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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 22:59

Des centaines d'étudiants infiltrés par le Comité pro-Santa Cruz (le lobby de droite qui soutient la sécession des régions orientales pétrolifères de la Bolivie contrôlées par les multinationales Repsol et Petrobras contre l'Altiplano pauvre) ont provoqué mercredi et jeudi de violentes manifestations à Sucre (bilan 62 blessés) pour empêcher la tenue de l'assemblée constituante en charge de la mise en oeuvre juridique du processus révolutionnaire (http://www.eldiario.net/noticias/nt070907/2_09plt.php). L'agence cubaine Granma rappelle l'existence d'une stratégie du groupe "Nación camba" coordonnée par les compagnies pétrolières contre le gouvernement d'Evo Morales (http://www.granma.cu/espanol/2007/septiembre/vier7/denuncian.html), qui avait déjà été dénoncée par les médias progressistes boliviens il y a un an (http://www.eldiario.net/noticias/nt060909/2plt.php). Cette stratégie met actuellement la Bolivie au bord de l'éclatement.  Le complot est confirmé par la découverte aujourd'hui par les services secrets boliviens d'un document qui prone la mise en oeuvre d'une désobéissance civique dans les regions de l'Est contrôlées par Nación Camba : Santa Cruz, Beni, Pando, Chuquisaca, Tarija, Potosí et Cochabamba. Selon ce document les affrontements et les morts qui en résulteront devrait entraîner la démission d'Evo Morales, mais les putschistes veulent éviter que le pouvoir ne revienne au vice-président. Il s'agit qu'il soit attribué au Sénat (de droite). De nouvelles élections seraient alors organisées et un Indien de droite René Joaquino Cabrera, maire de Potosí, serait présenté comme homme de paille. Ainsi les départements sous leur contrôle (30 % de la population mais 70 % du territoire) pourraient faire sécession. Dans une lettre ouverte à l'ONU, le groupe "Nación camba" avait déjà manifesté son refus de cohabiter dans le même Etat que les régions à majorité indiennes qu'il avait qualifiées d' "instables", "enclines  à la révolte" (revoltosas) et accusé de pratiquer un "excécrable colonialisme interne" (http://www.larepublica.es/spip.php?article6898). L'an dernier dans le même esprit le préfet de Santa Cruz Rubén Costas avait opposé "deux pays : la Bolivie productive, de la croissance et de la démocratie -la zone orientale- à l'autre (l'Altiplano), fondée sur l'exclusion, totalitaire et radicale” (http://www.eldiario.net/noticias/nt060909/2plt.php). Nul ne doute dans les milieux progressistes boliviens que les Etats-Unis sont le cerveau de l'opération. Le professeur Luiz Alberto Moniz Bandeira laissait entendre récemment que George W. Bush avait nommé Philip Goldberg, qui auparavant était en poste à Pristina (Kosovo), en raison de son expérience des conflits ethniques, la mission de Goldberg étant de faire à l'égard de la Bolivie ce qui a été fait contre la Serbie (http://www.laondadigital.com/LaOnda/LaOnda/347/A3.htm). Le directeur du journal La Epoca Ricardo Bajo porte lui aussi la même accusation contre l'ambassadeur américain dans un article au titre suggestif : "Monsieur Goldberg, le Kosovo n'est pas Santa Cruz" (http://www.bolpress.com/art.php?Cod=2007020625)

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