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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 12:20

C'est une conséquence de l'intervention française au Mali et du recentrage de la France sur l'Afrique occidentale : dans le cadre du partage des tâches avec les Etats-Unis, Djibouti bascule dans la sphère de ces derniers.

 

Comme le remarque sur son blog Philippe Chapleau, spécialiste des questions de défense à Ouest-France :

 

"Différentes informations données sur ce blog démontrent l'effort US en direction de Djibouti.

Le 26 septembre, par exemple, j'écrivais: "775 millions de dollars en deux ans! Pour 2013, ce sont déjà quelque 343 millions de dollars de travaux qui ont été commandés (s'y ajoutent une partie d'un contrat de 179 millions de dollars passé en septembre dans le cadre du programme Saturn Arch de renseignement satellitaire). Pour 2012, ce sont au moins 432 millions de dollars de travaux, aménagements et équipements qui ont été dépensés pour le camp Lemonnier."

Le dispositif US, qui se consolide en permanence, permettra à l'AFRICOM et au CENTCOM de disposer d'une base de lutte anti-piraterie, d'une plate-forme anti-terroriste (avec des drones), d'un hub logistique etc. Autant de capacités qui rendent quasiment obsolète la présence à Djibouti de certaines forces françaises (actuellement 2 100 hommes) et la poursuite de certaines missions. Certes, les militaires du 5e RIAOM ou les cadres de la mission de coopération et de défense (rattachés au MAE) ne seront pas d'accord avec moi. Mais, leur avenir est compté. L'EMA planche sur des scénari et le ministère réfléchit à la "réarticulation des forces prépositionnées en fonction de la régionalisation de notre action au Sahel". En clair, "il faut alléger ici où là" ("ici et là", plus précisément)."

 

Dans cette division du travail entre grandes puissances, les peuves restent perdants. En février dernier un collectif sur le site de l'association Survie dénonçait le "climat de terreur" qui pesait sur l'opposition et les nombreuses arrestations politiques.En outre les Afars y sont persécutés, et les femmes de cette éthnie font l'obket de viols fréquents selon le Comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’Impunité.

 

Le Parlement européen a adopté le 4 juillet dernier une résolution d’urgence sur les violations graves des droits de l’Homme, de la démocratie et de l’État de droit à Djibouti (pays classé dans ses rapports 167ème sur 176 pour la liberté de la presse). Mais aucune mesure concrète n'est envisagée par les gouvernements occidentaux alors pourtant que le pays dépend très largement de l'aide extérieure et pourrait se réformer si la menace de la réduction de cette aide était employée par ses alliés.

 

F. Delorca

 

 

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