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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 12:18

Le mois dernier, Washington a voté une aide militaire massive à ses alliés arabes - Egypte, Arabie Saoudite, émirats. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'accords bilatéraux anciens et prolonge la stratégie US depuis quinze ans. Il est cependant intéressant que la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice l'a justifié par sa volonté de contrer "Al Qaida, le Hezbollah, la Syrie et l'Iran". La rhétorique américaine qui met dans le même sac Al Qaida sunnite et l'Iran chiite masquerait selon certains experts une volonté des Etats-Unis de créer un "axe sunnite" contre l'Iran, que Rice a décrit comme le principal " défi stratégique " adressé aux Etats-Unis  http://www.antiwar.com/ips/morrowomrani.php?articleid=11477.

En Irak, où le bilan des morts depuis l'intervention militaire américaine s'élèverait aujourd'hui à un million (autant que le bilan de l'embargo imposé par les USA dans les années 1990
 http://www.uslaboragainstwar.org/article.php?id=14328), les Etats-Unis ont dès le mois de décembre repris des pourparlers avec les milites sunnites dans l’espoir de les mobiliser contre les chiites sur lesquels pourtant GW Bush avait cru pouvoir s’appuyer au début de la guerre (http://www.antiwar.com/orig/porter.php?articleid=10161).

La stratégie de la tension est une bonne affaire pour les complexes militaro-industriels américain, mais aussi israélien (Israël devrait recevoir 30 milliards de dollars d’aide militaire dans les dix ans à venir, notamment les armes les plus perfectionnées de l’OTAN) - http://www.antiwar.com/ips/morrowomrani.php?articleid=11477.

Le président français Nicolas Sarkozy a emboîté le pas aux Etats-Unis en évoquant pour la première fois ouvertement la possibilité de bombarder Téhéran (http://www.liberation.fr/actualite/politiques/274626.FR.php), une déclaration qui intervient pourtant au moment où l’Agence internationale de l’énergie atomique se dit satisfaite des réponses apportées par Téhéran sur le plutonium (http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20070828/twl-nucleaire-iran-aiea-38cfb6d_1.html ).  

La France est en contradiction avec elle-même sur le dossier nucléaire après qu’elle se soit engagée sur la voie de la coopération nucléaire avec la Libye à la suite de la libération des infirmières bulgares, et envisagé aussi de le faire avec l’Algérie – l’Algérie qui a récemment exprimé son soutien ferme à la politique nucléaire iranienne (http://www.algerie-dz.com/article10597.html ).

Il y a peu, le ministre français pro-Bush Bernard Kouchner s’est rendu à Bagdad où il s’est fait l’écho des critiques de Washington à l’encontre du gouvernement fantoche pourtant mis en place par les troupes d’occupation. Les Etats-Unis s’apprêteraient à sous-traiter à la France (en concertation avec les pays voisins) la pacification de l'Irak (http://www.voltairenet.org/article151069.html ) ce qui permettrait à Bush d’organiser un retrait partiel de ses troupes, après la défaite face à la guérilla, et de contrôler le pétrole « à distance », par alliés interposés, quitte à réintroduire Total (ex-Elf) dans le gâteau pétrolier (http://www.anti-imperialism.net/lai/texte.php?langue=1&section=&id=25461 ). Sur le front libanais, la France tente également d’aider Washington à endiguer l’influence des forces résistantes, notamment dans le camp chrétien en empêchant le général Aoun, allié au Hezbollah, accusé d’être « pro-syrien », d’accéder à la présidence de la République. Mais elle se heurte à de sérieux obstacles (http://www.voltairenet.org/article151069.html).

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Published by Atlasaltern - dans Proche-Orient
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