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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:25

Colombie_carte-copie-1.pngSix mois de négociations à la Havane (Cuba) ont abouti à un accord dimanche entre le gouvernement de la Colombie et la guérilla de gauche des FARC sur la réforme agraire.

 

L'accord appelle à un accès équitable à la terre et au développement rural - les deux causes principales du conflit armé qui a fait 600 000 morts depuis le début des années 60. Il appelle également à la création d'une banque des terres, comme un moyen de redistribuer la propriété agraire, y compris les zones illégalement saisies pendant les combats par l'oligarchie latifundiaire. (BBC)

 

En février, Chris Gilbert, professeur à l'Universidad Bolivariana de Venezuela remarquait à propos des propositions des FARC mises sur la table des négociations à la Havane et synthétisées dans Huit propositions minimales : "L'accent mis par ce dernier document sur ​​la «réorganisation territoriale» est quelque chose comme une combinaison entre une réforme agraire traditionnelle dirigée contre les propriétés non productives et un projet écologiste fort basé sur la production pour les besoins humains réels visant à gérer rationnellement les ressources naturelles. Cette reproduit une dynamique surprenante que désormais le monde entier peut constater : seule la soi-disant extrême gauche - Fidel Castro, la Gauche abertzale basque, le mouvement Sem Terra au Brésil, et les FARC-EP - est capable de fonctionner avec une vision cohérente de la survie planétaire et du développement durable."  Le député libéral Gillermo Rivera pour sa part s'est plutôt efforcé de minimiser l'originalité de l'accord qui en tout cas ouvre la voie à la légalisation des FARC.

 

L'ancien président Alvaro Uribe proche des milieux paramilitaires quant à lui s'est dit "scandalisé" par l'accord obtenu par son successeur Juan Manuel Santos avec les FARC. Les Etats-Unis et l'Equateur (pays d'Amérique qui accueille le plus de réfugiés, notamment plus de 50 000 colombiens) ont été les premières puissances étrangères à réagir positivement.

 

On apprend par ailleurs aujourd'hui que le leader de l'opposition vénézuélienne rencontre le président Santos à Bogota.

 

F. Delorca

 

 

 

 

 

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 14:21

 Le 9 Février 2013, une bande de brigands (selon les autorités malaisiennes), ou d'héroïque libérateurs (selon certains nationalistes philippins vivant à la fois aux Philippines et en Malaisie), ou simplement d'esprits légèrement dérangés et trop romantiques (selon la plupart des gens des deux côtés de la mer de Sulu), ont débarqué sur  les rives de l'Etat planté de palmes du Sabah en Malaisie dans le but de rattacher cette province pétrolière au Sultanat de Sulu aux Philippines. Ces hommes étaient dirigés par Agbimuddin frère du sultan autoproclamé Jamalul Kiram III et ont pris l'initiative sans avoir le feu vert de Manille.

 

Le Sabah a été rattaché à la Malaisie sans référendum lors de l'indépendance de ce pays, et Kuala Lumpur paie le sultanat de Sulu pour garder cette province (où semble-t-il les Philippins - un tiers de la population du Savah - sont persécutés). Les Philippines font profil bas depuis l'opération de ces "volontaires" de Sulu, mais des voix commencent à s'élever pour qu'elles manifestent une implication "effective" dans les affaires du Sabah (ce qui lui donnerait une chance de peser sur un éventuel arbitrage de la Cour internationale de justice de l'ONU) et pour ressortir un accord philippino-malaisien de 1963 qui ouvre la voie à des négociations (comme cela existe entre la Bolivie et le Chili).

 

Le risque qu'une guérilla se développe au Sabah (avec l'archipel de Sulu comme base-arrière) n'est pas exclu (le Sabah ayant lui même servi pendant longtemps de base arrière là guérilla islamique - le Front de libération nationale Moro, qui aujourd'hui soutient le sultan de Sulu - aux Philippines). En attendant, déçu par le gouvernement philippin, le sultan du Sulu se tourne vers le Brunei, mais a annoncé aussi son intention de saisir la Chine, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

 

Selon le témoignage de Andre Vltchek "Le Sabah est débordant de colère et de mauvaise humeur, de mauvaise volonté, de frustration, de griefs cachés, et de violence à la fois cachée et dissimulée.

