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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 18:34

La présence militaire française (qui a coûté 100 millions d'euros) au Mali fait de plus en plus question alors que l'ensemble du territoire est officiellement libérée des djihadistes dans la mesure où elle s'accompagne d'interférences politiques croissantes dans la situation politique du pays.

 

L'armée française n'a toujours pas libéré Kidal aux mains des Touaregs du MNLA et a demandé et selon l'Indépendantaurait même demandé à ses alliés tchadiens (plus hostiles au MNLA que la France) de se retirer de la ville ca la France a besoin du MNLA pour combattre les djihadistes. Paris fait pression pour des négociations entre Bamako et le MNLA afin d'accorder l'autonomie ou la décentralisation aux provinces du nord.

 

Le France est soupçonnée aussi de vouloir entretenir une base militaire permanente au Mali proposée par le député (aujourd'hui vice président de l'assemblée nationale malienne) Kassoum Tapo en janvier et qu'avait refusée jusque là le Mali. 

 

Paris s'immisce aussi dans la vie politique du Sud. Ibrahim Boubakar Keita, ancien premier ministre, favori de l'élection, serait son candidat officieux. Il est aujourd'hui en visite chez le grand ami de la France (qui a assassiné lecapitaine Sankara au Burkina en 1984, Blaise Compaore).

 

A Bruxelles, s'est tenue  mercredi 15 mai, la conférence des donateurs du Mali, co-présidée par les chefs d’Etat français et malien, François Hollande et Dioncounda Traoré président de la transition maliene, et par le président de l’Union européenne. Dioncounda Traoré a donné l’assurance que le premier tour de l’élection présidentielle se tiendra  le 28 juillet - F. Hollande s'était déclaré en mars "intraitable" pour obtenir cela .

 

La France contribue aussi au musèlement des opposants. Ainsi Aminata Traoré, figure malienne de l'altermondialisme hostile à l'intervention française, s'est-elle vu refuser un visa par l’Allemagne, pour répondre à une invitation de la Fondation Rosa Luxembourg, liée au parti de gauche Die Linke. Elle devait ensuite venir à Paris pour participer à une réunion publique, coïncidant avec le débat parlementaire sur le prolongement de l’opération Serval. Elle a été informée officieusement de source allemande que c’est la France qui a mis son véto, comme elle en a le droit, à l’extension Schengen de ce visa pour l’Allemagne (rue89). 

 

La fragilité économique du pays du Mali permet à Paris d'avoir les coudées d'autant plus franches. Pour relancer l’économie malienne, le gouvernement malien a présenté, en février dernier, un plan d’actions, pour un coût total de près de 4 milliards d'euros. La moitié de ce plan doit être financée par les ressources nationales. Pour le reste, le gouvernement malien compte sur l’aide de la communauté internationale. A la demande des financeurs internationaux le Mali est en train de parachever la privatisation de la Compagnie malienne de Développement Textile. L'or malien, lui, est exploité par Morila SA filiales d’Angloglod Ashanti et de Randgold Resources, elles mêmes entre les mains d'Oppenheimer (qui a le monopole de l’extraction de diamants et de l’or en Afrique du Sud) et du consortium Angloamerican sur des terres qui auraient été achetées à 54€ pour 7 hectares aux paysans maliens. Le chemin de fer aurait été vendu à une compagnie canadienne pour 107 millions de Francs CFA selon Eric Pauporté.

 

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