2004, mais que ne partage pas le reste du monde.

En alliance avec les Britanniques, l’administration Bush a mené un lobbying insistant au sein des instances internationales pour l’intervention militaire au Darfour. Dès le 3 février 2005,  le secrétaire général de l’OTAN a déclaré que son organisation était « prête à jouer un rôle » dans cette province. Le 1er septembre 2006, les anglo-américains ont obtenu du Conseil de Sécurité l’envoi de 20 000 casques bleus de l’ONU en remplacement des 7 000 soldats de la force d’interposition de l’Union africaine au Darfour. Depuis lors les pressions sur le gouvernement de Khartoum se poursuivent, des ingérences favorisées par la nomination au sein de l’administration onusienne d’amis de George W. Bush comme Francis Deng, un Soudanais du Sud, directeur du Sudan Peace Support Project à l'Institut américain pour la paix, au poste de conseiller spécial pour la prévention des génocides auprès du secrétaire général de l’ONU. Mais la partie n’est pas gagnée d’avance face aux pays du Tiers-Monde (notamment africains), à la Russie et à la Chine de plus en plus résolus à contrer, là comme ailleurs, l’hégémonisme occidental.

Le conflit du Darfour est d’autant plus difficile à gérer qu’il met en présence des groupes rivaux eux-mêmes subdivisés en factions : le Mouvement de libération du Soudan (MLS), présidé par l’avocat basé en France Abdel Wahid Mohamed el Nour, défenseur des tribus Four, un dur qui prône la mise en place d'un programme "pétrole contre nourriture" et l'interdiction de survol du Darfour sur le modèle irakien en vue du renversement final du gouvernement soudanais ; le Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE), présidé par le docteur Khalil Ibrahim, un islamiste dissident qui plaide pour les intérêts du Soudan central ; le Front uni pour la libération et le développement (UFLD) ; ainsi que des chefs de guerre non affiliés à des mouvements comme Djar el Neby et Souleiman Maradjane, Cela complique les négociations menées à l’échelle régionale (la dernière en date en octobre dernier sous le patronage du colonel Kadhafi à Tripoli fut boycottée par le MLS et par sept factions du MJE).

Les effets « collatéraux » sur les voisins du Soudan – le Tchad, et la République centrafricaine – sont sensibles : sur les 2 millions de personnes déplacées depuis 2003 pour échapper aux tueries, 200 000 se sont réfugiées au Tchad ; et les frontières poreuses permettent des incursions armées de part et d’autre. Le gouvernement tchadien du président Idriss Déby (qui appartient lui-même à l’ethnie zaghawa également présente au Darfour), s’étant rallié aux rebelles du Darfour après avoir soutenu le gouvernement soudanais, doit maintenant affronter une Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), groupe armé du  général Mahamat Nour directement appuyé par Khartoum. En République centrafricaine où se sont réfugiés 36 000 civils du Darfour, le régime de François Bozizé doit affronter une Union des forces démocratiques pour le rassemblement dont toutefois les liens avec la crise du Darfour sont loin d’être établis.

Jusqu’à très récemment, la France de Jacques Chirac a défendu deux axes d’action dans cette région du monde. Au Darfour elle a tenté de contribuer à la pacification en faisant entendre des nuances par rapport à ses alliés anglo-américains, refusant de parler de « génocide », et s’opposant à la création d’un tribunal ad-hoc (sur le modèle rwandais et yougoslave) pour juger les crimes de guerre. Dans les pays voisins, elle a poursuivi sa politique traditionnelle de soutien aux gouvernements vassaux du Tchad et de République centrafricaine (auxquels elle est liée par des accords de défense), jusqu’à même s’impliquer lourdement dans des combats d’un autre siècle (à l’abri des projecteurs médiatiques et en dehors de tout débat public). Ainsi en avril 2006, fournissait-elle un soutien logistique à l’armée tchadienne aux portes de N’Djamena. En novembre 2006, puis à nouveau en mars dernier, l’armée française prenait directement part à la bataille de Birao contre l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement en République centrafricaine.