 

Les attaques étaient récentes, mais les enfants mendiants, la saleté et de l'environnement détruit sont quelque chose que le Sabah endure depuis des décennies.

 

La façon médiévale, féodale dont l'île de Bornéo a été gouvernée, ainsi que la lâcheté des intellectuels malaisiens, dont un grand nombre sont trop aisés, trop paresseux, trop gâtés par le financement occidental et donc parfaitement résolus à ne pas répondre à presque toutes les questions inconfortables dans leur pays, sont en partie à blâmer pour l'ensemble des cauchemars qui constituent la réalité de l'Etat de Sabah.

 

Il y a certains sujets «ignorés», même par l'opposition, à moins qu'un financement substantiel de l'étranger ne soit garanti : comme les pratiques forestières sauvages exercées par les entreprises malaisiennes qui opèrent tant au pays qu'à l'étranger, comme l'huile de palme et les questions ethniques / minorités. Naturellement, il y a quelques exceptions, les personnes désireuses d'être un peu plus que juste un jouet de supermarché , mais malheureusement, très peu."

 

 

 

 

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 13:52

Le 8 avril dernier Noam Chomsky donnait son sentiment sur la Corée du Nord (République populaire démocratique de Corée - RPDC), en rappelant l'impact  psychologique sur ce pays des manoeuvres militaires américaines à ses frontières et dans son espace aérien, le linguiste rappelant notamment que les Etats-Unis sont un pays qui continue de glorifier sa guerre des années 50, guerre à l'occasion de laquelle ils ont commis des crimes de guerre atroces, comme le bombardement des barrages détruisant 75 % des récoltes, alors que le pays avait été déjà très largement détruit.

 

Il récapitulait aussi la chronologie des pressions occidentales et des promesses non tenues.

 

missile.jpg

En 1993, la Corée du Nord était sur ​​le point de conclure un accord avec Israël pour mettre fin à l'exportation de missiles au Moyen-Orient échange de sa reconnaissance diplomatique. Les États-Unis ont fait pression sur Israël pour rejeter cette offre. La riposte de la Corée du Nord fut de procéder à son premier essai de missile à moyenne portée.

 

Un "accord-cadre" américano-nord-coréen fut signé sous Bill Clinton, qui apaisa les tensions, prévoyant la construction d'un réacteur à eau légère par les Etats-Uni et le Japon (la pénurie d'électricité bloque le développement industriel du pays).Cela a finalement conduit à un échange de visites en 2000 entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, où alors secrétaire d'État américaine Madeleine Albright est allé à Pyongyang et le vice-maréchal Jo Myong-rokd e Corée du Nord s'est rendu à Washington. A ce stade, les Etats-Unis et la Corée du Nord étaient sur le point de la reconnaissance diplomatique officielle et le Nord acceptant de mettre fin à son programme d'essais de missiles. La Corée du Nord n'avait plus qu'une ou deux bombes au plutonium.

 

En 2002 Bush enflammé par le programme néo-conservateur de "regime change" à travers le monde (en Irak notamment), classait la Corée du Nord dans l' "axe du mal".Accusée par les États-Unis de poursuivre un programme clandestin d'enrichissement de l'uranium, la Corée du Nord a décidé d'expulser les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique en décembre 2002 et de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire en janvier 2003. En effet, la Corée du Nord niait la conduite d'un tel programme d'enrichissement d'uranium, tout en reconnaissant mener un programme d'enrichissement à base de plutonium dans la ville de Yongbyon.

 

La crise ouverte en 2002 sur le nucléaire nord-coréen a entraîné plusieurs cycles de négociations à six parties (Corée du Nord, Corée du Sud, États-Unis, République populaire de Chine, Japon, Russie).

À l'issue du dernier cycle de négociations à six lors de la conférence de Pékin, à la fin de l'été 2005, la Corée du Nord a accepté de renoncer à l'arme atomique le 19 septembre 2005 sous réserve, d'une part, que la communauté internationale autorise son programme de nucléaire civil afin de réduire sa dépendance énergétique, et d'autre part qu'elle dispose de garanties de sécurité pour prévenir une attaque américaine à son encontre.

 

En 2005 Pyongyang signait avec Washington un accord par laquelle elle s'engageait à abandonner "toutes les armes nucléaires et tous les programmes d'armement existants "et de permettre des inspections internationales, en échange de l'aide internationale et d'un engagement de non-agression des États-Unis, ainsi que des accords conclus par les deux parties pour «respecter la souveraineté de chacun, vivre en paix ensemble et prendre des mesures pour normaliser les relations. 

