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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 16:57
Le Conseil de sécurité de l'Onu (à partir d'un projet présenté par la France et l'Australie) a autorisé mardi 31 juillet le déploiement de 26.000 soldats et policiers au Darfour et a approuvé le recours à la force pour protéger les civils dans cette région de l'ouest du Soudan.Le Soudan a promis de coopérer avec la nouvelle force, baptisée Mission des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid), et qui incorporera 7.000 soldats de l'UA déjà sur place. Khartoum a participé aux discussions sur la rédaction de la résolution de l'Onu. La résolution est passée grâce au soutien de la Chine (http://www.darfurpeaceanddevelopment.org/article.php?ID=1576&Section=news). Le texte est plus modéré que ne l'espéraient les Occidentaux puisqu'il ne permet plus à la force d'interposition de confisquer des armes et n'est pas assortie de menaces de sanctions contre le gouvernement de Khartoum en cas de refus de coopérer (Le Quotidien du peuple - Chine http://english.peopledaily.com.cn/90001/90777/90855/6230954.html).

Les groupes rebelles du Darfour ont tenu à Arusha (Tanzanie) leur première réunion en commun pour tenter d'unifier leurs positions avant de négocier avec le gouvernement soudanais.

Les diplomates de l'Onu et de l'Union africaine (UA) qui parrainaient cette réunion espèraient voir les factions, unifiées, convenir d'une date et d'un lieu pour de futurs pourparlers de paix avec Karthoum.

Le Soudan a accusé la France de ne pas avoir suffisamment encouragé le chef de l'Armée de libération du Soudan (SLA), Abdel Wahed Mohamed el Nour.

Selon Reuters, Nour ne dispose que de peu de combattants, mais, en tant que représentant de l'ethnie Four, majoritaire au Darfour, il jouirait d'un large soutien dans la population, notamment parmi les 2,5 millions de réfugiés. Il avait subordonné sa venue à Arusha à la mise en place d'un programme "pétrole contre nourriture" et à l'interdiction de survol du Darfour sur le modèle irakien.

A Karthoum, l'ambassadeur de France a été convoqué samedi afin d'expliquer pourquoi Paris n'avait pas davantage encouragé Nour - qui vit en France - à participer à la rencontre.

"Le gouvernement a été choqué par l'échec de la France à faire venir le seul chef rebelle présent sur son territoire à une réunion destinée à mettre un terme aux souffrances des habitants du Darfour", peut-on lire dans un communiqué du ministère soudanais des Affaires étrangères que Reuters a pu consulter (Reuters Dimanche 5 août, 16h57).

La documentation sur le mouvement de Nour est rare. Son objectif avoué est le renversement de gouvernement soudanais  (http://www.darfurpeaceanddevelopment.org/article.php?ID=1131&Section=news). Il n'existe pas sur Internet d'article d'analyse de ses rapports avec les Etats-Unis ni avec la France.

 

Etaient présents à Arusha :

-JEM/Khalil Ibrahim - Les chefs militaires de ce groupe en proie à d'incessantes divisions affirment avoir écarté Ibrahim, ce que nie ce dernier. Selon des observateurs, le JEM n'est pas un acteur important sur le terrain mais a été intégré aux discussions pour qu'il ne les sabote pas. Les Etats-Unis ont sanctionné Ibrahim pour avoir entravé le processus de paix
- Djar el Neby et Souleiman Maradjane - Basés au Nord-Darfour, ces deux chefs sont des personnalités importantes disposant de nombreux combattants au Darfour. Ils avaient réclamé une conférence à vocation fédératrice avant Arusha mais ont décidé de prendre part à la réunion.
- Front uni pour la libération et le développement (UFLD)/Cherif Harir - Un dirigeant du Front, Khamis Abdallah, a formé avec trois autres petites factions une nouvelle alliance le mois dernier en Erythrée. Ces factions n'ont guère de poids sur le terrain individuellement, mais elles ont obtenu un siège à la réunion en s'unissant
http://www.boursorama.com/pratique/actu/detail_actu_politique.phtml?&news=4474562

L'accord obtenu entre les chefs de guerre et politiciens d'opposition devrait permettre d'obtenir un cessez-le-feu sur le terrain et d'améliorer la situation humanitaire.

Selon le quotidien du Peuple, la Chine va participer à la force de maintien de la paix (http://english.people.com.cn/90001/90780/91343/6231475.html) au Darfour, ce qui sera une première pour l'Afrique. Cette implication obéit, semble-t-il, à des demandes occidentales (http://www.humanite.fr/2007-02-02_International_La-Chine-priee-de-s-ingerer-au-Darfour).

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