Le tandem Sarkhozy-Kouchner a sensiblement modifié cette orientation chiraquienne. Sur le dossier du Darfour, Paris s’est aligné sur l’axe anglo-américain. Certes le docteur Kouchner n’a pu pour l’heure faire triompher son projet de « couloirs humanitaires » pour acheminer l’aide aux civils, paravent chimérique d’une invasion militaire véritable (puisqu’il faudrait une infanterie nombreuse pour les sécuriser), mais la France a fait voter le 31 juillet dernier au Conseil de Sécurité de l’ONU en association avec l’Australie une résolution autorisant le déploiement de 26 000 soldats et policiers au Darfour dans le cadre de la Mission des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid) et l’usage de la force pour protéger les civils. En échange la France espérait obtenir une implication de ses partenaires européens dans l’ensemble de la zone. Ce vœu est déjà partiellement exaucé, puisque Paris, au cours de la session spéciale du Conseil de sécurité de l'ONU le 25 septembre dernier, a pu faire adopter à l’unanimité par le Conseil de Sécurité des Nations Unies l'envoi, au Tchad et en République centrafricaine, d'une force pouvant comporter jusqu'à 4 000 soldats.  L'opération comporte deux volets : l'un, policier, relevant de l'ONU (300 policiers onusiens appuieront environ 850 policiers tchadiens devant être déployés dans les camps de réfugiés fuyant le Darfour voisin) ; l'autre militaire, sous l'égide de l'Union européenne (UE), dont le contingent aura pour mission de "sécuriser "des zones parcourues de milices armées, dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine. Un général irlandais en prendra bientôt le commandement.

L’idée s’inspire des précédents congolais (BRN du 23 mai 2006), mais aussi, dans un sens, macédonien et afghan, où le contribuable européen fut lourdement sollicité pour éteindre des braises de conflits en partie suscités par Washington, et suppléer l’US Army pour la défense des intérêts économiques occidentaux dans ces régions. Il n’est pas exclu qu’elle fasse bientôt école dans d’autres parties de l’Afrique. Ainsi, le jour même du vote sur l’envoi d’une force européenne au Tchad, le ministre des affaires étrangères britannique Kim Howells a-t-il attiré l’attention des Nations-Unies, sur le problème des réfugiés du Zimbabwe – un pays dans le collimateur de Londres du fait de sa politique de redistribution des terres. L’expérience toutefois demeure pour le moment d’une portée limitée, du fait des réticences émises par le Tchad (de plus en plus méfiant à l’égard de la France, pas seulement à cause de l’affaire de l’Arche de Zoé), par certaines ONG, mais aussi par les partenaires européens de la France peu désireux d’engager leurs armées dans la protection de régimes issus du dispositif de la Françafrique.


Frédéric Delorca

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 12:34
Le président Sarkozy s'est distingué de Bush sur deux dossiers ces derniers temps. great_seal_of_the_us-1.pngrepfraaise.png

1) Le Venezuela 

Hugo Chavez a été accueilli à Paris le 19 novembre, pour l'affichage médiatique dans l'espoir qu'il obtienne la libération de la citoyenne franco-colombienne Ingrid Betancourt détenue par les FARC, mais surtout pour raffermir les liens économiques entre les deux pays : le ministre vénézuelien de l'Energie, Rafael Ramirez, a déclaré le mardi 20 novembre à Paris souhaiter que la France devienne "le premier investisseur" dans son pays (AFP).

La rupture récente des négociations entre Chavez et Uribe pour la libération des otages est d'ailleurs soutenue avec ferveur par les Etats-Unis contre les intérêts de Sarkozy (http://www.aporrea.org/tiburon/n105370.html).

2) La Chine

Le président Sarkozy en visite à Pékin s'est montré modéré à l'égard de la Chine, rappelant que Paris était hostile à l'indépendance de Taiwan, ainsi qu'à celle du Tibet. Il a félicité Pékin pour son rôle dans le conflit du Darfour et pour son influence sur la Corée du Nord. La France a signé des contrats pour un montant de 20 milliards d'euros à l'occasion de cette visite (AFP 27 novembre 2007).