 

L'administration Bush dynamita immédiatement l'accord, en supprimant le consortium international mis en place pour fournir l'eau légère promis réacteur, réitérant son attitude menaçante et faisant pression sur les banques pour qu'elles gelent les comptes en devuse de la Corée du Nord , y compris le produit du commerce extérieur.

 

En réplique à ces menaces, en 2006, la Corée du Nord faisait exploser sa première bombe de faible puissance nucléaire. Cela à l'époque a conduit à un certain scepticisme, certains ayant cru l'explosion a été truqué avec une très grande quantité de TNT.

 

Après l'essai nucléaire du 9 octobre 2006, une nouvelle session de pourparlers à six parties s'est tenue à Pékin du 8 au 13 février 2007, qui aboutit notamment à la fermeture du site nord-coérend e Yongbon.

 

 En juin 2008,  lorsque la Corée du Nord remit à la Chine une déclaration écrite de son programme de plutonium, comme il était tenu de le faire dans le cadre de la déclaration  du 3 Octobre 2007 (qui impliquait le retrait de la Corée du Nord des pays soutenant le terrorisme) l'administration Bush a mis en cause la sincérité de ces déclarations et ajouté de nouvelles conditions à la radiation de la Pyongyang de la liste noire.

 

Malgré des concessions du régime de Kim Kong Il sur les prélèvements d'échantillons sur les sites sensibles, la ligne dure du premier ministre Taro Aso poussa Bush à exiger un protocole de vérification plus intrusif, ce que Bush accepta le 11 décembre 2008. En réplique début de Février 2009, Pyongyang lançait le Taepodong-2 sous couvert de mettre un satellite en orbite.

 

Selon Leon Segal, l'administration Obama a repris à son compte le discours offensif de Bush dès le début 2009. (voir aussi nos informations de l'époque ici)Le 5 avril 2009, la Corée du Nord procédait au tir de la fusée Kwangmyŏngsŏng-2 condamné par le conseil de sécurité de l'ONU. Deux ans plus tard la Corée du Nord procédait à un essai sousterrain.Le 21 novembre 2010  Pyongyang annonçait la mise en service d'une usine d'enrichissement de Yongyon.

 

Le nouvel essai de missile de février 2012 fut plus complexe à comprendre car Washington semblait avoir assoupli sa position. Mais pendant l'année 2011 les États-Unis n'avaient cessé de souligner qu'ils augmenteraient leur participation militaire et leur engagement en Asie, et les tensions avec la Corée du Sud (de plus en plus militarisée, et menaçant d'envahir le Nord) s'étaient multipliées. Cet essai a donné lieu à des sanctions des Etats-Unis. Comme le soulignait il y a peu l'essayiste Stasfield Smith, depuis la Seconde Guerre mondiale, il y a eu 9000 les lancements de missiles. 4 étaient par la RPDC. Il ya eu des essais de bombes atomiques en 2000. 3 étaient en RPDC. Aucun pays n'a été sanctionné par le Conseil de sécurité de l'ONU à cet effet. Aucun pays sauf la RPDC.


Cela a convaincu la Corée du Nord de la nécessité de développer son autodéfense. le 12 Février 2013, la RPDC a procédé à un nouvel essaiauquel a répondu le 7 Mars 2013, le Conseil de sécurité des Nations Unies en imposant de nouvelles sanctions économiques contre la Corée du Nord. Piqué au vif Kim Jong Un a menacé d'une grève nucléaire «préventive» contre les Etats-Unis. Le lendemain, il coupa sa "hot lin"e avec la Corée du Sud et annula son pacte de non-agression avec la Corée du Sud.

Alarmée par le comportement de la Corée du Nord, l'administration Obama décida de voir à quel point un bombardier furtif B-2 nucléaire pourrait survoler la RPDC sans y atterrir, et larguer des munitiosn au large des côtes. L'avion a volé sans arrêt des États-Unis à la péninsule coréenne , dans le but selon le général Martin Dempsey E. d' "assurer nos alliés sur qu'ils peuvent compter sur nous pour être préparé et pour les aider à prévenir les conflits" tandis que la Corée du Sud déclarait que si la Corée du Nord "provoque la Corée du Sud. . . . le Sud peut répondre avec une frappe militaire sur [entre autres] statues du fondateur de la nation du Nord, Kim Il-sung et de son fils Kim Jong-il.

