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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 14:27

L'inénarrable docteur Kouchner, l'ex-complice des nationalistes albanais aux Kosovo, soutien indeffectible des crimes états-uniens en Irak, nommé ministre des affaires étrangères de la France par la grâce d'un coup de fil de la direction du CRIF( http://atlasalternatif.over-blog.com/article-6663473.html) n'en finit pas de défrayer la chronique. A Tel-Aviv, le 12 septembre devant des journalistes qui lui demandent de réagir aux raids de l'aviation sioniste dans l'espace aérien syrien, il attend que son homologue israélienne lui fasse passer un papier avant de répondre qu'il n'était pas au courant de l'affaire - M. Kouchner est ainsi, il n'est "que" ministre des affaires étrangères de la France, il n'est officiellement pas au courant des affaires qui font la "Une" des journaux, et bien entendu, il n'essaie même plus de cacher aux yeux de la presse où il prend ses ordres (http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2770).

Le 16 septembre, il appelle le monde à se "préparer au pire" c'est-à-dire à la "guerre" avec l'Iran, après que, le président Sarkozy lui-même le 27 août ait envisagé la possibilité de bombarder Téhéran (AFP).

Les propos de M. Bush-ner choquent la classe politique française (MM. Bayrou, Hollande s'indignent), et la presse arabe.  "La politique de la France semble vouloir remplir le vide laissé par Tony Blair et devenir le nouveau sous-fifre de la politique américaine, sans crédibilité, ni vision», écrit El Watan du Qatar. Le quotidien Gulf news aux Emirats arabes unis qualifie la déclaration de Kouchner-la-guerre de «surprenante et décevante» (AFP).

Mais le bellicisme du ministre français trouve des alliés de poids dans le cœur de l’Empire, à commencer par la presse israélienne qui ne se contente pas d’approuver les élans guerriers de Paris mais se tourne maintenant vers l’Allemagne. Dans son éditorial de ce matin, le Jerusalem Post écrit : « La France commence à sortir sa tête du sable, et l’Allemagne ? » (http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1189411421476&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull). Il appelle ouvertement Berlin, Paris et Londres à s’aligner sur la politique d’embargo commercial de l’Iran que les sionistes ont fait adopter par le Congrès américain. L’enjeu économique n’est pas mince (notamment les milliards investis par Total dans ce pays). Outre-Rhin, la presse, qui pense que les rodomontades de Kouchner s'adressent surtout au gouvernement allemand, paraît plutôt divisée : Die Welt fait sa "Une' sur les « leçons de Paris » en espérant que Merkel s’alignera. Le  Süddeutsche Zeitung, journal de centre-gauche, se montre quant à lui moins enthousiaste.

La presse dominante états-unienne, pour sa part, reste dans l’ensemble assez réservée. Le reportage du New York Times du 17 septembre souligne que Chirac suivait déjà une ligne dure à l’égard de l’Iran et, tout en relevant que le ton de la France a changé, se fait l’écho de remarques de responsables du Quai d’Orsay qui regrettent ce nouveau style de la diplomatie française (http://www.nytimes.com/2007/09/18/world/europe/18iran.html?_r=1&n=Top%2fReference%2fTimes%20Topics%2fPeople%2fK%2fKouchner%2c%20Bernard&oref=slogin ). Il est vrai que les gesticulations agressives ne sont pas toujours le meilleur moyen de marquer efficacement des points dans le jeu de l’impérialisme. Déjà le New York Times avait reproché à Sarkozy le 31 août d’avoir eu le « mauvais geste au mauvais moment » sur le dossier iranien (http://blog.mondediplo.net/2007-09-02-Nouvel-article )

 

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