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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 12:00

cambodgeUne dépêche d'une grande agence occidentale reprise sur les grands réseaux du Net : "Le gouvernement cambodgien a interdit aux stations de radio de diffuser des contenus fournis par des médias étrangers d'ici les élections législatives du 28 juillet." La dépêche se termine en citant une radio aux ordres de l'administration Obama Radio Free Asia (RFA), qui dénonce "une attaque frontale contre la liberté de la presse, la plus considérable et la plus stupéfiante de l'histoire récente au Cambodge".

 

La dépêche oublie juste de préciser que, comme le signale l'agence chinoise Xinhua : Le gouvernement du Cambodge a accusé hier la délégation de l'Union européenne d'avoir interféré dans les affaires du pays et lui a demandé de respecter la souveraineté et l'indépendance du Cambodge. Mercredi l'Union européenne avait adressé un ultimatum au gouvernement de Phnom Penh sur l'organisation des élections.

 

Il faut dire que l'ingérence anti-Hun Sen (l'actuel premier-ministre donné vainqueur aux futures élections) bat son plein. Et pas seulement en provenance de l'Union européenne. Le 7 juin derniers les sénateurs américains Lindsey Graham et Marco Rubio avaient présenté une résolution au Sénat demandant que les Etats-Unis retire son aide économique (dans un pays où 40 % des enfants souffrent de malnutrition) en raison de la  situation des "droits de l'homme" au Cambodge et de "l'échec" des réformes électorales. Aujourd'hui même en plein weekend électoral le Cambodia Daily cite le rapport établi par Thomas Lum du Congressional Re­search Service (CRS) qui critique notamment l'éviction par la commission électorale du candidat néo-libéral populiste Sam Rainsy en exil en France qui a été condamné à 12 ans de prison pour avoir saccagé des bornes frontalières avec le Vietnam en 2009 et qui est parfois présenté comme le "golden boy" des Etats-Unis.

 

Tout en entretenant de bons rapports avec les Etats-Unis, mais entretient aussi une politique d'amitié avec la Chine et adopte parfois des positions hétérodoxes à l'ONU : en février 2012 il s'était, comme Moscou, Pékin, La Havane et Caracas contre une résolution de l'ONU condamnant la répression gouvernementale en Syrie. En septembre 2011 il s'était absenté lors du vote de reconnaissance du Conseil national de transition libyen.

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