Sur d'autres dossiers l'axe Washington-Paris fonctionne bien. Ainsi Le Monde du 25 novembre félicitait-il le président Sarkozy de s'être "laissé convaincre" d'impliquer davantage l'armée française dans la guerre d'Afghanistan, que le journal qualifie à tort de "première opération de combat de l'OTAN en dehors de ses frontières" (oubliant ainsi la guerre en Yougoslavie).

Sur le cas Rumsfeld, le procureur Jean-Claude Marin, sur instruction du garde des sceaux, vient de classer sans suite une plainte d'associations de défense des droits de l'homme contre l'ex-secrétaire à la défense américain, en faisant une application extensive des règles d'immunité prônées par la Cour pénale internationale (http://www.alterinfo.net/Le-Cas-Rumsfeld-La-FRANCE-lui-offre-une-immunite-!_a14111.html).

FD
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 15:22
Le président du gouvernement espagnol Zapatero, hier, au cours du Sommet des chefs d'Etat ibéro-américains de Santiago du Chili, a cru devoir faire la leçon au président venezuelien Hugo Chavez qui critiquait l'attitude de son prédécesseur Aznar pendant le coup d'Etat de 2002, en lui demandant de respecter les représentants "démocratiquement élus". Comme malgré cela, le président Chavez s'obstinait à traiter Aznar de "fasciste", le roi d'Espagne, Don Juan-Carlos de Borbon, leader non démocratiquement élu, et installé au pouvoir par le dictateur fasciste Franco, s'est cru autorisé à couper la parole à Chavez en lui disant "Pourquoi est-ce que tu ne te tais pas ?". Puis, comme le président du Nicaragua défendait M. Chavez (ainsi que le fera un peu plus tard le vice-président cubain), le monarque a quitté le forum (cf la vidéo ci-dessous). 


L'incident révèle les ambigüités du régime politique espagnol qui, sous la pression des milieux associatifs en ce moment, doit effectuer un travail de mémoire sur les crimes du franquisme dont il est l'héritier. Il révèle aussi combien cette monarchie a partie liée avec le colonialisme, ce qui n'a pas manqué de susciter des réactions en Espagne (http://larepublica.es/spip.php?article7792), où le républicanisme connaît un regain de ferveur.

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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 01:08

Nos médias s'intéressent aux moines birmans, ou aux opposants à Mugabe... mais tardent à braquer les projecteurs sur des  manifestations populaires contre des régimes autoritaires à la botte des Etats-Unis.

En septembre 2007, l'ex-ministre de la défense, autrefois personnage clé du gouvernement pro-occidental géorgien (http://www.armees.com/spip.php?page=imprimer&id_article=8494), Irakli Okrouachvili a été arrêté, comme par hasard juste après avoir accusé le président Mikhaïl Saakachvili d'avoir dans le passé ordonné le meurtre de plusieurs personnalités « importantes et influentes».Le prétexte de l'accusation - « extorsion, blanchiment d'argent, d'abus de pouvoir et de négligence lorsqu'il était en fonctions au ministère de la Défense » - n'a pas convaincu grand monde. Plusieurs milliers de manifestants se sont réunis le 28 septembre devant le Parlement à Tbilissi pour dénoncer cette arrestation à l'appel des partis d'opposition(http://www.russomania.com/imprimer.php3?id_article=4029). georgie.jpg

Mais la position du président Saakachvili (qui se sait soutenu par les Etats-Unis) n'a pas faibli. Il a annoncé le prolongement (illégal) du mandat du parlement (où il a la majorité) pour un an (officiellement pour faire coincider les législatives avec l'élection présidentielle). Devant la persistance des manifestations, et pour empêcher qu'Okrouachvili y participe, le président Saakachvili aurait purement et simplement organisé son enlèvement jeudi, selon la juriste Eka Beseliya et l'aurai envoyé en direction de la France. La police a fini par déclarer que l'intéressé était désormais "en Allemagne pour raison de santé"...

Ces pratiques commencent à inquiéter les alliés de Tbilissi.