 

La manoeuvre militaire américaine contre la Corée du Nord ne fut suivi d'aucun effet puisque les Nord-Coréens ont annoncé qu'ils poursuivraient leurs essais. Les Etats-Unis maquillèrent leur défaite par un déplacement de John Kerry à Pékin censé démontrer que la collaboration avec la Chine avait empêché l'invasion du Sud (qui n'a jamais été à l'ordre du jour) le 18 avril. Dans le New York Times le 12 avril un universitaire avait appelé à bombarder les rampes de lancement de missiles en RPDC. Dans la même logique guerrière l'ancien directeur de la CIA R . James Woolsey a déclaré mardi dernier que les Etats-Unis courent le risque d'une cyber-attaque dévastatrice provoquée par la Corée du Nord, qui, à l'aide d'unutiliser rayonnement électromagnétique, pourrait éliminer 70% du réseau électrique américain et paralyser les défenses américaines (une hypothèse qui repose toujours sur la supposition gratuite selon laquelle Pyongyang aurait les moyens d'une attaque nucléaire).

 

Pour contrecarrer cette logique belliciste, diverses initiatives pacifistessont à l'oeuvre.

 

1) Aux Etats-Unis le 8 mai l'Université de Californie organisait une conférence intitulée "Mettre fin à la guerre de Corée"


2) En Chine 4th media lance une pétiton mondiale pur l'instauration d'une traité de paix entre les deux Corées et le désarmement dans la région. Voir ici.

 

3) En France le 2 mai dernier, à l'assemblée nationale le député communiste Jean-Jacques Candelier (Gauche démocrate et républicaine, 16ème circonscription du Nord) a déposé une proposition de résolution en faveur d'un traité de paix en Corée. La précédente proposition de résolution sur le même sujet, déposée le 13 octobre 2010 par le député Candelier, n'avait pas été adoptée au cours de la treizième législature (2007-2012).

 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 20:53

"Afin d'accélérer l'acquisition d'une capacité de drones de surveillance Male (Moyenne altitude longue endurance) pour soutenir les opérations françaises au Mali, un accord a été trouvé entre l'armée de l'Air et l'US Air Force pour que cette dernière "transfère" sous commandement opérationnel français deux de ses drones MQ-9 Reaper." (Air et Cosmos) La décision de ce type d'achat remonte à 2011 et fut approuvée au parlement par le PS et l'UMP .

 

En Février, un reportage publié par le World Tribune a indiqué que l'armée française a utilisé "Harfang" israéliens. Trois de ces drones étaient aussi utilisés par l'armée française en 2009 en Afghanistan.

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 18:34

La présence militaire française (qui a coûté 100 millions d'euros) au Mali fait de plus en plus question alors que l'ensemble du territoire est officiellement libérée des djihadistes dans la mesure où elle s'accompagne d'interférences politiques croissantes dans la situation politique du pays.

 

L'armée française n'a toujours pas libéré Kidal aux mains des Touaregs du MNLA et a demandé et selon l'Indépendantaurait même demandé à ses alliés tchadiens (plus hostiles au MNLA que la France) de se retirer de la ville ca la France a besoin du MNLA pour combattre les djihadistes. Paris fait pression pour des négociations entre Bamako et le MNLA afin d'accorder l'autonomie ou la décentralisation aux provinces du nord.

 

Le France est soupçonnée aussi de vouloir entretenir une base militaire permanente au Mali proposée par le député (aujourd'hui vice président de l'assemblée nationale malienne) Kassoum Tapo en janvier et qu'avait refusée jusque là le Mali. 

 

Paris s'immisce aussi dans la vie politique du Sud. Ibrahim Boubakar Keita, ancien premier ministre, favori de l'élection, serait son candidat officieux. Il est aujourd'hui en visite chez le grand ami de la France (qui a assassiné lecapitaine Sankara au Burkina en 1984, Blaise Compaore).

 

A Bruxelles, s'est tenue  mercredi 15 mai, la conférence des donateurs du Mali, co-présidée par les chefs d’Etat français et malien, François Hollande et Dioncounda Traoré président de la transition maliene, et par le président de l’Union européenne. Dioncounda Traoré a donné l’assurance que le premier tour de l’élection présidentielle se tiendra  le 28 juillet - F. Hollande s'était déclaré en mars "intraitable" pour obtenir cela .

