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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 20:11

Cote_d-Ivoire-carte.pngL'ancien président Laurent Gbagbo a été transféré dans la nuit du 29 au 30 novembre à la Cour pénale internationale (CPI). D'autres responsables ivoiriens subiront prochainement le même sort, l'arrestation du président déchu ivoirien Laurent Ggagbo n'étant "qu'un début", selon le procureur argentin de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo, un inquisiteur fort controversé qui avait déjà démontré la légèreté de ses enquêtes sur le Darfour et la Libye.

 

Selon Le Figaro du 3 décembre, Gbagbo aurait été déféré à La Haye en vertu mandat d'arrêt international émis le 23 novembre par le procureur Moreno-Ocampo, sans que les magistrats de la chambre d'accusation de la Cour d’appel d’Abidjan qui avait notifié le mandat d'arrêt acceptent d'entendre sa défense et sans même avoir pu amener des bagages avec lui. La décision fait du reste suite à une rencontre secrète Ouattara- Moreno-Ocampo à Paris (selon L'Express) qui laisse entendre que le gouvernement français

 

Pour beaucoup ce transfèrement brutal à quelques jours des élections législatives du 11 décembre pourrait compromettre le processus de réconciliation nationale annoncé par Alassane Ouattara. Dès l'annonce de cette arrestation le Front populaire ivoirien (FPI), parti du président déchu a d'ailleurs annoncé sa décision de boycotter les élections.

 

Pendant ce temps le président Ouattara essaie de se concilier les chrétiens évangélistes ivoiriens autrefois favorables à Laurent Gbagbo. Il a ainsi offert un pélerinage de douze jours en Israël le 2 décembre dernier à 200 évangélistes. Il n'est pas certain que cela suffise à apaiser le climat en Côte d'Ivoire où la démocratie est loin de régner. Ainsi le 28 novembre 2011 trois journalistes de "Notre Voie" (pro-FPI) ont été arrêtés (sans que cela suscite d'émoi international).

 

L'ingérence de la CPI dans le processus électoral ivoirien est d'autant plus contestée par les partisans de Gbagbo que les crimes imputés au camp Ouattara, notamment le massacre de Duékoué fin mars 2009, n'ont toujours donné lieu à aucune investigation.

 

Le transfèrement de Gbgbo n'a guère suscité d'éditoriaux ou de communiqués en France. Citons juste une réaction favorable prévisible, celle du rédacteur en chef du Nouvel Observateur (centre-gauche) Jean-Marie Bouguereau qui demande que le même sort soit infligé au président syrien Bachar el Assad, et le communiqué du Parti communiste français qui critique la décision de la CPI et les méthodes de la Françafrique.

 

Delphine Jaen

 

 

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