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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 21:52

flag_egypt.pngLe 1er juillet après que des millions d'Egyptiens sont descendus dans les rues, les forces armées ont lancé le lendemain un ultimatum de 48 heures aux responsables politiques. Le premier président égyptien élu, issu des rangs des Frères musulmans, Mohamed Morsi, a rejeté la mise en garde de l'armée.

Le mercredi 3 juillet, le général Abdoul Fatah al-Sissi annonçait à la télévision la destitution de Morsi et la suspension de la Constitution.

Dans le même temps, Mohamed Morsi était mis aux arrêts, remplacé provisoirement par le président de la cour constitutionnelle, des cadres des Frères musulmans étaient arrêtés et les médias proches de la confrérie fermés ou repris en main. Ce renversement n'a provoqué que peu de réactions de soutien à Morsi à l'intérieur du pays comme à l'étranger. Al-Ahram le 3 juillet avait montré comment, outre la faillite économique, Morsi s'était coupé de toutes les institutions du pays, de l'armée aux syndicats. Sur le plan international l'Egypte avait poursuivi la politique de paix avec Israël et nourri des velléités contradictoires à l'égard de la Syrie et de l'Iran.

 

Le président américain Obama dont le pays fournit 1,3 milliards d'aide militaire à l'Egypte chaque année, a publié une déclaration écrite expliquant qu'il était "profondément préoccupé" et exhortant les généraux à rétablir un gouvernement démocratique rapidement, mais en se gardant de parler de coup d'Etat et de condamner le renversement du président Morsi (New York Times 6 juillet). Le Wall Street Journal du 4 juin a appelé Washington à ne pas suspendre l'aide au Caire.

 

Mohamed El Baradei, prix Nobel de la paix, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA),  jugé anti-américain par le Wall Street Journal et qui a su prendre des positions hétérodoxes, par exemple en appelant à une solution négociée en Syrie plutôt qu'au renversement d'Assad, pourrait être nommé premier ministre. Farid Ismail, responsable de l'aile politique du Parti de la liberté et de justice a qualifié El Baradei d' "homme de Washington". Le leader religieux, basé au Qatar d'origine égyptienne Youssef al-Qaradawi a déclaré dans un édit religieux, ou fatwa, aujourd'hui ue les Egyptiens doivent soutenir le président déchu Mohamed Morsi  et demandant à al-Sisi et ses partisans "de se retirer pour préserver la légitimité et la démocratie".

 

FD

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Published by Atlasaltern - dans Proche-Orient
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