Le secrétaire d'Etat adjoint américain pour l'Europe Daniel Fried a rencontré jeudi le leader de l'opposition Georgy Khaindrava (lui aussi un ancien ministre de Saakachvili) pour lui demander si cette opposition était favorable à l'entrée de la Géorgie dans l'OTAN et les agences européennes comme l'est l'actuel gouvernement... au cas où le peuple renverserait prochainement Saakachvili. Le secrétaire général de l'OSCE Marc Perrin de Brichambaut de son côté rencontrait aussi des opposants à Tbilissi le même jour (http://www.kommersant.com/p821359/Georgia_Opposition_Rally/). Il est vrai que l'opposition elle-même comprend des éléments "récupérables" par Washington, si M. Bush sait faire preuve de finesse. Par exemple Salome Zourabichvili, ex diplomate française dont la nomination comme ministre des affaires étrangères de Saakachvili avait provoqué naguère une mini-polémique en France (Le Monde 18 mai 2004), et qui dirige aujourd'hui le mouvement "La voie de la Géorgie" (sakartvelos gza) (http://www.georgiatoday.ge/article_details.php?id=3814).

Dès lors que les dirigeants de l'Empire commencent à s'intéresser à l'opposition géorgienne, la grande presse fait de même. Le Figaro du 1er novembre 2007 a couvert l'enlèvement de l'ex ministre de la défense. Le Monde du 2 novembre 2007 parle des 70 000 opposants rassemblés contre le président géorgien à Tbilissi (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-973749@51-973116,0.html). Ils auront quand même attendu plus d'un mois.

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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 00:07
Pour la seizième fois consécutive, comme chaque année, le vote de l'assemblée générale de l'ONU, le 30 octobre 2007, a révélé l'absurdité de la position états-unienne sur Cuba. 184 pays (un record cette fois-ci) ont voté pour la condamnation de cet embargo. Seuls ont voté contre les Etats Unis, Israel, les Iles Marshall et Palau (http://www.granma.cu/espanol/2007/octubre/mar30/condena-e.html). L’embargo imposé par les États-Unis depuis 50 ans à Cuba a infligé à l’île des dégâts dont le montant cumulé est désormais estimé à 89 milliards de dollars, dont 1,4 milliard de dollars rien que pour le commerce extérieur l’an dernier (soit près de la moitié du montant des exportations - cf http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_Cuba) . L'ONU publie dans un communiqué les explications de vote à l'Assemblée générale. La plupart des pays du Tiers-monde condamnent l'embargo américain en raison du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats, l'Union européenne et l'Australie, elles, mettent surtout en avant le préjudice commercial que leur cause la loi Helms Burton (http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/AG10649.doc.htm). Cuba est une affaire de politique intérieure pour les Etats-Unis compte tenu du poids démographique et financier, notamment en Floride, des exilés qui financent diverses campagnes électorales (en particulier le clan Bacardi - http://users.skynet.be/roger.romain/bacardilerhumquipue_28_10_2003.htm). 125px-Flag-of-Cuba-svg.png
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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 12:14
Les gouvernants américains aiment jouer la carte sécessionniste contre les Etats qui leur déplaisent. Ainsi ont-ils soutenu les indépendantistes albano-kosovars en Serbie, les Tibétains en Chine etc. Il n'est d'ailleurs pas exclu qu'ils soutiennent un jour des mouvements indigénistes en Amérique du Sud contre des gouvernements progressistes même si la tendance en ce moment est de créer des sécession de blancs et métis contre des gouvernements favorables aux Indiens.

Les voici en tout cas en ce moment en train d'armer lourdement les Kurdes contre l'Iran, mais aussi peut-être - et ce serait nouveau - contre leur allié de toujours, la Turquie. Rien n'est encore totalement prouvé, mais la saisie d'une très grande quantité d'armes américaines tombées entre les mains du PKK éveille des soupçons : se peut-il qu'elles aient toutes été détournées de leur destination initiale ? Un article de Justin Raimondo initialement paru sur antiwar.com pose la question, tout en attribuant les éventuelles livraisons d'armes à des incohérences politiques du Pentagone (http://www.voltairenet.org/article152634.html)