 

La France contribue aussi au musèlement des opposants. Ainsi Aminata Traoré, figure malienne de l'altermondialisme hostile à l'intervention française, s'est-elle vu refuser un visa par l’Allemagne, pour répondre à une invitation de la Fondation Rosa Luxembourg, liée au parti de gauche Die Linke. Elle devait ensuite venir à Paris pour participer à une réunion publique, coïncidant avec le débat parlementaire sur le prolongement de l’opération Serval. Elle a été informée officieusement de source allemande que c’est la France qui a mis son véto, comme elle en a le droit, à l’extension Schengen de ce visa pour l’Allemagne (rue89). 

 

La fragilité économique du pays du Mali permet à Paris d'avoir les coudées d'autant plus franches. Pour relancer l’économie malienne, le gouvernement malien a présenté, en février dernier, un plan d’actions, pour un coût total de près de 4 milliards d'euros. La moitié de ce plan doit être financée par les ressources nationales. Pour le reste, le gouvernement malien compte sur l’aide de la communauté internationale. A la demande des financeurs internationaux le Mali est en train de parachever la privatisation de la Compagnie malienne de Développement Textile. L'or malien, lui, est exploité par Morila SA filiales d’Angloglod Ashanti et de Randgold Resources, elles mêmes entre les mains d'Oppenheimer (qui a le monopole de l’extraction de diamants et de l’or en Afrique du Sud) et du consortium Angloamerican sur des terres qui auraient été achetées à 54€ pour 7 hectares aux paysans maliens. Le chemin de fer aurait été vendu à une compagnie canadienne pour 107 millions de Francs CFA selon Eric Pauporté.

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 17:58

Selon Debka.com :

 

usmarine.jpg"Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre Netanyahu ont terminé leur réunion de trois heures à Sotchi le mardi 14 mai, à couteaux tirés sur la Syrie. En fait, M. Poutine a averti que son invité Israël et son armée se dirigeaient vers la guerre avec la Syrie dans laquelle la Russie pourrait bien être impliqué - et pas seulement à travers les S-300 missiles anti-aériens avancés fournis au gouvernement Assad. Les requêtes que Netanyahu et le chef du renseignement militairele major-général Aviv Kochavi ont soumises à Poutine et au chef du renseignement extérieur russe, le directeur du SVR, Mikhaïl Fradkov, sont tombées dans l'oreille d'un sourd.

 

Ils ont trouvé le leader russe  furieux de l'accueil ce jour-là au port de la mer Rouge de Eilat de l' USS Kearsarge,  transportant 1.800 Marines et un lot de 20 V-22 Osprey hélicoptères que le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel avait promis de fournir à Israël lors de sa visite Avril. 

 

Poutine a considéré le stationnement des forces américaines dans le Golfe d'Aqaba, juste deux heures de route de la frontière israélo-syrienne pour repousser l'agression syro-iranienne du Hezbollah contre Israël ou en Jordanie - signalée par l'arrivée du Kearsage - comme un acte de mauvaise foi par Washington. D'un côté, ils veulent que nous travaillons à une conférence internationale pour mettre fin à l'effusion de sang en Syrie, tandis que de l'autre, ils déploient des forces militaires, s'est-il plaint à Netanyahu.

 

Le Premier ministre israélien a répliqué avec un avertissement qu'Israël continuerait à viser les armes sophistiquées en Syrie qui étaient destinées au Hezbollah. Et si le président Bachar al-Assad devait se vengerdu bombardement du 5 mai  des magasins d'armes  par Israël sur le mont Qassioun près de Damas, Israël intensifierait ses bombardements de cibles et d'armes militaires syriennes jusqu'à cequ' Assad soit laissé sans armes pour combattre les assauts des rebelles.

 

Poutine a rejeté cette menace comme invraisemblable. 

 

Ni Poutine ni Netanyahu ne mettent toutes leurs cartes sur la table, mais la conversation a pris fin en laissant le dirigeant russe pleinement confiant en ce que ses capacités de pérserver Assad seraient supérieurs à la capacité d'Israël de le détruire.

