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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 05:43

Après la rupture des négociations entre putschistes et partisans du président Zelaya, le Front National de Résistance a organisé une manifestation contre le coup d’Etat au Honduras devant l’Assemblée Nationale (Congreso de la República) dans le centre de la capitale hondurienne à Tegucigalpa. Le Secrétaire International du Mouvement Communal du Honduras, José María Meza, a accusé le Gouvernement des USA finance le régime putschiste conduit par Roberto Micheletti et le général Romeo Vásquez Velásquez. Lors d’un entretien téléphonique diffusé sur une chaîne vénézuélienne de télévision, Venezolana de Televisión, ce leader du mouvement social du Honduras a précisé que “ce financement s’effectuait sous couvert “d’aide humanitaire” acheminée par la base de Soto Cano’(ce financement est confirmé par un chercheur québecquois dans un article publié dans le Devoir, mais celui-ci insiste tout de même sur la position un peu plus modérée de l'admiistration Obama que cellede Bush à l'époque du coup d'Etat vénézuélien, et ce notamment à cause de la forte mobilisation de l'Amérique latine derrière Zelaya). On peut aussi se reporter au dossier de Michel Collon sur les contacts de l'ambassadeur étatsunien Hugo Llorens avec les militaires putschistes dès avant le coup d'Etat. A Washington l'ex-candidat à la présidence McCain et la mafia cubaine exilée à Miami entretiennent le lobbying en faveur du coup d'Etat.

José María Meza a par ailleurs dénoncé les assassinats dont ont été victimes à leurs domiciles Roger Iván Bados et José Murillo, dirigeants du Parti de l’Unification Démocratique qui soutient et organise des manifestations dans la ville de San Pedro Sula pour exiger le retour du Président Manuel Zelaya. Le bilan de la répression militaire depuis le coup d'Etat serait de 4 assassinats et plus d'un millier d'arrestations (notamment les militaires ont tiré sur la foule lors de la tentative de retour du président Zelaya à l'aéroport de Tegucigalpa appuyée par les présidents Fernando Lugo, Rafael Correa et Cristina Fernandez-Kirchner, une répression dissimulée par les grands médias occidentaux).

Les syndicats Central General de Trabajadores (CGT), la Confederación de Trabajadores de Honduras (CTH) et Confederación Unitaria de Trabajadores de Honduras (CUTH), les syndicats d'enseignants ont lancé un mot d'ordre de grève générale contre le nouveau pouvoir hondurien dirigé par le chef d'entreprise Roberto Micheletti.

Des actions de solidarité avec le peuple hondurien se poursuivent en Europe et dans le monde. Voir vidéo ci dessous d'un rassemblement le 2 juillet dernier.

FD

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