Il est vrai que les liens avec la Turquie se sont distendus depuis qu'Ankara avait refusé en 2003 de mettre son territoire à la disposition des troupes américaines pour une attaque contre l'Irak, mais de là à ce que Washington favorise sa déstabilisation via les Kurdes ... La question kurde est en tout cas en passe de rapprocher la Turquie de l'Iran - les deux pays travaillent déjà ensemble sur le dossier (http://www.liberation.fr/actualite/reuters/reuters_monde/287819.FR.php) - ce qui n'arrangera peut-être pas le projet américain de guerre contre Téhéran.
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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 00:00
Cristina Fernandez Kirchner a été élue hier présidente de la République argentine avec plus de 40 % des voix selon les sondages de sortie des urnes. Elle succède à son mari Nestor Kirchner qui, grâce à une politique de rupture avec le néo-libéralisme, a permis un redressement sensible de l'économie argentine au cours des dernières années.

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Cristina Kirchner, qui a commencé son engagement politique au sein de la Tendencia Revolucionaria du parti justicialiste dans les années 1970, dirige aujourd'hui la coalition Front pour la victoire, regroupant péronistes, radicaux et socialistes dissidents. L'extrême gauche, qui se présentait en ordre dispersé à cette élection, reprochait à la candidate, outre son goût pour les sacs Vuiton à 4 500 dollars, et les Rolex en or, d'avoir soutenu les politiques néo-libérales de son parti au début des années 1990 et d'être en fait la candidate de Wall Street (http://www.lahaine.org/index.php?blog=3&title=cristina_kirchner_candidata_el_cambio_de). L'agence cubaine Granma soulignait aussi récemment qu'elle avait de meilleurs rapports avec les milieux d'affaires argentins que son époux (http://www.granma.cu/espanol/2007/octubre/vier26/43cristina-e.html.

Cristina K pour sa part s'est toujours vantée d'avoir d'excellentes relations aussi bien avec Hugo Chavez qu'avec Lula (http://www.lanacion.com.ar/Archivo/nota.asp?nota_id=916885). En visite à Buenos Aires le 7 août 2007, le président vénézuélien avait ouvertement souhaité l'élection de Cristina K à la présidence de la République argentine (http://www.cubaencuentro.com/es/encuentro-en-la-red/internacional/noticias/chavez-fortalece-su-presencia-en-argentina/(gnews)/1186503600).
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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 12:50
Devant l'échec de la tactique des combats au sol pour venir à bout de la résistance irakienne, l'armée américaine en Irak intensifie les frappes aériennes : 996 sorties ont eu lieu au premier semestre 2007, soit autant que la totalité des sorties aériennes des trois années précédentes. Selon WIRED Magazine à paraître le mois prochain, le général Petraeus, chef des forces d'occupation en Irak, aurait jeté par la fenêtre en décembre dernier des manuels de répression de la guérilla urbaine qui soulignaient l'impact négatif sur la population de ces attaques aériennes en tant qu'elles causent des victimes civiles collatérales (http://blog.wired.com/defense/2007/10/in-december-the.html).

Ci-dessous la vidéo d'un tir américain sur un groupe de personnes en Irak.

 
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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 10:10

Les textes sur la "fascisation" des Etats-Unis depuis le Patriot Act ne manquent pas. Le dernier article en date est celui de Naomi Wolf sur le site de Michel Collon - http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-10-13 17:28:14&log=invites. Tout cela si l'on en croit Paul Craig Roberts ancien sous-secrétaire au Trésor de Reagan pourrait être lié à l'influence dans les arcanes du pouvoir de la Federalist society, un groupe d'extrême droite admirateur de Carl Schmitt (http://www.solidariteetprogres.org/spip/article.php3?id_article=2053). paul-craig.jpg

Le même Paul Craig Roberts a accusé le président américain de préparer encore un durcissement du régime après la signature en juillet dernier d’une ordonnance spéciale, autorisant le ministre américain des Finances après consultation du chef du Pentagone et du secrétaire d’Etat américain, à arrêter n’importe quelle personne et à confisquer ses biens sur le territoire américain, si elle "présente une menace pour la stabilisation en Irak" (http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1194 ). L'analyste militaire Daniel Ellsberg confirme ces affirmations (http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1341).

