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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 11:35

Une vingtaine de personnes ont été tuées lundi dans des attentats fomentés par Al Qaida-Irak lundi à quelques jours des élections provinciales. Le lendemain le gouvernement irakien annonçait l'exécution de 21 terroristes. Al Qaida présente souvent ses attentats comme des représailles aux exécutions.

 

Le fossé entre sunnites (dont Al Qaida se veut la branche radicale) et chiites se creuse en Irak. En janvier une vague de manifestation a secoué les provinces sunnites après l'arrestation en décembre de gardes du corps du ministre des finances sunnite Rafia al-Issawi. Les sunnites dénoncent notamment le fait que la loi de 2005 qui permet d'arrêter n'importe qui sur une accusation de terrorisme sans dévoiler l'identité du dénonciateur est souvent utilisée contre eux. Le 30 janvier dernier l'imam sunnitemodéré  Hassan al-Mullah responsable religieux de la province Diyala et maire de Maqdadiyah, 60 ans, est mort à la prison de Kadhmiyah après cinq ans d'incarcération sans procès.

 

Le gouvernement à majorité chiite compte à la fois sur l'aide américaine et sur celle de l'Iran pour maintenir l'ordre. Selon G. Munier : "En attendant que les Etats-Unis s’engagent un peu plus dans la guerre civile syrienne, [le premier ministre Nouri Al] Maliki a accepté, le 2 avril dernier, la proposition du mollah Heydar Moslehi, ministre iranien du renseignement (Vevak), de partager « l’expérience iranienne en matière de stabilité et de sécurité ». En échange, il promet à l’ayatollah Khamenei – guide suprême de la révolution islamique iranienne - d’expulser les 3 200 Moudjahidine du Peuple (OMPI) parqués au camp Liberty, près de l’aéroport de Bagdad." Al-Maliki aurait aussi demandé à B. Obama de lui fournir des drones.

 

Les leaders religieux multiplient pourtant les signes en direction de la tolérance confessionnelle. Le chiite Moqtada al-Sadr s’est rendu vendredi 4 janvier dans l’église Notre-Dame-du-Salut, théâtre d’un attentat meurtrier en octobre 2010, ainsi qu’à la mosquée al-Gailani, l’une des principales mosquées sunnites de la capitale irakienne, peu avant la prière du milieu du jour (La Croix). En décembre le premier ministre Al-MAliki avait fait rouvrir cathédrale syrienne-catholique de Notre-Dame de Salut et demandé (conjointement avec l'archevêque de Kirkouk) aux Européens de ne pas accorder de visa aux chrétiens (qui ne sont plus que 400 000 contre 1,5 million il y a 20 ans) pour ne pas les encourager à émigrer.

 

Mais tous les chiites ne sont pas sur cette ligne : le 13 décembre sur la chaine de télévision égyptienne Al Baghdadia, le grand ayatollah chiite irakien réfugié en Syrie Ahmad Al Hassani Al Baghdadi avait qualifié les chrétiens irakiens de "polythétistes", d' "amis des sionistes" et leur avait laissé le chois entre l'Islam et la mort,précisant au passage que leurs femmes et leurs filles pouvaient être considérées comme des épouses des musulmans", c'est-à-dire violées. Une institutrice chrétienne a été retrouvée égorgée dans le quartier Al-Bath de Mossoul fief du wahabbisme sunnite en janvier.

 

Selon Iraq Body Count 4 471 civils ont été tués dans le cadre de la guerre civile larvée en Irak l'an dernier.

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Published by Atlasaltern - dans Proche-Orient
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