 

En fin de compte, Netanyahu et son parti sont rentrés mardi soir chez eux avec un mauvais pressentiment. Ils étaient certains que Moscou avait donné Assad le feu vert pour aller jusqu'au bout de sa menace de transformer le Golan syrien et le Horan du sud de la Syrie "un front de résistance" - à savoir les plates-formes pour lancer dans une guerre d'usure contre le nord d'Israël avec l' aide d'un flux d'armes sophistiquées au Hezbollah. 

 

Le dirigeant syrien est vivement encouragé à adopter cette voie par Téhéran. Hassan Nasrallah,le chef du Hezbollah a adhéré à cette option. Et le leader radical palestinien, Ahmed Jibril, chef du Commandement Populaire Front-général satellite d'Assad, a ardemment offert ses services.

 

Et en effet, le mercredi, au lendemain de la visite de Netanyahu à Sotchi, le groupe de Jibril s'est laissé aller à lancer un tir de mortier sur le Mont Hermon, station de ski israélienne, depuis une position de l'armée syrienne.

 

Des sources militaires israéliennes ont confirmé plus tard qu'il ne s'agissait pas d'obus égarés d'une bataille syrienne armée rebelle comme dans les cas précédents, mais d'une attaque délibérée. A Jérusalem, cela a été pris comme une conséquence directe du compte-rendu de Moscou à Assad de la conversation entre les dirigeants russes et israéliens. Ils ont conclu que Assad a pris pour acquis qu'il était désormais libre de passer à l'offensive contre Israël. 

mMrcredi soir, le bureau de Netanyahu a réagi à cette dégradation par un  fort et rapide avertissement .

 

Les médias israéliens ont été informés sans ambages que si Assad choisissait de riposter aux frappes aériennes d'Israël, il serait destitué.

 

Cette même nuit, "un haut responsable israélien" contactait le New York Times avec un avertissement plus détaillée cité par le journal: "Si le président syrien Assad réagit en attaquant Israël, ou tente de frapper Israël à travers ses mandataires terroristes, il risque la confiscation de son régime, pour venger Israël. "

 

En quelques heures, jeudi matin, le 16 mai, Jérusalem a eu sa réponse de Damas. 

 

 Un groupe palestinien qui se dénomme lui-même "Martyrs de la Abdel Qader al-Husseini Brigades" (le nom du commandant d'une force palestinienne lutte contre Israël dans sa guerre de 1948) a revendiqué la responsabilité des «fusées» tirées sur un poste d'observation militaire israélienne dans le Golan. Elles ont été tirés en l'honneur du Jour de la Nakba, a indiqué le communiqué publié à Damas "Nous ne célébrons pas mais venger le sang de nos martyrs."

Une vidéo montrant le lancement a été ajoutée. 

 

L'utilisation par les groupes terroristes palestiniens d'appellations ad-hoc pour la revendication des attaques est fréquentes,  est fréquente, ce que faiy aussi souvent Al-Qaida, mais cette fois-ci cela a été facilement identifié par Israël et pris pour signifier que Assad avait commencé à utiliser ce que le responsable israélien cité par le New York Times appelait «ses sous-trraitans terroristes."

 

En fonction des prochaines actions qui seront décidées par le Premier ministre Netanyahu, le ministre de la Défense Moshe Yaalon et le chef d'état-major Benny Gantz Lt. Gen, cet incident pourrait marquer le point d'inflexion d'un glissement vers uneguerre ouverte contre Israël de la Syrie, du Hezbollah et d'autres clients d'Assad.

 

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 12:13

A l'occasion de manoeuvres militaires russes à 40 km de l'espace aérien de la Suède fin avril, la presse de Stockholm entretient la peur à l'égard de Moscou :

 

stbasile_spasskayatower_red_square_moscow.hires.jpg"Will there be war?" ("Kommer det bli krig?") was the question posed in the 22 April report by the one of country's most respected papers, Svenska Dagbladet (SvD), its article (internet edition), 'Ryskt flyg övade anfall mot Sverige' ('Russian planes practice attack against Sweden'), 'revealing' some alleged particulars of a Russian Air Force practice mission that had "so far been kept secret".  Every major Swedish media outlet was soon discussing the story." (Pravda)

 

Le journaliste Göran Greider voit les choses autrement :

 

Göran Greider, vividly explained his perception of "The need for fear of the Russians" ("Behovet av rysskräck").   He observed that fear of 'the Russians' was useful for pushing Sweden further towards Nato membership, not to mention helping defense spending.  And so, not everyone here is being entertained by the ongoing show, a Riksdag (Swedish Parliament) source telling this journalist that the 'scare' was needed to justify 43 Billion Kroner in defense spending, plus aiding additions to that.  