Comme le Congrès, dominé par les démocrates (dont beaucoup comme Hillary Clinton doivent leur élection à l'AIPIAC) n'est guère déterminé à faire obstacle à l'Exécutif,  ces analystes comptent sur une réaction vigoureuse de l'armée pour modérer cette tendance. Il est vrai que celle-ci a été passablement malmenée par les choix "déraisonnable" du Pentagone sous la férule des néo-conservateurs et de Rumsfeld.

william-fallon-01.jpgSi l'on en croit un article récent du groupe Comaguer, les CENTCOM successifs (commandants de la zone Europe-Proche-Orient) se sont ouvertement opposés à une intervention en Iran et les responsables de l'occupation de l'Irak que Rumsfeld a "mouillés" dans l'affaire des tortures, commencent à vider leur sac (http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7104).

Un des aspects les plus singuliers de la résistance militaire pourrait avoir été constaté le mois dernier. Six missiles de croisières AGM-129 armés de têtes nucléaires W80-1 ont été transportés de la base de l’US Air Force de Minot, dans le Dakota du nord, à celle de Barksdale, en Louisiane, et sont restés 10 heures sur le tarmac, sans que personne ne s’en aperçoive. La grande presse presse a fait état d'une erreur technique. Le journaliste ancien officier de l'US Navy Wayne Madsen, lui, croit savoir "de sources du renseignement US et étrangères " que la perte de ces missiles serait due à une rebellion interne à l'US Air force. Selon lui, ces missiles devaient servir pour une attaque US contre l’Iran à l’aide d’armes nucléaires et conventionnelles. L'offensive devait coïncider avec l’attaque aérienne israélienne du 6 septembre contre une installation syrienne que les sources occidentales accusent d'être nucléaire à Dayr az-Zwar, près du village de Tal Abyad, au nord de la Syrie, près de la frontière turque. L’attaque d’Israël, qui avait pour nom de code OPERATION ORCHARD, devait fournir aux USA une raison pour frapper l’Iran, du fait des représailles qu'elle ne manquerait pas de provoquer. L’assaut de propagande néo-conservatrice dans la presse devait dénoncer la coopération des trois États restants de l’« axe du mal » de George Bush — la Syrie, l’Iran, et la Corée du Nord — pour justifier une attaque israélienne soutenue contre la Syrie et une attaque massive des militaires US contre l’Iran. Cette opération était liée au PROJECT CHECKMATE (projet échec et mat) classé hautement confidentiel du Pentagone, un programme compartimenté de l’US Air Force consacré à un plan d’attaque de l’Iran depuis juin 2007 piloté par le vice-président Dick Cheney. Un membre anonyme de l’Air Force aurait ébruité l’affaire dans Military Times le 5 septembre, la veille de l'attaque israëlienne sur la présumée installation nucléaire en Syrie et de l’attaque simultanée des USA contre l’Iran. La fuite dans les médias d’informations classées confidentielles sur la disposition ou le mouvement des armes nucléaires est elle-même sans précédent. (http://earthboppin.net/talkshop/national/messages/59386.htmlhttp://iro-dissidence.blog.fr/2007/10/03/apocalypse_now~3076741 et http://eldib.wordpress.com/2007/10/02/lair-force-a-refuse-demmener-en-avion-des-armes-sur-le-theatre-du-moyen-orient/). Des informations à prendre cependant avec toutes les précautions d'usage...

 

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 18:42

En accueillant le fils de feu le président égyptien Gamal Abdel Nasser en août 2007 (cf vidéo ci-dessous), Hugo Chavez a formé des voeux pour la renaissance du socialisme arabe (http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3682&lg=es). A noter dans le cadre de la réflexion sur la gauche arabe, un article intéressant du doctorant Nicolas Dot Pouillard  sur la dynamique de rapprochement entre marxistes arabes et partis religieux, en Palestine, au Liban, et ailleurs au Proche-Orient dans la revue Mouvements (http://www.mouvements.info/spip.php?article127).

 

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