 

Il faut justifier l'intégration dans l'OTAN et la progression du budget militaire : 657 dollars par habitant (autant qu'en Grèce, et sept fois plus qu'en Iran, et même plus que la moyenne de l'Union européenne). La question de l'augmentation de ce budget divise la classe politique. Le thème du "péril russe" sert le complexe militaro-indutriel de la Suède et de l'OTAN pour maintenir le niveau de la commande publique.

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 10:53

onu.pngThe United Nations on Wednesday approved a resolution supporting Syrian opposition forces, calling for a political transition there and condemning the forces of President Bashar al-Assad in a vote backed by the United States but rejected by Russia as “irresponsible.”

 

The non-binding resolution drafted by Qatar was approved by the General Assembly with a vote of 107-12, with 59 abstentions. Support for the Syrian opposition was weaker however than when a similar UN resolution was passed last August by a vote of 133-12, with 31 abstentions (Ria).

 

Russia, China, North Korea, Iran, Bolivia,  Nicaragua, Syria, Venezuela voted against. 

 

South Africa Ambassador Kingsley Mamabolo said his country, which voted in favor of previous resolutions condemning Assad's government, would vote against the resolution because it opened the door to "regime change" by forces from outside Syria.(JP) Indonesia, which voted in favor of the August resolution, said it abstained mainly because of the resolution's implied recognition of the Syrian opposition. ndia and Brazil were among the dozens who abstained.

 

En France le co-président du Parti de Gauche JL Mélenchon rappelle sur son blog les révélations de Carla del Ponte, émissaire de l'ONU, sur l'utilisation possible d'armes chimiques par les rebelles et ironise sur la propagande de guerre : " En Libye et en Syrie aujourd’hui les « insurgés » combattent un despote avec des méthodes aussi répugnantes que les siennes et parfois même pire. C’est ce que vient de montrer le recours aux armes chimiques par les « rebelles » en Syrie. Etrange : la femme qui le révèle pour l’ONU est celle qui a été menacée déjà pour le Kosovo. Encore elle ! Heureusement, les nord-américains sont là pour révéler qu’ils disposent de preuves solides montrant que le despote a usé de ces armes chimiques. Et patati et patata. La vie, quoi."

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 10:28

Georges Malbrunot du Figaro après avoir appelé pendant deux ans à la chute de Bachar El-Assad reproche à la France de ne pas avoir soutenu plus tôt un règlement politique et de n'avoir soutenu que les éléments les plus extrémistes et les moins cohérents de l'opposition syrienne : l'article est .

 

La France, perdue par son alliance avec le Qatar, ne jouera qu'un rôle mineur dans la conférence organisée sur la Syrie par les USA et les Russes.

 

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 13:45

Titre du Financial Times aujourd'hui "Le rapport Annan accuse ENRC d'avoir coûté 725 millions de dollars au Congo." De fait, l'Africa Progress Panel (APP), organisation présidée par l'ex-secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, devait rendre public, ce vendredi au Cap devant le World Economic Forum, un rapport détaillé  qui raconte notamment comment le Congo (RDC) aurait perdu 1,36 milliard de dollars (1,04 milliard d'euros) à l'occasion de cinq transactions entre 2010 et 2012, trois des cinq étant réalisées par ENRC (Eurasian natural ressources corp.), détenue à 54 % par des oligarques kazakhs.

 

Le même jour on apprend que l’ONG Save the Children qui évalue le bien-être des mères et des enfants dans 176 pays classe la RD du Congo à la dernière place.

 

Les Occidentaux, eux continuent de jouer une partie étrange au Congo. Alors que  le peuple congolais attend la fin du saga du M23 et le début d'une nouvelle stabilisation à l'Est, que Mary Robinson et bientôt Ban Ki Moon se précipitent vers la RDC pour y repéter ce que le M23 et le Rwanda et L'Ouganda disent déjà depuis des semaines, c'est-à-dire "une solution politique est préférable à une solution militaire" et l'ONU stigmatise les forces militaires congolaises. Global Witness lui accuse le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi alliés de Washington syphoner les ressources du Congo.

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